19.05.2012

172 - Le temps des bilans est venu

Commentaire envoyé au Point.fr, le Sa 18 Mai 2012, à 22 heures 22. Décalage horaire de quatre minutes entre Paris et la province... J'ai réintégré les coupures dans le texte, en conformité avec la version originale.

fpetitdemange le 18/05/2012 à 22:18

Le temps des bilans est venu

La FIDH, serait-elle une agence de la CIA ? Par ses succursales implantées un peu partout dans le monde, elle fait pression sur les États et sur les médias, pour déstabiliser les régimes qui résistent à la toute-puissance des multinationales, en se rangeant du côté d’une minorité de mécontent(e)s, agité(e)s par les agents de la CIA, contre la majorité des populations. Elle a fait bombarder les Balkans, l’Irak, l’Afghanistan, les pays du nord de l’Afrique dont la Libye et, maintenant, elle s’attaque à la Syrie, à chaque fois soutenant les opposants avec le succès que l’on sait… Des pays détruits, des populations décimées, des terres contaminées par les armes utilisées en violation du droit international ; à la place de dirigeants laïcs, des individus appartenant à différents groupes politico-militaro-religieux qui s’entre-tuent sous le regard intéressé des émirs d’Arabie saoudite et du Qatar et du Premier ministre israélien.
Après la Ligue libyenne des droits de l’homme, dont le secrétaire général réside, depuis 34 ans, en Suisse, c’est au tour de l’Observatoire syrien, dont le directeur est, depuis 12 ans, installé en Angleterre, de répandre des nouvelles, non vérifiées, et de pousser à l’intervention armée. Or, il est permis de poser cette question : Qui finance le comité national syrien ? L’une des réponses se trouve peut-être dans le coffre, renfermant deux sacs noirs remplis de billets près de passer illégalement la frontière, d’une voiture interceptée par le service des Douanes : « Il s'agit de sommes en billets saoudiens, qataris, émiratis et jordaniens en plus de sommes en euro », a précisé l’organe d’information de ce service. [Cité par Algeria ISP, art. “Syrie - Confiscation de sommes d’argent dans une voiture publique aux frontières syro-libanaises”, 18 mai 2012. ]
Outre la FIDH, l’OTAN, la CPI, etc. , les chefs politiques et militaires agresseurs ne peuvent se dégager de leurs décisions et des massacres que celles-ci ont provoqués dans les populations pour implanter les multinationales amies en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye, en Syrie… En Libye, les membres du CNT [...-croupion] et du gouvernement fantoche, qu’ils ont imposés par les bombes, devront eux aussi répondre des délits et des crimes qui se sont commis et qui se commettent encore, chaque jour, sous leur responsabilité, contre la population résistante restée fidèle à la Jamahiriya et au Guide révolutionnaire.
En France, l’individu Nicolas Sarkozy ne pourra bénéficier éternellement de l’immunité présidentielle. Il a dorénavant quitté sa fonction, licencié par la majeure partie de l’électorat, mais il ne peut se soustraire à ses devoirs. En tant qu’ancien président de la république, il a des comptes à rendre sur l’exercice de ces cinq années de mandat. Va-t-il déserter longtemps son lieu de vacances favori du Cap… Nègre pour la résidence du roi du Maroc ? Tente-t-il d’obtenir la protection de celui-ci [...contre la justice française] ?

03.04.2012

168 - Les populations en danger

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 2 Av 2012, à 22 heures 20 : aucun décalage horaire entre Paris et la province. 

fpetitdemange le 02/04/2012 à 22:20

 

Les populations en danger

     Dans le cadre de l’Union Africaine, les pays de cet immense continent étaient en voie, durant ces deux dernières décennies, de s’affranchir de toute tutelle occidentale et pro-occidentale. L’acquisition de satellites de communication, la création du Fonds Monétaire Africain et de Banques africaines, le développement de l’agriculture afin d’obtenir l’indépendance alimentaire nécessaire pour ne plus subir les famines orchestrées par les spéculateurs sur les denrées de première nécessité (blé, riz), etc. : toutes ces mesures ont fini par effrayer les profiteurs et les nostalgiques de la colonisation.
      Il n’y a pas de hasard dans l’attaque militaire française de la Côte d’Ivoire présidée par Laurent Gbagbo, juste avant celle de la Libye : un chef d’État peut-il faire la guerre à un autre chef d’État pour un résultat d’élections présidentielles qui, tout compte fait, ne regardaient, en l’occurrence, que les Ivoirien(ne)s ? Depuis des décennies, le Guide révolutionnaire, Mouammar Kadhafi, n’était plus président de la république arabe libyenne ; le peuple détenait le pouvoir à travers la Jamahiriya (État des masses) et chacun(e) avait la possibilité de s’exprimer et d’agir : pour les chefs d’État occidentaux et pro-occidentaux, il fallait fomenter des troubles pour se donner, au nom des droits de l’homme, le prétexte de s’ingérer dans les affaires intérieures de la Libye, tuer le Guide révolutionnaire et écraser la démocratie directe à seule fin d’imposer… le chaos ! Pendant que les gangs s’entretuent sous les yeux du CNT fantoche, les multinationales pillent les hydrocarbures et installent leurs bases militaires pour empêcher la population restée fidèle au Guide de réorganiser le pays… En Syrie, le président Bachar el-Assad a été réélu avec des scores qui ne peuvent que rendre jaloux les présidents occidentaux, mais, pour ces derniers, qu’importe le vote populaire ! Il faut de nouveau fomenter des troubles et, toujours au nom des droits de l’homme, pousser le chef d’État syrien hors de sa fonction et renverser la république arabe syrienne trop favorable au peuple.
      En Tunisie, en Égypte, en Libye, en Syrie et ailleurs, il y a de fortes chances pour que les manifestants n’aient été que des pions agités par les membres d’Al-Qaïda (dont certains, ayant combattu, en Irak et en Afghanistan, les armées occidentales et ayant été arrêtés, sont passés du camp de torture de Guantanamo à la Libye, contre services à rendre : libérer des prisonniers de droit commun et se ranger soudainement du côté des ennemis états-unien, britannique, français) ; ces membres d’Al-Qaïda ont été réarmés par les firmes occidentales pour qu’ils puissent en découdre avec les forces légitimes de la Jamahiriya trop laïque à leur goût. En Syrie, le scénario se répète : qui donne, aux prétendus manifestants pacifiques, les armes qui assassinent la population civile syrienne et les officiers et sous-officiers du régime syrien légal et légitime qui la défendent ?

 

23.03.2012

167 - Cinq mois plus tard... Qu'advient-il de la population libyenne ?

Commentaire envoyé au Point.fr le Je 22 Ms 2012, à 23 heures 35. Je réintègre les deux mots censurés conformément au texte original.

fpetitdemange le 22/03/2012 à 23:36

 

Cinq mois plus tard... Qu'advient-il de la population libyenne ?

    Tandis que la signature des accords d’Évian entre l’Algérie et la France, a été - on ne peut plus brièvement - évoquée dans les médias français, sans doute parce que ces accords avaient mis fin, en 1962, à la colonisation, quel accords ont été signés entre le CNT et la France, et la Grande-Bretagne, et les États-Unis pour une réoccupation militaire de la Libye ?
      La guerre n’est pas terminée. Si les militaires au service des chefs d’État coalisés et de l’Otan n’écrasent plus, sous leurs bombes, hommes, femmes et enfants libyens, la guerre se poursuit sous une autre forme. (À propos, qu’avaient fait ces enfants à Mrs Obama, Sarkozy, Cameron, Berlusconi, à Mme Clinton, à Mrs Ban Ki-moon, Rasmussen, Bouchard, Moreno-Ocampo, à Mme Belhassen, à Polichinelle, et à d’autres [...
pareils monstres ?
])
      Cinq mois après que l’Otan ait cessé ses actes terroristes à grande échelle sur les quelque six millions d’habitant(e)s, la Libye est toujours la proie du CNT et des bandes armées qui avaient attaqué la police et l’armée régulières de la Jamahiriya en février 2011 et qui avaient été cautionnées par les chefs d’État occidentaux. Ce conseil de traîtres qui, à défaut de savoir gouverner, transforme le pays en une vaste poubelle à ciel ouvert, fait tirer à balles réelles sur les manifestant(e)s de Benghazi mécontent(e)s d’avoir été berné(e)s, et tue ! Quant aux bandes armées, elles sillonnent le pays pour répandre la terreur, se livrent, de nuit comme de jour, aux pillages, à la destruction des logements, multiplient les arrestations et les emprisonnements arbitraires, les viols, les tortures, les assassinats, grâce à la complicité silencieuse des chefs d’État français, britannique, états-unien, israélien, etc., et à celle des très croyants émirs  d’Arabie saoudite et du Qatar
,
sous l’œil des multinationales occidentales qui profitent de la perpétuation de cette guerre civile pour pomper le pétrole et réinstaller leurs bases militaires avec la perspective de s’emparer de l’énorme gâteau qu’est le continent africain. Par ailleurs, les chefs d’État français, britannique, états-unien font le silence sur ce que sont devenus les avoirs libyensAvoirs libyens : deux mots tabous.
      Dorénavant, la majeure partie de la population libyenne n’a plus aucun moyen de vivre : plus de logement, plus de nourriture, plus d’accès aux soins médicaux et aux hôpitaux…
      Les chefs d’État, les militaires, et leurs valets, ont laissé, dans ce beau pays développé qu’était la Libye, une situation catastrophique. Ces va-t-en guerre qui ont agressé un État souverain, ces terroristes qui n’ont pas hésité à attaquer une population civile qui n’avait commis aucun crime contre leurs pays, ces monstres qui ont fait massacrer des enfants jusque dans leur sommeil, ces commanditaires de l’assassinat et du lynchage du Guide révolutionnaire, devront rendre des comptes.
      Alors, la France… ou plutôt le chef d’État français, après tout cela, que peut-il exiger par rapport à M
r Abdallah al-Senoussi ?

 

06.03.2012

165 - La mort des uns rapporte des dividendes aux autres...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 5 Ms 2012, à 21 heures 45... Aucun décalage horaire avec Paris.

 

 

fpetitdemange le 05/03/2012 à 21:45

 

La mort des uns rapporte des dividendes aux autres...

 

     Un chef d’État français et ses ministres, qui spolient le peuple libyen en lui faisant rembourser, cyniquement, par du pétrole les bombes qui ont tué ses enfants, veulent vendre des armes au CNT. Pour que leurs collabos libyens de New York, de Paris, de Londres, de Riyad et de Doha, et autres traîtres, disposent du nécessaire afin de s’entre-tuer et de massacrer les résistant(e)s resté(e)s fidèles au Guide révolutionnaire, pendant que les multinationales poursuivront sans répit le pompage des hydrocarbures ?
     La guerre a été effectivement tournée contre la personne de Mouammar Kadhafi mais aussi contre le peuple libyen qui détenait le pouvoir à travers les structures mises en place dès après la révolution de 1969, laquelle révolution avait renversé la monarchie et son système de corruption et d’inégalités répugnantes. Cette guerre de 2011 a été menée pour imposer, au peuple libyen, une équipe dirigeante entièrement dépendante des chefs d’État agresseurs, et pour lui imposer le système capitaliste, ses firmes à capitaux privés et ses inégalités de classes qui vont avec.
     La Libye qui est, par sa situation géographique, un trait d’union entre le Maghreb et le Machreq, entre le sud de la France et le cœur de l’Afrique, n’est pas plus que la Côte d’Ivoire, la Tunisie, l’Égypte, le Soudan, le Rwanda, le Pakistan et sa capitale Karachi, etc., « un territoire exposé ». Ce sont les rapaces occidentaux qui l’ont exposée à leurs bombes pour la détruire et la piller. Au temps de Mouammar Kadhafi, le trafic des êtres humains, des armes, des alcools et de la drogue, la contrainte religieuse exercée sur les femmes ou l’utilisation des femmes en vue de la prostitution étaient prohibé(e)s. La guerre de 2011 n’a fait que réintroduire, en Libye, ce que la Jamahiriya avait rejeté de ses murs.
     « De l’avis de plusieurs experts des ventes d’armes à ce pays, que nous avons pu consulter, certains Libyens aujourd’hui au pouvoir brûlent d’établir avec les industriels étrangers les liens de corruption qui prévalaient avant la chute de Kadhafi. » [Cf. L’article ci-dessus : “En Libye, Gérard Longuet tente de tirer les dividendes de la guerre”, Le Point. Fr du 1er mars 2012.] Abjecte l’invocation de “ces liens de corruption” qui auraient prévalu au temps de Kadhafi pour justifier ceux à venir.
     Enfin, il serait intéressant de connaître le rédacteur ou la rédactrice de cette phrase si instructive qui s’avère comme le résultat d’une « analyse proche des services de renseignements français : “la question qui se pose aujourd’hui est de savoir si la répartition des richesses libyennes, relativement homogène du temps de Kadhafi, se poursuivra sous les mêmes formes. Ou bien si nous assisterons à l’émergence d’une kleptocratie aussi gloutonne que celles qui sévissent en Afrique de l’Ouest, qui se gavent en laissant leurs populations dans la misère”. » Cf. Outre l’Afrique de l’Ouest, la Grèce, l’Espagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, la France, etc.

 

28.02.2012

164 - La Libye, la Syrie...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 27 Fév 2012, à 22 heures 05.

 

fpetitdemange le 27/02/2012 à 22:06

 

La Libye, la Syrie...

 

     Les conteurs de nouvelles ne cessent d’égrener les dizaines, voire les centaines, puis les milliers de morts prétendument dus à Bachar el-Assad, en Syrie, comme ils ont fait pour Mouammar Kadhafi, en Libye. Comme si les assassins étaient forcément le Guide révolutionnaire et le président élu et les victimes ceux qui attaquent leur pays avec l’aide de l’étranger
     Les médias portent une grande responsabilité dans les guerres des chefs occidentaux et pro-occidentaux tournées contre les populations civiles. Leurs correspondants dépêchés sur les lieux des combats pénètrent, souvent clandestinement, dans ces pays, puis s’installent, non pas toujours dans des habitations neutres, mais dans les locaux des rebelles, comme en Syrie ! C’est dire qu’à partir de cette connivence avec les dits rebelles, ils ne peuvent être impartiaux et indépendants. Étant, dans leur grande majorité, à la solde du système capitaliste impérialiste, bon nombre de journalistes sédentaires ne peuvent afficher leur étonnement de voir tomber des collègues sous les bombes ou sous les balles : “Qui sème le vent récolte la tempête”.
     N’y a-t-il pas, en Syrie comme en Libye, des morts du côté des agresseurs et du côté des agressés ? En Libye, les chefs d’État belliqueux ont voulu, avec leurs bombes, imposer leurs bases militaires, pour tenir en respect la population restée fidèle au Guide révolutionnaire et à sa démocratie directe, et leurs multinationales pour piller les ressources libyennes. Ainsi, ces “grands donneurs de leçons démocratiques” n’hésitent pas à semer le désordre dans ces pays, en faisant fi de l’armée et de la police régulières, soutenues par la majeure partie des populations libyenne et syrienne, qui ne font que défendre leur pays contre les agressions venues de l’extérieur, de l’étranger. L’agression armée de la Syrie est financée, notamment, par les exilé(e)s syrien(ne)s aisé(e)s, et même très aisé(e)s, qui n’hésitent pas à se vanter, dans des interviews radiophoniques, de leur fortune mise au service de la déstabilisation de leur pays natal. Bachar el-Assad a été élu président, un président qui, s’il ne convient pas aux chefs d’État occidentaux et pro-occidentaux et aux exilé(e)s syrien(ne)s, convient à la population qui l’a élu et qui vit dans le pays.
     Quant aux journalistes français, pourtant si corporatistes d’ordinaire, ils ne disent, ni n’écrivent un seul mot, par exemple, sur cette journaliste libyenne de la Jamahiriya, Hala Misrati, détenue depuis août 2011 par les rebelles, dans des conditions déplorables, et contrainte à faire des déclarations contre sa volonté et contre ses convictions politiques : ces faux révolutionnaires ne sont que des criminels qui, au viol physique, joignent le viol psychologique. Hala Misrati est en danger de mort. Mais comme c’est une journaliste de la Jamahiriya, fidèle à son pays, attachée à sa démocratie directe, elle est renvoyée dans les oubliettes médiatiques.

 

22.02.2012

163 - La contre-révolution de 2011 mène la Libye à la ruine

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 21 Fév 2012, à 15 heures 23. Merci au modérateur pour sa grande célérité.

 

fpetitdemange le 21/02/2012 à 15:24

 

La contre-révolution de 2011 mène la Libye à la ruine…

     Par quels pays, cette guerre a-t-elle été fomentée ?
     La guerre a été menée par les États-Unis, par la France, par la Grande-Bretagne, par le Qatar, etc., commanditée par Israël. Un groupe d’exilés qui n’ont contribué en rien à développer leur pays mais qui sont, depuis longtemps, à la solde des services secrets états-uniens, britanniques, français, ont été, en 2011, utilisés pour détruire leur pays natal.
     La FIDH, Amnesty International et autres organisations “bienfaitrices”, sont toujours les premières à réclamer, à cor et à cri, l'intervention “humanitaire” qui - elles le savent - se révèle toujours désastreuse pour la population civile. Pendant huit mois, tandis que les ex-gentils-rebelles s’offraient aux objectifs photographiques dans les studios d’Al-Jazeera, les troupes spéciales occidentales et les mercenaires, fournis par le très démocratique émir du Qatar, emprisonnaient, torturaient, massacraient les troupes régulières - et pas que les troupes - de la Jamahiriya sur le terrain (les Libyens et les Libyennes de couleur en savent quelque chose…) et les avions des pays coalisés puis de l’Otan bombardaient, à haute altitude, la population civile libyenne.
     Que disaient les organisations, dites humanitaires, relayées par les médias ? Elles mettaient tous les emprisonnements arbitraires, toutes les tortures, tous les crimes de guerre sur le compte de Kadhafi. Quatre mois après l’assassinat du Guide, elles font semblant de découvrir que les ex-gentils-rebelles, et leur CNT bricolé par un étranger à la Libye, sont dépassés par des milices qui torturent, violent, massacrent. Mais ils ne sont pas que “dépassés”, d’ailleurs, ils sont complices. Alors qu’elles ne viennent pas jouer, tout à coup, les vierges effarouchées !
     Les milices menacent quels espoirs et de qui, en Libye ?
     Une majorité, de Libyens et de Libyennes qui n’avaient rien demandé, reste fidèle à la Jamahiriya. Alors, qui voulait absolument imposer un changement par la force ? Sinon les chefs d’État agresseurs, prétendument démocratiques, qui sont actuellement occupés à se servir dans les puits de pétrole libyens en échange des bombes qu’ils ont donné l’ordre de bazarder - c’est-à-dire de vendre par les voies les plus rapides possible - sur des hommes, des femmes et des enfants… Y a-t-il une comptabilité des barils de pétrole qui partent de Libye ? Si oui, par qui est-elle tenue ? Par les multinationales occidentales ? Alors, les remboursements des frais de guerre par les hydrocarbures risquent de durer longtemps.
     L’immunité présidentielle et l’immunité parlementaire, je le répète, ici, devront être supprimées car elles rendent toutes personnes qui en bénéficient, irresponsables : pas un mot sur les mort(e)s, sur les handicapé(e)s à vie, sur les blessé(e)s, sur les traumatisé(e)s. Quant à Bachar el-Assad, en Syrie, il tue - comme Kadhafi, n’est-ce pas ? - tandis que, face à lui, il y a de gentils rebelles avec un CNS bricolé par des étrangers à la Syrie.

 

08.02.2012

161 - Qui devrait juger qui ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 6 Fév 2012, à 22 heures 58 ; non paru. D'où son titre en violet.

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Qui devrait juger qui ?

 

     Depuis qu’ils ont appelé les bombes de l’étranger, sur la Libye et sur sa population, qui ont fait plus de 100.000 morts, ces rebelles maltraitent, violent, torturent, assassinent les partisans de la Jamahiriya libyenne. Or, dès les débuts de l’année 2011, l’ONU, la FIDH, la CPI, A.I., les HWR, etc., qui n’ont cessé d’exercer des pressions sur les pays occidentaux jusqu’à ce qu’ils s’ingèrent dans les affaires intérieures de la Libye, savaient que les “manifestants” armés, les prétendus rebelles, ne respectaient pas les droits de l’homme. Mais, voilà, pour éliminer le Guide révolutionnaire, tout était permis et un voile de silence s’est abattu sur les crimes perpétrés par ces pantins qui ont bénéficié de l’appui politique, économique, militaire, idéologique, psychologique des États-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, du Danemark, de l’Italie, du Qatar, de la Turquie, d’Israël, etc. : tous les crimes évoqués ne pouvaient être alors commis que par des partisans de Mouammar Kadhafi. Celui-ci étant mort assassiné depuis quatre mois, ces organisations, vont-elles l’accuser encore de tous les crimes qui se commettent quotidiennement ?

     Les rebelles, ne devraient-ils pas être traduits devant des tribunaux pour attaque, à main armée, menée contre les forces régulières de la police et de l’armée libyennes ? N’ont-ils pas libéré des prisonniers de droit commun pour agresser la population civile fidèle à sa démocratie directe ? N’ont-ils pas commis des actes de guerre contre le pays ?

     Rejoignant la « défense composée d’une quinzaine d’avocats » [LePoint.fr, art. “La Libye commence à juger les partisans de Mouammar Kadhafi”, 5 fév. 2012], il est permis de se demander en quoi un tribunal militaire peut juger des civils qui n’ont fait que défendre leur pays contre des pantins manipulés par des chefs d’États étrangers. Par ailleurs, il n’y a toujours pas l’ombre d’une démocratie quelconque, promise par les chefs d’États agresseurs, dans ce pays. Jour après jour, des factions de rebelles s’entre-tuent dans les rues. Quand ils ne s’entre-tuent pas, ils recherchent les partisans de la Jamahiriya pour les massacrer.

     Qui va juger qui ? Les chefs d’États belliqueux qui intervenaient sous le prétexte de sauver des vies dans la population civile libyenne et qui, par leurs milliers de tonnes de bombes sur les villes et les villages, ont fait plus de morts et de blessés que n’en auraient fait les troupes régulières de la Jamahiriya et les rebelles, ne devraient-ils pas être jugés, quant à eux, devant un tribunal militaire ? Depuis que l’Otan a détruit la Libye, malgré les agressions quotidiennes qui se terminent par des carnages effectués contre elle, la population civile fidèle au Guide révolutionnaire résiste : elle ne veut toujours pas d’un régime politique et économique imposé par les bombes des chefs d’États étrangers qui croient pouvoir, comme au temps du roi fantoche, installer leurs bases militaires pour la mater et lui voler son pétrole.

 

02.02.2012

160 - Tandis que le Qatar rachète la France, morceau par morceau...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 1er Fév 2012, à 21 heures 21. 

 

fpetitdemange le 01/02/2012 à 21:22

 

Tandis que le Qatar rachète la France, morceau par morceau...

     ...le Qatar rejoint les colonisateurs français, britanniques, états-uniens pour s’emparer du commandement en Libye. Le Qatar et les États-Unis ont convenu avec le président fantoche du CNT, Moustapha Abdel Jalil, de nommer eux-mêmes les chefs des services de renseignement libyen. Salem Hassi, qui est « en charge de la sécurité dans l’organisation du Front du salut », devient président du renseignement libyen : il faut dire que Salem Hassi a la nationalité… américaine ; Mustafa Nouh, qui est « Membre du Comité suprême de sûreté, vice-président du Conseil militaire de Tripoli de Abdelhakim Belhadj », prend, quant à lui, la place de vice-président du renseignement libyen. [Éléments repris dans Algeria ISP, art. “Libye – Qatar nomme les présidents du renseignement libyen”, 28 janvier 2012] Les décideurs étrangers, qui en viennent à nommer les hommes qu’ils veulent aux fonctions essentielles de la Libye comme celle du renseignement, dénoncent les raisons pour lesquelles les chefs d’État de leurs pays ont livré cette guerre contre la Jamahiriya et montrent jusqu’à quel point ces chefs criminels usurpent les droits du peuple libyen. D’une démocratie directe, la Libye passe à une dictature étrangère.
     Les villes de Brega et de Ras Lanuf (où il y a du pétrole), dans le golfe de Syrte, ont été déclarées propriétés de l’occident et sont placées sous contrôle français : aucun Libyen, qu’il soit fidèle à la Jamahiriya ou pro-CNT, ne peut y pénétrer. De quel droit ? Du droit que donnent les bombes et les assassinats politiques. Pendant que les factions rebelles s’entre-tuent avec des armes lourdes et emprisonnent, torturent, massacrent les civil(e)s fidèles à la pensée politique et économique du Guide révolutionnaire, les multinationales occidentales pompent le pétrole au maximum, l’exportent en Europe quasi gratuitement et, une fois le pétrole parvenu à destination, augmentent les prix à la pompe. Autrement dit, les Français(es) sans vergogne, qui pensaient que l’écrasement de la Jamahiriya et le massacre de la population civile libyenne allaient au moins leur permettre de rouler bon marché, se sont complètement leurrés.

     Les chefs d’État occidentaux se disant démocrates ont, pour installer leurs multinationales amies et privatiser complètement l’économie libyenne, plongé la population de Libye dans l’horreur, la pauvreté, le chaos. Faudra-t-il que les Libyen(ne)s chassent les colonisateurs français, britannique, états-unien, comme en 1969 ? En 1969, les colonisateurs occidentaux n’étaient pas endettés comme aujourd’hui. Alors… tout est permis pour les Libyen(ne)s, fidèles à l’État des masses, qui voudront retrouver la liberté, la véritable démocratie et la prospérité.

24.01.2012

158 - Ils croyaient le Guide révolutionnaire mort... Il vit encore

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 23 jvr 2012 , à 22 heures 55 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Ils croyaient le Guide révolutionnaire mort… Il vit encore

 

     Le CNT, composé des ex-Kadhafi renégats, des exilés libyens aux États-Unis, en France, en Grande-Bretagne, en Arabie Saoudite, parachutés sur le sol natal pour prendre les places libérées par les prédécesseurs assassinés ou en exil, et des factions disparates qui, en temps de paix, ne sont jamais parvenues à s’entendre, demeure un organisme politique fantoche. Ne devant son existence qu’aux bombes de chefs étrangers, il ne peut avoir aucune prise sur une population qu’il a attaquée, et contribué à massacrer, dans un pays qu’il a fait dévaster. Ces soi-disant rebelles ont dû croire que la politique était quelque chose qui pouvait s’improviser.

     Or, les chefs d’Etat étrangers à la Jamahiriya, criminels et voleurs, ont livré à des bandes armées, après huit mois de bombardements, un pays démoli dans lequel tente de survivre une population, terriblement meurtrie, qui voit sa principale richesse, l’or noir, pillée par ceux-là mêmes qui prétendaient vouloir la protéger de son “dictateur”.

     Non seulement ces chefs d’État ont détruit la Libye, non seulement ils ont bombardé la population civile, mais, déjà, ils cherchent à détruire un autre pays, la Syrie, déjà, ils cherchent à agresser la population civile syrienne fidèle à Bachar el-Assad, mais, encore, ils cherchent noise à l’Iran avec la ferme volonté d’entraver son développement et ils s’attaquent au complice actif de leurs crimes en Libye, au chef de la Turquie, Erdogan, qui se fait dorénavant sermonner par le président français qui, sitôt élu, avait fait cette déclaration à propos de la colonisation française et de la guerre en Algérie : « Il n’y aura pas de repentance. » La France, que d’aucuns se sont évertués à ridiculiser dans le monde entier, ne peut se relever sur les ruines de la Libye ou d’un autre pays, et sur le malheur du peuple libyen ou d’un autre peuple. Question d’humanité et d’éthique.

     Ces quelques chefs d’État, qui ont contribué à mener leurs pays dans la décadence politique et économique, ne peuvent, par la force des armes, remplacer la pensée de chaque homme, de chaque femme, fidèles au Guide révolutionnaire, par une autre pensée à leur convenance. Au-delà de la guerre, malgré le silence médiatique franco-qatari, la résistance verte a continué d’exister en Libye ; elle ne peut être éradiquée par les bombes ou le bourrage de crâne idéologique, qu’il vienne des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, d’Israël, du Qatar, d’Arabie saoudite ou d’ailleurs…

     Les hommes et les femmes qui continuent à crier : « Allah, Mouammar, la Libye et c’est tout » ont leurs raisons qu’il n’appartient à aucun ignorant de juger avec des bombes ou avec des mots.  

 

15.01.2012

157 - Zéro mort en Libye ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le 12 Jvr 2012, à 23 heures 09. Je remercie le modérateur pour sa célérité à le publier. Bien que non censuré, le texte a été privé, lors de la copie, de certains (e) que je rétablis ici.

 

 

fpetitdemange le 12/01/2012 à 23:10

 

Zéro mort en Libye ?

     C’est ce que disent les chefs d’État criminels occidentaux qui ont fait bombarder la Libye et sa population en recommandant bien aux militaires de se tenir à haute altitude… Ce qui fait qu’ils peuvent afficher partout, avec arrogance, qu’il y a eu « zéro mort en Libye »… du côté des agresseurs, bien évidemment. Cependant, qu’en est-il du côté des agressé(e)s ? Les chefs d’État criminels ont, dorénavant, complètement oublié que, sur leurs ordres, des militaires ont effectué plus de 10.000 missions d’attaque sur la Libye et que les avions de leur coalition puis de leur organisation terroriste, l’Otan, ont largué 40.000 à 50.000 bombes sur la population, en vue d’effrayer la majeure partie des civil(e)s resté(e)s fidèles au Guide révolutionnaire.
     L’Otan n’a pas hésité à utiliser des bombes, aux ogives fabriquées à l’uranium appauvri c’est-à-dire avec des déchets nucléaires ainsi recyclés. (En 1930, sous la direction du fasciste italien, Italo Balbo, les pilotes d’avions n’avaient-ils pas utilisé, sur la Libye, l’hypérite qui décima des tribus entières non armées ?) [Éléments repris de l’article “Des bombes à l’uranium appauvri pleuvent sur la population libyenne” de Falco Accame, paru dans “Il manifesto”, le mercredi 23 mars 2011]
     Selon des sources autres que celles véhiculant l’idéologie impérialiste, la réalité apparaît dans toute son horreur. Le journaliste libyen de la Jamahiriya, Mustapha Kader Bouh, a donné un compte rendu des événements. Les bombardements ordonnés par les chefs d’État français, états-unien, britannique, italien, israélien, qatari, etc., et effectués durant huit mois, nuit et jour, sur la Libye, auraient produit, sur quelque six millions d’habitant(e)s que ce pays comptait avant la mission « Protecteur unifié » destinée à les protéger, les résultats suivants :
     160.000 morts libyens (Libyen(ne)s de la Jamahiriya et Libyens rebelles) ; 60.000 morts parmi les combattants de l’armée libyenne ; 60.000 prisonnier(e)s ; 40.000 handicapé(e)s ; 1,8 million de personnes déplacées. Des familles libyennes entièrement décimées. Voilà qui ramène la mort d’un ancien officier français, parti en Libye pour quelle aventure ?, à sa juste mesure.
     Un pays en ruines : des infrastructures détruites (routes, bâtiments publics tels que hôpitaux, écoles, universités) ; des villages et des villes rasé(e)s (Syrte est devenue une ville fantôme où il est difficile de trouver âme qui vive) ; des richesses, des trésors, des merveilles du patrimoine libyen brisé(e)s, d’autres volé(e)s, pillé(e)s qui iront agrandir les collections privées de quelques milliardaires étrangers receleurs. La principale ressource de la population libyenne, le pétrole, pillée par les firmes occidentales, les bâtiments détruits reconstruits par le BTP français (voilà pourquoi les militaires devaient tout détruire, c’est-à-dire ne rien laisser aux Libyen(ne)s) : les multinationales amies des chefs d’Etat criminels attendaient au portillon.

 

09.01.2012

156 - La démocratie mise en place par les bombes de l'Otan

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ve 6 Jvr 2012, à 22 heures 30 ; non paru. D'où son titre en violet. 

 

 

La démocratie mise en place par les bombes de l’Otan

 

     En 2011, lors des attaques, par les bandes armées, des édifices publics et des autorités du pays, Mouammar Kadhafi avait proposé d’utiliser la voie diplomatique en vue d’un règlement rapide de ces conflits venus d’ailleurs ; cette voie avait été refusée par les chefs d’Etats occidentaux et pro-occidentaux : nul doute que ces derniers voulaient absolument s’ingérer dans les affaires intérieures de la Libye pour anéantir la Jamahiriya (l’« État des masses »), punir la majeure partie de la population libyenne fidèle au Guide révolutionnaire et assassiner celui-ci pour fairemain bassesur les ressources du pays. Toute solution pacifique a donc été éliminée et la guerre, imposée.

     La subversion des rebelles et l’attaque armée de la coalition puis de l’Otan contre les défenses militaires et civiles de la Libye, contre ses infrastructures notamment contre ses moyens de communication, se sont alors transformées en une guerre contre la majeure partie de la population civile. Les chefs d’États belliqueux n’ont pu imposer cette guerre qu’en recourant à des méthodes anti-démocratiques : la désinformation médiatique, le mensonge érigé en vérité, l’idéologie anti-Kadhafi, le terrorisme politique et économique, intellectuel et militaire…

     Les soi-disant rebelles de 2011 ont fait apparaître une différence essentielle avec les révolutionnaires de 1969 : la révolution de 1969, menée par le colonel Kadhafi, s’était effectuée sans effusion de sang, sans bombardement de la population pour la réduire à merci mais, au contraire, avec l’assentiment de celle-ci, lasse de la corruption en vigueur sous la monarchie du roi Idris 1er, sans destruction du pays. Ces rebelles de 2011, titillés par les exilés libyens venus dans les valises de la CIA, du MI6, etc., ne sont que des jouets manipulés par les services occidentaux, que de faux combattants ayant fait appel à l’étranger pour s’emparer d’un pouvoir qui les dépasse.

     Les Libyen(ne)s, qui ont œuvré pour la fin de la Jamahiriya arabe populaire et socialiste et pour la mort de Mouammar Kadhafi, n’ont fait que remettre leur pays dans les mains des exilés revenus au pays natal comme valets des multinationales occidentales (déjà, les Benghazien(ne)s peuvent voir l’or noir leur filer sous le nez, par barils entiers) : ils ne vont récupérer des Occidentaux qu’une poignée de cacahuètes et des barils de mépris.

     Maintenant, pourquoi les renégats veulent-ils écarter les Libyen(ne)s, proches de Mouammar Kadhafi, des élections ? Parce que la majeure partie de la population libyenne, étant restée fidèle au Guide révolutionnaire et le faisant savoir tous les jours, les candidat(e)s qu’elle désignerait auraient toutes les chances de gagner contre les candidats des “rebelles” criminels qui ont appelé les bombes de l’étranger pour détruire la Libye, son armée, sa police, son organisation politico-économique, son dirigeant et la détruire elle-même.

 

23.11.2011

143 - Qui sont les criminels dans cette histoire?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Di 20 Nov 2011, à 22 heures 25. Je suis désolée ; hier, 22 novembre, j'ai couru derrière le temps et j'ai oublié cet article en chemin.

 

fpetitdemange le 20/11/2011 à 22:26

 

Qui sont les criminels dans cette histoire ?

     Comme son père et ses frères, Seïf Al-Islam a protégé la population libyenne, du mieux qu’il a pu, contre les exilés de retour et les rebelles de Benghazi, qui, armés, l’ont attaquée, dès la mi-février, et l’attaquent encore. Les Kadhafi n’ont pas réprimé la population mais tenté de calmer la bande armée qui s’en prenait à elle.
     En prenant fait et cause pour cette bande armée, dont certains membres font partie de l’Aqmi, les chefs d’États français, anglais, états-unien, qatari, israélien, se sont, non seulement ingérés dans les affaires intérieures de la Jamahiriya, mais ils ont utilisé des traîtres qui n’ont pas hésité à appeler les bombes sur leur pays et sur la population, mais ils ont engendré des monstres qui torturent, qui massacrent, mais ils ont bombardé, durant sept mois, une population de quelque cinq millions d’habitant(e)s. Cette population vit, désormais, dans les ruines grâce aux bombardiers de l’Otan et aux drones français et israéliens, et dans l’absence d’êtres chers disparus dans des conditions atroces. Cela ne pourra être pardonné par les Libyen(ne)s, mais non plus par les Africain(e)s, aux chefs d’États agresseurs et à leur Polichinelle. Que ce dernier et ces chefs, criminels, ne viennent plus nous parler de démocratie, de culture, de liberté, de justice, d’humanité ! Qu’ils ne viennent plus dénoncer l’application de la charia en Iran ou ailleurs !
     Il faut espérer que le CNT, imposé par des bombes à la population libyenne, et toute sa bande de renégats, qui ont cumulé, durant huit mois, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, soutenus par les forces occidentales et pro-occidentales, ne se comporteront pas avec Seïf Al-Islam comme ils se sont comportés avec son père et l’un de ses frères. Mais que penser d’une justice administrée par un CNT dont le président, Moustafa Abdel Jalil, était naguère - c’est-à-dire en un temps où le « dictateur » Mouammar Kadhafi n’était pas l’homme à abattre - le président de la Cour d’appel de Tripoli qui avait condamné à la mort par pendaison, puis confirmé par deux fois la sentence, deux infirmières bulgares et un médecin palestinien, entre 1999 et 2007 ? Mahmoud Jibril, qui avait quitté la Libye en 1975, et qui a fait ses études au Caire puis à Pittsbugh, était revenu des États-Unis, après des décennies d’absence : n’était-il pas à la tête du développement économique national, de 2007 à fin 2010, c’est-à-dire au temps du « dictateur » Mouammar Kadhafi ? La plupart de ceux qui se plaignent du régime, au temps du Guide révolutionnaire, n’ont-ils pas contribué à faire de ce régime ce qu’il était ?
     Quant au procureur général de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, qui a servi les dictateurs argentins, il n’est pas mieux placé que les gens du CNT, naguère encore au service du « dictateur » Mouammar Kadhafi, pour juger le fils de celui-ci. Il n’y a rien à attendre de tous ces gens qui ont bafoué les droits de l’être humain, les droits nationaux et le droit international.

 

20.11.2011

142 - Comme l'était la Libye, la Syrie est un Etat souverain

Commentaire envoyé, le Je 17 Nov 2011, à 18 heures 55 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Comme l’était la Libye, la Syrie est un État souverain

 

     Les chefs occidentaux sont aux petits soins pour les manifestants et dissidents armés quand ces opposants sont dans d’autres pays que les leurs, car, dans leurs fausses démocraties, les manifestants et dissidents, non armés, sont plutôt accueillis avec les matraques de la police, s’ils ne se retrouvent pas placés en garde en vue ou en prison

     C’est un secret de Polichinelle dorénavant… Les photos de foules libyennes prétendument hostiles au Guide révolutionnaire étaient amputées de l’emblème de la Jamahiriya (les médias occidentaux, contrôlés par l’émir du Qatar, ou enlevaient, du champ de vision des caméras, les drapeaux verts, ou les coupaient au montage). La photo produite, ici, montre une foule de personnes au bras levé et au poing fermé : où donc cette photo a-t-elle été prise ? Au Qatar ou en Syrie ?… Il serait intéressant d’avoir aussi des photos prises en Syrie et montrant des manifestant(e)s qui soutiennent la république de Bachar el-Assad, car il y en a !

     Le département d’État états-unien, qui joue les saints effarouchés, a bien toléré et même utilisé la violence des membres de l’Aqmi et des Qatari venus en renforts contre la population civile libyenne fidèle à Mouammar Kadhafi, en Libye. Et en Syrie ? « L’attaque a été menée à l’aube par “l’Armée syrienne libre” »… Qu’est-ce que cette “Armée” “syrienne” “libre” ? Sinon un groupe armé, constitué en dehors des structures de l’État syrien, qui prépare, depuis l’étranger (encore la Turquie !), un coup d’État déjà sanglant. Pour mettre une dictature militaire ou religieuse ou les deux à la place de la république populaire et socialiste ? « L’Armée syrienne libre a par ailleurs annoncé la création d’un conseil militaire provisoire pour faire tomber le régime, protéger la population et prévenir l’anarchie ». L’histoire montre qu’en général un régime, lorsqu’il est renversé par la force et dans le sang, est remplacé par un régime plus dur encore ; la population syrienne est désormais, comme en Libye, divisée en deux camps : celui des fidèles à la république populaire et socialiste et celui des aventuriers prêts à tout pour s’emparer du pouvoir ; nul doute que, si ce groupe armé parvient à renverser le régime en place, la population apportant son soutien à Bachar el-Assad subira le sort qu’a subi et que subit encore en ce moment la population libyenne fidèle au Guide révolutionnaire ; quant à prévenir l’anarchie, c’est toujours ce qu’allègue comme prétexte un groupe armé occupé à mettre en place un régime dictatorial.

     Après que le très démocrate émir du Qatar se soit mêlé des affaires intérieures de la Libye, le voici qui récidive avec la Syrie. La Ligue arabe elle-même joue un jeu bien étrange… Quand le roi du Maroc, le roi de Jordanie, l’émir du Qatar, l’émir d’Arabie saoudite auront cédé la place à des démocraties populaires, ils pourront donner quelque conseil à d’autres. Mais, pour l’instant, tous ces monarques de droit divin s’accrochent à leurs dynasties.

 

18.11.2011

141 - Tandis que le carnage continue en Libye...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 15 Nov 2011, à 22 heures 45 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Tandis que le carnage continue en Libye…

 

     …il est question de renverser le régime syrien.

     Depuis le 17 février, date du soulèvement armé en Libye contre la population civile, contre la Jamahiriya et contre le Guide révolutionnaire, les attaques, par les ”rebelles“, des partisans de M. Kadhafi se poursuivent, ainsi que les carnages au sol entre combattants anti et pro-Kadhafi. Malgré le départ, fin octobre, des bombardiers de l’OTAN (qui peuvent toujours revenir faire la loi en Libye), les drones français n’ont pas renoncé à faire la chasse aux pro-Kadhafi… Il faut dire aussi que leshydrocarbures et l’uranium intéressentau plus haut point les chefs occidentaux, leurs complices arabes, et leurs ami(e)s des multinationales.

     La Ligue arabe, divisée, depuis la guerre froide, en deux camps : celui des États socialistes et populaires (Libye, Syrie), d’une part, et celui des États monarchiques pro-occidentaux (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, etc.), d’autre part, apporte, en cette année 2011, son soutien indéfectible à l’impérialisme contre les populations socialistes. Comme en Libye, l’ONU, l’OTAN, l’OSDH (qui n’est pas, d’ailleurs, qu’un Observatoire), la CPI, la Ligue arabe, etc., jouent le même jeu en Syrie. Pauvre Turquie, ce qu’elle doit faire pour gagner son entrée dans l’Union européenne ! Après avoir accueilli le CNT libyen, elle reçoit le CNS sur son sol… Il s’agit, dans ces actions de déstabilisation de la Libye et de la Syrie, d’une lutte à mort entre les monarchies de droit divin et les régimes populaires et socialistes : dans les premiers, les peuples sont à genoux, dans les seconds, les peuples sont à mettre à genoux.

     Les dirigeants occidentaux sont aux abois : les affaires intérieures de leurs États respectifs se révèlent être dans une situation désastreuse pour les populations. Pour tenter de retrouver sur le monde une domination qu’ils sont en train de perdre, ils se font pillards. Dorénavant, le Guide révolutionnaire assassiné, ils pillent la Libye au nez et à la barbe du CNT, des “rebelles”, des membres d’Al-Qaïda, libyens ou pas : l’utilisation, dans ces derniers mois, des bombardiers et des drones, pour massacrer la population résistant à la colonisation et au pillage de ses richesses, a un coût, n’est-ce pas ?

     La Russie et la Chine, qui ont pu mesurer ce que valent les promesses des chefs d’États occidentaux de s’en tenir à maintenir une zone d’exclusion aérienne en Libye, ne tiennent pas à une guerre (bis), cette fois contre la population civile syrienne. Nul doute que ces chefs occidentaux et arabes cherchent à avoir la peau de Bachar Al-Assad. Déjà, les chefs états-uniens mettent en question la légitimité du chef d’État syrien. Or, la Syrie est un pays souverain. Chez les chefs occidentaux, c’est une obsession de décider de la légitimité ou pas d’un régime. Le slogan des étudiants « Dieu est plus grand que l’oppresseur » nous donne le “la” du régime qui se substituerait, par la force des bombes, à la république populaire socialiste.

 

14.11.2011

139 - Un scénario pour la Syrie quasi identique à celui pour la Libye...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Di 13 Nov 2011, vers 17 heures 20.

 

fpetitdemange le 13/11/2011 à 17:24

 

Un scénario pour la Syrie quasi identique à celui pour la Libye...

 

     Le procureur général de la CPI, M. Luis Moreno-Ocampo, qui multipliait les diatribes contre Mouammar Kadhafi et qui voudrait bien, dorénavant, avoir, comme accusés d’avance à sa Cour, les fils encore vivants du Guide révolutionnaire, ne prononce pas un mot sur les équipées sauvages du CNT en Libye : les traîtres à leur pays, qui logent à l’hôtel de Tripoli (on sait maintenant pourquoi ils voulaient s’emparer du pouvoir de la Jamahiriya), ont enlevé des imams et égorgé des Libyens restés fidèles à M. Kadhafi, le jour même de l’Aïd Al-Kebir, fait de partage, de pardon et de paix. À Syrte… “Je n’ai pas vraiment l’impression que ce soit l’Aïd, explique un habitant. C’est une journée on ne peut plus normale, une journée déprimante. On est à mille lieues d’un jour de fête, déplore cet habitant.” [Euronews, 6 novembre 2011]
     Pour la Syrie, même scénario : la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme) avec ses Ligues de mouchards, les Human Rights and Co dénoncent les « crimes contre l’humanité », commis forcément par le pouvoir en place et son représentant, Bachar Al-Assad, sans parler des crimes contre l’humanité perpétrés par la fraction d’opposants armés. Quels opposants ? Des démocrates… Comme en Libye ? « Comme tous les vendredis depuis mars, les militants pro-démocratie ont appelé les Syriens à défiler à la sortie des mosquées, avec cette semaine le slogan : “Nous demandons le gel de l’adhésion de la Syrie à la Ligue arabe." » Voilà qui nous dit qu’il s’agit de faux frères musulmans, affairistes, qui utilisent la prière du vendredi pour faire une politique d’opposition au régime en place et à la majeure partie de la population. Il faudrait dire qu’à Homs, qu’à Deir Ezzor, etc., les intégristes religieux armés investissent la ville, s’en prennent à la population et notamment aux personnes représentatives du pouvoir pour renverser Bachar Al-Assad et substituer une dictature religieuse au régime laïcisé, comme en Libye ?
     Manipulation bien rodée… La Ligue arabe oblige le pouvoir en place à prendre des engagements pour faire cesser la répression. (Ici, double langage. Il faut entendre : pour faire cesser la défense de ses partisans contre les attaquants armés). Le responsable syrien, comme le responsable libyen, ne peut qu’être d’accord avec la Ligue arabe pour que cesse toute violence. Or, les opposants (auxquels la Ligue arabe ne demande aucun engagement de faire cesser leurs violences) gardent toute latitude pour continuer leurs attaques armées. Le dirigeant se trouve conséquemment dans l’obligation de poursuivre la défense de la partie de la population qui le soutient. Et c’est alors que la cohorte d’organisations, financées par le capitalisme impérialiste - Conseil de sécurité de l’ONU, ONG, OSDH (Observatoire syrien des Droits de l’homme), la Ligue arabe, etc. - prend parti délibérément contre le régime en place en attendant l’OTAN et ses bombes contre la majorité du peuple syrien.

 

12.11.2011

138 - Des jouets pour l'AQMI qui pourra imposer sa loi de chaque côté de la Méditerranée...

fpetitdemange le 11/11/2011 à 21:16

 

Des jouets pour l'AQMI qui pourra imposer sa loi de chaque côté de la Méditerranée...

     Les prétendus rebelles démocrates n’étaient utilisés que pour faire de belles images destinées à tromper sciemment les peuples occidentaux. Derrière ces combattants d’opérette se dissimulait une véritable supercherie. Les exilés libyens eux-mêmes, qui sont-ils ? Des opposants au Guide révolutionnaire, à la Jamahiriya, au peuple : des opposants à la démocratie directe. Ainsi, les nostalgiques de la monarchie religieuse ont pu récupérer le drapeau du roi Idris 1er. Des groupes islamistes, ceux qui ont appris à tuer dans les centres de formation de la CIA et autres agences terroristes et qui ont débarqué sur le sol libyen par Benghazi, sont entrés de suite en action en s’appuyant sur les combattants libyens qui étaient allés se battre en Irak et en Afghanistan contre les États-Unis et l’Otan et qui ne sont revenus que pour semer la zizanie dans leur propre pays en s’attaquant à la population civile libyenne.

     La mission des uns et des autres ? Obtenir le renversement du régime et la mort du Guide révolutionnaire. D’ailleurs, l’un des islamistes les plus en vue, lors de ce conflit, avait annoncé que la religion ne s’accordait pas avec la démocratie mais, pour faire taire le Guide qui avait quelques vérités à révéler sur les agissements de certains de nos dirigeants très démocrates, ceux-ci n’y ont pas regardé de trop près… Ainsi, de nombreux exilés qui ont débarqué sur le sol libyen, pour certains d’entre eux, trente, quarante ans après l’avoir déserté, ont fait saccager, par une coalition de pays étrangers, leur pays natal, un pays qu’ils n’avaient contribué en rien à développer. Quant à l’AQMI, tant décriée naguère par les Grands Démocrates occidentaux, elle se trouve aujourd’hui renforcée par ceux-là mêmes qui promettaient, au peuple libyen qui avait une démocratie directe, une fausse démocratie à l’occidentale…
     Voici la situation, qui va se présenter dorénavant aux peuples d’Afrique et d’Europe, telle que la décrit Maître Marcel Ceccaldi, avocat de la Jamahiriya arabe libyenne : « L’AQMI. C’est ce qu’ont d’ailleurs dit les autorités algériennes à Juppé, lorsqu’il s’est déplacé, en disant : “Mais attendez. Vous envoyez des armes aux rebelles, alors que nous avons en face de nous, dans le maquis, des armes qui ont été entreposées à Benghazi, d’une part, et celles que vous avez larguées. Mais est-ce que vous croyez que tous ces pays, Mali, Niger, vont pouvoir résister à cette poussée ? Alors, demain, le paradoxe, c’est qu’il faudra peut-être bombarder la Libye parce que la Libye sera tombée aux mains des islamistes. Ou il faudra peut-être intervenir, sur le plan militaire, au Niger ou au Mali voire même en Mauritanie et demain au Sénégal, parce que vous aurez un mouvement islamiste qui se sera implanté et qui aura les moyens militaires et les moyens financiers d’imposer sa loi à ces États et à ces populations”. » [Maître Marcel Ceccaldi, répondant, le 4 septembre 2011, aux questions de Roger Bongos pour afriqueredaction. Com].

 

02.11.2011

134 - Les puissances étrangères imposent leurs valets

Commentaire envoyé au Point.fr, le 1er novembre 2011, vers 22 heures 45.  

 

fpetitdemange le 01/11/2011 à 22:52

 

Les puissances étrangères imposent leurs valets

     Cette guerre en Libye, pour déposséder la Jamahiriya de la démocratie directe et la remplacer par un CNT composé d’individus étrangers ou au service de l’étranger, restera dans les mémoires. Elle est le point de basculement de la puissance de l’Occident à l’Orient.
     Les chefs d’États occidentaux et pro-occidentaux seront décrits, dans l’Histoire, comme de lâches pillards ayant inventé une guerre contre un pays politiquement souverain, économiquement moins endetté que les leurs, afin de s’emparer des richesses de quelque sept millions d’habitant(e)s. Mais le peuple libyen ne se laissera pas facilement recoloniser.
     Le CNT, imposé par la dictature des armes occidentales, ne pourra jamais gouverner dans ce pays, sauf par la terreur. D’ailleurs, certaines mesures annoncées, si elles sont appliquées, feront reculer le peuple libyen de 42 ans. La Jamahiriya, dans ce pays musulman qu’est la Libye, avait gardé l’esprit de la charia ; les nouveaux petits chefs intégristes veulent appliquer la charia à la lettre. La polygamie, que le peuple libyen avait abandonnée pour la monogamie - polygamie naguère encore tant décriée par les chefs d’États occidentaux -, va être remise en vigueur. Par ailleurs, d’autres mesures, annoncées comme des nouveautés, ne sont, en réalité, que des reprises du programme de la Jamahiriya : en Libye, pays musulman, les prêts contractés auprès des banques n’étaient assortis d’aucun intérêt et, donc, les Libyens pouvaient emprunter de l’argent sans avoir à payer le moindre supplément. M Abdel Jalil n’a vraiment rien inventé…
     L’équipe, mise à la tête du pays, ne sera jamais que le gouvernement de l’étranger. Abdel Rahim al-Kib, est né à Tripoli, certes. Il a enseigné à l’Université de Tripoli. Après quoi, il est parti aux États-Unis : le voici enseignant à l’Université de la Caroline du Nord. En 1985, il est professeur-adjoint, puis, en 1986, professeur de génie électrique à l’Université d’Alabama. Il enseigne ensuite à l’université américaine de Sharjah (E. A. U. ), enfin, à l’Institut du pétrole, toujours dans les Émirats Arabes Unis. Il a été consultant pour plusieurs entreprises dont la société Alabama Power et Services Southern Company. Ultralibéral, homme d’affaires, il devient directeur du conseil exécutif du CNT, c’est-à-dire premier ministre (par intérim) : tout juste l’homme qu’il fallait aux dirigeants des États-Unis et à leurs amies multinationales pour installer leurs bases militaires en Libye et soigner leurs intérêts économiques dans l’exploitation des puits de pétrole.
     Pendant le temps de ces manœuvres politico-économiques, que devient la population à laquelle les coalisés et l’Otan avaient promis les droits de l’homme, la liberté, la démocratie ? Certain(e)s Libyen(ne)s reviennent progressivement dans leurs villes et découvrent leurs maisons détruites ou pillées et, surtout, ils-elles voient les maisons, les jardins, les cours, les rues jonché(e)s de cadavres.

 

10.05.2011

19 - Sur 235 pays que compte, actuellement, le monde, trois chefs d'Etats réclament le départ de M. Kadhafi

fpetitdemange le 30/04/2011 à 11:00

 

Sur 235 pays que compte, actuellement, le monde, trois chefs d'Etats réclament le départ de M. Kadhafi

 

     La branche libyenne de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, qui était si prompte à afficher un bilan de 6.000 morts dont 3.000 dans la capitale, le 24 février, devrait pouvoir nous donner le bilan des morts sous les bombardements de la coalition et de l’OTAN. Mais elle se garde bien de le faire…La Ligue des droits de l’homme, ou plutôt la Ligue des droits de la grande bourgeoisie, où qu’elle se trouve, soutient les guerres impérialistes.
     Quel intérêt M. Kadhafi aurait-il eu à s’en prendre à la population libyenne, aux quelque 150 tribus et clans qui constituent la majeure partie de la population ? Par contre, les pays va-t-en guerre occidentaux, en s’appuyant sur l’OTAN, ont un intérêt à écraser la population libyenne : l’or noir. Les rebelles contre-révolutionnaires, dont un groupe est le pur produit de la CIA, sont utilisés dans ce but. Si les trois chefs d’États étrangers parvenaient à renverser le régime populaire et socialiste, nul doute que les rebelles ne pèseraient pas lourd.
     Pourquoi les journalistes ne disent-ils pas dans les médias que la Libye de M. Kadhafi est le pays le plus développé de toute l’Afrique (en se référant au classement établi par le Programme de l’ONU pour le développement) ? En 2009, le PNB (Produit national brut) situait la Libye de M. Kadhafi parmi les 50 pays les plus prospères. Celle-ci a un taux de croissance parmi les plus élevés du monde. Naguère, considérant que le peuple libyen vit principalement des revenus pétroliers, M. Kadhafi avait demandé aux firmes pétrolières la révision de contrats qui dataient des années… 1970 ! Sur proposition de la Jamahiriya, il avait, par ailleurs, évoqué une nationalisation de l’industrie pétrolière à 100% ? Serait-ce pour toutes ces raisons et pour bien d’autres encore que les chefs d’États français, britannique et états-unien font la guerre à M. Kadhafi et au peuple libyen ?
     La grande bourgeoisie revancharde n’a jamais admis de perdre la plupart de ses colonies, dont la Libye, et de voir ces pays devenus indépendants se gouverner eux-mêmes.
     Que M. Kadhafi soit, depuis 42 ans, le Guide révolutionnaire n’importe pas ; ce qui importe, c’est ce qui a été fait en Libye depuis la révolution de 1969. Il y a des chefs d’États qui restent au pouvoir très peu de temps et qui font des dégâts considérables dans le pays où ils ont été… élus.