19.05.2012

172 - Le temps des bilans est venu

Commentaire envoyé au Point.fr, le Sa 18 Mai 2012, à 22 heures 22. Décalage horaire de quatre minutes entre Paris et la province... J'ai réintégré les coupures dans le texte, en conformité avec la version originale.

fpetitdemange le 18/05/2012 à 22:18

Le temps des bilans est venu

La FIDH, serait-elle une agence de la CIA ? Par ses succursales implantées un peu partout dans le monde, elle fait pression sur les États et sur les médias, pour déstabiliser les régimes qui résistent à la toute-puissance des multinationales, en se rangeant du côté d’une minorité de mécontent(e)s, agité(e)s par les agents de la CIA, contre la majorité des populations. Elle a fait bombarder les Balkans, l’Irak, l’Afghanistan, les pays du nord de l’Afrique dont la Libye et, maintenant, elle s’attaque à la Syrie, à chaque fois soutenant les opposants avec le succès que l’on sait… Des pays détruits, des populations décimées, des terres contaminées par les armes utilisées en violation du droit international ; à la place de dirigeants laïcs, des individus appartenant à différents groupes politico-militaro-religieux qui s’entre-tuent sous le regard intéressé des émirs d’Arabie saoudite et du Qatar et du Premier ministre israélien.
Après la Ligue libyenne des droits de l’homme, dont le secrétaire général réside, depuis 34 ans, en Suisse, c’est au tour de l’Observatoire syrien, dont le directeur est, depuis 12 ans, installé en Angleterre, de répandre des nouvelles, non vérifiées, et de pousser à l’intervention armée. Or, il est permis de poser cette question : Qui finance le comité national syrien ? L’une des réponses se trouve peut-être dans le coffre, renfermant deux sacs noirs remplis de billets près de passer illégalement la frontière, d’une voiture interceptée par le service des Douanes : « Il s'agit de sommes en billets saoudiens, qataris, émiratis et jordaniens en plus de sommes en euro », a précisé l’organe d’information de ce service. [Cité par Algeria ISP, art. “Syrie - Confiscation de sommes d’argent dans une voiture publique aux frontières syro-libanaises”, 18 mai 2012. ]
Outre la FIDH, l’OTAN, la CPI, etc. , les chefs politiques et militaires agresseurs ne peuvent se dégager de leurs décisions et des massacres que celles-ci ont provoqués dans les populations pour implanter les multinationales amies en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye, en Syrie… En Libye, les membres du CNT [...-croupion] et du gouvernement fantoche, qu’ils ont imposés par les bombes, devront eux aussi répondre des délits et des crimes qui se sont commis et qui se commettent encore, chaque jour, sous leur responsabilité, contre la population résistante restée fidèle à la Jamahiriya et au Guide révolutionnaire.
En France, l’individu Nicolas Sarkozy ne pourra bénéficier éternellement de l’immunité présidentielle. Il a dorénavant quitté sa fonction, licencié par la majeure partie de l’électorat, mais il ne peut se soustraire à ses devoirs. En tant qu’ancien président de la république, il a des comptes à rendre sur l’exercice de ces cinq années de mandat. Va-t-il déserter longtemps son lieu de vacances favori du Cap… Nègre pour la résidence du roi du Maroc ? Tente-t-il d’obtenir la protection de celui-ci [...contre la justice française] ?

03.05.2012

171 - L'Etat des masses libyen a-t-il fait la charité à Mr Sarkozy ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 2 Mai 2012, à 20 h 45.

fpetitdemange le 02/05/2012 à 20:47

 

L’État des masses libyen a-t-il fait la charité à Mr Sarkozy ?

     Mr Sarkozy a-t-il fait la manche en Libye ? Faire financer sa campagne présidentielle de 2007 par la démocratie directe de Libye et s’empresser ensuite, avec ses amis, chefs d’État occidentaux et pro-occidentaux, de la détruire… une telle contradiction n’aurait rien d’étrange venant d’une personnalité telle que celle du président de la république française.

     Le groupe de journalistes, fondateurs de Médiapart, qui disent être indépendants de capitaux extérieurs à leur entreprise, risque d’être discrédité si l’information est fausse. Ces journalistes peuvent-il prendre ce risque ? En 2011, après la reconnaissance par la France du Conseil national des traîtres, le Guide révolutionnaire et son fils Saïf al-Islam avaient évoqué cette affaire, ainsi que l’agence officielle libyenne Jana. Dans notre pays, il existe des tribunaux compétents et des avocats intègres pouvant mener un travail de recherche sérieux jusqu’au surgissement de la vérité.

     Mr Bachir Saleh (dit Bashir Al-Shrkawi) et Mr Moussa Koussa qui contestent ce document, l’un étant réfugié en France, l’autre au Qatar… n’ont peut-être pas la liberté de parole qu’il leur faudrait… Ceci dit, Me Marcel Ceccaldi, l’un des avocats de Mr Bachir Saleh, a bien confirmé que son client faisait l’objet d’une requête de Tripoli, mais il pose la question suivante : « Comment Interpol peut-il diffuser un ordre d’arrestation provisoire à la demande des autorités libyennes ? » Quelles autorités libyennes ? Constituées par des exilés revenus au pays natal après l’avoir fait détruire, avec, pour Premier ministre libyen, Abdel Rahim al-Kib, de nationalité libyano-américaine, et par d’autres traîtres à leur pays, quelle légitimité ont-elles reçues, ces “autorités” “libyennes”, du peuple libyen écrasé sous les bombes étrangères ? Me Marcel Ceccaldi poursuit son questionnement : « Qu’est ce que la Libye ? Les islamistes de Tripoli ? Les sécessionnistes de Bengazi ? Les bandes armées de Misrata ? » Sachant ce qu’il en est de la Libye, quelque sept mois après la fin des bombardements par les forces occidentales dites démocratiques, cette autre question ne manque pas de pertinence : « Quel pays démocratique prendrait le risque d’arrêter quelqu’un pour le transférer en Libye ? » [Maître Marcel Ceccaldi, dans LePoint.fr du 30 Av 2012 - art. “Bachir Saleh est bien visé par un mandat d’arrêt transmis par Interpol”] Sans doute, les avocats de Mr Bachir Saleh et de Mr Moussa Koussa, attendent-ils, entre autres, le résultat des élections en France et en Libye car ils ne tiennent absolument pas à livrer des membres de la démocratie directe libyenne au CNT fantoche, à son gouvernement made in USA et à des bandes armées qui s’entretuent.

     Quoi qu’il en soit, un président de la république, élu au suffrage universel, doit rendre des comptes à la population française, qu’il soit réélu ou battu : c’est une mesure de salubrité publique. S’il est battu, peut-être faudra-t-il l’arrêter lui-même avant qu’il ne fuie vers un pays ami ?

23.03.2012

167 - Cinq mois plus tard... Qu'advient-il de la population libyenne ?

Commentaire envoyé au Point.fr le Je 22 Ms 2012, à 23 heures 35. Je réintègre les deux mots censurés conformément au texte original.

fpetitdemange le 22/03/2012 à 23:36

 

Cinq mois plus tard... Qu'advient-il de la population libyenne ?

    Tandis que la signature des accords d’Évian entre l’Algérie et la France, a été - on ne peut plus brièvement - évoquée dans les médias français, sans doute parce que ces accords avaient mis fin, en 1962, à la colonisation, quel accords ont été signés entre le CNT et la France, et la Grande-Bretagne, et les États-Unis pour une réoccupation militaire de la Libye ?
      La guerre n’est pas terminée. Si les militaires au service des chefs d’État coalisés et de l’Otan n’écrasent plus, sous leurs bombes, hommes, femmes et enfants libyens, la guerre se poursuit sous une autre forme. (À propos, qu’avaient fait ces enfants à Mrs Obama, Sarkozy, Cameron, Berlusconi, à Mme Clinton, à Mrs Ban Ki-moon, Rasmussen, Bouchard, Moreno-Ocampo, à Mme Belhassen, à Polichinelle, et à d’autres [...
pareils monstres ?
])
      Cinq mois après que l’Otan ait cessé ses actes terroristes à grande échelle sur les quelque six millions d’habitant(e)s, la Libye est toujours la proie du CNT et des bandes armées qui avaient attaqué la police et l’armée régulières de la Jamahiriya en février 2011 et qui avaient été cautionnées par les chefs d’État occidentaux. Ce conseil de traîtres qui, à défaut de savoir gouverner, transforme le pays en une vaste poubelle à ciel ouvert, fait tirer à balles réelles sur les manifestant(e)s de Benghazi mécontent(e)s d’avoir été berné(e)s, et tue ! Quant aux bandes armées, elles sillonnent le pays pour répandre la terreur, se livrent, de nuit comme de jour, aux pillages, à la destruction des logements, multiplient les arrestations et les emprisonnements arbitraires, les viols, les tortures, les assassinats, grâce à la complicité silencieuse des chefs d’État français, britannique, états-unien, israélien, etc., et à celle des très croyants émirs  d’Arabie saoudite et du Qatar
,
sous l’œil des multinationales occidentales qui profitent de la perpétuation de cette guerre civile pour pomper le pétrole et réinstaller leurs bases militaires avec la perspective de s’emparer de l’énorme gâteau qu’est le continent africain. Par ailleurs, les chefs d’État français, britannique, états-unien font le silence sur ce que sont devenus les avoirs libyensAvoirs libyens : deux mots tabous.
      Dorénavant, la majeure partie de la population libyenne n’a plus aucun moyen de vivre : plus de logement, plus de nourriture, plus d’accès aux soins médicaux et aux hôpitaux…
      Les chefs d’État, les militaires, et leurs valets, ont laissé, dans ce beau pays développé qu’était la Libye, une situation catastrophique. Ces va-t-en guerre qui ont agressé un État souverain, ces terroristes qui n’ont pas hésité à attaquer une population civile qui n’avait commis aucun crime contre leurs pays, ces monstres qui ont fait massacrer des enfants jusque dans leur sommeil, ces commanditaires de l’assassinat et du lynchage du Guide révolutionnaire, devront rendre des comptes.
      Alors, la France… ou plutôt le chef d’État français, après tout cela, que peut-il exiger par rapport à M
r Abdallah al-Senoussi ?

 

13.03.2012

166 - Les chefs d'Etat criminels en mouraient d'envie...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 12 Ms 2012, à 23 heures. Aucun décalage horaire... Je réintègre, en prune, les trois mots censurés... conformément au texte original qui les incluait : je rappelle que Polichinelle = BHL = le pseudo-philosophe.

fpetitdemange le 12/03/2012 à 23:00

 

 

Les chefs d'Etat criminels en mouraient d'envie...

     La grande bourgeoisie occidentale et pro-occidentale, qui se trouve sur la défensive quant à son régime capitaliste impérialiste, s’en prend à tous les peuples du monde qui parviennent à acquérir un niveau de vie satisfaisant. Nul doute que les chefs d’État occidentaux et leurs amis des multinationales, qui tirent les ficelles, en Libye, dans le dos des chefs de tribus et des miliciens, au mépris de la population, cherchent à installer leur pion au pouvoir, un parent qui sera tout aussi fantoche que le roi fantoche Idris 1er. Où est la démocratie dans toutes ces manœuvres politico-économico-militaires ? Nulle part, bien sûr.
      Maintenant, le traître Moustapha Abdel Jalil et ses amis du CNT, qui étaient accueillis partout en Occident comme des VIP, voient la manne pétrolière leur échapper des mains pour se retrouver dans celles des actionnaires des multinationales occidentales et le pétrole couler à flots et quitter la Libye, par navires entiers, pour aller notamment vers la France de leurs amis, le président [...
et son polichinelle]…
      Quant à Rahim al-Kib, le Libyen de New York, le voici qui pleure pour ne pas « retourner 50 ans en arrière ». Ce n’est pas de 50 années en arrière que lui et ses amis occidentaux et pro-occidentaux ont fait reculer la Libye, en un an de guerre, mais de plus de 60 années. La principale richesse du pays étant, jour après jour, volée aux Libyen(ne)s, la population de la Cyrénaïque comme la population de la Tripolitaine ou du Fezzan, se retrouvera à sombrer dans la misère. Il est faux de dire que la Cyrénaïque a été marginalisée : elle a même été la première région à bénéficier de l’eau de source apportée par la Grande Rivière Artificielle, donc avant même la région de Syrte !
      Depuis l’assassinat politique et le crime crapuleux commis sur la personne de Mouammar Kadhafi et commandité par les chefs d’État occidentaux et pro-occidentaux, la population libyenne ne cesse de compter ses morts, de constater les changements matériels intervenus dans sa vie quotidienne. Que le malheur de la population libyenne retombe sur les frères musulmans et sur les chefs d’État criminels qui ont utilisé, contre une population de sept millions d’habitant(e)s, des dizaines de milliers de bombes, contre une population arabe, des drones israéliens, contre une population africaine, des mercenaires venus du Qatar.
      Les bandes armées et leurs chefs assoiffés de pouvoir commencent à comprendre que les amis de 2011 se transforment, en 2012, en ennemis, que la démocratie directe et populaire, qu’ils ont bafouée, va être remplacée par une démocratie bourgeoise, sinon par une monarchie bourgeoise, au profit des multinationales étrangères.
      Il y a eu des citoyen(ne)s français(es) pour se prononcer contre la guerre en Iraq, en Afghanistan, dans les Balkans, en Libye et contre la guerre, en Syrie et ailleurs, mais leurs paroles sont couvertes par le brouhaha médiatique : c’est ça la liberté d’expression…

 

22.02.2012

163 - La contre-révolution de 2011 mène la Libye à la ruine

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 21 Fév 2012, à 15 heures 23. Merci au modérateur pour sa grande célérité.

 

fpetitdemange le 21/02/2012 à 15:24

 

La contre-révolution de 2011 mène la Libye à la ruine…

     Par quels pays, cette guerre a-t-elle été fomentée ?
     La guerre a été menée par les États-Unis, par la France, par la Grande-Bretagne, par le Qatar, etc., commanditée par Israël. Un groupe d’exilés qui n’ont contribué en rien à développer leur pays mais qui sont, depuis longtemps, à la solde des services secrets états-uniens, britanniques, français, ont été, en 2011, utilisés pour détruire leur pays natal.
     La FIDH, Amnesty International et autres organisations “bienfaitrices”, sont toujours les premières à réclamer, à cor et à cri, l'intervention “humanitaire” qui - elles le savent - se révèle toujours désastreuse pour la population civile. Pendant huit mois, tandis que les ex-gentils-rebelles s’offraient aux objectifs photographiques dans les studios d’Al-Jazeera, les troupes spéciales occidentales et les mercenaires, fournis par le très démocratique émir du Qatar, emprisonnaient, torturaient, massacraient les troupes régulières - et pas que les troupes - de la Jamahiriya sur le terrain (les Libyens et les Libyennes de couleur en savent quelque chose…) et les avions des pays coalisés puis de l’Otan bombardaient, à haute altitude, la population civile libyenne.
     Que disaient les organisations, dites humanitaires, relayées par les médias ? Elles mettaient tous les emprisonnements arbitraires, toutes les tortures, tous les crimes de guerre sur le compte de Kadhafi. Quatre mois après l’assassinat du Guide, elles font semblant de découvrir que les ex-gentils-rebelles, et leur CNT bricolé par un étranger à la Libye, sont dépassés par des milices qui torturent, violent, massacrent. Mais ils ne sont pas que “dépassés”, d’ailleurs, ils sont complices. Alors qu’elles ne viennent pas jouer, tout à coup, les vierges effarouchées !
     Les milices menacent quels espoirs et de qui, en Libye ?
     Une majorité, de Libyens et de Libyennes qui n’avaient rien demandé, reste fidèle à la Jamahiriya. Alors, qui voulait absolument imposer un changement par la force ? Sinon les chefs d’État agresseurs, prétendument démocratiques, qui sont actuellement occupés à se servir dans les puits de pétrole libyens en échange des bombes qu’ils ont donné l’ordre de bazarder - c’est-à-dire de vendre par les voies les plus rapides possible - sur des hommes, des femmes et des enfants… Y a-t-il une comptabilité des barils de pétrole qui partent de Libye ? Si oui, par qui est-elle tenue ? Par les multinationales occidentales ? Alors, les remboursements des frais de guerre par les hydrocarbures risquent de durer longtemps.
     L’immunité présidentielle et l’immunité parlementaire, je le répète, ici, devront être supprimées car elles rendent toutes personnes qui en bénéficient, irresponsables : pas un mot sur les mort(e)s, sur les handicapé(e)s à vie, sur les blessé(e)s, sur les traumatisé(e)s. Quant à Bachar el-Assad, en Syrie, il tue - comme Kadhafi, n’est-ce pas ? - tandis que, face à lui, il y a de gentils rebelles avec un CNS bricolé par des étrangers à la Syrie.

 

02.02.2012

160 - Tandis que le Qatar rachète la France, morceau par morceau...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 1er Fév 2012, à 21 heures 21. 

 

fpetitdemange le 01/02/2012 à 21:22

 

Tandis que le Qatar rachète la France, morceau par morceau...

     ...le Qatar rejoint les colonisateurs français, britanniques, états-uniens pour s’emparer du commandement en Libye. Le Qatar et les États-Unis ont convenu avec le président fantoche du CNT, Moustapha Abdel Jalil, de nommer eux-mêmes les chefs des services de renseignement libyen. Salem Hassi, qui est « en charge de la sécurité dans l’organisation du Front du salut », devient président du renseignement libyen : il faut dire que Salem Hassi a la nationalité… américaine ; Mustafa Nouh, qui est « Membre du Comité suprême de sûreté, vice-président du Conseil militaire de Tripoli de Abdelhakim Belhadj », prend, quant à lui, la place de vice-président du renseignement libyen. [Éléments repris dans Algeria ISP, art. “Libye – Qatar nomme les présidents du renseignement libyen”, 28 janvier 2012] Les décideurs étrangers, qui en viennent à nommer les hommes qu’ils veulent aux fonctions essentielles de la Libye comme celle du renseignement, dénoncent les raisons pour lesquelles les chefs d’État de leurs pays ont livré cette guerre contre la Jamahiriya et montrent jusqu’à quel point ces chefs criminels usurpent les droits du peuple libyen. D’une démocratie directe, la Libye passe à une dictature étrangère.
     Les villes de Brega et de Ras Lanuf (où il y a du pétrole), dans le golfe de Syrte, ont été déclarées propriétés de l’occident et sont placées sous contrôle français : aucun Libyen, qu’il soit fidèle à la Jamahiriya ou pro-CNT, ne peut y pénétrer. De quel droit ? Du droit que donnent les bombes et les assassinats politiques. Pendant que les factions rebelles s’entre-tuent avec des armes lourdes et emprisonnent, torturent, massacrent les civil(e)s fidèles à la pensée politique et économique du Guide révolutionnaire, les multinationales occidentales pompent le pétrole au maximum, l’exportent en Europe quasi gratuitement et, une fois le pétrole parvenu à destination, augmentent les prix à la pompe. Autrement dit, les Français(es) sans vergogne, qui pensaient que l’écrasement de la Jamahiriya et le massacre de la population civile libyenne allaient au moins leur permettre de rouler bon marché, se sont complètement leurrés.

     Les chefs d’État occidentaux se disant démocrates ont, pour installer leurs multinationales amies et privatiser complètement l’économie libyenne, plongé la population de Libye dans l’horreur, la pauvreté, le chaos. Faudra-t-il que les Libyen(ne)s chassent les colonisateurs français, britannique, états-unien, comme en 1969 ? En 1969, les colonisateurs occidentaux n’étaient pas endettés comme aujourd’hui. Alors… tout est permis pour les Libyen(ne)s, fidèles à l’État des masses, qui voudront retrouver la liberté, la véritable démocratie et la prospérité.

24.01.2012

158 - Ils croyaient le Guide révolutionnaire mort... Il vit encore

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 23 jvr 2012 , à 22 heures 55 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Ils croyaient le Guide révolutionnaire mort… Il vit encore

 

     Le CNT, composé des ex-Kadhafi renégats, des exilés libyens aux États-Unis, en France, en Grande-Bretagne, en Arabie Saoudite, parachutés sur le sol natal pour prendre les places libérées par les prédécesseurs assassinés ou en exil, et des factions disparates qui, en temps de paix, ne sont jamais parvenues à s’entendre, demeure un organisme politique fantoche. Ne devant son existence qu’aux bombes de chefs étrangers, il ne peut avoir aucune prise sur une population qu’il a attaquée, et contribué à massacrer, dans un pays qu’il a fait dévaster. Ces soi-disant rebelles ont dû croire que la politique était quelque chose qui pouvait s’improviser.

     Or, les chefs d’Etat étrangers à la Jamahiriya, criminels et voleurs, ont livré à des bandes armées, après huit mois de bombardements, un pays démoli dans lequel tente de survivre une population, terriblement meurtrie, qui voit sa principale richesse, l’or noir, pillée par ceux-là mêmes qui prétendaient vouloir la protéger de son “dictateur”.

     Non seulement ces chefs d’État ont détruit la Libye, non seulement ils ont bombardé la population civile, mais, déjà, ils cherchent à détruire un autre pays, la Syrie, déjà, ils cherchent à agresser la population civile syrienne fidèle à Bachar el-Assad, mais, encore, ils cherchent noise à l’Iran avec la ferme volonté d’entraver son développement et ils s’attaquent au complice actif de leurs crimes en Libye, au chef de la Turquie, Erdogan, qui se fait dorénavant sermonner par le président français qui, sitôt élu, avait fait cette déclaration à propos de la colonisation française et de la guerre en Algérie : « Il n’y aura pas de repentance. » La France, que d’aucuns se sont évertués à ridiculiser dans le monde entier, ne peut se relever sur les ruines de la Libye ou d’un autre pays, et sur le malheur du peuple libyen ou d’un autre peuple. Question d’humanité et d’éthique.

     Ces quelques chefs d’État, qui ont contribué à mener leurs pays dans la décadence politique et économique, ne peuvent, par la force des armes, remplacer la pensée de chaque homme, de chaque femme, fidèles au Guide révolutionnaire, par une autre pensée à leur convenance. Au-delà de la guerre, malgré le silence médiatique franco-qatari, la résistance verte a continué d’exister en Libye ; elle ne peut être éradiquée par les bombes ou le bourrage de crâne idéologique, qu’il vienne des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, d’Israël, du Qatar, d’Arabie saoudite ou d’ailleurs…

     Les hommes et les femmes qui continuent à crier : « Allah, Mouammar, la Libye et c’est tout » ont leurs raisons qu’il n’appartient à aucun ignorant de juger avec des bombes ou avec des mots.  

 

03.12.2011

149 - Mme Aïcha Kadhafi appelle à la résistance...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ve 2 Déc 2011, à 23 heures 05. Ayant appris la nouvelle de sa publication, ce 3 décembre, à 20 heures 15, je reprends le texte publié qui, comme celui au titre violet, est conforme au texte d'origine.

 fpetitdemange le 02/12/2011 à 23:07

Mme Aïcha Kadhafi appelle à la résistance...

     …en digne fille du combattant révolutionnaire. La population libyenne, qui a vu trop de morts autour d’elle, n’acceptera jamais le gouvernement fantoche, composé d’exilés parvenus, de traîtres à la Jamahiriya populaire et socialiste, voire de repris de justice, sortis de prison, grâce à l’intervention de Seïf al-Islam, contre leur promesse de ne pas semer la zizanie en Libye. Or, ce sont ces marginaux, bafouant leur parole, que les chefs d’États occidentaux ont appuyés de toute la force de leurs bombardiers, de leurs drones et de leurs commandos au sol, que les pays arabes, indignes de la Ligue autrefois créée pour d’autres raisons que celle d’écraser le pays le plus riche d’Afrique, ont soutenu avec leurs finances, et que le Qatar a plus qu’aidés avec ses troupes de mercenaires cédés par l’émir aux chefs belliqueux. Contrairement à leurs vœux et malgré leurs tracts de propagande, ces chefs d’Etats n’ont pu obtenir que la majeure partie de la population trahisse le Guide révolutionnaire.
     Dorénavant, grâce à l’ONU de Ban Ki-moon, grâce à la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme) de Souhayr Belhassen, présidente tunisienne (qui déplorait, en février, quelque 450 cadavres mis forcément sur le compte du "sanguinaire" Mouammar Kadhafi), mais qui fait le silence sur la facture que doit payer aujourd’hui le peuple libyen (à savoir, les frais des bombes qui lui sont tombées sur la tête, la reconstruction du pays, et les dizaines de milliers de morts dans ses familles), grâce à la CPI du procureur Luis Moreno-Ocampo, le représentant des firmes pétrolières (Shell, BP, Total) et du Petroleum Institute d’Abou Dhabi, Abdurrahim el-Keib, a pu être ainsi “parachuté” en Libye. Bref, son curriculum vitae indique que ce Premier ministre de Libye est un pur produit des États-Unis, par ailleurs très lié à la Corée du Sud de Ban Ki-moon et à la “très démocratique” Arabie Saoudite
     La FIDH, qui a joué un rôle important en appelant "la communauté internationale" à intervenir en Libye, répète son rôle pour la Syrie. Cette organisation, suppôt de la politique et de l’économie capitalistes, paraît plus attachée au complexe militaro-industriel qu’à l’humanité : laissera-t-elle Seïf al-Islam mourir, faute de soins, simplement parce qu’il s’appelle Kadhafi ? Ce qui se passe en Libye et autour de la famille de Mouammar Kadhafi s’apparente véritablement à l’extermination d’une partie du peuple et d’une famille dont les membres sont gênants pour les chefs d’États occidentaux belliqueux, d’autant plus belliqueux qu’ils sont aux abois, d’autant plus belliqueux qu’ils envoient les autres à la guerre se faire tuer à leur place.
     Il est impossible de ne pas penser à la chanson “Le Déserteur”, écrite par Boris Vian, que celui-ci a publiée le 7 mai 1954, soit le jour même de la défaite des Français à Diên Biên Phὐ (Indochine), interprétée par lui-même et par certains autres artistes de talent…

30.11.2011

147 - Selon la Convention de Genève...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 28 Nov 2011, à 22 heures 51.

 

fpetitdemange le 28/11/2011 à 22:56

 

Selon la Convention de Genève...

     Le fils du Guide révolutionnaire défunt, s’il est blessé ainsi qu’il est écrit, est véritablement en danger : de telles blessures nécessitent des précautions particulières. Après avoir assassiné son père et avoir manifesté leur satisfaction obscène suite au lynchage perpétré par leurs valets, les chefs d’États occidentaux et pro-occidentaux, vont-ils le laisser mourir ?
     Une chose est sûre : selon la Convention de Genève, les prisonniers de guerre doivent être bien traités.
     « Article 13 : Les prisonniers de guerre doivent être traités en tout temps avec humanité. Tout acte ou omission illicite de la part de la Puissance détentrice entraînant la mort ou mettant gravement en danger la santé d'un prisonnier de guerre en son pouvoir est interdit et sera considéré comme une grave infraction à la présente Convention. En particulier, aucun prisonnier de guerre ne pourra être soumis à une mutilation physique ou à une expérience médicale ou scientifique de quelque nature qu'elle soit qui ne serait pas justifiée par le traitement médical du prisonnier intéressé et qui ne serait pas dans son intérêt. / Les prisonniers de guerre doivent de même être protégés en tout temps, notamment contre tout acte de violence ou d'intimidation, contre les insultes et la curiosité publique. / Les mesures de représailles à leur égard sont
interdites. »
     Vivants, Mouammar Kadhafi, son fils, Moâtassem, et combien d’autres hommes et femmes n’auraient jamais dû être martyrisé(e)s ; morts, leurs corps n’auraient jamais dû être outragés.
     « Article 15 : La Puissance détentrice des prisonniers de guerre sera tenue de pourvoir gratuitement à leur entretien et de leur accorder gratuitement les soins médicaux que nécessite leur état de santé. »
     Il faut espérer que Seïf al-Islam recevra les soins qu’exigent ses blessures. La Croix Rouge ne peut tout de même pas se contenter de regarder, de laisser passer et de se taire…
     « Article 16 : Compte tenu des dispositions de la présente Convention relatives au grade ainsi qu'au sexe, et sous réserve de tout traitement privilégié qui serait accordé aux prisonniers de guerre en raison de leur état de santé, de leur âge ou de leurs aptitudes professionnelles, les prisonniers doivent tous être traités de la même manière par la Puissance détentrice, sans aucune distinction de caractère défavorable, de race, de nationalité, de religion, d'opinions politiques ou autre, fondée sur des critères analogues. »
     Le Guide avait 69 ans, il était blessé ; il a été martyrisé avant d’être achevé. Son fils, Moâtassem, a partagé son sort. Durant huit mois, des Libyens et des Libyennes ont été tué(e)s, massacré(e)s sous les bombes ou martyrisé(e)s par les troupes du CNT, de l’Europe, des États-Unis et du Qatar, dont des hommes et des femmes qui ont payé, de leur sang une fois encore, la couleur de leur peau. [...Les commanditaires de tous ces crimes et leurs valets tortionnaires devront répondre de tous ces manquements aux règles les plus élémentaires de l’humanité.]

24.11.2011

144 - Après l'OPA sur la Libye, une autre sur la Syrie...

Envoyé au Point.fr, le Me 23 Nov 2011, à 23 heures 15. Les modifications en violet viennent du texte original.

 

fpetitdemange le 23/11/2011 à 23:16

 

Après l'OPA sur la Libye, une autre sur la Syrie

 

     Tout cela manigancé de l’extérieur de ces pays, contre les populations fidèles aux régimes en place. L’ONU, l’OSDH… jouent en Syrie le même jeu de sape qu’en Libye. Des bandes armées, manœuvrées de l’étranger, dont une minorité de salafistes syriens, et des troupes armées, autres que les troupes régulières du régime, tirent sur la population civile et sur la police et l’armée qui la défendent, afin de déstabiliser la république populaire et socialiste syrienne. Comme en Libye, les morts civils ne sont prétendument jamais le fait de ces bandes armées de l’extérieur par les multinationales de l’armement.
     Des millions de Syrien(ne)s manifestent dans toutes les régions de leur pays en faveur du président en place. Or, les photos, falsifiées dans les officines qataries, disent le contraire et alimentent les médias occidentaux qui trompent l’opinion publique de leurs pays. Le Qatar, avec sa chaîne Al-Jazeera, attaque, à coups de mensonges, la Syrie comme il a attaqué la Libye : manipulant les opposants au régime syrien, les Frères Musulmans, il collabore à la déstabilisation de ce pays par les chefs d’États occidentaux et à la destruction de la nation arabe.
     Cette fois, l’Allemagne, pays fort de l’Europe, qui s’était tenue un peu en retrait par rapport à la Libye, durant les premiers temps, se met franchement dans l’affaire syrienne avec les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne. Ceci n’est-il pas choquant et particulièrement instructif ? « Le Premier ministre britannique David Cameron a jugé qu'une "guerre civile totale" en Syrie était désormais "vraiment possible", à l'issue d'un entretien à Londres avec le président turc Abdullah Gül. » [Cf. Le Point. Fr - Article “La Syrie condamnée à l’Assemblée générale de l’ONU”] La « guerre civile totale », qui est « vraiment possible », ne peut réjouir que celui qui pense pouvoir en tirer profit, avec ses amies, les multinationales de l’armement, d’abord, de la reconstruction, ensuite…

     Certains ont très bien compris le rôle joué à l’Assemblée générale de l’ONU : « À l'issue du vote, l'ambassadeur syrien à l'ONU, Bachar Jaafari, a accusé la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne "d'incitation à la guerre civile" dans son pays. Les pays européens mènent selon lui "une guerre politique, diplomatique et médiatique". Grande-Bretagne, France et Allemagne sont responsables d'une "escalade de la violence dans mon pays" et disséminent "une sédition violente" en Syrie, a lancé Bachar Jaafari. » [Idem] Ajoutons la collaboration très active de la Turquie et de la Ligue arabe avec les pays occidentaux

     Comme le fait remarquer le commentateur Zaafane, les très démocratiques pays que sont l’Arabie saoudite, le Maroc, la Jordanie, le Qatar, le Bahreïn et le Koweït, qui ne sont aucunement inquiétés par les très démocratiques chefs d’États occidentaux, ont encore de beaux jours devant eux : le plan d’attaque, venu de loin et tourné contre la Chine, via le Liban et l’Iran, est mis en œuvre

 

18.09.2011

111 - Les colonisateurs en herbe satisfaits de leurs crimes

Commentaire envoyé au Point.fr, le Sa 17 sept 2011, vers 14 heures 15 ; non paru. D'où son titre en violet. 

 

 

Les colonisateurs en herbe satisfaits de leurs crimes

     Pourquoi, Mr Sarkozy, s’est-il entouré de tant de policiers pour se rendre en Libye… « libérée » ? « Des centaines de Libyen(ne)s », seulement ? Pour accueillir leurs sauveurs, N. Sarkozy et D. Cameron… Combien a-t-on payé ces femmes et ces enfants, en majorité sur la photo, pour faire de la figuration, le jour dit, au moment “m”, alors que les unes ont sans doute autre chose à faire et les autres, aussi, même si les écoles ont été détruites par l’Otan ? L’opération « Protecteur unifié » ne met pas en liesse la majorité des familles libyennes dont nombre d’entre elles se trouvent endeuillées à cause de ces chefs d’États étrangers qui, par ailleurs, continuent à faire tomber les bombes sur leurs têtes.
    
La population libyenne n’est pas un amas d’abruti(e)s. La démocratie directe, en Libye, était bien réelle, et pas un vain mot comme dans nos pays occidentaux, où la démocratie (tout court) n’existe que dans notre imaginaire téléguidé par la propagande bourgeoise, car le terme « démocratie », dans son étymologie, produirait une autre réalité. Le peuple libyen est plus cultivé que bien des Français et Françaises, que l’autoproclamée élite française, et que ces chefs d’États occidentaux dont les réparties ne feraient rougir de honte que ceux et celles qui les entendent, tant « la caque sent toujours le hareng » même si celui-ci est costumé…
    
Mais pourquoi N. Sarkozy s’acharne-t-il sur M. Kadhafi ? Aurait-il quelque chose à se reprocher ? Pourquoi veut-il sa mort ? Le Guide révolutionnaire vivant est-il une menace pour lui ? M. Kadhafi sait-il des choses qui, si elles venaient à sortir, en toute transparence, s’avéreraient gênantes pour le président français ?
    
Les médias sont aux ordres du Qatar et de l’Otan : ceci est un fait désormais reconnu par les médias eux-mêmes. Mais D. Cameron, lui, vend carrément la mèche. Rien n’est définitif : « Il y a encore des parties de la Libye sous le contrôle de Kadhafi. » « Des parties » ! Pas quelques poches de résistance… De plus, M. Kadhafi, bien qu’il reste introuvable, demeure présent dans l’esprit de la population libyenne qui, en grande majorité, le soutient. Si elle ne le soutenait pas ? Mais il serait mort depuis longtemps ! Si elle le soutient ? C’est qu’il n’a pas fait que des erreurs et qu’il n’a pas dit que des mensonges depuis la réelle indépendance de la Libye en 1969. Il semblerait même que les erreurs et les mensonges ne fussent pas forcément et uniquement du côté africain de la Méditerranée
    
Ces chefs d’États européens manigancent tout dans le dos de la population, en répandant son sang, et ils osent encore annoncer qu’elle choisira son régime politique. Mais de qui se moquent-ils ?
    
Un peuple de quelque sept-huit millions d’habitant(e)s, qui vit la guerre et qui voit ses proches déchiquetés (époux, épouses, enfants, etc.) par les bombes occidentales, depuis six mois, ne dira pas merci à la France. Le peuple français, a-t-il dit merci aux Allemands, en 1940. Alors ?

06.09.2011

107 - Du trucage des images au matraquage des mots

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 30 at 2011, vers 22 heures 50 ; non paru.

 

 

Du trucage des images au matraquage des mots

 

 

     Les médias, et notamment les chaînes de télévision, France 24, BBC, CNN, Al-Jazeera, utilisent le nec plus ultra de la télécommunication par satellite pour balancer leurs mensonges, leurs images truquées, leur idéologie impérialiste sur les « masses », afin de les plonger dans un imaginaire destructeur.

     Les rebelles ressemblent, depuis le début, à des combattants d’opérette posant - devant les photographes trop heureux de ne prendre aucun risque - dans les paysages paisibles du Qatar qui remplacent avantageusement les paysages libyens dévastés par les bombes. En Libye, sous les bombes de l’Otan et au milieu des combats au sol, les photographes et les journalistes sont sans doute moins nombreux…

     Quant aux réels combattants européens, états-uniens et qataris sur le sol libyen, ils pourront toujours échanger leurs adresses, à la fin des massacres de la population civile libyenne, avec les membres d’Al-Qaïda

     Tandis que les peuples sont la proie d’une honteuse désinformation, les élites autoproclamées brassent leurs affaires : les troupeaux d’actionnaires jouissent des dix millions de personnes qu’ils ont réussi à faire dégringoler, en France, en dessous du seuil de pauvreté, sans qu’elles puissent bouger le petit doigt, c’est-à-dire dans des conditions de vie qui les placent en dessous des chiens bien nourris aux rayons des hypermarchés de nos pays dits démocratiques, où les peuples ont perdu toute souveraineté et où les libertés sont rognées.

     Pour éviter la faillite en Occident ou plutôt pour assurer de meilleurs dividendes aux actionnaires des multinationales, une poignée de chefs politiques et militaires ont décidé de fondre sur la Libye : cette guerre se mène contre le peuple, contre la démocratie directe, contre l’État des masses, contre la Grande Jamahiriya populaire et socialiste, contre le Guide révolutionnaire qui est parvenu, en 42 ans, à faire d’un des pays les plus pauvres de la planète le pays le plus riche du continent africain et à assurer un niveau de vie plus que décent à la population.

     Les termes de « dictature », « despote », « État totalitaire » n’ont été utilisés que pour justifier la guerre de rapines qui se préparait contre la Libye, contre la famille Kadhafi et contre la population libyenne que la mission « Protecteur unifié » se vantait de défendre en la bombardant et en l’affamant… Jean-Yves Moisseron, économiste à l’Institut de recherche pour le développement et spécialiste du monde arabe, qui ne passe pas pour être un gauchiste, disait, lors d’une émission radiophonique, à propos des termes répétés à satiété contre la Libye et M. Kadhafi : « Je crois qu’il faut faire attention y compris quand on parle de dictature ou d’État totalitaire pour la Libye. ».

     Effectivement, mais le matraquage de ces termes utilisés contre M. Kadhafi, « dictateur », « despote », et destinés à s’enfoncer dans les têtes molles, permet de faire la « chasse à l’homme », afin de le « capturer »…  Quel vocabulaire digne d’une démocratie !

 

106 - Des milliers de civils tués... par erreur

 Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 29 at 2011, à 22 heures 32 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

 Des milliers de civils tués… par erreur !

     Des agences de publicité ne seraient-elles pas chargées de promouvoir les rebelles ? Les vêtements bien propres, ils sont toujours en train de poser pour des photos : ou ils se promènent, ou ils se juchent sur des voitures, ou ils exhibent le drapeau de l’ex-monarchie et leurs armes leur auront surtout servi à tirer en l’air. Ces photos, seraient-elles prises au Qatar et destinées à vendre la “révolution” religieuse intégriste, sous la forme de rebelles gentillets, aux populations occidentales ?… Quant aux réels combattants européens, états-uniens et qataris sur le sol libyen, ils poursuivent leurs massacres avec des membres d’Al-Qaïda
    
Après avoir évoqué le bombardement du village de Majer, Maître Ceccaldi, chargé de défendre les intérêts de l’État libyen, devait relever le honteux mensonge de la porte-parole de l’Otan, “Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord” :
    
« Le matin du jour du bombardement, la porte-parole de l’Otan a débuté, par ces mots, la conférence de presse : “Nous continuons à faire notre travail et à protéger les populations civiles.” Elle a prononcé ces mots quelques heures après que l’Otan ait tué 85 personnes. Et puis, ça s’est poursuivi. Il y a eu des bombardements sur Tripoli : d’un côté, vous avez eu 27 morts. La veille de mon départ, vous avez eu un bombardement qui a causé la mort de 17 personnes. Vous avez des cliniques qui ont été touchées. L’Otan vous dit : “Eh bien, écoutez, non, nous n’avons aucun élément nous permettant de, nous permettant de, d’affirmer qu’il y a une erreur. Et puis, ensuite, on vous dit : nous faisons une enquête.” Puis l’actualité succédant à l’actualité, tout le monde l’a oubliée. Puis, si on n’oublie pas tout à fait, ils vous disent : “Eh bien, heu, ben, c’est une erreur.” » [Entretiens du 24 août 2011, avec Maître Ceccaldi ; Gri-Gri international, Jeudi 25 août 2011 ; retranscrits par moi-même]
    
Maintenant, c’est la population de Syrte qui est bombardée. Il n’y a pas erreur dans les objectifs visés mais volonté délibérée de faire payer à la population civile, par la mort, sa fidélité au Guide révolutionnaire. Maître Ceccaldi poursuivait ainsi, à propos des attaques menées contre les civil(e)s :
    
« Et ça c’est un crime de guerre et je vais vous dire pourquoi. Parce que c’est une infraction à la Convention de Genève de 1949. C’est une infraction au protocole additionnel de la Convention de Genève, Protocole additonnel N°1 de 1977. C’est ce que prévoit d’ailleurs, au niveau de l’incrimination, le Statut de Rome, dans son article 8, sous le titre de la population civile. Vous avez la jurisprudence des, des, heu, du tribunal permanent sur l’ex-Yougoslavie. Vous avez le protocole additionnel, jurisprudence et protocole additionnel qui vous disent, l’un et l’autre : “Dès lors que… il y a de la population civile et que les combattants se sont mêlés ou peuvent être mêlés à la population civile, ces populations civiles ne peuvent pas être bombardées.” » [Idem]

21.08.2011

93 - Il faut arrêter, de toute urgence, cette guerre qui élimine la population libyenne

Commentaire envoyé au Point.fr, le Di 14 at 2011, vers 22 heures. Ban Ki-M. (j'avais écourté les prénoms) est devenu Ban Ki-Moon mais ce n'est pas grave. A propos de noms... je rappelle que Polichinelle est le grand Conseilleur ès-stratégie du président de la république.

fpetitdemange
le 14/08/2011 à 22:06

 

Il faut arrêter, de toute urgence, cette guerre qui élimine la population libyenne

     Les organisations internationales totalitaires, comme l’Otan, doivent savoir qu’elles n’ont pas les peuples derrière elles et que leurs responsables devront répondre, à un moment ou à un autre, de leurs massacres.
     Non seulement la grande bourgeoisie capitaliste impérialiste exploite à mort le travail des peuples mais, pour engraisser toujours plus les actionnaires des multinationales, elle provoque, soutient, finance les guerres délibérément tournées contre les populations des républiques populaires et socialistes.
     La guerre en Libye, avec la mission “Destructeur unifié”, doit permettre de réfléchir à ce qui se passe réellement en Syrie : là aussi, il s’agit d’une république socialiste ; là aussi, la république est déstabilisée par de prétendus manifestants pacifiques, dont les médias nous parlent tant, qui sont, en vérité, des mercenaires formés, payés et armés par les officines occidentales, venus de l’extérieur pour semer la zizanie avec l’appui de Syriens, appartenant à la petite et moyenne bourgeoisie, qui voudraient se lancer dans l’affairisme et qui attaquent le peuple partisan du président Bachar el-Assad.
     Début juillet, l’ambassadeur russe auprès de l’Otan, Dmitri Rogozine, avait déclaré que cette organisation préparait une opération terrestre en Libye. Le très démocratique Qatar, en fournissant, via la Tunisie, des armes aux combattants d’Al-Qaïda en Libye, participe au massacre du peuple libyen : que la honte rejaillisse sur cet émirat ! Bientôt, il sera fait mention de raids d’hélicoptères ou d’avions effectués par l’Otan touchant par erreur… la Tunisie. Et en Syrie ? Des raids d’hélicoptères, effectués par les États-Unis sur un village syrien proche de la frontière irakienne, avaient tué huit civils, en 2008. Et en 2011 ?
     L’Otan, va-t-elle massacrer des Libyens et des Libyennes fuyant, avec leurs enfants, ses bombes, fuyant les commandos européens et les “rebelles” qui multiplient les crimes de guerre contre la population fidèle au Guide révolutionnaire ?
     Va-t-il falloir créer des tribunaux du peuple pour obliger tous ces chefs d’États va-t-en guerre et leurs conseilleurs, N. Sarkozy et Polichinelle, D. Cameron qui, en dehors du fait qu’il devrait peut-être se trouver en détention préventive, soutient les “rebelles” quand ils sèment la mort en Libye mais sort tout l’arsenal des mesures dictatoriales quand des gamins se rebellent en Angleterre, B. Obama et H. Clinton, A. F. Rasmussen, Ban Ki-M
oon
, etc., à répondre de leurs décisions et des crimes et autres actes de barbarie commis sur la population libyenne ?
     Mr Ban Ki-Moon, réveillez-vous ! Vous vous êtes de nouveau endormi tandis que le peuple libyen se fait massacrer, depuis cinq mois, par les forces de l’Otan qui agissent en toute illégalité. Je suppose que vous n’êtes pas payé pour dormir…