09.01.2012

156 - La démocratie mise en place par les bombes de l'Otan

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ve 6 Jvr 2012, à 22 heures 30 ; non paru. D'où son titre en violet. 

 

 

La démocratie mise en place par les bombes de l’Otan

 

     En 2011, lors des attaques, par les bandes armées, des édifices publics et des autorités du pays, Mouammar Kadhafi avait proposé d’utiliser la voie diplomatique en vue d’un règlement rapide de ces conflits venus d’ailleurs ; cette voie avait été refusée par les chefs d’Etats occidentaux et pro-occidentaux : nul doute que ces derniers voulaient absolument s’ingérer dans les affaires intérieures de la Libye pour anéantir la Jamahiriya (l’« État des masses »), punir la majeure partie de la population libyenne fidèle au Guide révolutionnaire et assassiner celui-ci pour fairemain bassesur les ressources du pays. Toute solution pacifique a donc été éliminée et la guerre, imposée.

     La subversion des rebelles et l’attaque armée de la coalition puis de l’Otan contre les défenses militaires et civiles de la Libye, contre ses infrastructures notamment contre ses moyens de communication, se sont alors transformées en une guerre contre la majeure partie de la population civile. Les chefs d’États belliqueux n’ont pu imposer cette guerre qu’en recourant à des méthodes anti-démocratiques : la désinformation médiatique, le mensonge érigé en vérité, l’idéologie anti-Kadhafi, le terrorisme politique et économique, intellectuel et militaire…

     Les soi-disant rebelles de 2011 ont fait apparaître une différence essentielle avec les révolutionnaires de 1969 : la révolution de 1969, menée par le colonel Kadhafi, s’était effectuée sans effusion de sang, sans bombardement de la population pour la réduire à merci mais, au contraire, avec l’assentiment de celle-ci, lasse de la corruption en vigueur sous la monarchie du roi Idris 1er, sans destruction du pays. Ces rebelles de 2011, titillés par les exilés libyens venus dans les valises de la CIA, du MI6, etc., ne sont que des jouets manipulés par les services occidentaux, que de faux combattants ayant fait appel à l’étranger pour s’emparer d’un pouvoir qui les dépasse.

     Les Libyen(ne)s, qui ont œuvré pour la fin de la Jamahiriya arabe populaire et socialiste et pour la mort de Mouammar Kadhafi, n’ont fait que remettre leur pays dans les mains des exilés revenus au pays natal comme valets des multinationales occidentales (déjà, les Benghazien(ne)s peuvent voir l’or noir leur filer sous le nez, par barils entiers) : ils ne vont récupérer des Occidentaux qu’une poignée de cacahuètes et des barils de mépris.

     Maintenant, pourquoi les renégats veulent-ils écarter les Libyen(ne)s, proches de Mouammar Kadhafi, des élections ? Parce que la majeure partie de la population libyenne, étant restée fidèle au Guide révolutionnaire et le faisant savoir tous les jours, les candidat(e)s qu’elle désignerait auraient toutes les chances de gagner contre les candidats des “rebelles” criminels qui ont appelé les bombes de l’étranger pour détruire la Libye, son armée, sa police, son organisation politico-économique, son dirigeant et la détruire elle-même.

 

03.01.2012

155 - Le CNT fête la fin de l'indépendance de la Libye

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 28 Déc 2011, à 22 heures 30 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Le CNT fête la fin de l’indépendance de la Libye

 

     Ce titre serait plus conforme à l’histoire.

     Autrement dit, les Libyens et Libyennes, suite à l’ingérence de la France, de la Grande-Bretagne et des États-Unis dans les affaires intérieures de la Libye, suite aux bombardements de leur pays par les forces coalisées puis par l’Otan, suite à l’invasion de commandos européens, de troupes qataries et des forces spéciales françaises, britanniques, états-uniennes, font un bond de 42 ans en arrière pour ne pas dire de 60 ans

     Les renégats tel Mustapha Abdel Jalil, les destructeurs de leur pays natal tel l’exilé libyen Abdel Rahim al-Kib, n’ont rien inventé puisqu’ils récupèrent tout ce qui vient de l’époque précédant la révolution de 1969, jusqu’au drapeau du CNT qui n’est autre que le drapeau rouge-noir-vert, avec le croissant et l’étoile, de la monarchie sanussi du roi Idris 1er. Or, celui-ci n’a jamais été autre chose que le roi fantoche des occidentaux. De quels occidentaux ? Des Français, des Britanniques, des États-Uniens. Ce n’est pas un hasard si, le 17 mars puis, en catimini, le 24 ou 25 décembre 2011, le petit-neveu du roi fantoche, Muhammad al-Sanussi, a remis les pieds en Libye

     Le grand-oncle avait réussi ce tour de force, alors que l’indépendance, trouvée dans une boîte à surprise, le 24 décembre 1951, n’était qu’une fausse indépendance, d’aliéner son pays aux desiderata occidentaux, en laissant s’installer des bases militaires états-uniennes, britanniques, françaises sur le sol libyen. Or, en cette fin d’année 2011, qu’y a-t-il en Libye ? Des bases militaires françaises, états-uniennes en attendant les bases britanniques si elles n’y sont déjà.

     1951-1969 : monarchie du roi Idris 1er ; 1969-2011 : démocratie directe instaurée par Mouammar Kadhafi ; 2011 : fabrication d’un Comité National de Transition bricolé par un Polichinelle et reconnu par quelques chefs voyous, voleurs et criminels d’États occidentaux endettés, au bord de la faillite. Mais qui est ce Mustapha Abdel Jalil ? Président de la cour d’appel de Tripoli, il a confirmé à deux reprises la condamnation par pendaison de cinq infirmières bulgares et d’un médecin palestinien ; puis, ministre de la Justice grâce à Seïf Al-Islam, de 2007 à 2011, ce petit homme haineux et ingrat serait, sans la famille Kadhafi, dans l’anonymat le plus complet.

     Le Guide libyen, Mouammar Kadhafi, a été, sur ordre des chefs d’États occidentaux, lynché et sauvagement assassiné par leurs valets : il ne s’agit pas d’une simple mort mais d’un assassinat politico-économique doublé d’un crime crapuleux.

     Alors, que les médias ou experts en tous genres du monde arabe ne viennent pas induire les esprits en erreur en faisant passer des vessies pour des lanternes : une contre-révolution sanglante pour une révolution en douceur, une recolonisation pour une indépendance, une oligarchie bourgeoise pour une vraie démocratie. Il n’est même plus question de révisionnisme, à ce niveau-là, mais d’une falsification de l’histoire.

 

27.10.2011

131 - Un peuple, peut-il adorer son dictateur...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 26 Oct 2011, à 23 heures 30 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

 

Un peuple, peut-il adorer son dictateur…

 

     ...Au point d’aller se recueillir sur sa tombe ?

     Mouammar Kadhafi est mort, torturé, exécuté : il fait encore peur au CNT ! Le rite musulman n’exige-t-il pas qu’un être humain soit enseveli, le jour de sa mort, au coucher du soleil ? Déjà, les intégristes religieux ont trahi le rite et fait l’inverse : ils ont attendu quatre jours avant d’enterrer le corps du Guide, celui de son fils et les corps de leurs amis, dans la nuit ou à l’aube, en cachette de la famille, de sa tribu et du peuple libyen. Ces énergumènes ont beaucoup de choses à se reprocher : il s’agit, pour eux, de dissimuler, aux yeux du monde entier, le degré d’ignominie vers lequel la haine de l'être humain les a fait descendre.

     Alors, le CNT, a-t-il définitivement effacé les traces de tortures sur le corps de Mouammar Kadhafi, en le faisant incinérer ? Ce qui serait un sacrilège, selon le Coran. Mais Mouammar Kadhafi fait toujours peur au CNT !

     Le peuple libyen, resté fidèle au Guide révolutionnaire, fait peur, lui aussi, au CNT. Celui-ci demande alors à l’Otan de rester en Libye : serait-il honni par le peuple libyen ? Quelle légitimité a-t-il ? Aucune. C’est après avoir fait massacrer des dizaines de milliers de Libyens, de Libyennes et d’autres Africain(e)s résidant sur le sol de Libye qu’il prend conscience, tout à coup, qu’il a usurpé, avec l’aide de l’étranger, un pays complètement détruit par sa faute, et que le peuple libyen ne va pas lui faire des cadeaux de bienvenue !

     La demande du CNT à l’Otan, dit Mustapha Abdel Jalil, vise à « assurer la protection des frontières, pour empêcher l’afflux d’armes des pays voisins. » Le voici qui a peur des pays voisins ! Sa demande vise aussi à « protéger les Libyens des vestiges du régime de Kadhafi » qui auraient trouvé asile dans ces pays. Le CNT a peur du peuple libyen exilé, resté vivant et fidèle au Guide !

     Mustapha Abdel Jalil, n’aurait-il pas peur, enfin, de l’ex-procureur du tribunal de Tripoli, du traître au peuple libyen et du président du CNT, c’est-à-dire de lui-même ? Ces renégats, Mustapha Abdel Jalil en tête, n’auraient-ils pas peur du sang qu’ils ont sur les mains ?

     Ce chef des renégats, va-t-il demander à l’organisation terroriste, l’Otan, de bombarder la mémoire du peuple libyen qui vivait dans le pays le plus riche du continent africain et qui vit maintenant, grâce à des criminels comme lui, dans un pays en ruines, jonché de cadavres, de cadavres qui taraudent sa conscience religieuse ?

     Quant à cette mainmise d’une coalition, dirigée par le Qatar et composée de 13 pays dont la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis, sur la Libye, sur « l’entraînement des forces armées, la collecte des armes et l’intégration des rebelles au sein des institutions militaires », elle montre qu’il ne s’agissait pas d’une révolte populaire mais d’un coup d’État fomenté par les chefs politiques et militaires de tous ces pays qui dévoilent, huit mois plus tard, leur crime contre la souveraineté du peuple libyen.

 

21.09.2011

113 - Vive la Grande Jamahiriya libyenne libre de tout colonisateur !

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 20 sept 2011, à 16 heures 02. Je remercie le modérateur d'avoir fait preuve d'autant de célérité... et, sans la moindre censure.

 

fpetitdemange le 20/09/2011 à 16:04

 

Vive la Grande Jamahiriya libyenne libre de tout colonisateur !

 

     Une rapacité sans limite, voilà ce qui qualifie l’action de l’Otan. Comment l’ONU peut-elle laisser un peuple être bombardé, nuit et jour, durant six mois ? Comment peut-elle reconnaître un comité de criminels comme représentant le peuple libyen, alors que celui-ci continue à le combattre ! Pourquoi n’impose-t-elle pas la fin de cette guerre génocidaire ? Son siège se trouve aux États-Unis, à New York, dans un immeuble construit sur un terrain donné par... John Davison Rockefeller Junior. D’où une collusion extrême entre l’Onu et l’Otan, collusion qui va jusqu’aux crimes contre l’humanité et jusqu’aux crimes de guerre commis sur une population civile vivant pacifiquement dans un pays souverain, et maîtresse de son destin. Comment les chefs d’États occidentaux, qui, par leurs médias-valets, ont idéologisé, pendant des années, les populations de leur pays, en leur parlant des membres d’Al-Qaïda comme de terroristes à abattre, peuvent-ils, depuis six mois, tenter de les mettre au pouvoir par des bombardements massifs sur le peuple libyen, des troupes au sol et des livraisons d’armes ?
     Comment un mélange de petits et moyens bourgeois libyens - qui voudraient faire des affaires et qui se montrent sur les photos tels des mannequins -, de membres d’Al-Qaïda - qui, eux, ont fait la guerre en Irak et en Afghanistan contre les États-Unis notamment, et qui, dorénavant, font la guerre, en étant appuyés par les chefs états-uniens, français et britanniques, contre les forces régulières de M. Kadhafi soutenues par le peuple -, et de renégats d’un régime qui garde sa légitimité grâce à la volonté de la majeure partie de la population libyenne depuis ces sept mois d’agression extérieure et de guerre génocidaire, peut-il constituer quelque chose de cohérent ? Même avec l’aide de l’étranger contre la population ?
     La Grande Jamahiriya libyenne populaire et socialiste continue à vivre à travers la résistance du peuple. La démocratie politique et économique directe du peuple libyen agace les chefs occidentaux qui détestent toute vraie démocratie, c’est-à-dire la démocratie populaire, et qui n’ont jamais réussi à mettre en place dans leur pays autre chose que des oligarchies politiques et économiques à la botte des oligarchies financières. C’est un pan de ce petit monde jamais rassasié de la société occidentale, composé de quelques familles richissimes passant leur vie à jouer au monopoly gigantesque qu’elles ont créé à l’échelle de la planète contre les peuples, qui branle sur ses bases. Pour tenter de gagner la partie de monopoly que, d’ordinaire, elles gagnent haut la main, parce qu’elles truquent les règles en cours de jeu, ces oligarchies occidentales, appuyées par des oligarchies arabes qui n’ont rien de démocratique non plus, font une OPA (Offre Public d’Achat ou Offre Public d’Acquisition) sur la Libye, contre le Guide révolutionnaire et contre le peuple libyen, avec les avoirs libyens… Cette OPA a déjà fait 60.000 mort (e) s.

 

08.09.2011

108 - La réponse du capitalisme impérialiste à l'Etat des masses...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Je 1er sept 2011, vers 21 heures 50. Le modérateur a fait preuve d'une grande rapidité dans son action.

 

fpetitdemange le 01/09/2011 à 21:50

 

La réponse du capitalisme impérialiste à l'Etat des masses...

 

     …ou la réponse des ex-colonisateurs à la population libyenne. 1er septembre 1969 - 1er septembre 2011 : ils en rêvaient, ces chefs d’États français, britannique, états-unien, italien… Nul doute que M. Kadhafi a montré plus d’humanité que les N. Sarkozy, D. Cameron, B. Obama-H. Clinton, S. Berlusconi, lorsqu’il fit un coup d’État, sans verser le sang, non pour détruire son pays, mais pour le faire accéder à une véritable indépendance que ne permettait pas la monarchie fantoche du roi Idriss 1er. Quelle révolution en 2011 ? Avec des exilés revenus dans les valises de la CIA, avec des renégats, avec des “rebelles” immatures, avec des combattants d’Al-Qaïda, avec, surtout, des forces étrangères : commandos européens et états-uniens au sol, forces spéciales occidentales, mercenaires qataris, avec, pire que tout, les bombes de l’Otan ? Combien de milliers de morts ?
     Les prétendants au pouvoir se bousculent au portillon pour avoir, qui la première place, qui un maroquin. Mais ils ne tiennent rien que, déjà, ils distribuent les pourcentages de pétrole. Il faut dire que les multinationales du pétrole et des BTP sont pressées : depuis six mois, elles tirent les ficelles des pantins, qui sont à la tête des États agresseurs, pour qu’ils ordonnent des bombardements intensifs sur tous les sites stratégiques et non stratégiques mais protègent les puits de pétrole, l’« outil de travail » de nombreux ouvriers libyens, que les multinationales étrangères espèrent bien s’approprier à 100%. Total, par exemple, préfère récupérer les infrastructures pétrolières quasi intactes, si possible, pour ponctionner le plus rapidement possible la manne pétrolière tandis que Bouygues préfère trouver table rase et reconstruire sur des ruines. Pour cette multinationale du BTP, peu importe que les bombardements aient visé, au-delà des sites stratégiques, toutes les infrastructures du pays : centres de télécommunications, hôpitaux, cliniques, écoles, maisons d’habitations des dignitaires mais aussi de la population civile libyenne. Au contraire… Que d’argent à faire ! Que de capitaux à accumuler ! Que de dividendes à offrir aux actionnaires. Déjà Bouygues rachète des parts de sa multinationale… C’est dire que les commanditaires de cette guerre comptent bien être de la curée.
     Toutes ces réunions entre les chefs d’États pillards et le comité croupion sont faites pour amuser la galerie. En réalité, ces parvenus temporaires, qui croient tenir leur proie, ne savent pas que toutes les ficelles sont depuis le début tirées dans l’ombre, par des mains plus grandes que les leurs : une poignée d’arrivistes, si haineux du peuple libyen fussent-ils, ne fera pas le poids face à des multinationales gourmandes, très gourmandes, et même voraces. Les multinationales ont gros appétit et… pour elle, tant pis si la population libyenne est vouée à crever de faim pourvu qu’elles se portent bien. Mais la population, qui compte ses morts, ne les accueillera pas en libératrices…