12.02.2012

162 - « Allah, Mouammar, la Libye et c’est tout. »

Commentaire envoyé au Point.fr, le Sa 11 Fév 2012, à 22 heures 38. Un mot ayant été censuré, je le réintègre conformément au texte original : les crimes que commettent les chefs d'Etat, par personnes interposées, en donnant à celles-ci des ordres, restent des crimes qui doivent être punis. Les peuples devraient exiger, de leurs représentants dans les Assemblées nationales, la levée de toute immunité présidentielle, parlementaire, etc. Enfin, je rappelle que le "Polichinelle" en question est BHL.

 

fpetitdemange le 11/02/2012 à 22:40

 

«Allah, Mouammar, la Libye et c’est tout.»

     C’est le désir de la majeure partie de la population libyenne ; l’autre partie, qui s’est opposée au Guide révolutionnaire, cultive désormais le regret. Pourquoi ? Tout simplement, parce qu’elle voit son pays détruit, sa vie quotidienne incommensurablement plus difficile maintenant qu’au temps du Guide. Les traîtres à leur pays eux-mêmes le savent : déjà, les colonisateurs, qui s’installent comme des conquérants sur le sol libyen parce qu’ils ont courageusement largué des dizaines de milliers de tonnes de bombes, huit mois durant, sur quelque 6 millions d’habitant(e)s, ont commencé leur pillage
     La ville de Syrte, rasée par les bombardements de l’Otan (Mission « Protecteur unifié »), rappelle la ville basque de Guernica, rasée, au temps de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste, par les bombardements de la Luftwaffe (légion Condor) : dans l’un comme dans l’autre cas, il s’agissait de terroriser la population fidèle, l’une à la révolution de 1969, l’autre au Frente Popular (Front Populaire) du gouvernement républicain espagnol. Pour Franco, la prise de pouvoir n’était plus très loin : les “démocraties” s’empresseront de reconnaître le nouveau régime, et la France, de lui envoyer Pétain. Pour le CNT, force est de constater qu’il ne s’agit que d’un organisme bricolé par un Polichinelle, lequel Polichinelle, dorénavant, a beau se laver les mains, le sang des hommes, des femmes, des enfants libyens reste définitivement collé à sa peau.
     Certain(e)s ministres des Affaires étrangères européen(ne)s, ne déclaraient-ils (elles) pas, avant les bombardements de l’Otan, que le colonel Kadhafi avait perdu toute légitimité en décidant de bombarder son peuple ? Un an après, quelle légitimité peut avoir un CNT qui a appelé les étrangers à bombarder son pays et la population, qui, jour après jour, cautionne les viols, les tortures, les crimes de toutes sortes, commis par ses diverses factions sur la population résistante fidèle au Guide révolutionnaire et attachée à la démocratie directe, et qui, de surcroît, laisse les troupes étrangères prendre le contrôle militaire et donc aussi le contrôle politique du pays dans le but de protéger les multinationales et de leur garantir la prise des rênes de l’économie ?
     Le scénario qui avait été jeté à la poubelle par la Révolution blanche, en 1969, revient en vigueur avec la contre-révolution préparée, de longue date, par des générations de chefs d’État occidentaux. Une fois l’assassinat de Mouammar Kadhafi accompli en octobre 2011, les chefs d’État [...criminels] peuvent installer leurs bases militaires sur tous les points stratégiques et, par là-même, imposer leurs multinationales qui vont, sans vergogne, exploiter la main-d’œuvre libyenne appauvrie par la guerre, à moindre coût, et la contraindre à la complicité de vol de ses richesses et au remboursement des bombes avec lesquelles ils ont terrorisé, handicapé, tué ses enfants.

 

18.11.2011

141 - Tandis que le carnage continue en Libye...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 15 Nov 2011, à 22 heures 45 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Tandis que le carnage continue en Libye…

 

     …il est question de renverser le régime syrien.

     Depuis le 17 février, date du soulèvement armé en Libye contre la population civile, contre la Jamahiriya et contre le Guide révolutionnaire, les attaques, par les ”rebelles“, des partisans de M. Kadhafi se poursuivent, ainsi que les carnages au sol entre combattants anti et pro-Kadhafi. Malgré le départ, fin octobre, des bombardiers de l’OTAN (qui peuvent toujours revenir faire la loi en Libye), les drones français n’ont pas renoncé à faire la chasse aux pro-Kadhafi… Il faut dire aussi que leshydrocarbures et l’uranium intéressentau plus haut point les chefs occidentaux, leurs complices arabes, et leurs ami(e)s des multinationales.

     La Ligue arabe, divisée, depuis la guerre froide, en deux camps : celui des États socialistes et populaires (Libye, Syrie), d’une part, et celui des États monarchiques pro-occidentaux (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, etc.), d’autre part, apporte, en cette année 2011, son soutien indéfectible à l’impérialisme contre les populations socialistes. Comme en Libye, l’ONU, l’OTAN, l’OSDH (qui n’est pas, d’ailleurs, qu’un Observatoire), la CPI, la Ligue arabe, etc., jouent le même jeu en Syrie. Pauvre Turquie, ce qu’elle doit faire pour gagner son entrée dans l’Union européenne ! Après avoir accueilli le CNT libyen, elle reçoit le CNS sur son sol… Il s’agit, dans ces actions de déstabilisation de la Libye et de la Syrie, d’une lutte à mort entre les monarchies de droit divin et les régimes populaires et socialistes : dans les premiers, les peuples sont à genoux, dans les seconds, les peuples sont à mettre à genoux.

     Les dirigeants occidentaux sont aux abois : les affaires intérieures de leurs États respectifs se révèlent être dans une situation désastreuse pour les populations. Pour tenter de retrouver sur le monde une domination qu’ils sont en train de perdre, ils se font pillards. Dorénavant, le Guide révolutionnaire assassiné, ils pillent la Libye au nez et à la barbe du CNT, des “rebelles”, des membres d’Al-Qaïda, libyens ou pas : l’utilisation, dans ces derniers mois, des bombardiers et des drones, pour massacrer la population résistant à la colonisation et au pillage de ses richesses, a un coût, n’est-ce pas ?

     La Russie et la Chine, qui ont pu mesurer ce que valent les promesses des chefs d’États occidentaux de s’en tenir à maintenir une zone d’exclusion aérienne en Libye, ne tiennent pas à une guerre (bis), cette fois contre la population civile syrienne. Nul doute que ces chefs occidentaux et arabes cherchent à avoir la peau de Bachar Al-Assad. Déjà, les chefs états-uniens mettent en question la légitimité du chef d’État syrien. Or, la Syrie est un pays souverain. Chez les chefs occidentaux, c’est une obsession de décider de la légitimité ou pas d’un régime. Le slogan des étudiants « Dieu est plus grand que l’oppresseur » nous donne le “la” du régime qui se substituerait, par la force des bombes, à la république populaire socialiste.

 

30.05.2011

29 - Une CPI très partiale... Avec un procureur général au pouvoir discrétionnaire.

fpetitdemange le 16/05/2011 à 22:48

 

Une CPI très partiale... Avec un procureur général au pouvoir discrétionnaire.

 

     La Cour Pénale Internationale, si elle paraît être internationale, dans ses membres, est fondamentalement occidentale dans ses décisions et ses jugements.
     Même si les procès peuvent se dérouler dans différents pays, il est permis de se poser des questions… Chargée de juger des génocides, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, elle n’a pas fait preuve, dans son court passé, de jugements équitables. Suite à une plainte contre George Bush, la loi belge du 16 juin 1993, s’étant révélée gênante, a été abrogée le 1er août 2003. 
     L’ONU, quant à elle, instaure des TPI (Tribunaux Pénaux Internationaux) temporaires. La CPI et ces tribunaux sont loin de faire l’unanimité parmi les pays membres. Le respect des procédures : enquête, recherche de preuves, arrestation des suspects, protection des témoins… est particulièrement mis en cause, d’autant que la politique occidentale pèse de tout son poids sur la justice dite internationale. Quant à l’indépendance des juges par rapport aux procureurs, elle est très aléatoire dans la mesure où les procureurs, souvent liés à l’affairisme, ont de nombreuses relations et sont loin d’être au-dessus de tout soupçon de collusion avec les “grandes puissances”. Et donc, la présomption d’innocence est d’autant moins respectée que le procureur général dispose d’un pouvoir discrétionnaire dès qu’il ouvre une enquête.
     Tandis que la Cour internationale de justice juge des États, la CPI juge des individus. Curieusement, le terrorisme n’a pas été retenu dans les prérogatives de la CPI… La Cour Pénale Internationale devrait être sévèrement transformée ou franchement dissoute. Car elle n’est, depuis sa création, qu’un instrument de plus entre les mains de ces “puissances occidentales” qui se “jugent” au-dessus de tout jugement.
     Le procureur argentin, Luis Moreno Ocampo qui, depuis le début, ne cesse de marteler, de façon obsessionnelle, son acharnement contre M. Kadhafi et sa famille, contre le gouvernement libyen et, au bout du compte, contre la population libyenne, paraît être, à l’instar de ses prédécesseurs, en service commandé. Est-ce la CIA qui lui fait ajouter à sa liste noire… le chef des renseignements libyens ? Qu’en est-il des bombardements de la coalition puis de l’Otan qui font des coupes sombres dans la population libyenne, qui tuent, depuis sept semaines, des civils, des religieux ? … Deux poids, deux mesures ?
     Non, M. Kadhafi n’est pas un être isolé. Une fois les mensonges, dictés aux médias par la CIA, déjoués et les vérités rétablies, toute personne, qui n’a pas renoncé à sa capacité à penser, est à même de comprendre que l’Otan agresse un État souverain, pour renverser son gouvernement politique et piller ses richesses économiques, et que l’État souverain défend sa population contre les bombes de l’Otan mais aussi contre l’invasion, l’occupation, la colonisation, le pillage par certains États occidentaux.