14.11.2011

139 - Un scénario pour la Syrie quasi identique à celui pour la Libye...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Di 13 Nov 2011, vers 17 heures 20.

 

fpetitdemange le 13/11/2011 à 17:24

 

Un scénario pour la Syrie quasi identique à celui pour la Libye...

 

     Le procureur général de la CPI, M. Luis Moreno-Ocampo, qui multipliait les diatribes contre Mouammar Kadhafi et qui voudrait bien, dorénavant, avoir, comme accusés d’avance à sa Cour, les fils encore vivants du Guide révolutionnaire, ne prononce pas un mot sur les équipées sauvages du CNT en Libye : les traîtres à leur pays, qui logent à l’hôtel de Tripoli (on sait maintenant pourquoi ils voulaient s’emparer du pouvoir de la Jamahiriya), ont enlevé des imams et égorgé des Libyens restés fidèles à M. Kadhafi, le jour même de l’Aïd Al-Kebir, fait de partage, de pardon et de paix. À Syrte… “Je n’ai pas vraiment l’impression que ce soit l’Aïd, explique un habitant. C’est une journée on ne peut plus normale, une journée déprimante. On est à mille lieues d’un jour de fête, déplore cet habitant.” [Euronews, 6 novembre 2011]
     Pour la Syrie, même scénario : la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme) avec ses Ligues de mouchards, les Human Rights and Co dénoncent les « crimes contre l’humanité », commis forcément par le pouvoir en place et son représentant, Bachar Al-Assad, sans parler des crimes contre l’humanité perpétrés par la fraction d’opposants armés. Quels opposants ? Des démocrates… Comme en Libye ? « Comme tous les vendredis depuis mars, les militants pro-démocratie ont appelé les Syriens à défiler à la sortie des mosquées, avec cette semaine le slogan : “Nous demandons le gel de l’adhésion de la Syrie à la Ligue arabe." » Voilà qui nous dit qu’il s’agit de faux frères musulmans, affairistes, qui utilisent la prière du vendredi pour faire une politique d’opposition au régime en place et à la majeure partie de la population. Il faudrait dire qu’à Homs, qu’à Deir Ezzor, etc., les intégristes religieux armés investissent la ville, s’en prennent à la population et notamment aux personnes représentatives du pouvoir pour renverser Bachar Al-Assad et substituer une dictature religieuse au régime laïcisé, comme en Libye ?
     Manipulation bien rodée… La Ligue arabe oblige le pouvoir en place à prendre des engagements pour faire cesser la répression. (Ici, double langage. Il faut entendre : pour faire cesser la défense de ses partisans contre les attaquants armés). Le responsable syrien, comme le responsable libyen, ne peut qu’être d’accord avec la Ligue arabe pour que cesse toute violence. Or, les opposants (auxquels la Ligue arabe ne demande aucun engagement de faire cesser leurs violences) gardent toute latitude pour continuer leurs attaques armées. Le dirigeant se trouve conséquemment dans l’obligation de poursuivre la défense de la partie de la population qui le soutient. Et c’est alors que la cohorte d’organisations, financées par le capitalisme impérialiste - Conseil de sécurité de l’ONU, ONG, OSDH (Observatoire syrien des Droits de l’homme), la Ligue arabe, etc. - prend parti délibérément contre le régime en place en attendant l’OTAN et ses bombes contre la majorité du peuple syrien.