28.12.2011

154 - Les "révolutionnaires" se plaignent des caisses vides...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 14 Déc 2011, 22 heures 40. J'ai réintégré l'une des coupures dans le texte, selon l'original.

 

fpetitdemange le 14/12/2011 à 22:43

 

Les "révolutionnaires" se plaignent des caisses vides...

…pendant que les firmes étrangères pillent l’or noir.
     Il est vrai que, une fois le Guide révolutionnaire assassiné, le pouvoir politique et économique arraché à la Jamahiriya populaire et socialiste et transféré à quelques-uns de leurs valets libyens, exilés ou pas, il est beaucoup plus facile, pour les chefs d’États occidentaux et leurs ami(e)s des multinationales, de recoloniser le pays. Les jeunes libyens, qui ont cru que l’Occident était un Paradis sur terre, commencent à déchanter.
     Maintenant que leur pays est détruit, les habitant(e)s de Benghazi, qui ont contribué à la contre-révolution, vont découvrir le poids qu’ils ont dans la politique et l’économie de leur pays face à une poignée de rapaces occidentaux qui se sont octroyé, entre autres, les avoirs libyens. M. Juppé, ne fait-il pas le généreux, en ce moment, avec l’argent du peuple libyen en promettant de dégeler une certaine somme !

     Les opposants à Mouammar Kadhafi découvrent l’héritage que leur ont laissé les bombes de l’Otan tombées du ciel sur ordre de la cohorte de chefs d’États criminels qui ont voulu détruire ce pays pour s’emparer de ses hydrocarbures et pour tenter de faire exploser l’Union Africaine. Dorénavant, la belle ville de Syrte est pire qu’Oradour-sur-Glane en 1944 : les bombardiers ont systématiquement détruit les villas et les immeubles, les un(e)s après les autres ; ils ont saccagé les infrastructures ; ils ont défiguré le paysage : arbres calcinés, poteaux réduits à des blocs de béton jonchant les rues et les routes, etc. Enfin, crimes parmi les crimes, de nombreux enfants sont passés du berceau à la tombe

     Les factions rebelles, exilées et non exilées, s’entre-déchirent, s’entre-tuent pour un pouvoir qui leur échappe, aux unes et aux autres, pendant que les multinationales françaises, britanniques, américaines pillent le pétrole, le gaz et toutes les richesses que les bombes auront épargné(e)s. Déjà, des bases militaires américaines et françaises s’installent, comme au temps de la monarchie du roi fantoche, Idris 1er, pour recoloniser le pays et pour mater toute révolution possible de la population restée fidèle au Guide révolutionnaire, pour recoloniser le Sahara et les neuf autres pays sur lesquels il s’étend, sans oublier le territoire du Sahara occidental, où se trouvent pétrole, cuivre, manganèse, fer, phosphate, uranium, et puis pour surveiller le Sahel… La Libye est un carrefour stratégique pour atteindre le cœur de l’Afrique.

     Mouammar Kadhafi avait-il attaqué, avec l’armée libyenne, un pays occidental ? Avait-il donné l’ordre à des militaires de bombarder la population civile française, britannique, états-unienne, afin d’avoir la peau des dirigeants politiques, afin d’imposer, contre les populations, un système politico-économique et de piller leurs richesses ? [...].

07.10.2011

121 - M. Kadhafi a un demi-siècle, voire un siècle d'avance

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 5 Oct 2011, à 21 heures 10.

 

fpetitdemange le 05/10/2011 à 21:12

 

M. Kadhafi a un demi-siècle, voire un siècle d'avance

 

     La Grande Jamahiriya est un exemple de démocratie directe : le peuple libyen exerce un contrôle sur les organisations administratives, économiques, politiques que n’ont jamais eu les peuples des prétendues démocraties occidentales. C’est ce contrôle que les médias dissimulent aux populations de France, de Grande-Bretagne, d’Italie, etc. Sait-on jamais ? Si celles-ci demandaient le contrôle sur les différentes activités humaines qui, à bien y réfléchir, les regardent au plus haut point…
     Trouvant sa source dans les nappes aquifères enfouies à 500, voire à 800 mètres de profondeur, sous le désert saharien libyen, la Grande Rivière Artificielle, longue d’environ 3. 500 km, dessert en eau, grâce à son réseau de canalisations en béton, le pays, du Sud au Nord. Cette réalisation fait partie de la politique des grands travaux de la Libye : il s’agit même du plus important projet d’ingénierie civile du monde. La Grande Rivière Artificielle alimente les populations situées sur son passage et, bien sûr, les villes de la côte méditerranéenne et doit permettre le développement de l’agriculture (céréales, produits maraîchers) et de l’industrie du pays. Quatre pipelines étaient prévus : celui partant de l’est de Kufra pour aboutir à Benghazi ; le second, partant du nord de Sabha pour arriver à Tripoli puis à Syrte ; un autre, partant du sud d’Al Jaghboub pour arriver à Tobruk et à Darnah ; enfin, celui partant de Ghadames pour arriver au sud de Tripoli et à la frontière de la Tunisie. La Cyrénaïque (Benghazi, Misrata) possède trois réservoirs ; la Tripolitaine en possède un au sud de Syrte. Cette réalisation qui, par son gigantisme et par ses performances, dépasse les plus grands projets occidentaux, a été financée avec l’argent du pétrole et n’a nécessité aucun emprunt auprès des banques internationales.
     Tandis que certains observateurs prennent ombrage de cette politique visant à l’autosuffisance, à la sécurité alimentaire et à la véritable indépendance de la Libye, d’autres estiment que cette réalisation va permettre à la Libye de résoudre son problème récurrent de manque d’eau mais aussi, à l’Afrique, de lui éviter la pauvreté définitivement. Voilà ce qui gêne considérablement tous ceux qui imposent, ici et là, des embargos et jouent avec la santé des peuples et qui ont un intérêt idéologique dans la misère de l’Afrique
     La Grande Rivière Artificielle, considérée comme la huitième merveille du monde, attise la haine des chefs d’États capitalistes et, notamment, français, britannique, états-unien… Commencés en 1984, les travaux devaient être achevés en 2010. Curieusement, la Libye est bombardée dès le premier trimestre de 2011…
     Cette guerre menée par l’Otan prouve que la Libye a raison d’œuvrer pour sa totale indépendance et pour celle du continent africain.


 

30.07.2011

76 - Qu'attend l'Otan pour faire cesser cette guerre meurtrière et destructrice ?

Ce commentaire est paru très rapidement après son envoi. Je remercie le modérateur pour sa célérité, même s’il a cru bon de retirer un mot de mon texte. Étant donné qu’il ne s’agit pas d’une insulte, je réintègre ce mot selon le texte original. Le modérateur me fournit ainsi l’occasion de rappeler, ici, que Polichinelle est le surnom que je donne à BHL (Bernard-Henri Lévy).
 

fpetitdemange le 21/07/2011 à 23:32

 

Qu'attend l'Otan pour faire cesser cette guerre meurtrière et destructrice ?

 

     La guerre civile était près de cesser lorsque les chefs d’États français, britannique et états-unien l’ont relancée pour en faire une guerre de rapines au profit des multinationales amies. Pour cela, les coalisés puis l’Otan ont multiplié les tentatives de désintégration du pays sur les plans territorial, ethnique, politique, économique, social.
     Récapitulatif : débarquement de commandos européens sur le sol libyen ; occupation et contrôle des ports ; embargo sur les armes à destination de la Libye ; instauration d’une zone d’exclusion aérienne dans le ciel libyen ; destruction des avions libyens au sol et de sites militaires ou stratégiques, mais aussi destruction d’immeubles d’habitation et de maisons particulières ; création d’un comité croupion censé représenter la population (qui se représente bien elle-même et qui n’a besoin ni de lui, ni d’un [...
Polichinelle
] étranger pour organiser son quotidien) ; appels incitant les politiques à trahir le peuple et les militaires à déserter l’armée, en temps de guerre, alors que le pays est attaqué ; attaque du ministère de l’Intérieur et de Lutte contre la corruption, puis d’un relais de télécommunications ; bombardements de villages, de villes et de la capitale ; livraison d’armes aux “rebelles” ; abus de la confiance, faite par le peuple libyen à ces pays, qui se traduit dans le vol d’une partie des avoirs gelés, au bénéfice des “rebelles” armés ou des coalisés ; etc.
     Les chefs occidentaux va-t-en guerre ont pris parti pour une poignée d’opposants à la démocratie directe libyenne. Après quatre mois de bombardements, il est impossible de connaître la volonté qui anime cette bande armée, constituée majoritairement d’islamistes intégristes. Cependant, ce qui est sûr, c’est que la volonté de quelques-uns (uniquement des hommes) ne rejoint pas celle du peuple libyen (hommes et femmes) puisque celui-ci reste fidèle au Guide révolutionnaire.
     Dès après la révolution de 1969, M. Kadhafi a sensiblement fait passer la société libyenne, fondée sur le patriarcat, où la femme était sous la tutelle du père, devait « obéissance et soumission » à son mari et vivait séquestrée, à une société où filles et garçons effectuent des études, où hommes et femmes vivent côte à côte, partagent les tâches domestiques lorsque tous deux travaillent à l’extérieur, conduisent une automobile. Par ailleurs, hommes et femmes s’expriment dans les congrès populaires de base, les comités populaires, les syndicats et les associations professionnelles, et discutent de problèmes qui trouvent ensuite leur forme définitive lors du Congrès général du peuple, où se réunissent annuellement tous les groupes exécutifs des congrès et des comités populaires, et des unions syndicales ou professionnelles.
     Il est difficile d’imaginer que les “rebelles”, combattants armés contre la population, voudraient garder une société de libertésla femme et l’homme ont une prise directe sur leur vie.