03.05.2012
171 - L'Etat des masses libyen a-t-il fait la charité à Mr Sarkozy ?
Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 2 Mai 2012, à 20 h 45.
fpetitdemange le 02/05/2012 à 20:47
L’État des masses libyen a-t-il fait la charité à Mr Sarkozy ?
Mr Sarkozy a-t-il fait la manche en Libye ? Faire financer sa campagne présidentielle de 2007 par la démocratie directe de Libye et s’empresser ensuite, avec ses amis, chefs d’État occidentaux et pro-occidentaux, de la détruire… une telle contradiction n’aurait rien d’étrange venant d’une personnalité telle que celle du président de la république française.
Le groupe de journalistes, fondateurs de Médiapart, qui disent être indépendants de capitaux extérieurs à leur entreprise, risque d’être discrédité si l’information est fausse. Ces journalistes peuvent-il prendre ce risque ? En 2011, après la reconnaissance par la France du Conseil national des traîtres, le Guide révolutionnaire et son fils Saïf al-Islam avaient évoqué cette affaire, ainsi que l’agence officielle libyenne Jana. Dans notre pays, il existe des tribunaux compétents et des avocats intègres pouvant mener un travail de recherche sérieux jusqu’au surgissement de la vérité.
Mr Bachir Saleh (dit Bashir Al-Shrkawi) et Mr Moussa Koussa qui contestent ce document, l’un étant réfugié en France, l’autre au Qatar… n’ont peut-être pas la liberté de parole qu’il leur faudrait… Ceci dit, Me Marcel Ceccaldi, l’un des avocats de Mr Bachir Saleh, a bien confirmé que son client faisait l’objet d’une requête de Tripoli, mais il pose la question suivante : « Comment Interpol peut-il diffuser un ordre d’arrestation provisoire à la demande des autorités libyennes ? » Quelles autorités libyennes ? Constituées par des exilés revenus au pays natal après l’avoir fait détruire, avec, pour Premier ministre libyen, Abdel Rahim al-Kib, de nationalité libyano-américaine, et par d’autres traîtres à leur pays, quelle légitimité ont-elles reçues, ces “autorités” “libyennes”, du peuple libyen écrasé sous les bombes étrangères ? Me Marcel Ceccaldi poursuit son questionnement : « Qu’est ce que la Libye ? Les islamistes de Tripoli ? Les sécessionnistes de Bengazi ? Les bandes armées de Misrata ? » Sachant ce qu’il en est de la Libye, quelque sept mois après la fin des bombardements par les forces occidentales dites démocratiques, cette autre question ne manque pas de pertinence : « Quel pays démocratique prendrait le risque d’arrêter quelqu’un pour le transférer en Libye ? » [Maître Marcel Ceccaldi, dans LePoint.fr du 30 Av 2012 - art. “Bachir Saleh est bien visé par un mandat d’arrêt transmis par Interpol”] Sans doute, les avocats de Mr Bachir Saleh et de Mr Moussa Koussa, attendent-ils, entre autres, le résultat des élections en France et en Libye car ils ne tiennent absolument pas à livrer des membres de la démocratie directe libyenne au CNT fantoche, à son gouvernement made in USA et à des bandes armées qui s’entretuent.
Quoi qu’il en soit, un président de la république, élu au suffrage universel, doit rendre des comptes à la population française, qu’il soit réélu ou battu : c’est une mesure de salubrité publique. S’il est battu, peut-être faudra-t-il l’arrêter lui-même avant qu’il ne fuie vers un pays ami ?
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16.11.2011
140 - Après la mission "Protecteur unifié" en Libye, une autre en Syrie ?
Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 14 Nov 2011, vers 21 heures 50 ; non paru. D'où son titre en violet.
Après la mission « Protecteur unifié » en Libye, une autre en Syrie ?
Les dégâts humains et matériels en Libye sont tellement considérables que le président de la république et ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères n’en disent pas le moindre mot à la population française. Il faut dire que les effets de sept mois de bombardements sur la Libye et sur la population civile libyenne, qu’ils se vantaient de vouloir protéger contre le « sanguinaire » Mouammar Kadhafi, traduisent la sauvagerie de cette guerre qu’ils ont décidée, ordonnée, et faite de leurs bureaux avec la complicité de l’émir du Qatar, bien à l’abri lui aussi…
L’envoi de missiles avec des ogives à l’uranium appauvri, l’utilisation du phosphore blanc contre les civil(e)s, hommes, femmes, enfants, ordonné(e) par Rasmussen, Bouchard et Cie, l'assassinat politique et crapuleux perpétré sur le Guide révolutionnaire libyen, programmé par les dirigeants français, britannique, états-unien, obligent à l’honnêteté de dire que celui qui a défendu sa population, contre des groupes d’islamistes manœuvrés par l’Occident, n’est pas un criminel, mais que, par contre, ceux qui ont donné les ordres d'attaquer militairement un pays souverain, de renverser une démocratie directe, de massacrer une population civile et de liquider l’homme qui les gênait, sont des antidémocrates, des criminels de guerre et des criminels qui agissent contre l’humanité.
Alors quand Mr Juppé appelle de nouveau l’ONU à la rescousse afin de « “protéger davantage” les populations civiles en Syrie face à “l’entêtement sanguinaire du régime de Damas” », les événements qui ont eu lieu en Libye amènent chacun(e) de nous à trembler pour la population civile syrienne placée sous pareille protection… Car, comme la majeure partie de la population libyenne, la majeure partie de la population syrienne soutient le dirigeant Bachar Al-Assad. Si la guerre contre la Libye et les hostilités contre la Syrie ont éclaté en mars, elles ont été préparées bien avant 2011. Qui plus est, la Ligue arabe apporte, lors de ces deux événements, un soutien indéfectible à l’Occident impérialiste contre les populations civiles arabes.
Il serait intéressant de connaître la différence que fait Mme la baronne Ashton entre la situation en Libye et celle en Syrie… La différence est peut-être dans le fait que Bachar Al-Assad est président d’une république populaire et socialiste et que Mouammar Kadhafi était le symbole d’une démocratie directe, populaire et socialiste, ou dans le fait que la Syrie a moins d’hydrocarbures mais plus d’armes que la Libye… Quant à la république française, elle ressemble davantage à une monarchie qu’à une démocratie : son président n’a-t-il pas encore des pouvoirs régaliens ? Les soi-disant démocrates occidentaux, que gênait le régime libyen, ont tendance à fréquenter beaucoup de rois et d’émirs… Le roi Abdallah de Jordanie, qui exhorte Bachar Al-Assad à démissionner, ne s’est-il pas accroché à son trône durant les échauffourées de ces derniers mois dans son pays ?
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20.08.2011
92 - Il veut aller jusqu'au bout du massacre mais la France ne veut pas!
Ce commentaire a été envoyé au Point.fr, le Sa 13 at 2011, mais il n'a pas paru. D'où son titre en violet.
Il veut aller jusqu’au bout du massacre mais la France ne veut pas !
Plus personne ne croit à la mission « Protecteur unifié » qu’il faudrait appeler « Destructeur unifié ».
Alors… Que ces chefs va-t-en guerre ne viennent pas nous raconter, pour la énième fois, qu’ils ont empêché des morts. Les bombardements des coalisés et de l’Otan ont ranimé une rébellion en train de s’éteindre et ont fait des milliers de morts ; les chefs et leurs mauvais conseilleurs devront être jugés et punis.
Le peuple libyen n’a que faire d’un président fantoche, dont le pays se trouve au bord de la faillite, et de ses faux sentiments. Le peuple libyen est libre : il n’a pas besoin d’un chef d’État étranger pour, au nom d’un ersatz de liberté, lui imposer un État islamique et lui voler ses hydrocarbures. Le peuple libyen n’a pas à payer, avec son travail et son sang, les incuries financières des chefs d’Etats occidentaux et de leurs amies, les multinationales, dont les banques.
C’est une obsession chez Mr Sarkozy à vouloir chasser Mouammar Kadhafi d’un pouvoir qu’il n’a pas. Le pouvoir est entre les mains du peuple. Que certains épouvantails cessent de chercher à nous faire peur en agitant le mot “dictature” ; ce sont eux qui, en réalité, ont peur. Qu’ils aillent jusqu’au bout de leur raisonnement : ce qu’ils craignent, en Libye, c’est l’État des masses, le gouvernement du peuple par le peuple ; ils craignent que l’exemple libyen de développement politico-économique ne déteigne sur des pays dits démocratiques. Ces épouvantails ont peur d’une véritable souveraineté du peuple ; ils lui préfèrent la dictature de la bourgeoisie, de ses multinationales et de ses actionnaires, sur les peuples européens et états-uniens, sinon du monde.
“Les rivières de sang ont coulé grâce à nous”, voilà ce que le président français aurait dû dire, s’il était honnête. Mr Sarkozy doit se faire une raison : il a perdu la guerre qui, par sa décision personnelle, est cause de milliers de mort(e)s, de disparu(e)s, d'handicapé(e)s à vie, de blessé(e)s, de déplacé(e)s, sans dire les mort(e)s, suite à l’utilisation de bombes à ogives fabriquées à l’uranium appauvri ; la plupart de ces malheurs humains sont soigneusement tus par les médias, l’ONU, la Ligue des droits de l’homme, les ONG, les écologistes… Cette visite à des militaires qui rentrent de guerre a, bien sûr, un but précis : le chef des armées et le ministre de la Défense se doivent de chapitrer, tout en les flattant, les militaires afin que rien ne transparaisse dans la population de ce qui s’est passé en Libye ; idem, pour d’autres guerres, telle celle en Côte d’Ivoire. Il y a des choses horribles, faites en son nom, que la population française ne doit surtout pas savoir…
La Libye ne dira pas merci à ce président. Qu’il en soit sûr ! La France, non plus ! Ou plutôt, elles le remercieront à leur façon. L’une est exsangue. L’autre est au bord de l’abîme. Et il ne faudra pas compter sur la reconstruction de la Libye pour faire repartir l’économie de notre pays.
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24.05.2011
26 - Les tribus libyennes, dans leur grande majorité, soutiennent M. Kadhafi.
fpetitdemange le 12/05/2011 à 15:44
Les tribus libyennes, dans leur grande majorité, soutiennent M. Kadhafi.
C’est probablement le mercredi 4 mai 2011 que s’est tenue, à Tripoli, une réunion entre le Guide révolutionnaire et les chefs de tribus venus de l’est. Les tribus libyennes, dans leur grande majorité, renouvellent, par leurs porte-parole, leur confiance au Guide révolutionnaire ; seules quelques-unes vivant autour de Benghazi, peut-être soudoyées par quelque arriviste avide de publicité, paraissent se prononcer contre lui.
Malgré ce renouvellement de confiance de l’ensemble des tribus à M. Kadhafi, les rebelles demandent à celui-ci de quitter le pouvoir et déclarent s’opposer à la division du pays alors qu’ils ne cessent d’œuvrer en ce sens depuis trois mois ! Or, la plupart de ces rebelles, vivant aux États-Unis, ont été envoyés en Libye par la CIA, le reste, qui appartient à la petite et moyenne bourgeoisie, voudrait se lancer dans l’affairisme. Autrement dit, l’essentiel de l’opposition à M. Kadhafi vient des pays étrangers.
Quant à l’Otan, elle ment toujours. Elle déclare, sans cesse, ne pas vouloir tuer M. Kadhafi mais, sans cesse, fait le contraire de ce qu’elle dit : elle poursuit, jour après jour, nuit après nuit, ses raids aériens meurtriers sur la population civile. En voulant tuer M. Kadhafi et sa famille (elle a tué un fils et trois enfants en bas âge dont un bébé de 4 mois), elle tue de nombreux civils (combien de morts ? Silence dans les médias) et détruit la capitale. Par ailleurs, il est permis de croire ce que disent des survivants… L’Otan a, sans doute, laissé mourir de faim et de soif des réfugiés partis de Libye, sur un bateau, en direction de l’île italienne de Lampedusa : ils étaient 72, ils ne sont plus que onze… Quoiqu’elle nie les faits, comme elle ment toujours, elle n’est plus crédible. Elle est capable de tout et elle le prouve !
L’Otan, en cherchant à atteindre la résidence de Kadhafi, détruit des édifices gouvernementaux. Pendant ce temps, l’UE (Union Européenne) établit en Libye… un État parallèle avec un gouvernement parallèle à ceux existants depuis la révolution de 1969. Que diraient les Français et Françaises si l’UA (Union Africaine) mettait en place, en France, un État et un gouvernement parallèles à ceux existants pour imposer à la population française un autre régime et s’emparer des richesses qui restent encore à la nation française malgré les pillages privés ? Ce type de comportement sans gêne de l’UE, en Libye, ouvre la porte à d’extrêmes dangers pour tous les pays du monde.
09:18 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guide révolutionnaire, chefs de tribus, tribus libyennes, otan, raids aériens meurtriers, population civile, réfugiés, union européenne, état parallèle, gouvernement parallèle, union africaine, population française, pillages privés, extrêmes dangers
26.04.2011
12 - Inversons la situation...
fpetitdemange le 13/04/2011 à 22:24
Inversons la situation...
Imaginer l’inverse fait parfois réfléchir…
Que diraient les habitant(e)s de France si des services de renseignements chinois et des commandos tunisiens s’introduisaient en France pour susciter une guerre civile entre une poignée de putschistes appelés rebelles et le peuple pour déstabiliser le pays sur le plan politique en vue de s’emparer de certaines richesses.
Que diraient-ils si M. Kadhafi, sous le prétexte qu’un fou se trouve à la tête de la France, affichait la ferme intention de débarrasser le peuple français de ce fou, s’il prenait fait et cause pour une poignée de rebelles français et se coalisait avec la Tunisie et la Chine, par exemple, avec l’aval d’une ONU partiale comme elle l’est, mais pro-orientale, et si des avions militaires de ces pays venaient interdire aux avions français leur espace aérien, pour appuyer des troupes tunisiennes sur le sol français venues, avec des membres d’une Agence Centrale de Renseignement chinoise, (équivalente de la CIA états-unienne), semer la zizanie dans la population française, au point de la diviser en une poignée de rebelles et le peuple ?
Que diraient-ils si le CNT (Conseil National de Transition) français - sorti tout à coup ex-nihilo et représentant des seuls rebelles - était reconnu de suite comme un gouvernement provisoire par M. Kadhafi ?
Que diraient-ils si des bombardiers libyens, chinois et tunisiens venaient “faire des frappes chirurgicales”, en détruisant les centres militaires français destinés à défendre le territoire, en lâchant leurs bombes, sur Lyon, Toulouse, Marseille, Bordeaux, Nantes, Lille, causant des dommages collatéraux (les fameuses bavures) et visaient la capitale, Paris, pour tenter de détruire le résident de l’Élysée (quel qu’il soit) afin de le remplacer ?
Que diraient-ils si, après que la Libye aurait reçu en grande pompe le chef d’Etat français, les avions de la coalition Libye-Chine-Tunisie visaient à imposer à la population française, avec des bombes, un autre chef d’État français (quel qu’il soit), sous le prétexte que l’autre est un fou, qu’il a fait des milliers de morts dans sa population alors que tout aurait été préparé, inventé, amplifié, puis relayé par des médias serviles, porte-parole des gouvernements libyen, chinois, tunisien, pour tromper leurs peuples, pour avoir une raison d’intervenir et de mettre la main sur les richesses du sol et du sous-sol, sur la politique et sur l’économie de la France.
Que diraient-ils si la Libye, la Chine et la Tunisie bombardaient les troupes du président français, et la population aussi forcément, avec des missiles à l’uranium appauvri… s’ils demandaient le départ du président sous le prétexte qu’il ne serait pas légitime et le retrait de ses troupes sous l’autre prétexte qu’elles auraient - envahi ! - Lyon, Marseille, Toulouse…
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