02.02.2012

160 - Tandis que le Qatar rachète la France, morceau par morceau...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 1er Fév 2012, à 21 heures 21. 

 

fpetitdemange le 01/02/2012 à 21:22

 

Tandis que le Qatar rachète la France, morceau par morceau...

     ...le Qatar rejoint les colonisateurs français, britanniques, états-uniens pour s’emparer du commandement en Libye. Le Qatar et les États-Unis ont convenu avec le président fantoche du CNT, Moustapha Abdel Jalil, de nommer eux-mêmes les chefs des services de renseignement libyen. Salem Hassi, qui est « en charge de la sécurité dans l’organisation du Front du salut », devient président du renseignement libyen : il faut dire que Salem Hassi a la nationalité… américaine ; Mustafa Nouh, qui est « Membre du Comité suprême de sûreté, vice-président du Conseil militaire de Tripoli de Abdelhakim Belhadj », prend, quant à lui, la place de vice-président du renseignement libyen. [Éléments repris dans Algeria ISP, art. “Libye – Qatar nomme les présidents du renseignement libyen”, 28 janvier 2012] Les décideurs étrangers, qui en viennent à nommer les hommes qu’ils veulent aux fonctions essentielles de la Libye comme celle du renseignement, dénoncent les raisons pour lesquelles les chefs d’État de leurs pays ont livré cette guerre contre la Jamahiriya et montrent jusqu’à quel point ces chefs criminels usurpent les droits du peuple libyen. D’une démocratie directe, la Libye passe à une dictature étrangère.
     Les villes de Brega et de Ras Lanuf (où il y a du pétrole), dans le golfe de Syrte, ont été déclarées propriétés de l’occident et sont placées sous contrôle français : aucun Libyen, qu’il soit fidèle à la Jamahiriya ou pro-CNT, ne peut y pénétrer. De quel droit ? Du droit que donnent les bombes et les assassinats politiques. Pendant que les factions rebelles s’entre-tuent avec des armes lourdes et emprisonnent, torturent, massacrent les civil(e)s fidèles à la pensée politique et économique du Guide révolutionnaire, les multinationales occidentales pompent le pétrole au maximum, l’exportent en Europe quasi gratuitement et, une fois le pétrole parvenu à destination, augmentent les prix à la pompe. Autrement dit, les Français(es) sans vergogne, qui pensaient que l’écrasement de la Jamahiriya et le massacre de la population civile libyenne allaient au moins leur permettre de rouler bon marché, se sont complètement leurrés.

     Les chefs d’État occidentaux se disant démocrates ont, pour installer leurs multinationales amies et privatiser complètement l’économie libyenne, plongé la population de Libye dans l’horreur, la pauvreté, le chaos. Faudra-t-il que les Libyen(ne)s chassent les colonisateurs français, britannique, états-unien, comme en 1969 ? En 1969, les colonisateurs occidentaux n’étaient pas endettés comme aujourd’hui. Alors… tout est permis pour les Libyen(ne)s, fidèles à l’État des masses, qui voudront retrouver la liberté, la véritable démocratie et la prospérité.

27.01.2012

159 - Un pays qui « sombre dans le chaos » n'est pas un pays libre...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Je 26 Jvr 2012, à 18 heures 53.

 

fpetitdemange le 26/01/2012 à 18:54

 

Un pays qui « sombre dans le chaos » n’est pas un pays libre...

     Partout où il y a un modus vivendi (manière de vivre) ensemble entre des peuples aux ethnies, aux religions différentes, les chefs des États capitalistes ne peuvent s’empêcher, au prix de dizaines de milliers de bombes, de faire écraser ces peuples sous le généreux prétexte de leur apporter une prétendue liberté : les droits humains n’étant déjà pas respectés dans leurs pays, comment ces chefs des États capitalistes peuvent-ils vouloir les imposer à d’autres chefs d’État ?

     Mouammar Kadhafi, un dictateur ? Les plus terribles des dictateurs, dans le cours de l’histoire, n’ont jamais gêné les chefs des États capitalistes. En Amérique latine, les présidents élus, considérés comme trop proches des peuples, n’ont-ils pas été assassinés et remplacés par des dictateurs soutenus, qui plus est, par d’anciens SS exilés ? En Europe, le général Franco est mort, à 83 ans, dans son lit, inquiété en rien par les autres chefs d’État occidentaux de l’époque : d’ailleurs, une certaine justice espagnole n’a-t-elle pas décidé de faire l’impasse sur les tortures infligées aux républicains espagnols et à leurs familles ? (Il est vrai que Juan Carlos ayant été considéré par Franco comme son “dauphin”, il fallait vite refermer le chapitre du franquisme.) C’est ainsi que d’aucuns s’acharnent à faire oublier aux peuples les pages les plus rouges de leur sang dans l’histoire des pays.

     Mouammar Kadhafi était parvenu, par la création de l’État des masses, à maintenir une structure familiale et tribale qui permettait de transcender les haines séculaires entre les familles, entre les diverses tribus. Le développement du pays avait largement contribué à apporter un contexte favorable à ce maintien. Il a fallu que ces quelques chefs d’État, haineux et aux abois dans leurs pays respectifs, fassent rallumer, par leurs services secrets et en profitant d’attaques, par des bandes armées, de la police libyenne, les querelles endormies ; il a fallu un Polichinelle prétentieux, des ministres français des Affaires étrangères et de la Défense revanchards, pour semer la zizanie entre les Libyen(ne)s de la Jamahiriya, les Libyen(ne)s de la Cyrénaïque nostalgiques, jusqu’à reprendre son drapeau, d’une monarchie que la grande majorité n’a pas connue, et les Libyens exilés qui, comble de l’ingratitude, ont pu effectuer leurs études à l’étranger grâce à… la Jamahiriya qui les finançait.

     Mais, voilà, les anciens colonisateurs, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, avec la complicité de la Turquie, poussés de façon impérieuse par Israël, ont décidé d’écraser 42 années de travail du peuple libyen et le peuple libyen lui-même, fidèle au Guide révolutionnaire ; ils ont décidé, pour entraver le développement du continent africain, qui devait se poursuivre plus ou moins indépendamment de l’Europe et des États-Unis, de réinstaller les bases militaires qu’ils avaient dû retirer après la révolution de 1969 en Libye.

 

28.08.2011

100 - Contrairement à ce que les médias serviteurs de l'Otan disent...

fpetitdemange le 21/08/2011 à 22:55

 

Contrairement à ce que les médias serviteurs de l'Otan disent...

 

     …M. Kadhafi n’est pas isolé. Les chefs d’États occidentaux criminels ne sont pas parvenus, après cinq mois de guerre, malgré les bombardements incessants, à obtenir le soulèvement de la population libyenne contre le Guide révolutionnaire.
     L’OTAN aurait-elle développé des forces terrestres à Tripoli, violant une énième fois les résolutions de l’ONU ? Mais où est donc passé Ban Ki-moon ? Ce complice des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ! Il serait intéressant de connaître la rémunération de ce serf dont le mutisme rend tant de services à l’Otan depuis le début des événements…
     En république populaire et socialiste, les peuples sont réellement souverains ; en pays capitalistes, ils ne sont que les esclaves de la grande bourgeoisie. L’OTAN va-t-elle oser, pour imposer un changement de régime, un coup de force contre la majeure partie de la population ?
     En tout cas, la population libyenne n’acceptera pas le renversement de l’État des masses pour la mise en place d’une dictature religieuse ou d’un roi fantoche ; elle se révoltera. Elle n’admettra pas que les bandes de criminels, à l’origine de tant de coupes sombres dans ses villes et ses villages, se retrouvent avec les pleins pouvoirs.
     Si la population libyenne, par ses volontaires, prend les armes pour se défendre contre l’envahisseur étranger : exilés libyens, commandos européens, forces de l’Otan, que feront celles-ci ? Les forces de l’Otan, qui bombardent la population, de nuit comme de jour, vont-elles aller jusqu’à provoquer un bain de sang nocturne dans la capitale - pendant que les peuples européens dorment -, après avoir déjà massacré des milliers de Libyens et de Libyennes ?
     Jusqu’où la rage sanguinaire a-t-elle mené les Ban Ki-moon, N. Sarkozy et Polichinelle, D. Cameron, B. Obama et Hillary Clinton, A. F. Rasmussen, L. Moreno-Ocampo et tous les chefs d’États occidentaux et pro-occidentaux, tous les chefs civils et militaires, qui ont trempé dans ce qu’il faut appeler un carnage. Tous ces gens sont la honte de l’humanité. Ils devront passer devant des tribunaux pour rendre des comptes aux peuples
     Peuples du monde ! Soyez vigilants… L’OTAN utilise les mêmes ruses que les nazis lorsqu’ils ont occupé la France. Les nazis faisaient apposer des affiches dans les lieux publics pour dire à la population qu’ils allaient la protéger… Comme les nazis, non seulement les forces de l’Otan bombardent la population et la massacrent, mais elles n’hésitent pas à recourir à cette autre méthode contraire à toute humanité : elles l’affament. Combien de morts, dans la population, dus aux embargos et aux bombardements des entrepôts de denrées alimentaires de première nécessité ?
     L’OTAN devra payer pour ses crimes. Elle ne pourra pas faire comme en Irak ou dans les Balkans ou en Afghanistan où sa cruauté n’a eu d’égale que sa lâcheté. Elle ne cesse de vouloir recommencer le carnage ailleurs, en Syrie notamment, tant elle est assoiffée du sang des peuples. Il faut la disloquer.

 

27.08.2011

99 - Que reste-t-il à détruire en Libye, sinon la population fidèle à M. Kadhafi...

fpetitdemange le 21/08/2011 à 21:03

 

Que reste-t-il à détruire en Libye, sinon la population fidèle à M. Kadhafi...

 

     Pourquoi les médias français veulent-ils absolument nous vendre ce chef politique et religieux des soi-disant rebelles libyens, Moustapha Abdel Jalil, l’ex-président de la cour d’appel de Tripoli, qui s’était si bien comporté avec les infirmières bulgares et le médecin palestinien en les condamnant, par deux fois, à la pendaison ? N’est-ce pas le Guide révolutionnaire qui était intervenu pour les libérer ? À l’égard de M. Abdel Jalil, le renversement, vers la fin 2010, des positions de Human Rights Watch et d’Amnesty international frise l’amnésie… Préparait-on déjà la guerre ? Le révisionnisme historique va bon train. Bientôt M. Abdel Jalil, religieux musulman intégriste, coresponsable de milliers de morts, sera… canonisé par le très Saint Père Benoît XVI !
     Pourtant, M. Abdel Jalil est un traître à son pays. Après avoir appelé les bombardements des coalisés et de l’Otan sur les villes et les villages, sur la capitale Tripoli, qui ont fait partout des carnages, ce traître feint, six mois plus tard, de « protéger la vie » de la population. Après le gel et le vol des avoirs libyens pour son comité de croupions fabriqué par Polichinelle, après les destructions de sites militaires, médiatiques, archéologiques, de bâtiments administratifs, de ministères, d’habitations dont des fermes agricoles, le voici qui se soucie de protéger « les biens de la population ». Tandis qu’il collabore avec l’Otan pour maintenir l’embargo destiné à affamer la population tripolitaine (hommes, femmes, enfants), à seule fin d’obtenir son soulèvement et le renversement de M. Kadhafi, ce religieux veut montrer sa belle âme… Hélas pour lui, son âme est vile.
     À cause notamment de l’intransigeance de ce traître, la population libyenne continue à recevoir les bombes des “démocrates” occidentaux qui ne connaissent que la force pour imposer leur business. Tandis que M. Abdel Jalil tire des plans sur la comète et se voit déjà le sujet d’un roi, certes, mais avec un maroquin, les troupes qui combattent, au sol, contre les forces régulières libyennes, sont les commandos européens, des exilés libyens, vivant à l’étranger - aux États-Unis, en Arabie Saoudite, en Irlande -, membres d’Al-Qaïda et mercenaires à la solde de la CIA et autres services secrets étrangers, revenus dans leur pays pour le détruire et massacrer la population fidèle au Guide.
     Mais comment ces “rebelles révolutionnaires”, penseraient-ils faire pour imposer la monarchie ou un État islamiste, ou les deux à la fois, à la population libyenne en majorité fidèle à M. Kadhafi ? Le peuple libyen a une conscience politique certainement plus affûtée que celle du peuple français : de la même façon qu’il est impossible de lui faire prendre l’État des masses pour une dictature, il sera difficile de lui faire prendre un roi ou un dictateur religieux intégriste pour un Guide révolutionnaire

 

20.08.2011

92 - Il veut aller jusqu'au bout du massacre mais la France ne veut pas!

Ce commentaire a été envoyé au Point.fr, le Sa 13 at 2011, mais il n'a pas paru. D'où son titre en violet. 

 

Il veut aller jusqu’au bout du massacre mais la France ne veut pas !

 

     Plus personne ne croit à la mission « Protecteur unifié » qu’il faudrait appeler « Destructeur unifié ».

     Alors… Que ces chefs va-t-en guerre ne viennent pas nous raconter, pour la énième fois, qu’ils ont empêché des morts. Les bombardements des coalisés et de l’Otan ont ranimé une rébellion en train de s’éteindre et ont fait des milliers de morts ; les chefs et leurs mauvais conseilleurs devront être jugés et punis.

     Le peuple libyen n’a que faire d’un président fantoche, dont le pays se trouve au bord de la faillite, et de ses faux sentiments. Le peuple libyen est libre : il n’a pas besoin d’un chef d’État étranger pour, au nom d’un ersatz de liberté, lui imposer un État islamique et lui voler ses hydrocarbures. Le peuple libyen n’a pas à payer, avec son travail et son sang, les incuries financières des chefs d’Etats occidentaux et de leurs amies, les multinationales, dont les banques.

     C’est une obsession chez Mr Sarkozy à vouloir chasser Mouammar Kadhafi d’un pouvoir qu’il n’a pas. Le pouvoir est entre les mains du peuple. Que certains épouvantails cessent de chercher à nous faire peur en agitant le mot “dictature” ; ce sont eux qui, en réalité, ont peur. Qu’ils aillent jusqu’au bout de leur raisonnement : ce qu’ils craignent, en Libye, c’est l’État des masses, le gouvernement du peuple par le peuple ; ils craignent que l’exemple libyen de développement politico-économique ne déteigne sur des pays dits démocratiques. Ces épouvantails ont peur d’une véritable souveraineté du peuple ; ils lui préfèrent la dictature de la bourgeoisie, de ses multinationales et de ses actionnaires, sur les peuples européens et états-uniens, sinon du monde.

     “Les rivières de sang ont coulé grâce à nous”, voilà ce que le président français aurait dû dire, s’il était honnête. Mr Sarkozy doit se faire une raison : il a perdu la guerre qui, par sa décision personnelle, est cause de milliers de mort(e)s, de disparu(e)s, d'handicapé(e)s à vie, de blessé(e)s, de déplacé(e)s, sans dire les mort(e)s, suite à l’utilisation de bombes à ogives fabriquées à l’uranium appauvri ; la plupart de ces malheurs humains sont soigneusement tus par les médias, l’ONU, la Ligue des droits de l’homme, les ONG, les écologistes… Cette visite à des militaires qui rentrent de guerre a, bien sûr, un but précis : le chef des armées et le ministre de la Défense se doivent de chapitrer, tout en les flattant, les militaires afin que rien ne transparaisse dans la population de ce qui s’est passé en Libye ; idem, pour d’autres guerres, telle celle en Côte d’Ivoire. Il y a des choses horribles, faites en son nom, que la population française ne doit surtout pas savoir…

     La Libye ne dira pas merci à ce président. Qu’il en soit sûr ! La France, non plus ! Ou plutôt, elles le remercieront à leur façon. L’une est exsangue. L’autre est au bord de l’abîme. Et il ne faudra pas compter sur la reconstruction de la Libye pour faire repartir l’économie de notre pays.

 

 

18.08.2011

90 - L'UE (Union Européenne) ne pense qu'à punir les peuples

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 10 at 2011, à 22 heures 25. Non paru. D'où son titre en violet.

L’UE (Union Européenne) ne pense qu’à punir les peuples

     L’UE, organisation au service de la grande bourgeoisie internationale, ne fait que réprimander, sanctionner, sévir, punir, obligeant les chefs d’États à pressurer toujours davantage les peuples.

     La voici qui s’en prend nommément, à Mouammar Kadhafi, et, à travers lui et sa famille, au peuple libyen : « L'UE vient d'adopter, le 8 août, un cinquième ensemble de mesures restrictives à l'encontre de Kadhafi et son entourage. Ces sanctions visent de nouvelles entités économiques liées au régime de Tripoli. Elles viennent renforcer le dispositif de sanctions internationales. » Par ces sanctions énoncées, elle apporte la preuve que les chefs d’États européens et états-unien, qui se trouvent dans une très mauvaise posture, attaquent la politique et l’économie de l’État des masses, c’est-à-dire du peuple libyen. Ces « sanctions » cherchent à atteindre le secteur pétrolier, par la compagnie Al-Sharara, et l'ODAC (Organisation responsable du Développement des Centres Administratifs). Et Mme Fages, porte-parole adjointe du ministère français des Affaires étrangères, d’affirmer que ces deux sociétés sont « directement liées » à Mouammar Kadhafi. Or, en tant que directrice adjointe de la communication et de la presse, Mme Fages devrait faire preuve de plus d’exactitude dans ses propos.

     Le fait de s’en prendre à la Compagnie du secteur pétrolier Al-Sharara montre bien que les chefs européens et états-uniens tentent, à défaut de pouvoir s’emparer des richesses énergétiques de la Libye, de « tarir les revenus » du pays. La « détermination de la communauté internationale » vise-t-elle à faire mourir la population libyenne de faim ? Par le gel et même le vol des avoirs du peuple libyen, l’UE attaque les sociétés nationales dont, notamment, la NOC (National Oil Corporation) qui est la compagnie pétrolière nationale de la Libye dotée de plusieurs filiales : la NOC n’appartient pas au Guide révolutionnaire ou à sa famille, mais à la Libye. C’est une entreprise publique qui emploie habituellement 30.000 personnes.

     Quant à l’ODAC (Organisation pour le Développement des Centres Administratifs), elle n’appartient pas non plus à M. Kadhafi ou à sa famille mais à la Libye… L’État des masses, en Libye, veille tout particulièrement au développement des structures d’enseignement : construction de crèches, d’écoles, d’universités. Un projet, qui était en voie de réalisation avant la guerre, porte sur la construction d’un campus universitaire des technologies, à l’ouest de Tripoli, qui devait être achevé en 2013. « La réalisation de ce campus représente, pour le gouvernement libyen, une priorité dans ses politiques sociale, éducative et d’ouverture du pays. » [Architopik.com “Campus Universitaire de Tripoli, Zuwarah”]

     Enfin, l’« embargo sur les armes et sur les matériels pouvant servir à la répression », est-il accompagné de l'embargo sur la nourriture pour affamer la population libyenne, comme en Irak ?

 

06.08.2011

81 - Projet de la mise en place d'une dictature en Libye

Commentaire envoyé le Me 27 juillet 2011, non paru, d'où son titre en violet.


Projet de la mise en place d’une dictature en Libye

     Qu’est-ce qu’un parti mis en place par des “Libyens” exilés venus des États-Unis dans les bagages de la CIA ? Un parti de la CIA. Qu’est-ce qu’un parti mis en place avec l’appui de pays extérieurs qui font la guerre au peuple libyen pour renverser l’État des masses, c’est-à-dire la démocratie directe ? Un parti de la colonisation. Qu’est-ce qu’un parti mis en place contre le peuple libyen ? Un parti antidémocratique. Qu’est-ce qu’un parti unique dans un pays ? Une dictature.
    
“Le parti de la Nouvelle Libye” pourrait bien s’avérer être le parti des anciens colonisateurs, de la vieille monarchie fantoche, des exilés revanchards, des parvenus… Avec un co-fondateur, Ramadan Ben Amer, qui vit aux Émirats arabes unis, dans un pays “très démocratique”, - n’est-ce pas Mrs Obama, Cameron, Sarkozy, Rasmussen, Frattini, etc. ?, n’est-ce pas Polichinelle ? -,avec un autre co-fondateur, Rajad Mabrouk, qui vit au Texas, et qui, tous deux, débarquent en Libye, le parti a toutes les chances de n’être surtout pas démocratique, surtout pas laïc, surtout pas indépendant.
    
En admettant que ces chiffres ne soient pas inventés, que représentent 2.000 personnes face à quelque sept millions d’habitant(e)s ? Un parti, soutenu par 20.000 personnes expatriées « vivant aux États-Unis, au Canada ou en Allemagne », n’est pas un parti libyen mais le parti de l’étranger.
    
Ces soi-disant Libyens, qui avaient quitté la Libye, au temps de son développement sous l’impulsion de M. Kadhafi, ne réapparaissent que pour anéantir 42 années de travail du peuple libyen. Ils avaient quitté leur pays d’origine ? Eh bien ! Qu’ils repartent dans leurs pays d’adoption. Les Libyen(ne)s savent, maintenant, qui les a fait bombarder, nuit et jour, durant plus de quatre mois.
     Ces “rebelles” de la dernière heure paraissent réciter un programme qui leur a été dicté. Ils n’ont pas d’argent mais ils ont déjà, tout prêt, « un dépliant en papier glacé » “made in USA”. Que croient-ils que la Libye soit devenue sans eux ? Une démocratie, et directe, celle-ci !
    
Que veulent faire ces revenants ? Remplacer la Grande Jamahiriya (État des masses) arabe libyenne populaire et socialiste, appuyée sur une démocratie directe, par une démocratie indirecte, c’est-à-dire par un semblant de démocratie ? Et pourquoi donc les tribus ne devraient-elles pas participer à la vie politique ? Parce qu’elles appuient majoritairement M. Kadhafi ? Ce qu’ils veulent faire, en réalité, ces revenants l’avouent eux-mêmes : ils veulent établir « un État musulman séculier, où la relation à Dieu serait considérée comme une affaire personnelle »… Mais, au nom de Dieu, que n’ont-ils pas fait déjà ?
    
Tous les pays du monde pourraient encore bien reconnaître le CNT (pour l’instant, il n’est reconnu que par les États qui ont fait la guerre à la Libye), le CNT n’aurait aucune légitimité. Idem, pour un parti. C’est le peuple libyen, seul, qui peut accorder sa légitimité lors de ses congrès populaires.

17.07.2011

64 - Tels des vauriens, les chefs occidentaux et leurs amis des multinationales...

fpetitdemange le 07/07/2011 à 23:16

 

Tels des vauriens, les chefs occidentaux et leurs amis des multinationales...

 

     M. Kadhafi est chez lui, dans son pays, le peuple libyen, aussi ! De quel droit une poignée de chefs d’États étrangers peut-elle, par un baratin idéologique sans précédent autre que celui fait à propos des Balkans, par une pression psychologique qui s’apparente à une méthode criminelle, par les commandos au sol et par les bombes larguées nuit et jour sur la population libyenne, intoxiquer et asservir les populations du monde ? Bref, après que la Libye eût renoncé aux Armes de Destruction Massive, quelques pays capitalistes ont fait publier, par des médias serviles, de hideux mensonges sur M. Kadhafi, de faux slogans vantant leur soutien au peuple libyen, puis sont entrés en action avec toute la force de leurs armes destructrices du peuple et de la Libye
     M. Kadhafi, par son histoire et par celle de son pays, est le Guide révolutionnaire. Ces chefs occidentaux, qui ne sont pas à même de comprendre cela qui est trop fort pour eux, ne peuvent imposer au monde leur point de vue qui s’apparente à un révisionnisme historique. Derrière ces chefs, qui ne connaissent que la force et qui font la guerre pour imposer à l’Afrique un système politico-économique capitaliste, qui réduisent à néant 42 années de travail consacrées au développement de la Libye, il y a les multinationales occidentales, aux intérêts privés, tenues par les coquins des coquins, qui attendent avec leurs capitaux pour s’installer là où elles ne sont pas invitées, certaines pour établir des bases militaires en vue d’imposer une politique colonialiste sous de nouvelles formes.
     Oui, vraiment, cet acharnement contre le Guide révolutionnaire, sa famille et le peuple libyen ressemble à certaines méthodes du XXème siècle que les peuples étaient en droit d’espérer révolues.
     Quelle légitimité pour des rebelles venus de l’extérieur, sur commande de la CIA, fomenter une guerre civile dans leur ancien pays ? Quelle légitimité pour des rebelles, intégristes religieux, que les chefs d’États occidentaux arment contre l’État libyen et soutiennent contre la majorité de sa population ? Quelle légitimité pour des chefs d’États occidentaux et leurs acolytes de l’ONU, de l’OTAN, de la CPI, qui veulent absolument imposer, par la dictature des armes, à l’État des masses que constitue le peuple libyen, un chef d’État de leur choix, un gouvernement de leur choix, un régime politico-économique de leur choix ?
     S’il est permis, à des chefs occidentaux, de soutenir, par les armes, quelques rebelles pour les mettre au pouvoir, alors la Libye pourra bombarder la France et Paris, armer le FLNC, les autonomistes bretons ou alsaciens, ou les indépendantistes basques, etc. , etc. , pour les mettre au pouvoir.
     L’Union Africaine et la Ligue arabe ont vraiment intérêt à soutenir la république populaire et socialiste et le peuple libyen qui l’a construite, à protéger toute la famille Kadhafi, et à user, si nécessaire, de menaces contre les intérêts occidentaux afin de renvoyer ces militaires serviles dans leurs pays !

 

03.07.2011

51 - La société libyenne ne serait-elle pas plus démocratique que la nôtre ?

fpetitdemange le 18/06/2011 à 18:27

 

La société libyenne ne serait-elle pas plus démocratique que la nôtre ?

 

     La Libye, qui, depuis la “Déclaration sur l’avènement du Pouvoir du Peuple” (nouvelle constitution établie en 1977), est aussi appelée la Grande Jamahiriya arabe libyenne, est une république populaire et socialiste. Nul doute que les mots « populaire » et socialiste » font, depuis longtemps, extrêmement peur aux « démocrates » occidentaux et pro-occidentaux qui n’ont jamais fait leur deuil de la Libye, en tant que colonie puis en tant que monarchie fantoche.
     Les termes de « chef d’État » et « d’État », certes couramment utilisés pour évoquer M. Kadhafi et le régime politique de la Libye, sont inappropriés ; ils ne sont utilisés que comme dénominations communes pour permettre à nos pensées occidentales pressées une compréhension rapide des choses. Mais la réalité libyenne s’inscrit autrement dans la “res publica” (chose publique) qu’en Occident. La Jamahiriya, « État des masses » (ce groupe de mots à lui seul terrifie la grande bourgeoisie occidentale et pro-occidentale), est le mode de gouvernement de la Libye : autrement dit, le pouvoir est davantage dans les unités de base constituées par la population que dans un gouvernement central.
     Le pouvoir exécutif ne se trouve pas concentré entre les mains de Mouammar Kadhafi mais il est partagé entre le Guide révolutionnaire (“chef de l’État” de facto), et seize représentants du Congrès général du peuple (dont le secrétaire est le “chef de l’État” de jure), qui est l’organe législatif, et son bureau politique. Le secrétaire général du Comité général du peuple (“chef du gouvernement)” a déclaré, lors de la rébellion, que la Libye avait le droit de « prendre toutes les mesures pour préserver l’unité du pays ». Quel chef de gouvernement, voyant la population de son pays attaquée par une bande de rebelles armés et par des commandos étrangers, dirait le contraire et laisserait faire ? Dans les congrès populaires, auxquels hommes, femmes, personnes âgées, jeunes (à partir de 16 ans) participent, se discutent les projets qui concernent toute la vie en société : de la construction d’une école au cadre de vie, en passant par l’instruction, la culture, les arts, etc. Cette démocratie directe se définit par cette phrase : « Une personne, une voix ». 
     La société libyenne puise sa force, traditionnellement et fondamentalement, dans les tribus dont les relations entre elles et avec le gouvernement sont essentielles puisqu’elles sont constituantes du politique dans la Grande Jamahiriya. Sauf que la tribu religieuse des Senoussis, qui avait un rôle majeur à l’époque du roi Idriss 1er, de 1951 à 1969, n’a jamais accepté la mise en pratique du socialisme et la place prise par la femme, aux côtés de l’homme et non derrière, dans la société libyenne.
     Il serait piquant qu’au bout d’un processus électoral parfait, sans M. Kadhafi, la population libyenne votât pour… le Guide révolutionnaire ! Tandis que, dans les pays prétendument démocratiques, les « responsables politiques occidentaux » seraient mis à la porte…