10.04.2012

169 - Un cessez-le-feu exigé pour mieux bombarder la population civile syrienne ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 9 Av 2012, à 23 heures 15 ! J'ai changé deux lettres miniscules en majuscules, conformément au texte original.

fpetitdemange le 09/04/2012 à 23:15

Un cessez-le-feu exigé pour mieux bombarder la population civile syrienne ?

     La Syrie, comme l’étaient la Libye et la Côte d’Ivoire, est un État en légitime défense contre des opposants, manœuvrés, de l’extérieur de ces pays, par des officines telles l’OSDH (Observatoire syrien des droits de l’homme) basé… en Angleterre et dont les membres éminents regardent, sans doute, les événements en Syrie depuis Londres avec des jumelles ! Ce qui a pour conséquence que l’OSDH n’évoque, depuis le début de cette guerre en 2011, que les morts dus à Bachar el-Assad et ne voit jamais les morts dus au CNS et à ses bandes armées ! De même qu’en Libye, en Tunisie, en Égypte, il ne s’agit pas davantage, en Syrie, d’une révolution populaire mais bien d’une révolution bourgeoise appuyée par la grande bourgeoisie occidentale qui veut faire des affaires à plus grande échelle, dans les pays d’Afrique et du monde arabe, quitte à sacrifier les populations de ces pays cités.
      Quant à la Turquie, son chef d’État joue un jeu bien étrange, en Syrie comme en Libye, accueillant le CNS comme il a accueilli le CNT : la Turquie, ne forme-t-elle pas militairement, sur son territoire, les bandes armées syriennes comme elle a formé les bandes armées libyennes dans des camps d’entraînement à proximité de sa frontière ?
      Bachar el-Assad sait très bien qu’il est impossible de se fier à la parole des chefs d’État occidentaux qui, aussitôt qu’ils l’ont donnée, la trahissent ; c’est bien la raison pour laquelle il demande un écrit. D’ailleurs, il n’a aucun intérêt à retirer ses troupes : s’il le faisait, la population du pays (les chrétien(ne)s y compris) serait livrée, comme en Libye, aux bandes armées des prétendus rebelles. En Syrie, de même qu’en Libye naguère, les chrétien(ne)s vivent aux côtés des musulman(e)s sans rencontrer la moindre adversité. Si le CNS l’emportait, les chrétien(ne)s seraient, menacé(e)s par les membres d’Al-Qaïda et obligé(e)s de quitter le pays.
      Il n’est plus possible d’enfumer les citoyen(ne)s du monde avec les “couloirs humanitaires” « protégés par l’armée turque » : ces couloirs servent surtout à l’acheminement des armes aux bandes en révolte… contre qui ?
 contre quoi ? au juste... contre la population restée majoritairement fidèle à Bachar el-Assad qu’elle a réélu (il faut le rappeler). La FIDH, les ONG, les HRW, etc. devraient changer leur disque : il est rayé…
      Curieux tout de même que les médias, qui avaient mis 10.000 morts sur le compte de Mouammar Kadhafi pour préparer les populations des pays impérialistes aux bombardements de la Libye et de sa population civile, sortent de nouveau le nombre de 10.000 morts dus à Bachar el-Assad comme si les bandes armées ne faisaient aucun mort en Syrie comme en Libye… La moindre intervention armée contre Bachar el-Assad, son armée et sa police, conduirait au massacre de la population civile syrienne comme elle a conduit au massacre de la population civile libyenne.

16.12.2011

152 - Les fous sont ailleurs. Cherchons bien...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 7 Déc 2011, à 23 heures 14 ; non publié. D'où son titre en violet.

 

Les fous sont ailleurs. Cherchons bien…

 

     La CIA est une gigantesque pieuvre qui tente de broyer, dans ses tentacules, tous les pays, qui ont un régime populaire et socialiste, et leurs peuples qui résistent à la dictature politico-économico-militaire des États-Unis et d’Israël. Elle ne cesse de former au terrorisme les exilés opposés aux régimes légitimes qui ne lui conviennent pas : c’est elle qui a formé les Frères musulmans et les combattants d’Al-Qaïda. Les États-Unis constituent une fédération d’États terroristes où les Droits de l’Homme ont toujours été bafoués !

     En février, tous les médias criaient haro sur Mouammar Kadhafi qui, selon la rumeur, « massacrait » sa population. Le Guide libyen mort, les médias crient haro, dorénavant, sur Bachar el-Assad qui, lui aussi, selon la rumeur, « massacre » sa population. Comment certaines personnes, en France et ailleurs, ont-elles pu croire et peuvent-elles croire encore à pareilles inepties ? Mouammar Kadhafi, apprenant ce qui se disait sur son compte, avait répliqué d’une voix très calme : “Même Hitler ne l’a pas fait !” Question de bon sens : Mouammar Kadhafi, aurait-il tenu huit mois s’il avait massacré le peuple ? Idem, pour Bachar el-Assad
    
Par contre, si Mouammar Kadhafi n’a pas fait tirer sur la population libyenne et n’a fait que la défendre contre des exilés revenus sur le sol natal pour faire un bien mauvais coup, avec l’aide de l’étranger, afin de s’emparer du pouvoir, et si Bachar el-Assad ne fait pas davantage tirer sur la population syrienne et ne fait que la défendre, qui a visé Mouammar Kadhafi et l’a livré au lynchage d’un groupe de monstres armés ? Qui a bombardé la population civile libyenne ? Qui voudrait bombarder la population civile syrienne ? Il y a des chefs d’États manipulateurs de l’opinion publique qui n’ont cessé d’inverser les rôles : en réalité, ce sont eux les criminels. Mouammar Kadhafi, mort, les cohortes de menteurs voudraient reporter leurs crimes sur le fils encore vivant, Seïf al-Islam, afin d’achever l’assassinat politique et crapuleux commis sur le père en le prolongeant sur le fils.

     Il est vrai que les chefs d’États agresseurs ont fait la guerre en Libye, derrière leurs bureaux, en donnant des ordres criminels aux militaires qui, avec leur arsenal le plus sophistiqué, ont fait un nombre de morts considérable parmi la population civile libyenne censée devoir être protégée ? Mais, chut ! Ceci est tabou

     En Syrie comme en Libye, il s’agit d’une agression extérieure sauvage et préméditée, depuis déjà longtemps, tant les régimes populaires et socialistes dérangent les chefs états-uniens et européens et leurs ami(e)s des multinationales, tant les richesses du sol et du sous-sol de la Libye et de la Syrie les rendent jaloux, et tant les avoirs de la Jamahiriya libyenne, déposés dans les banques occidentales, les font devenir fous, eux qui ne récoltent que ce qu’ils ont semé : la dette et les services de la dette, à force de cadeaux aux ami(e)s, jusqu’à plonger leurs pays dans le chaos.

 

18.11.2011

141 - Tandis que le carnage continue en Libye...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 15 Nov 2011, à 22 heures 45 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Tandis que le carnage continue en Libye…

 

     …il est question de renverser le régime syrien.

     Depuis le 17 février, date du soulèvement armé en Libye contre la population civile, contre la Jamahiriya et contre le Guide révolutionnaire, les attaques, par les ”rebelles“, des partisans de M. Kadhafi se poursuivent, ainsi que les carnages au sol entre combattants anti et pro-Kadhafi. Malgré le départ, fin octobre, des bombardiers de l’OTAN (qui peuvent toujours revenir faire la loi en Libye), les drones français n’ont pas renoncé à faire la chasse aux pro-Kadhafi… Il faut dire aussi que leshydrocarbures et l’uranium intéressentau plus haut point les chefs occidentaux, leurs complices arabes, et leurs ami(e)s des multinationales.

     La Ligue arabe, divisée, depuis la guerre froide, en deux camps : celui des États socialistes et populaires (Libye, Syrie), d’une part, et celui des États monarchiques pro-occidentaux (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, etc.), d’autre part, apporte, en cette année 2011, son soutien indéfectible à l’impérialisme contre les populations socialistes. Comme en Libye, l’ONU, l’OTAN, l’OSDH (qui n’est pas, d’ailleurs, qu’un Observatoire), la CPI, la Ligue arabe, etc., jouent le même jeu en Syrie. Pauvre Turquie, ce qu’elle doit faire pour gagner son entrée dans l’Union européenne ! Après avoir accueilli le CNT libyen, elle reçoit le CNS sur son sol… Il s’agit, dans ces actions de déstabilisation de la Libye et de la Syrie, d’une lutte à mort entre les monarchies de droit divin et les régimes populaires et socialistes : dans les premiers, les peuples sont à genoux, dans les seconds, les peuples sont à mettre à genoux.

     Les dirigeants occidentaux sont aux abois : les affaires intérieures de leurs États respectifs se révèlent être dans une situation désastreuse pour les populations. Pour tenter de retrouver sur le monde une domination qu’ils sont en train de perdre, ils se font pillards. Dorénavant, le Guide révolutionnaire assassiné, ils pillent la Libye au nez et à la barbe du CNT, des “rebelles”, des membres d’Al-Qaïda, libyens ou pas : l’utilisation, dans ces derniers mois, des bombardiers et des drones, pour massacrer la population résistant à la colonisation et au pillage de ses richesses, a un coût, n’est-ce pas ?

     La Russie et la Chine, qui ont pu mesurer ce que valent les promesses des chefs d’États occidentaux de s’en tenir à maintenir une zone d’exclusion aérienne en Libye, ne tiennent pas à une guerre (bis), cette fois contre la population civile syrienne. Nul doute que ces chefs occidentaux et arabes cherchent à avoir la peau de Bachar Al-Assad. Déjà, les chefs états-uniens mettent en question la légitimité du chef d’État syrien. Or, la Syrie est un pays souverain. Chez les chefs occidentaux, c’est une obsession de décider de la légitimité ou pas d’un régime. Le slogan des étudiants « Dieu est plus grand que l’oppresseur » nous donne le “la” du régime qui se substituerait, par la force des bombes, à la république populaire socialiste.

 

16.11.2011

140 - Après la mission "Protecteur unifié" en Libye, une autre en Syrie ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 14 Nov 2011, vers 21 heures 50 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Après la mission « Protecteur unifié » en Libye, une autre en Syrie ?

 

     Les dégâts humains et matériels en Libye sont tellement considérables que le président de la république et ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères n’en disent pas le moindre mot à la population française. Il faut dire que les effets de sept mois de bombardements sur la Libye et sur la population civile libyenne, qu’ils se vantaient de vouloir protéger contre le « sanguinaire » Mouammar Kadhafi, traduisent la sauvagerie de cette guerre qu’ils ont décidée, ordonnée, et faite de leurs bureaux avec la complicité de l’émir du Qatar, bien à l’abri lui aussi…

     L’envoi de missiles avec des ogives à l’uranium appauvri, l’utilisation du phosphore blanc contre les civil(e)s, hommes, femmes, enfants, ordonné(e) par Rasmussen, Bouchard et Cie, l'assassinat politique et crapuleux perpétré sur le Guide révolutionnaire libyen, programmé par les dirigeants français, britannique, états-unien, obligent à l’honnêteté de dire que celui qui a défendu sa population, contre des groupes d’islamistes manœuvrés par l’Occident, n’est pas un criminel, mais que, par contre, ceux qui ont donné les ordres d'attaquer militairement un pays souverain, de renverser une démocratie directe, de massacrer une population civile et de liquider l’homme qui les gênait, sont des antidémocrates, des criminels de guerre et des criminels qui agissent contre l’humanité.

     Alors quand Mr Juppé appelle de nouveau l’ONU à la rescousse afin de « “protéger davantage” les populations civiles en Syrie face à “l’entêtement sanguinaire du régime de Damas” », les événements qui ont eu lieu en Libye amènent chacun(e) de nous à trembler pour la population civile syrienne placée sous pareille protection… Car, comme la majeure partie de la population libyenne, la majeure partie de la population syrienne soutient le dirigeant Bachar Al-Assad. Si la guerre contre la Libye et les hostilités contre la Syrie ont éclaté en mars, elles ont été préparées bien avant 2011. Qui plus est, la Ligue arabe apporte, lors de ces deux événements, un soutien indéfectible à l’Occident impérialiste contre les populations civiles arabes.

     Il serait intéressant de connaître la différence que fait Mme la baronne Ashton entre la situation en Libye et celle en Syrie… La différence est peut-être dans le fait que Bachar Al-Assad est président d’une république populaire et socialiste et que Mouammar Kadhafi était le symbole d’une démocratie directe, populaire et socialiste, ou dans le fait que la Syrie a moins d’hydrocarbures mais plus d’armes que la Libye… Quant à la république française, elle ressemble davantage à une monarchie qu’à une démocratie : son président n’a-t-il pas encore des pouvoirs régaliens ? Les soi-disant démocrates occidentaux, que gênait le régime libyen, ont tendance à fréquenter beaucoup de rois et d’émirs… Le roi Abdallah de Jordanie, qui exhorte Bachar Al-Assad à démissionner, ne s’est-il pas accroché à son trône durant les échauffourées de ces derniers mois dans son pays ?