10.04.2012

169 - Un cessez-le-feu exigé pour mieux bombarder la population civile syrienne ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 9 Av 2012, à 23 heures 15 ! J'ai changé deux lettres miniscules en majuscules, conformément au texte original.

fpetitdemange le 09/04/2012 à 23:15

Un cessez-le-feu exigé pour mieux bombarder la population civile syrienne ?

     La Syrie, comme l’étaient la Libye et la Côte d’Ivoire, est un État en légitime défense contre des opposants, manœuvrés, de l’extérieur de ces pays, par des officines telles l’OSDH (Observatoire syrien des droits de l’homme) basé… en Angleterre et dont les membres éminents regardent, sans doute, les événements en Syrie depuis Londres avec des jumelles ! Ce qui a pour conséquence que l’OSDH n’évoque, depuis le début de cette guerre en 2011, que les morts dus à Bachar el-Assad et ne voit jamais les morts dus au CNS et à ses bandes armées ! De même qu’en Libye, en Tunisie, en Égypte, il ne s’agit pas davantage, en Syrie, d’une révolution populaire mais bien d’une révolution bourgeoise appuyée par la grande bourgeoisie occidentale qui veut faire des affaires à plus grande échelle, dans les pays d’Afrique et du monde arabe, quitte à sacrifier les populations de ces pays cités.
      Quant à la Turquie, son chef d’État joue un jeu bien étrange, en Syrie comme en Libye, accueillant le CNS comme il a accueilli le CNT : la Turquie, ne forme-t-elle pas militairement, sur son territoire, les bandes armées syriennes comme elle a formé les bandes armées libyennes dans des camps d’entraînement à proximité de sa frontière ?
      Bachar el-Assad sait très bien qu’il est impossible de se fier à la parole des chefs d’État occidentaux qui, aussitôt qu’ils l’ont donnée, la trahissent ; c’est bien la raison pour laquelle il demande un écrit. D’ailleurs, il n’a aucun intérêt à retirer ses troupes : s’il le faisait, la population du pays (les chrétien(ne)s y compris) serait livrée, comme en Libye, aux bandes armées des prétendus rebelles. En Syrie, de même qu’en Libye naguère, les chrétien(ne)s vivent aux côtés des musulman(e)s sans rencontrer la moindre adversité. Si le CNS l’emportait, les chrétien(ne)s seraient, menacé(e)s par les membres d’Al-Qaïda et obligé(e)s de quitter le pays.
      Il n’est plus possible d’enfumer les citoyen(ne)s du monde avec les “couloirs humanitaires” « protégés par l’armée turque » : ces couloirs servent surtout à l’acheminement des armes aux bandes en révolte… contre qui ?
 contre quoi ? au juste... contre la population restée majoritairement fidèle à Bachar el-Assad qu’elle a réélu (il faut le rappeler). La FIDH, les ONG, les HRW, etc. devraient changer leur disque : il est rayé…
      Curieux tout de même que les médias, qui avaient mis 10.000 morts sur le compte de Mouammar Kadhafi pour préparer les populations des pays impérialistes aux bombardements de la Libye et de sa population civile, sortent de nouveau le nombre de 10.000 morts dus à Bachar el-Assad comme si les bandes armées ne faisaient aucun mort en Syrie comme en Libye… La moindre intervention armée contre Bachar el-Assad, son armée et sa police, conduirait au massacre de la population civile syrienne comme elle a conduit au massacre de la population civile libyenne.

27.01.2012

159 - Un pays qui « sombre dans le chaos » n'est pas un pays libre...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Je 26 Jvr 2012, à 18 heures 53.

 

fpetitdemange le 26/01/2012 à 18:54

 

Un pays qui « sombre dans le chaos » n’est pas un pays libre...

     Partout où il y a un modus vivendi (manière de vivre) ensemble entre des peuples aux ethnies, aux religions différentes, les chefs des États capitalistes ne peuvent s’empêcher, au prix de dizaines de milliers de bombes, de faire écraser ces peuples sous le généreux prétexte de leur apporter une prétendue liberté : les droits humains n’étant déjà pas respectés dans leurs pays, comment ces chefs des États capitalistes peuvent-ils vouloir les imposer à d’autres chefs d’État ?

     Mouammar Kadhafi, un dictateur ? Les plus terribles des dictateurs, dans le cours de l’histoire, n’ont jamais gêné les chefs des États capitalistes. En Amérique latine, les présidents élus, considérés comme trop proches des peuples, n’ont-ils pas été assassinés et remplacés par des dictateurs soutenus, qui plus est, par d’anciens SS exilés ? En Europe, le général Franco est mort, à 83 ans, dans son lit, inquiété en rien par les autres chefs d’État occidentaux de l’époque : d’ailleurs, une certaine justice espagnole n’a-t-elle pas décidé de faire l’impasse sur les tortures infligées aux républicains espagnols et à leurs familles ? (Il est vrai que Juan Carlos ayant été considéré par Franco comme son “dauphin”, il fallait vite refermer le chapitre du franquisme.) C’est ainsi que d’aucuns s’acharnent à faire oublier aux peuples les pages les plus rouges de leur sang dans l’histoire des pays.

     Mouammar Kadhafi était parvenu, par la création de l’État des masses, à maintenir une structure familiale et tribale qui permettait de transcender les haines séculaires entre les familles, entre les diverses tribus. Le développement du pays avait largement contribué à apporter un contexte favorable à ce maintien. Il a fallu que ces quelques chefs d’État, haineux et aux abois dans leurs pays respectifs, fassent rallumer, par leurs services secrets et en profitant d’attaques, par des bandes armées, de la police libyenne, les querelles endormies ; il a fallu un Polichinelle prétentieux, des ministres français des Affaires étrangères et de la Défense revanchards, pour semer la zizanie entre les Libyen(ne)s de la Jamahiriya, les Libyen(ne)s de la Cyrénaïque nostalgiques, jusqu’à reprendre son drapeau, d’une monarchie que la grande majorité n’a pas connue, et les Libyens exilés qui, comble de l’ingratitude, ont pu effectuer leurs études à l’étranger grâce à… la Jamahiriya qui les finançait.

     Mais, voilà, les anciens colonisateurs, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, avec la complicité de la Turquie, poussés de façon impérieuse par Israël, ont décidé d’écraser 42 années de travail du peuple libyen et le peuple libyen lui-même, fidèle au Guide révolutionnaire ; ils ont décidé, pour entraver le développement du continent africain, qui devait se poursuivre plus ou moins indépendamment de l’Europe et des États-Unis, de réinstaller les bases militaires qu’ils avaient dû retirer après la révolution de 1969 en Libye.

 

24.01.2012

158 - Ils croyaient le Guide révolutionnaire mort... Il vit encore

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 23 jvr 2012 , à 22 heures 55 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Ils croyaient le Guide révolutionnaire mort… Il vit encore

 

     Le CNT, composé des ex-Kadhafi renégats, des exilés libyens aux États-Unis, en France, en Grande-Bretagne, en Arabie Saoudite, parachutés sur le sol natal pour prendre les places libérées par les prédécesseurs assassinés ou en exil, et des factions disparates qui, en temps de paix, ne sont jamais parvenues à s’entendre, demeure un organisme politique fantoche. Ne devant son existence qu’aux bombes de chefs étrangers, il ne peut avoir aucune prise sur une population qu’il a attaquée, et contribué à massacrer, dans un pays qu’il a fait dévaster. Ces soi-disant rebelles ont dû croire que la politique était quelque chose qui pouvait s’improviser.

     Or, les chefs d’Etat étrangers à la Jamahiriya, criminels et voleurs, ont livré à des bandes armées, après huit mois de bombardements, un pays démoli dans lequel tente de survivre une population, terriblement meurtrie, qui voit sa principale richesse, l’or noir, pillée par ceux-là mêmes qui prétendaient vouloir la protéger de son “dictateur”.

     Non seulement ces chefs d’État ont détruit la Libye, non seulement ils ont bombardé la population civile, mais, déjà, ils cherchent à détruire un autre pays, la Syrie, déjà, ils cherchent à agresser la population civile syrienne fidèle à Bachar el-Assad, mais, encore, ils cherchent noise à l’Iran avec la ferme volonté d’entraver son développement et ils s’attaquent au complice actif de leurs crimes en Libye, au chef de la Turquie, Erdogan, qui se fait dorénavant sermonner par le président français qui, sitôt élu, avait fait cette déclaration à propos de la colonisation française et de la guerre en Algérie : « Il n’y aura pas de repentance. » La France, que d’aucuns se sont évertués à ridiculiser dans le monde entier, ne peut se relever sur les ruines de la Libye ou d’un autre pays, et sur le malheur du peuple libyen ou d’un autre peuple. Question d’humanité et d’éthique.

     Ces quelques chefs d’État, qui ont contribué à mener leurs pays dans la décadence politique et économique, ne peuvent, par la force des armes, remplacer la pensée de chaque homme, de chaque femme, fidèles au Guide révolutionnaire, par une autre pensée à leur convenance. Au-delà de la guerre, malgré le silence médiatique franco-qatari, la résistance verte a continué d’exister en Libye ; elle ne peut être éradiquée par les bombes ou le bourrage de crâne idéologique, qu’il vienne des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, d’Israël, du Qatar, d’Arabie saoudite ou d’ailleurs…

     Les hommes et les femmes qui continuent à crier : « Allah, Mouammar, la Libye et c’est tout » ont leurs raisons qu’il n’appartient à aucun ignorant de juger avec des bombes ou avec des mots.  

 

04.12.2011

150 - Les mêmes organisations pour les mêmes crimes contre la population civile...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Sa 3 ou plutôt le Di 4 Déc 2011, à 24 heures 49.  

 

fpetitdemange le 04/12/2011 à 00:50

 

Les mêmes organisations pour les mêmes crimes contre la population civile...

     Les mêmes organisations (ONU, FIDH, CPI), qui ont appelé la « communauté » « internationale » comprenant… trois pays : les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, à protéger la population libyenne, en la massacrant avec des bombes, appellent hypocritement la même « communauté internationale » à la… protection de la population syrienne.
     Or, comme la Libye, la Syrie se trouve attaquée de l’extérieur par des exilés qui sont accueillis, à bras ouverts, en Turquie et sur le sol de laquelle ils préparent, avec l’aide de criminels libyens, une offensive contre le régime de Bachar el-Assad et la partie de la population fidèle à la république socialiste. Bachar el-Assad, comme Mouammar Kadhafi, est accusé de « crimes contre l’humanité ». Mais N. Sarkozy, mais D. Cameron, mais B. Obama-H. Clinton ? N’ont-ils pas commis de crimes contre l’humanité avec leurs dizaines de milliers de bombes ? A noter que toutes ces organisations sont juges et parties !
     Comme pour la Libye, les médias égrènent les morts en Syrie comme s’ils étaient le fait exclusif du pouvoir légitime qui, par ailleurs, se trouve dans l’obligation de répondre aux attaques armées par une défense armée. Mais la FIDH, qui voit les chiffres en grand pour pousser à l’intervention armée contre la Syrie et sa population, reste toujours aveugle et muette devant le nombre considérable de morts en Libye. À croire que les bombes de l’Otan et les armes des soi-disant rebelles n’ont pas tué ! À croire qu’en Libye, il n’y a pas eu d’hommes, de femmes, d’enfants massacrés sous les bombes des prétendues démocraties occidentales. Quels intérêts a donc la Ligue des Droits de l’Homme dans ces guerres civiles qu’elle fait semblant de regretter mais que, dans les faits, elle appelle de tous ses vœux, à cor et à cri.
     Les droits de l’homme ? La FIDH, s’est-elle souciée de savoir s’ils étaient respectés dans nos pays prétendument démocratiques ? Qu’en est-il des droits de l’homme en France, pour les immigré(e)s africains, par exemple, pour les Roms, autre exemple et, même, pour ces Français(e)s qui, sans travail ou travaillant, n’ont pas même un toit, pas même de quoi se nourrir ?
Alors, la Libye, alors, la Syrie, alors, alors, alors…
     Par ailleurs, comment se présente une démocratie imposée avec des bombes lâchées sur une population qui n’avait rien demandé aux pays étrangers ? Pour répondre à cette question, il faut voir la Libye dévastée, les morts jonchant le sol et la composition du nouveau gouvernement
     Quand on sait comment ces N. Sarkozy, B. Obama-H. Clinton, D. Cameron, verrouillent l’expression populaire en interdisant ou en matant policièrement les manifestations d’opposant(e)s dans leurs pays, il y a de quoi craindre pour l’avenir

 

28.11.2011

146 - Un militaire qui appelle l'étranger à bombarder son pays !

Commentaire envoyé au Point.fr,le Di 27 Nov 2011, vers 21 heures 47.

 

fpetitdemange le 27/11/2011 à 21:51

 

Un militaire qui appelle l'étranger à bombarder son pays !

     Quel déshonneur ! Il n’est pas sûr qu’aux États-Unis, un tel appel ne vaudrait pas à ce militaire… la peine de mort ! Mais, la Syrie, est-elle vraiment son pays ? Qui est ce colonel Riad al-Asaad ? Est-ce encore un exilé syrien, revenu à proximité du sol natal pour y faire semer la terreur, tandis que lui et sa famille vivent à l’abri dans le pays voisin ? L’armée dissidente, dont il prétend être le chef, et qu’il dit être de « 20.000 hommes », est-elle composée d’exilés syriens et d’une grande majorité de mercenaires qataris ? Cette armée “syrienne” libre est basée en Turquie… Mais quel rôle joue la Turquie ?
     Après avoir hébergé, à Istanbul, des réunions de dissidents libyens, la Turquie héberge dorénavant ce colonel félon à Antakya, à 20 km de la frontière syrienne ? De quelle officine, cette armée “syrienne” est-elle sortie ? Mais qu’est-ce que cette « Armée syrienne libre », sinon une armée parallèle à l’armée régulière de l’État syrien. Son chef, Riad al-Asaad, n’hésite pas à réclamer, de l’étranger, des frappes aériennes sur la Syrie qui n’auront d’autre but que d’empêcher toute protection de la population civile contre les attaques de son armée : « Nous souhaitons une protection internationale avec la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne et d’une zone tampon et aussi des frappes contre certaines cibles stratégiques que le régime considère comme cruciales, pour triompher dans un délai relativement court ». [Liberté : Art. “Divergences entre l’Armée syrienne libre et le Conseil national syrien” du 27/11/2011]
     Cet appel des frappes du colonel traître sur « certaines cibles stratégiques », chacun(e) sait maintenant ce qu’il en a été en Libye ? La cible, c’est la population syrienne fidèle à Bachar el-Assad et à la république socialiste syrienne comme, en Libye, la cible fut le peuple libyen fidèle à Mouammar Kadhafi et à la Grande Jamahiriya arabe populaire et socialiste… Si les Russes, les Chinois, les Brésiliens, etc., ne sont pas vigilants, les coalisés puis l’Otan bombarderont la Syrie comme ils ont bombardé la Libye.
     Ce type de chef qu’incarne Riad al-Assad rappelle le sinistre Franco, militaire dissident, qui n’avait pas hésité à faire appel à l’étranger (l’Allemagne de Hitler et l’Italie de Mussolini) pour faire bombarder son pays, l’Espagne. Le peuple espagnol n’a pas oublié ce Caudillo qui a fait, quarante années durant, des coupes sombres dans les familles : combien d’opposants politiques emprisonnés à vie, torturés, condamnés à mort ? Les chefs d’État qui se sont succédés aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France n’ont jamais été gênés par le dictateur Franco : celui-ci est mort tranquillement dans son lit.

 

24.11.2011

144 - Après l'OPA sur la Libye, une autre sur la Syrie...

Envoyé au Point.fr, le Me 23 Nov 2011, à 23 heures 15. Les modifications en violet viennent du texte original.

 

fpetitdemange le 23/11/2011 à 23:16

 

Après l'OPA sur la Libye, une autre sur la Syrie

 

     Tout cela manigancé de l’extérieur de ces pays, contre les populations fidèles aux régimes en place. L’ONU, l’OSDH… jouent en Syrie le même jeu de sape qu’en Libye. Des bandes armées, manœuvrées de l’étranger, dont une minorité de salafistes syriens, et des troupes armées, autres que les troupes régulières du régime, tirent sur la population civile et sur la police et l’armée qui la défendent, afin de déstabiliser la république populaire et socialiste syrienne. Comme en Libye, les morts civils ne sont prétendument jamais le fait de ces bandes armées de l’extérieur par les multinationales de l’armement.
     Des millions de Syrien(ne)s manifestent dans toutes les régions de leur pays en faveur du président en place. Or, les photos, falsifiées dans les officines qataries, disent le contraire et alimentent les médias occidentaux qui trompent l’opinion publique de leurs pays. Le Qatar, avec sa chaîne Al-Jazeera, attaque, à coups de mensonges, la Syrie comme il a attaqué la Libye : manipulant les opposants au régime syrien, les Frères Musulmans, il collabore à la déstabilisation de ce pays par les chefs d’États occidentaux et à la destruction de la nation arabe.
     Cette fois, l’Allemagne, pays fort de l’Europe, qui s’était tenue un peu en retrait par rapport à la Libye, durant les premiers temps, se met franchement dans l’affaire syrienne avec les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne. Ceci n’est-il pas choquant et particulièrement instructif ? « Le Premier ministre britannique David Cameron a jugé qu'une "guerre civile totale" en Syrie était désormais "vraiment possible", à l'issue d'un entretien à Londres avec le président turc Abdullah Gül. » [Cf. Le Point. Fr - Article “La Syrie condamnée à l’Assemblée générale de l’ONU”] La « guerre civile totale », qui est « vraiment possible », ne peut réjouir que celui qui pense pouvoir en tirer profit, avec ses amies, les multinationales de l’armement, d’abord, de la reconstruction, ensuite…

     Certains ont très bien compris le rôle joué à l’Assemblée générale de l’ONU : « À l'issue du vote, l'ambassadeur syrien à l'ONU, Bachar Jaafari, a accusé la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne "d'incitation à la guerre civile" dans son pays. Les pays européens mènent selon lui "une guerre politique, diplomatique et médiatique". Grande-Bretagne, France et Allemagne sont responsables d'une "escalade de la violence dans mon pays" et disséminent "une sédition violente" en Syrie, a lancé Bachar Jaafari. » [Idem] Ajoutons la collaboration très active de la Turquie et de la Ligue arabe avec les pays occidentaux

     Comme le fait remarquer le commentateur Zaafane, les très démocratiques pays que sont l’Arabie saoudite, le Maroc, la Jordanie, le Qatar, le Bahreïn et le Koweït, qui ne sont aucunement inquiétés par les très démocratiques chefs d’États occidentaux, ont encore de beaux jours devant eux : le plan d’attaque, venu de loin et tourné contre la Chine, via le Liban et l’Iran, est mis en œuvre

 

20.11.2011

142 - Comme l'était la Libye, la Syrie est un Etat souverain

Commentaire envoyé, le Je 17 Nov 2011, à 18 heures 55 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Comme l’était la Libye, la Syrie est un État souverain

 

     Les chefs occidentaux sont aux petits soins pour les manifestants et dissidents armés quand ces opposants sont dans d’autres pays que les leurs, car, dans leurs fausses démocraties, les manifestants et dissidents, non armés, sont plutôt accueillis avec les matraques de la police, s’ils ne se retrouvent pas placés en garde en vue ou en prison

     C’est un secret de Polichinelle dorénavant… Les photos de foules libyennes prétendument hostiles au Guide révolutionnaire étaient amputées de l’emblème de la Jamahiriya (les médias occidentaux, contrôlés par l’émir du Qatar, ou enlevaient, du champ de vision des caméras, les drapeaux verts, ou les coupaient au montage). La photo produite, ici, montre une foule de personnes au bras levé et au poing fermé : où donc cette photo a-t-elle été prise ? Au Qatar ou en Syrie ?… Il serait intéressant d’avoir aussi des photos prises en Syrie et montrant des manifestant(e)s qui soutiennent la république de Bachar el-Assad, car il y en a !

     Le département d’État états-unien, qui joue les saints effarouchés, a bien toléré et même utilisé la violence des membres de l’Aqmi et des Qatari venus en renforts contre la population civile libyenne fidèle à Mouammar Kadhafi, en Libye. Et en Syrie ? « L’attaque a été menée à l’aube par “l’Armée syrienne libre” »… Qu’est-ce que cette “Armée” “syrienne” “libre” ? Sinon un groupe armé, constitué en dehors des structures de l’État syrien, qui prépare, depuis l’étranger (encore la Turquie !), un coup d’État déjà sanglant. Pour mettre une dictature militaire ou religieuse ou les deux à la place de la république populaire et socialiste ? « L’Armée syrienne libre a par ailleurs annoncé la création d’un conseil militaire provisoire pour faire tomber le régime, protéger la population et prévenir l’anarchie ». L’histoire montre qu’en général un régime, lorsqu’il est renversé par la force et dans le sang, est remplacé par un régime plus dur encore ; la population syrienne est désormais, comme en Libye, divisée en deux camps : celui des fidèles à la république populaire et socialiste et celui des aventuriers prêts à tout pour s’emparer du pouvoir ; nul doute que, si ce groupe armé parvient à renverser le régime en place, la population apportant son soutien à Bachar el-Assad subira le sort qu’a subi et que subit encore en ce moment la population libyenne fidèle au Guide révolutionnaire ; quant à prévenir l’anarchie, c’est toujours ce qu’allègue comme prétexte un groupe armé occupé à mettre en place un régime dictatorial.

     Après que le très démocrate émir du Qatar se soit mêlé des affaires intérieures de la Libye, le voici qui récidive avec la Syrie. La Ligue arabe elle-même joue un jeu bien étrange… Quand le roi du Maroc, le roi de Jordanie, l’émir du Qatar, l’émir d’Arabie saoudite auront cédé la place à des démocraties populaires, ils pourront donner quelque conseil à d’autres. Mais, pour l’instant, tous ces monarques de droit divin s’accrochent à leurs dynasties.

 

18.11.2011

141 - Tandis que le carnage continue en Libye...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 15 Nov 2011, à 22 heures 45 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Tandis que le carnage continue en Libye…

 

     …il est question de renverser le régime syrien.

     Depuis le 17 février, date du soulèvement armé en Libye contre la population civile, contre la Jamahiriya et contre le Guide révolutionnaire, les attaques, par les ”rebelles“, des partisans de M. Kadhafi se poursuivent, ainsi que les carnages au sol entre combattants anti et pro-Kadhafi. Malgré le départ, fin octobre, des bombardiers de l’OTAN (qui peuvent toujours revenir faire la loi en Libye), les drones français n’ont pas renoncé à faire la chasse aux pro-Kadhafi… Il faut dire aussi que leshydrocarbures et l’uranium intéressentau plus haut point les chefs occidentaux, leurs complices arabes, et leurs ami(e)s des multinationales.

     La Ligue arabe, divisée, depuis la guerre froide, en deux camps : celui des États socialistes et populaires (Libye, Syrie), d’une part, et celui des États monarchiques pro-occidentaux (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, etc.), d’autre part, apporte, en cette année 2011, son soutien indéfectible à l’impérialisme contre les populations socialistes. Comme en Libye, l’ONU, l’OTAN, l’OSDH (qui n’est pas, d’ailleurs, qu’un Observatoire), la CPI, la Ligue arabe, etc., jouent le même jeu en Syrie. Pauvre Turquie, ce qu’elle doit faire pour gagner son entrée dans l’Union européenne ! Après avoir accueilli le CNT libyen, elle reçoit le CNS sur son sol… Il s’agit, dans ces actions de déstabilisation de la Libye et de la Syrie, d’une lutte à mort entre les monarchies de droit divin et les régimes populaires et socialistes : dans les premiers, les peuples sont à genoux, dans les seconds, les peuples sont à mettre à genoux.

     Les dirigeants occidentaux sont aux abois : les affaires intérieures de leurs États respectifs se révèlent être dans une situation désastreuse pour les populations. Pour tenter de retrouver sur le monde une domination qu’ils sont en train de perdre, ils se font pillards. Dorénavant, le Guide révolutionnaire assassiné, ils pillent la Libye au nez et à la barbe du CNT, des “rebelles”, des membres d’Al-Qaïda, libyens ou pas : l’utilisation, dans ces derniers mois, des bombardiers et des drones, pour massacrer la population résistant à la colonisation et au pillage de ses richesses, a un coût, n’est-ce pas ?

     La Russie et la Chine, qui ont pu mesurer ce que valent les promesses des chefs d’États occidentaux de s’en tenir à maintenir une zone d’exclusion aérienne en Libye, ne tiennent pas à une guerre (bis), cette fois contre la population civile syrienne. Nul doute que ces chefs occidentaux et arabes cherchent à avoir la peau de Bachar Al-Assad. Déjà, les chefs états-uniens mettent en question la légitimité du chef d’État syrien. Or, la Syrie est un pays souverain. Chez les chefs occidentaux, c’est une obsession de décider de la légitimité ou pas d’un régime. Le slogan des étudiants « Dieu est plus grand que l’oppresseur » nous donne le “la” du régime qui se substituerait, par la force des bombes, à la république populaire socialiste.

 

24.07.2011

70 - Une réunion "tupperware" a eu lieu ce vendredi, à Istanbul, en Turquie

Commentaire envoyé au Point.fr le 15 juillet, non paru, renvoyé le 16, non paru, d'où son titre en violet. 

Une réunion “tupperware” a eu lieu ce vendredi, à Istanbul, en Turquie

     Ce 15 juillet 2011, la Turquie a prêté l’un de ces salons non occupés d’Istanbul pour un genre de mascarade à mourir de rire ou de honte, selon son caractère : espère-t-elle y gagner son entrée dans l’Europe plus tôt que prévu ? Un « groupe de contact » s’est donc réuni autour d’une table basse, pour y discuter de ses divers produits à vendre à l’opinion publique internationale. Lors de cette réunion, où apparaissent Polichinelle et un certain Moreno-Ocampo, de la CPI (Cour Pénale Internationale), qui a dû régler ses problèmes avec la justice genevoise, les différents représentants de la firme Otan ont décidé de reconnaître l’organisme croupion. (Nous croyions qu’il était reconnu depuis longtemps… Donc il est reconnu à la puissance petit n.) D’où viennent ces délégués “tupperware” et pour représenter qui ?
     Ce « groupe de contact » est composé de la France, du Royaume-Uni et des États-Unis, ou plutôt de quelques individus prétendant représenter ces trois pays. Rien de nouveau sous le soleil : ce sont toujours les mêmes qui brassent du vent. Sauf que, à force de multiplier les communiqués évoquant la reconnaissance de l’organisme croupion qu’ils ont créé de toutes pièces, ces trois États, France, Royaume-Uni, États-Unis, s’humilient à l’excès et ridiculisent leurs pays. La Chine a eu raison de ne pas participer à cette pantomime contraire à toute éthique politique.
     Il n’appartient pas à quelques fats de la manigance, sur plus de deux cents pays que compte le monde, de décider de la politique intérieure de la Libye, de la composition du gouvernement, et de demander le départ de M. Kadhafi de son pays. Dans la république populaire et socialiste libyenne, prévaut une réelle démocratie, la démocratie directe : c’est le peuple qui gouverne. C’est ce qui, fondamentalement, dérange les soi-disant démocrates des pays occidentaux de type capitaliste impérialiste. Autrement dit, les chefs occidentaux, non seulement sont des criminels de guerre qui devront être jugés comme il se doit, mais ils attaquent le peuple libyen dans ses prérogatives politiques et économiques et veulent annihiler sa volonté souveraine.
     Ces chefs occidentaux, obsédés par l’idée d’assassiner le Guide révolutionnaire, ont perdu tout respect dû à leur fonction en se livrant à un véritable chantage sur le peuple libyen : ils devront respecter la religion musulmane. Préféreront-ils aller jusqu’au génocide de la population libyenne plutôt que de reconnaître qu’ils ont perdu la guerre contre la Libye comme ils ont perdu celle contre l’Afghanistan, etc. ?
     Les peuples occidentaux ne veulent pas payer à la place de chefs d’États jusqu’au-boutistes qu’ils désavouent.

15.07.2011

61 - Les chefs occidentaux, vont-ils imposer au peuple libyen leur gouvernement ?

fpetitdemange le 05/07/2011 à 00:25

 

Les chefs occidentaux, vont-ils imposer au peuple libyen leur gouvernement ?

 

     Le CNT, jusqu’ici autoproclamé gouvernement de transition, reconnu par les pays ex-colonisateurs de la Libye (Turquie, Italie, Grande-Bretagne, États-Unis, France) et par ceux dont l’histoire ne brille pas par la démocratie de leurs chefs (Allemagne, Espagne, Croatie, etc.), n’est pas reconnu par la majorité du peuple libyen. Les oustachis croates n’avaient-ils pas pris, en un certain temps, le parti d’Hitler ?
Ne représentant pas l’ensemble du pays mais leurs fiefs traditionnellement religieux (une partie de la Cyrénaïque et Misrata), les rebelles ne détiennent aucune légitimité. S’il
s la détenaien
t, ils seraient installés depuis longtemps dans les fauteuils de ministres… Or, le peuple libyen, non seulement il ne reconnaît pas leur organisme croupion mais il le combat ; non seulement il ne reconnaît pas les rebelles mais une partie du peuple fuit leurs tortures. Les chefs d’États occidentaux oseront-ils imposer, au peuple libyen, un gouvernement illégitime, composé d’une poignée d’usurpateurs du pouvoir qui, pour certains, ont naguère servi M. Kadhafi ?
     Par ailleurs, le CNT l’a déjà dit : pas d’État laïc, pas d’État démocratique, celui-ci et celui-là ne convenant pas à leurs principes religieux. Alors, inutile que les valets des multinationales, Sarkozy - Juppé, Clinton - Obama, Cameron, Rasmussen, Moreno-Ocampo, Ban Ki-moon, et tous ceux qui font du suivisme, mentent : les droits de l’homme ne sont pas des mots magiques aptes à faire oublier les milliers de morts que tous ces chefs inconséquents ont faits par leur guerre injuste et contraire à toute éthique politique ; inutile de faire accroire, par la diffusion de leurs communiqués dans les médias occidentaux, que la Libye va devenir un pays plus laïc, plus démocratique, grâce à leur guerre destructrice des progrès de développement accomplis par le peuple durant 42 années de travail, guerre impérialiste commandée par les investisseurs et autres actionnaires soucieux de sauvegarder leurs marges de profits “en ces temps si difficiles pour eux” ; inutile de tenter d’obliger à penser que les Libyen(ne)s accepteront un État religieux intégriste, du type djihadiste ou salafiste ou l’installation de groupes religieux intégristes étrangers, sur leur sol…
     La distribution d’armes aux rebelles, par ces chefs occidentaux et pro-occidentaux prêts à tous les crimes, présage une augmentation des violences dans la population qu’ils prétendaient protéger. Ces chefs devront être jugés et punis pour ces crimes.
     La Russie aura intérêt à ne pas se laisser enfermer dans des discussions interminables avec des chefs occidentaux qui n’usent que d’arguties, qui sont d’une mauvaise foi répugnante et qui ne connaissent que la violence et la contrainte de leurs armes jusqu’au moment où… ces procédés pourraient bien se retourner contre eux.