10.04.2012

169 - Un cessez-le-feu exigé pour mieux bombarder la population civile syrienne ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 9 Av 2012, à 23 heures 15 ! J'ai changé deux lettres miniscules en majuscules, conformément au texte original.

fpetitdemange le 09/04/2012 à 23:15

Un cessez-le-feu exigé pour mieux bombarder la population civile syrienne ?

     La Syrie, comme l’étaient la Libye et la Côte d’Ivoire, est un État en légitime défense contre des opposants, manœuvrés, de l’extérieur de ces pays, par des officines telles l’OSDH (Observatoire syrien des droits de l’homme) basé… en Angleterre et dont les membres éminents regardent, sans doute, les événements en Syrie depuis Londres avec des jumelles ! Ce qui a pour conséquence que l’OSDH n’évoque, depuis le début de cette guerre en 2011, que les morts dus à Bachar el-Assad et ne voit jamais les morts dus au CNS et à ses bandes armées ! De même qu’en Libye, en Tunisie, en Égypte, il ne s’agit pas davantage, en Syrie, d’une révolution populaire mais bien d’une révolution bourgeoise appuyée par la grande bourgeoisie occidentale qui veut faire des affaires à plus grande échelle, dans les pays d’Afrique et du monde arabe, quitte à sacrifier les populations de ces pays cités.
      Quant à la Turquie, son chef d’État joue un jeu bien étrange, en Syrie comme en Libye, accueillant le CNS comme il a accueilli le CNT : la Turquie, ne forme-t-elle pas militairement, sur son territoire, les bandes armées syriennes comme elle a formé les bandes armées libyennes dans des camps d’entraînement à proximité de sa frontière ?
      Bachar el-Assad sait très bien qu’il est impossible de se fier à la parole des chefs d’État occidentaux qui, aussitôt qu’ils l’ont donnée, la trahissent ; c’est bien la raison pour laquelle il demande un écrit. D’ailleurs, il n’a aucun intérêt à retirer ses troupes : s’il le faisait, la population du pays (les chrétien(ne)s y compris) serait livrée, comme en Libye, aux bandes armées des prétendus rebelles. En Syrie, de même qu’en Libye naguère, les chrétien(ne)s vivent aux côtés des musulman(e)s sans rencontrer la moindre adversité. Si le CNS l’emportait, les chrétien(ne)s seraient, menacé(e)s par les membres d’Al-Qaïda et obligé(e)s de quitter le pays.
      Il n’est plus possible d’enfumer les citoyen(ne)s du monde avec les “couloirs humanitaires” « protégés par l’armée turque » : ces couloirs servent surtout à l’acheminement des armes aux bandes en révolte… contre qui ?
 contre quoi ? au juste... contre la population restée majoritairement fidèle à Bachar el-Assad qu’elle a réélu (il faut le rappeler). La FIDH, les ONG, les HRW, etc. devraient changer leur disque : il est rayé…
      Curieux tout de même que les médias, qui avaient mis 10.000 morts sur le compte de Mouammar Kadhafi pour préparer les populations des pays impérialistes aux bombardements de la Libye et de sa population civile, sortent de nouveau le nombre de 10.000 morts dus à Bachar el-Assad comme si les bandes armées ne faisaient aucun mort en Syrie comme en Libye… La moindre intervention armée contre Bachar el-Assad, son armée et sa police, conduirait au massacre de la population civile syrienne comme elle a conduit au massacre de la population civile libyenne.

03.12.2011

149 - Mme Aïcha Kadhafi appelle à la résistance...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ve 2 Déc 2011, à 23 heures 05. Ayant appris la nouvelle de sa publication, ce 3 décembre, à 20 heures 15, je reprends le texte publié qui, comme celui au titre violet, est conforme au texte d'origine.

 fpetitdemange le 02/12/2011 à 23:07

Mme Aïcha Kadhafi appelle à la résistance...

     …en digne fille du combattant révolutionnaire. La population libyenne, qui a vu trop de morts autour d’elle, n’acceptera jamais le gouvernement fantoche, composé d’exilés parvenus, de traîtres à la Jamahiriya populaire et socialiste, voire de repris de justice, sortis de prison, grâce à l’intervention de Seïf al-Islam, contre leur promesse de ne pas semer la zizanie en Libye. Or, ce sont ces marginaux, bafouant leur parole, que les chefs d’États occidentaux ont appuyés de toute la force de leurs bombardiers, de leurs drones et de leurs commandos au sol, que les pays arabes, indignes de la Ligue autrefois créée pour d’autres raisons que celle d’écraser le pays le plus riche d’Afrique, ont soutenu avec leurs finances, et que le Qatar a plus qu’aidés avec ses troupes de mercenaires cédés par l’émir aux chefs belliqueux. Contrairement à leurs vœux et malgré leurs tracts de propagande, ces chefs d’Etats n’ont pu obtenir que la majeure partie de la population trahisse le Guide révolutionnaire.
     Dorénavant, grâce à l’ONU de Ban Ki-moon, grâce à la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme) de Souhayr Belhassen, présidente tunisienne (qui déplorait, en février, quelque 450 cadavres mis forcément sur le compte du "sanguinaire" Mouammar Kadhafi), mais qui fait le silence sur la facture que doit payer aujourd’hui le peuple libyen (à savoir, les frais des bombes qui lui sont tombées sur la tête, la reconstruction du pays, et les dizaines de milliers de morts dans ses familles), grâce à la CPI du procureur Luis Moreno-Ocampo, le représentant des firmes pétrolières (Shell, BP, Total) et du Petroleum Institute d’Abou Dhabi, Abdurrahim el-Keib, a pu être ainsi “parachuté” en Libye. Bref, son curriculum vitae indique que ce Premier ministre de Libye est un pur produit des États-Unis, par ailleurs très lié à la Corée du Sud de Ban Ki-moon et à la “très démocratique” Arabie Saoudite
     La FIDH, qui a joué un rôle important en appelant "la communauté internationale" à intervenir en Libye, répète son rôle pour la Syrie. Cette organisation, suppôt de la politique et de l’économie capitalistes, paraît plus attachée au complexe militaro-industriel qu’à l’humanité : laissera-t-elle Seïf al-Islam mourir, faute de soins, simplement parce qu’il s’appelle Kadhafi ? Ce qui se passe en Libye et autour de la famille de Mouammar Kadhafi s’apparente véritablement à l’extermination d’une partie du peuple et d’une famille dont les membres sont gênants pour les chefs d’États occidentaux belliqueux, d’autant plus belliqueux qu’ils sont aux abois, d’autant plus belliqueux qu’ils envoient les autres à la guerre se faire tuer à leur place.
     Il est impossible de ne pas penser à la chanson “Le Déserteur”, écrite par Boris Vian, que celui-ci a publiée le 7 mai 1954, soit le jour même de la défaite des Français à Diên Biên Phὐ (Indochine), interprétée par lui-même et par certains autres artistes de talent…

12.11.2011

138 - Des jouets pour l'AQMI qui pourra imposer sa loi de chaque côté de la Méditerranée...

fpetitdemange le 11/11/2011 à 21:16

 

Des jouets pour l'AQMI qui pourra imposer sa loi de chaque côté de la Méditerranée...

     Les prétendus rebelles démocrates n’étaient utilisés que pour faire de belles images destinées à tromper sciemment les peuples occidentaux. Derrière ces combattants d’opérette se dissimulait une véritable supercherie. Les exilés libyens eux-mêmes, qui sont-ils ? Des opposants au Guide révolutionnaire, à la Jamahiriya, au peuple : des opposants à la démocratie directe. Ainsi, les nostalgiques de la monarchie religieuse ont pu récupérer le drapeau du roi Idris 1er. Des groupes islamistes, ceux qui ont appris à tuer dans les centres de formation de la CIA et autres agences terroristes et qui ont débarqué sur le sol libyen par Benghazi, sont entrés de suite en action en s’appuyant sur les combattants libyens qui étaient allés se battre en Irak et en Afghanistan contre les États-Unis et l’Otan et qui ne sont revenus que pour semer la zizanie dans leur propre pays en s’attaquant à la population civile libyenne.

     La mission des uns et des autres ? Obtenir le renversement du régime et la mort du Guide révolutionnaire. D’ailleurs, l’un des islamistes les plus en vue, lors de ce conflit, avait annoncé que la religion ne s’accordait pas avec la démocratie mais, pour faire taire le Guide qui avait quelques vérités à révéler sur les agissements de certains de nos dirigeants très démocrates, ceux-ci n’y ont pas regardé de trop près… Ainsi, de nombreux exilés qui ont débarqué sur le sol libyen, pour certains d’entre eux, trente, quarante ans après l’avoir déserté, ont fait saccager, par une coalition de pays étrangers, leur pays natal, un pays qu’ils n’avaient contribué en rien à développer. Quant à l’AQMI, tant décriée naguère par les Grands Démocrates occidentaux, elle se trouve aujourd’hui renforcée par ceux-là mêmes qui promettaient, au peuple libyen qui avait une démocratie directe, une fausse démocratie à l’occidentale…
     Voici la situation, qui va se présenter dorénavant aux peuples d’Afrique et d’Europe, telle que la décrit Maître Marcel Ceccaldi, avocat de la Jamahiriya arabe libyenne : « L’AQMI. C’est ce qu’ont d’ailleurs dit les autorités algériennes à Juppé, lorsqu’il s’est déplacé, en disant : “Mais attendez. Vous envoyez des armes aux rebelles, alors que nous avons en face de nous, dans le maquis, des armes qui ont été entreposées à Benghazi, d’une part, et celles que vous avez larguées. Mais est-ce que vous croyez que tous ces pays, Mali, Niger, vont pouvoir résister à cette poussée ? Alors, demain, le paradoxe, c’est qu’il faudra peut-être bombarder la Libye parce que la Libye sera tombée aux mains des islamistes. Ou il faudra peut-être intervenir, sur le plan militaire, au Niger ou au Mali voire même en Mauritanie et demain au Sénégal, parce que vous aurez un mouvement islamiste qui se sera implanté et qui aura les moyens militaires et les moyens financiers d’imposer sa loi à ces États et à ces populations”. » [Maître Marcel Ceccaldi, répondant, le 4 septembre 2011, aux questions de Roger Bongos pour afriqueredaction. Com].

 

31.10.2011

133 - Il ne se terrait pas dans les salons d'un palais, lui...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Di 30 octobre 2011, à 21 heures 30 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Il ne se terrait pas dans les salons d’un palais, lui…

 

     Les peuples n’ont pas la mémoire courte. Il ne faut pas inverser la réalité… Le fait que des dirigeants, lâches, qui n’ont pas eu le courage d’aller affronter le Colonel Kadhafi sur le sol libyen, aient soutenu, depuis les salons de leur palais, des rats, des traîtres à leur patrie, des sbires des services secrets, des espions, des mouchards, des violeurs, des tortionnaires, pour piller la Libye, montre à quel point l’Occident capitaliste impérialiste est décadent. Le Guide, malgré son âge, a eu le courage d’affronter les bombes, les balles, le gaz asphyxiant et les tortures : sa mort le grandit. L’utilisation d’un gaz asphyxiant dans une guerre, n’est-elle pas interdite par le droit international ? La vengeance des opprimé(e)s viendra d’une Afrique qui gronde, n’en déplaise aux oppresseurs… Que la grande bourgeoisie occidentale tremble ! Elle ne sera pas oubliée.

     Les dirigeants occidentaux et pro-occidentaux ont voulu la mort de Mouammar Kadhafi, la mort de la démocratie directe, la mort de la population civile, parce que Mouammar Kadhafi a eu le tort, selon ces faux démocrates, de permettre au peuple libyen de vivre dans l’aisance. Ils ne veulent pas qu’un peuple vive dans l’aisance parce que les autres peuples deviendraient plus exigeants et ne se laisseraient plus aussi facilement exploiter.

     La Libye n’avait pas de dette, elle ! Elle n’était pas dépendante du FMI et de la Banque Mondiale. La croissance économique de la Libye était largement plus élevée que celle des pays capitalistes occidentaux, dont les peuples sont, grâce à leurs dirigeants, ramenés à la pauvreté, voire à la mendicité dans les rues. Belles démocraties ! Bon système que le Le Guide révolutionnaire avait tracé les grandes lignes d’un système politico-économique fondé sur le socialisme (le vrai). Il était parvenu à faire l’Union entre les ethnies. Le peuple libyen, conscient de la chance géologique qu’il avait de détenir des nappes de pétrole, fit profiter les pays européens et états-uniens de ses hydrocarbures (il aurait pu les garder pour d’autres pays plus dignes) ; il fit profiter les autres pays africains de la manne qui lui revenait de ses richesses. En dehors des rats qui retourneront, avec leurs congénères occidentaux et pro-occidentaux,  aux égouts de l’Histoire, ce n’est pas seulement la Libye, mais aussi tout le continent africain, qui est en deuil.

     Adorant le veau d’or, ces dirigeants occidentaux surfaits, jaloux de tout ce qu’ont les autres et de tout ce que sont les autres, se sont à jamais humiliés devant l’Histoire. J’espère qu’un Moïse explosera de colère et déchirera le Droit international comme Moïse brisa les Tables de la Loi. Car le Droit international est bafoué par les (plus pour très longtemps) puissances occidentales.

 

11.10.2011

123 - Non au massacre du peuple libyen. Non au massacre ciblé des civils...

Ce commentaire a été envoyé au Point.fr, le Lu 10 Oct 2011, à 21 heures 45. Le modérateur, s'il a fait preuve d'une grande célérité, a eu, cependant, la main lourde. Je réinsère, en violet, le titre (complètement supprimé et remplacé par trois points de suspension sans crochets) et les coupures dans le texte : il est toujours instructif de voir ce qui est censuré...

 

fpetitdemange le 10/10/2011 à 21:51

 

... Non au massacre du peuple libyen. Non au massacre ciblé des civils…

     Pourquoi les blessés, dont beaucoup de combattants noirs, de l’hôpital Ibn Sina de Syrte complètement détruit par les bombardements de l’Otan, ne sont-ils pas conduits à Tripoli plutôt qu’à Misrata et à Benghazi ? Les rebelles, ne tiendraient-ils pas vraiment la capitale ? [...Veulent-ils éliminer, en toute discrétion, les blessés combattant dans les forces régulières de M. Kadhafi ? D’où les charniers qu’ils “découvrent” et qu’ils mettent sur le compte des forces adverses ?]
     Comment se fait-il que le « régime déchu » soit encore debout ? Le régime n’est-il pas, en réalité, entre les mains de la population… Comment se fait-il que le peuple libyen n’ait pas arrêté le « dictateur », M. Kadhafi ? A-t-on déjà vu un « dictateur » apprécié à ce point d’un peuple que celui-ci prend les armes pour lutter contre ses libérateurs, fervents défenseurs des droits de l’homme et du citoyen, porteurs de la démocratie ? Entre une démocratie directe et une fausse démocratie capitaliste imposée avec des milliers et des milliers de bombes balancées, jour et nuit, durant sept mois, sur ses enfants, le peuple libyen a déjà fait son choix… L’Otan, les commandos européens, qatari, etc. , de grands pourvoyeurs de bonheur et de développement de la Libye, n’est-ce pas ?
     Pourquoi n’est-il pas dit, ici, que les villes prétendument gagnées par les rebelles sont reprises par les forces régulières libyennes de M. Kadhafi, notamment dans l’ouest du pays, avec l’aide de la population elle-même ? Il faudrait raconter comment les rebelles ont été chassés de Bani Walid comme de bien d’autres villes par les combattants des forces régulières et par la population.
     Le gouvernement du CNT à Tripoli ? S’il n’y avait plus de 70.000 morts et beaucoup plus de blessés encore, il faudrait parler d’un théâtre de guignols. N’avait-il pas été clamé, écrit, dit et redit, que Tripoli était aux mains des rebelles et que le gouvernement du CNT allait s’y installer, s’y installait et y était installé ? Le président de la république française n’était-il pas venu parader dans Tripoli ? Qu’en est-il de tout cela ? [...
Comment, ces chefs pillards occidentaux, peuvent-ils encore poursuivre leurs chimères au prix de la vie de milliers et de milliers d’enfants?] Manifestement le peuple libyen ne veut pas du CNT et pas davantage de ces Occidentaux venant mettre leur nez dans les puits de pétrole de la Libye et installer leurs multinationales pour pomper leur richesse
    
Il est tout de même étonnant que les journalistes de l’AFP ne rencontrent que des rebelles qui leur racontent ce qu’ils veulent et jamais les combattants de la Grande Jamahiriya qui auraient leur propre version des faits, certes, mais, au moins, les lecteurs et lectrices auraient les deux versions des événements. [...Le journalisme est devenu un piètre métier.]
     Cette guerre contre le peuple libyen de quelque 7 à 8 millions d’habitant(e)s va rester dans les mémoires. L’Occident a tout perdu, pas seulement en Afrique, mais dans tous les autres continents.

07.10.2011

121 - M. Kadhafi a un demi-siècle, voire un siècle d'avance

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 5 Oct 2011, à 21 heures 10.

 

fpetitdemange le 05/10/2011 à 21:12

 

M. Kadhafi a un demi-siècle, voire un siècle d'avance

 

     La Grande Jamahiriya est un exemple de démocratie directe : le peuple libyen exerce un contrôle sur les organisations administratives, économiques, politiques que n’ont jamais eu les peuples des prétendues démocraties occidentales. C’est ce contrôle que les médias dissimulent aux populations de France, de Grande-Bretagne, d’Italie, etc. Sait-on jamais ? Si celles-ci demandaient le contrôle sur les différentes activités humaines qui, à bien y réfléchir, les regardent au plus haut point…
     Trouvant sa source dans les nappes aquifères enfouies à 500, voire à 800 mètres de profondeur, sous le désert saharien libyen, la Grande Rivière Artificielle, longue d’environ 3. 500 km, dessert en eau, grâce à son réseau de canalisations en béton, le pays, du Sud au Nord. Cette réalisation fait partie de la politique des grands travaux de la Libye : il s’agit même du plus important projet d’ingénierie civile du monde. La Grande Rivière Artificielle alimente les populations situées sur son passage et, bien sûr, les villes de la côte méditerranéenne et doit permettre le développement de l’agriculture (céréales, produits maraîchers) et de l’industrie du pays. Quatre pipelines étaient prévus : celui partant de l’est de Kufra pour aboutir à Benghazi ; le second, partant du nord de Sabha pour arriver à Tripoli puis à Syrte ; un autre, partant du sud d’Al Jaghboub pour arriver à Tobruk et à Darnah ; enfin, celui partant de Ghadames pour arriver au sud de Tripoli et à la frontière de la Tunisie. La Cyrénaïque (Benghazi, Misrata) possède trois réservoirs ; la Tripolitaine en possède un au sud de Syrte. Cette réalisation qui, par son gigantisme et par ses performances, dépasse les plus grands projets occidentaux, a été financée avec l’argent du pétrole et n’a nécessité aucun emprunt auprès des banques internationales.
     Tandis que certains observateurs prennent ombrage de cette politique visant à l’autosuffisance, à la sécurité alimentaire et à la véritable indépendance de la Libye, d’autres estiment que cette réalisation va permettre à la Libye de résoudre son problème récurrent de manque d’eau mais aussi, à l’Afrique, de lui éviter la pauvreté définitivement. Voilà ce qui gêne considérablement tous ceux qui imposent, ici et là, des embargos et jouent avec la santé des peuples et qui ont un intérêt idéologique dans la misère de l’Afrique
     La Grande Rivière Artificielle, considérée comme la huitième merveille du monde, attise la haine des chefs d’États capitalistes et, notamment, français, britannique, états-unien… Commencés en 1984, les travaux devaient être achevés en 2010. Curieusement, la Libye est bombardée dès le premier trimestre de 2011…
     Cette guerre menée par l’Otan prouve que la Libye a raison d’œuvrer pour sa totale indépendance et pour celle du continent africain.


 

03.09.2011

105 - Les villages de pêcheurs, des sites stratégiques ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Di 28 at 2011, vers 21 heures 50; non paru. D'où son titre en violet.

 

 

Les villages de pêcheurs, des sites stratégiques ?

 

     Tandis que l’économie occidentale est en crise, trois chefs d’États, N. Sarkozy, D. Cameron, B. Obama poussé par H. Clinton, ont décidé d’attaquer le pays le plus riche de l’Afrique et de multiplier les bombardements sur la population libyenne et sur tous les centres vitaux du pays, dont les centres d’alimentation afin de raréfier les denrées de première nécessité et d’obtenir la hausse de leurs prix, à seule fin d’affamer la population libyenne qui ne veut pas se soumettre aux desiderata des colonisateurs. Chargé de défendre l’État libyen, Maître Ceccaldi évoque la mission « Protecteur unifié », censée protéger la population libyenne, en des termes précis que chacun(e) peut comprendre :

     « Vous aviez des bombardements de villages de pêcheurs. Alors ce n’est pas un objectif stratégique, un village de pêcheurs, mais si vous détruisez les barques des pêcheurs, les pêcheurs ne pourront plus pêcher, s’ils ne peuvent plus pêcher, ils ne pourront pas vivre du produit de leur pêche et ils ne pourront pas vendre leur produit de leur pêche. Et puis vous avez eu les bombardements, mais, sur les populations civiles elles-mêmes. Si vous voulez, quand vous prenez le bombardement de Majer. Vous avez eu la semaine dernière 85 morts. » [Entretiens du 24 août 2011, avec Maître Ceccaldi ; Gri-Gri international, Jeudi 25 août 2011 ; retranscrits par moi-même]

     Les ordres que les chefs civils et militaires, occidentaux et pro-occidentaux, qui, lâchement, se réfugient derrière le mot Otan, ont donné à leurs subordonnés, ont été de bombarder les villes et les villages comme celui de Majer :

     « Quand vous prenez ce bombardement, il est très révélateur : le premier bombardement a lieu à 23 heures 05 ; le deuxième bombardement a lieu à 23 heures 15. Si effectivement, c’était un objectif militaire, le but était atteint. Premier bombardement, deuxième bombardement. Le troisième bombardement va intervenir à 2 heures 30 du matin. Qui pourrait être sur place à 2 heures 30 du matin, trois heures après le second bombardement, si ce n’est les sauveteurs, si ce n’est les proches qui venaient rechercher les membres de leurs familles qui se trouvaient dans les décombres, si ce n’est les blessés. Eh bien, vous avez 85 morts, femmes et enfants. C’est à dessein que l’Otan a accompli ces actions. C’est des actions de terroris [Maître Ceccaldi a beau être avocat, il en a la gorge serrée] de terrorisme menées contre la population afin que la population cesse de soutenir le régime ». [Idem] Sur les 85 civil(e)s morts, 20 hommes, 32 femmes, 33 enfants.

     Étrange façon de protéger la population libyenne et de lui apporter la démocratie… Mais, sous quel régime vit la France, pour que le chef d’État participe à des décisions qui ont, pour résultats, de pareils massacres dans un pays africain dont le peuple est souverain ? À Syrte, comme à Majer, comme à Tripoli, il y a des civil(e)s

 

07.08.2011

83 - L'Organisation Terroriste de l'Atlantique Nord s'attaque à la liberté d'expression

Ce commentaire a été envoyé eu Point.fr le Sa 30 juillet 2011, vers 24 heures 10, non paru ; il a été renvoyé le Di 31 juillet 2011, à 20 heures 45, toujours non paru. Les journalistes français, d'ordinaire si corporatistes, n'ont pas cru bon de bouger lors des bombardements du centre de la télévision libyenne qui ont tué 3 personnes et qui en ont blessé 15 autres.


L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord s’attaque à la liberté d’expression

     Des frappes, encore des frappes, toujours des frappes. Il faut que ces chefs occidentaux soient aux abois pour penser qu’en bombardant la télévision libyenne, ils vont pouvoir réduire au silence le Guide révolutionnaire. N’ayant pu l’assassiner, ils voudraient le faire taire. Quelles révélations craignent-ils ? La parole du Guide révolutionnaire restera dans l’histoire de la Libye, de l’Afrique et du monde. Les chefs occidentaux dégringolent sur une pente dangereuse : ne sont-ce pas les nazis qui brûlaient, saccageaient tout ce qui était lié à la culture et à l’information ?
     L’expression est un droit de l’être humain : en vertu de quel diktat M. Kadhafi n’aurait pas droit à la parole, comme tout être humain ; en vertu de quel diktat M. Kadhafi n’aurait pas droit à la parole, dans son pays ; en vertu de quel diktat M. Kadhafi n’aurait pas le droit de s’adresser au peuple libyen, comme toute personne susceptible de donner une information, pour le protéger ? Car, c’est M. Kadhafi qui contribue à protéger le peuple libyen contre l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord et sa bande de “rebelles” armés, et non l’inverse.
    
N’est-ce pas cette Organisation terroriste qui opprime les populations en déversant sur le monde une propagande dictatoriale pour les tenir dans la dépendance ? N’est-ce pas elle qui a bombardé, avec des armes à l’uranium appauvri, les peuples yougoslave, serbe, kosovar, irakien, afghan et le peuple libyen ? L’acharnement, que les chefs belliqueux mettent dans leurs mensonges, dans leurs bombardements, dans leurs crimes, tourne à la folie obsessionnelle.
     Après avoir tenu le continent africain dans la dépendance, pendant des siècles, il est difficile, dorénavant, pour les chefs occidentaux de renoncer à leur domination. Ce sont, notamment, les satellites africains que les chefs politiques et militaires européens et états-uniens et que leurs amis des multinationales n’ont pas “avalés”. Il est humiliant, pour eux, alors que leurs pays se trouvent au bord de la faillite, de baver devant les centaines de millions d’euros, qui leur échappent annuellement, et que, naguère, devait payer l’Afrique pour l’utilisation des satellites européens et états-uniens ; il est intolérable, pour les multinationales des télécommunications, de voir arriver la concurrence africaine
    
Alors, l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord bombarde la Libye, détruit tout ce qu’elle peut détruire, tue par milliers des militaires, des religieux, des civils… Dans sa rage sanguinaire, elle vise des cibles civiles ! Elle tue des Libyen(ne)s dans leurs maisons, sur leurs lieux de travail, dans les lieux de culte, partout.
    
Que font l’ONU et son Conseil de sécurité ? Rien. Que dit la Ligue des droits de l’Homme ? Rien. Devant l’Otan, toutes ces organisations “s’écrasent”.
    
Quant aux vrai(e)s intellectuel(le)s, il y a bien longtemps qu’ils-elles n’ont plus de place dans les médias.

02.08.2011

79 - La guerre contre la Libye, une guerre de classes

Ce commentaire avait été envoyé au Point.fr, le Ma 26 juillet 2011, vers 14 heures 50, Il n'était pas paru. Consciente du fait que ce texte est particulièrement lucide sur la situation des deux classes dans ce système capitaliste impérialiste, je ne l'avais pas renvoyé, ne voulant pas gêner le modérateur du Point.fr. Et puis… Le Me 27 juillet, seulement, à 22 h 16, j’ai appris qu’il était passé, et même très vite. Je remercie le modérateur d’avoir eu l’audace de le faire paraître.

fpetitdemange le 26/07/2011 à 14:59

La guerre contre la Libye, une guerre de classes

 

     En Libye, forte de son slogan : « La paix et la sécurité », l’Otan bombarde jour et nuit, depuis quatre mois, la population libyenne.
     Elle écrase le pays. Sous le prétexte de détruire les centres stratégiques et militaires : les centres de contrôle et de commandement, elle détruit les infrastructures : les usines, les entrepôts… Parce qu’elle cherche à assassiner le Guide révolutionnaire et à exterminer sa famille, elle vise les quartiers résidentiels, les hôtels, les hôpitaux (ce n’est pas la première fois que l’Otan s’en prend à des centres de santé)… M. Kadhafi et la Grande Jamahiriya populaire et socialiste libyenne gênent considérablement l’expansion du capitalisme occidental en Libye mais aussi en Afrique.
     Cette guerre est une guerre de classes : c’est la guerre du capitalisme contre la république populaire et socialiste. C’est la guerre du capital contre le travail. C’est la guerre de la grande bourgeoisie politico-économique internationale, esclave des diktats des amies multinationales, contre le peuple libyen maître de sa vie politique et économique. Sans le travail des peuples du monde, cette grande bourgeoisie internationale serait bien en peine de se loger, de se nourrir, de se vêtir, de se soigner, de s’instruire… Cette élite internationale autoproclamée, capricieuse et dispendieuse, peut se montrer humaniste, à ses heures, prête à quêter et même à mettre un peu la main à la poche pour secourir les Somalien(ne)s, par exemple, réduit(e)s à la famine par ses amis qui spéculent sur les denrées de première nécessité du pays. La grande bourgeoisie internationale vit en parasite sur cette terre, aux crochets des peuples dont elle exploite le travail, se réserve le produit fini et le commercialise en faisant un maximum de profit pour accumuler le capital ; elle vit aux crochets des peuples qu’elle peut réduire à la misère si la misère est nécessaire à l’accumulation de son capital et de son profit.
     En détruisant la Libye, l’Otan détruit l’histoire du pays, celle qui s’inscrit dans la pierre ; en détruisant l’histoire du peuple libyen, elle détruit l’histoire de l’humanité. Les chefs politiques et militaires de l’Otan ne savent peut-être même pas ce qu’est l’histoire… Il n’empêche qu’ils devront rendre compte de leurs décisions et être punis pour les crimes de guerre et pour leurs crimes contre l’humanité.
     L’Otan, cette organisation terroriste, doit arrêter, sans condition, sa guerre indigne. Même dans le règne animal, les animaux ne détruisent pas à ce point les territoires de leurs congénères. A-t-on déjà vu un chien détruire la niche d’un autre sous le prétexte qu’elle est plus belle que la sienne et qu’elle est située sur une plus belle nappe de gazon ?
     Voilà à quoi l’Otan (France, Royaume-Uni, États-Unis, Italie, Danemark, Norvège, etc.), réduit les politiques et les militaires qu’elle commande et qui obéissent à ses ordres : à n’être pas même des chiens !

 

19.07.2011

66 - Jamais le peuple libyen ne pourra rendre autant...

fpetitdemange le 10/07/2011 à 14:17

 

Jamais le peuple libyen ne pourra rendre autant...

 

     …que ce que les chefs d’États occidentaux et pro-occidentaux lui ont donné. L'Europe aurait pu être un phare pour l’humanité ; elle n’est qu’un triste reflet de l’histoire qu’elle aurait pu avoir. Les peuples européens veulent vivre dans une Europe pacifique qui ne fait la guerre, ni à l’intérieur ni à l’extérieur, contre d’autres peuples du monde. Mais le capitalisme exige des guerres impérialistes, soit idéologiques (URSS, Pologne, etc. ), soit militaires (Yougoslavie, Guerre du Golfe, Irak, Afghanistan, Côte d’Ivoire, Libye, etc. , sans dire tous les autres pays africains sans cesse attaqués) pour se remettre d’aplomb et se maintenir…
     Si le peuple libyen et M. Kadhafi vengeaient leurs morts, qui serait en mesure de le leur reprocher ? S’ils visaient, non pas les populations, mais les chefs criminels, faudrait-il pleurer ? Lorsque ceux-ci se rendront compte qu’ils risquent de payer leurs crimes de leur propre vie ou de la vie de leurs proches, et qu’ils ne peuvent plus faire payer leurs crimes de la vie de pauvres anonymes qui n’ont même pas eu leur mot à dire dans cette guerre ignoble, peut-être d’autres réfléchiront à deux fois avant de s’engager dans un conflit et de détruire un État souverain ? Lorsqu’ils se rendront compte que les ex-rebelles gentils, qu’ils avaient armés jusqu’aux dents, viennent en France détruire leurs hôtels particuliers et non les bouches de métro…, peut-être auront-ils quelque regret, mais il sera trop tard.
     Les peuples, dans nos démocraties occidentales férues de droits de l’homme même pas respectés par ceux et celles qui les prônent, ont beaucoup moins de droits que le peuple libyen ; ça, il faut le dire ! Même les non révolutionnaires sont parfois amenés à le reconnaître ! Or, les médias, chargés de diffuser une idéologie simpliste dépensent des milliards pour faire accroire aux peuples du monde le contraire de la réalité !
     Ce qui se fait contre la Libye est criminel, anti-être humain, contraire à l’humanité. L’Afrique est un grand continent avec des peuples bien décidés à ne plus se laisser insulter, manœuvrer, occuper, coloniser, piller sans réagir… Grâce, notamment, à M. Kadhafi et à L. Gbagbo. La conscience politique n’est pas innée, elle s’acquiert au fil de l’histoire et des expériences.

     A. F. Rasmussen, secrétaire général de l’Otan, dont le parti libéral au Danemark ne s’est pas allié par hasard au parti d’extrême droite pour gagner et regagner les élections, a-t-il pour mission de faire tomber la république populaire et socialiste libyenne le 1er septembre 2011, jour de la commémoration de la Révolution (1er septembre 1969) ? Serait-ce pour cela qu’il aurait prolongé de trois mois la guerre contre le peuple libyen ? Il va falloir qu’il renonce et qu’il paie la note lui aussi.

     Le droit international doit juger tous les criminels de guerre occidentaux comme non occidentaux ou alors il faut le jeter à la corbeille à papier comme fait M. Kadhafi et il a bien raison.

 

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