23.03.2012

167 - Cinq mois plus tard... Qu'advient-il de la population libyenne ?

Commentaire envoyé au Point.fr le Je 22 Ms 2012, à 23 heures 35. Je réintègre les deux mots censurés conformément au texte original.

fpetitdemange le 22/03/2012 à 23:36

 

Cinq mois plus tard... Qu'advient-il de la population libyenne ?

    Tandis que la signature des accords d’Évian entre l’Algérie et la France, a été - on ne peut plus brièvement - évoquée dans les médias français, sans doute parce que ces accords avaient mis fin, en 1962, à la colonisation, quel accords ont été signés entre le CNT et la France, et la Grande-Bretagne, et les États-Unis pour une réoccupation militaire de la Libye ?
      La guerre n’est pas terminée. Si les militaires au service des chefs d’État coalisés et de l’Otan n’écrasent plus, sous leurs bombes, hommes, femmes et enfants libyens, la guerre se poursuit sous une autre forme. (À propos, qu’avaient fait ces enfants à Mrs Obama, Sarkozy, Cameron, Berlusconi, à Mme Clinton, à Mrs Ban Ki-moon, Rasmussen, Bouchard, Moreno-Ocampo, à Mme Belhassen, à Polichinelle, et à d’autres [...
pareils monstres ?
])
      Cinq mois après que l’Otan ait cessé ses actes terroristes à grande échelle sur les quelque six millions d’habitant(e)s, la Libye est toujours la proie du CNT et des bandes armées qui avaient attaqué la police et l’armée régulières de la Jamahiriya en février 2011 et qui avaient été cautionnées par les chefs d’État occidentaux. Ce conseil de traîtres qui, à défaut de savoir gouverner, transforme le pays en une vaste poubelle à ciel ouvert, fait tirer à balles réelles sur les manifestant(e)s de Benghazi mécontent(e)s d’avoir été berné(e)s, et tue ! Quant aux bandes armées, elles sillonnent le pays pour répandre la terreur, se livrent, de nuit comme de jour, aux pillages, à la destruction des logements, multiplient les arrestations et les emprisonnements arbitraires, les viols, les tortures, les assassinats, grâce à la complicité silencieuse des chefs d’État français, britannique, états-unien, israélien, etc., et à celle des très croyants émirs  d’Arabie saoudite et du Qatar
,
sous l’œil des multinationales occidentales qui profitent de la perpétuation de cette guerre civile pour pomper le pétrole et réinstaller leurs bases militaires avec la perspective de s’emparer de l’énorme gâteau qu’est le continent africain. Par ailleurs, les chefs d’État français, britannique, états-unien font le silence sur ce que sont devenus les avoirs libyensAvoirs libyens : deux mots tabous.
      Dorénavant, la majeure partie de la population libyenne n’a plus aucun moyen de vivre : plus de logement, plus de nourriture, plus d’accès aux soins médicaux et aux hôpitaux…
      Les chefs d’État, les militaires, et leurs valets, ont laissé, dans ce beau pays développé qu’était la Libye, une situation catastrophique. Ces va-t-en guerre qui ont agressé un État souverain, ces terroristes qui n’ont pas hésité à attaquer une population civile qui n’avait commis aucun crime contre leurs pays, ces monstres qui ont fait massacrer des enfants jusque dans leur sommeil, ces commanditaires de l’assassinat et du lynchage du Guide révolutionnaire, devront rendre des comptes.
      Alors, la France… ou plutôt le chef d’État français, après tout cela, que peut-il exiger par rapport à M
r Abdallah al-Senoussi ?

 

08.02.2012

161 - Qui devrait juger qui ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 6 Fév 2012, à 22 heures 58 ; non paru. D'où son titre en violet.

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Qui devrait juger qui ?

 

     Depuis qu’ils ont appelé les bombes de l’étranger, sur la Libye et sur sa population, qui ont fait plus de 100.000 morts, ces rebelles maltraitent, violent, torturent, assassinent les partisans de la Jamahiriya libyenne. Or, dès les débuts de l’année 2011, l’ONU, la FIDH, la CPI, A.I., les HWR, etc., qui n’ont cessé d’exercer des pressions sur les pays occidentaux jusqu’à ce qu’ils s’ingèrent dans les affaires intérieures de la Libye, savaient que les “manifestants” armés, les prétendus rebelles, ne respectaient pas les droits de l’homme. Mais, voilà, pour éliminer le Guide révolutionnaire, tout était permis et un voile de silence s’est abattu sur les crimes perpétrés par ces pantins qui ont bénéficié de l’appui politique, économique, militaire, idéologique, psychologique des États-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, du Danemark, de l’Italie, du Qatar, de la Turquie, d’Israël, etc. : tous les crimes évoqués ne pouvaient être alors commis que par des partisans de Mouammar Kadhafi. Celui-ci étant mort assassiné depuis quatre mois, ces organisations, vont-elles l’accuser encore de tous les crimes qui se commettent quotidiennement ?

     Les rebelles, ne devraient-ils pas être traduits devant des tribunaux pour attaque, à main armée, menée contre les forces régulières de la police et de l’armée libyennes ? N’ont-ils pas libéré des prisonniers de droit commun pour agresser la population civile fidèle à sa démocratie directe ? N’ont-ils pas commis des actes de guerre contre le pays ?

     Rejoignant la « défense composée d’une quinzaine d’avocats » [LePoint.fr, art. “La Libye commence à juger les partisans de Mouammar Kadhafi”, 5 fév. 2012], il est permis de se demander en quoi un tribunal militaire peut juger des civils qui n’ont fait que défendre leur pays contre des pantins manipulés par des chefs d’États étrangers. Par ailleurs, il n’y a toujours pas l’ombre d’une démocratie quelconque, promise par les chefs d’États agresseurs, dans ce pays. Jour après jour, des factions de rebelles s’entre-tuent dans les rues. Quand ils ne s’entre-tuent pas, ils recherchent les partisans de la Jamahiriya pour les massacrer.

     Qui va juger qui ? Les chefs d’États belliqueux qui intervenaient sous le prétexte de sauver des vies dans la population civile libyenne et qui, par leurs milliers de tonnes de bombes sur les villes et les villages, ont fait plus de morts et de blessés que n’en auraient fait les troupes régulières de la Jamahiriya et les rebelles, ne devraient-ils pas être jugés, quant à eux, devant un tribunal militaire ? Depuis que l’Otan a détruit la Libye, malgré les agressions quotidiennes qui se terminent par des carnages effectués contre elle, la population civile fidèle au Guide révolutionnaire résiste : elle ne veut toujours pas d’un régime politique et économique imposé par les bombes des chefs d’États étrangers qui croient pouvoir, comme au temps du roi fantoche, installer leurs bases militaires pour la mater et lui voler son pétrole.

 

02.02.2012

160 - Tandis que le Qatar rachète la France, morceau par morceau...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 1er Fév 2012, à 21 heures 21. 

 

fpetitdemange le 01/02/2012 à 21:22

 

Tandis que le Qatar rachète la France, morceau par morceau...

     ...le Qatar rejoint les colonisateurs français, britanniques, états-uniens pour s’emparer du commandement en Libye. Le Qatar et les États-Unis ont convenu avec le président fantoche du CNT, Moustapha Abdel Jalil, de nommer eux-mêmes les chefs des services de renseignement libyen. Salem Hassi, qui est « en charge de la sécurité dans l’organisation du Front du salut », devient président du renseignement libyen : il faut dire que Salem Hassi a la nationalité… américaine ; Mustafa Nouh, qui est « Membre du Comité suprême de sûreté, vice-président du Conseil militaire de Tripoli de Abdelhakim Belhadj », prend, quant à lui, la place de vice-président du renseignement libyen. [Éléments repris dans Algeria ISP, art. “Libye – Qatar nomme les présidents du renseignement libyen”, 28 janvier 2012] Les décideurs étrangers, qui en viennent à nommer les hommes qu’ils veulent aux fonctions essentielles de la Libye comme celle du renseignement, dénoncent les raisons pour lesquelles les chefs d’État de leurs pays ont livré cette guerre contre la Jamahiriya et montrent jusqu’à quel point ces chefs criminels usurpent les droits du peuple libyen. D’une démocratie directe, la Libye passe à une dictature étrangère.
     Les villes de Brega et de Ras Lanuf (où il y a du pétrole), dans le golfe de Syrte, ont été déclarées propriétés de l’occident et sont placées sous contrôle français : aucun Libyen, qu’il soit fidèle à la Jamahiriya ou pro-CNT, ne peut y pénétrer. De quel droit ? Du droit que donnent les bombes et les assassinats politiques. Pendant que les factions rebelles s’entre-tuent avec des armes lourdes et emprisonnent, torturent, massacrent les civil(e)s fidèles à la pensée politique et économique du Guide révolutionnaire, les multinationales occidentales pompent le pétrole au maximum, l’exportent en Europe quasi gratuitement et, une fois le pétrole parvenu à destination, augmentent les prix à la pompe. Autrement dit, les Français(es) sans vergogne, qui pensaient que l’écrasement de la Jamahiriya et le massacre de la population civile libyenne allaient au moins leur permettre de rouler bon marché, se sont complètement leurrés.

     Les chefs d’État occidentaux se disant démocrates ont, pour installer leurs multinationales amies et privatiser complètement l’économie libyenne, plongé la population de Libye dans l’horreur, la pauvreté, le chaos. Faudra-t-il que les Libyen(ne)s chassent les colonisateurs français, britannique, états-unien, comme en 1969 ? En 1969, les colonisateurs occidentaux n’étaient pas endettés comme aujourd’hui. Alors… tout est permis pour les Libyen(ne)s, fidèles à l’État des masses, qui voudront retrouver la liberté, la véritable démocratie et la prospérité.

24.01.2012

158 - Ils croyaient le Guide révolutionnaire mort... Il vit encore

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 23 jvr 2012 , à 22 heures 55 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Ils croyaient le Guide révolutionnaire mort… Il vit encore

 

     Le CNT, composé des ex-Kadhafi renégats, des exilés libyens aux États-Unis, en France, en Grande-Bretagne, en Arabie Saoudite, parachutés sur le sol natal pour prendre les places libérées par les prédécesseurs assassinés ou en exil, et des factions disparates qui, en temps de paix, ne sont jamais parvenues à s’entendre, demeure un organisme politique fantoche. Ne devant son existence qu’aux bombes de chefs étrangers, il ne peut avoir aucune prise sur une population qu’il a attaquée, et contribué à massacrer, dans un pays qu’il a fait dévaster. Ces soi-disant rebelles ont dû croire que la politique était quelque chose qui pouvait s’improviser.

     Or, les chefs d’Etat étrangers à la Jamahiriya, criminels et voleurs, ont livré à des bandes armées, après huit mois de bombardements, un pays démoli dans lequel tente de survivre une population, terriblement meurtrie, qui voit sa principale richesse, l’or noir, pillée par ceux-là mêmes qui prétendaient vouloir la protéger de son “dictateur”.

     Non seulement ces chefs d’État ont détruit la Libye, non seulement ils ont bombardé la population civile, mais, déjà, ils cherchent à détruire un autre pays, la Syrie, déjà, ils cherchent à agresser la population civile syrienne fidèle à Bachar el-Assad, mais, encore, ils cherchent noise à l’Iran avec la ferme volonté d’entraver son développement et ils s’attaquent au complice actif de leurs crimes en Libye, au chef de la Turquie, Erdogan, qui se fait dorénavant sermonner par le président français qui, sitôt élu, avait fait cette déclaration à propos de la colonisation française et de la guerre en Algérie : « Il n’y aura pas de repentance. » La France, que d’aucuns se sont évertués à ridiculiser dans le monde entier, ne peut se relever sur les ruines de la Libye ou d’un autre pays, et sur le malheur du peuple libyen ou d’un autre peuple. Question d’humanité et d’éthique.

     Ces quelques chefs d’État, qui ont contribué à mener leurs pays dans la décadence politique et économique, ne peuvent, par la force des armes, remplacer la pensée de chaque homme, de chaque femme, fidèles au Guide révolutionnaire, par une autre pensée à leur convenance. Au-delà de la guerre, malgré le silence médiatique franco-qatari, la résistance verte a continué d’exister en Libye ; elle ne peut être éradiquée par les bombes ou le bourrage de crâne idéologique, qu’il vienne des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, d’Israël, du Qatar, d’Arabie saoudite ou d’ailleurs…

     Les hommes et les femmes qui continuent à crier : « Allah, Mouammar, la Libye et c’est tout » ont leurs raisons qu’il n’appartient à aucun ignorant de juger avec des bombes ou avec des mots.  

 

15.01.2012

157 - Zéro mort en Libye ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le 12 Jvr 2012, à 23 heures 09. Je remercie le modérateur pour sa célérité à le publier. Bien que non censuré, le texte a été privé, lors de la copie, de certains (e) que je rétablis ici.

 

 

fpetitdemange le 12/01/2012 à 23:10

 

Zéro mort en Libye ?

     C’est ce que disent les chefs d’État criminels occidentaux qui ont fait bombarder la Libye et sa population en recommandant bien aux militaires de se tenir à haute altitude… Ce qui fait qu’ils peuvent afficher partout, avec arrogance, qu’il y a eu « zéro mort en Libye »… du côté des agresseurs, bien évidemment. Cependant, qu’en est-il du côté des agressé(e)s ? Les chefs d’État criminels ont, dorénavant, complètement oublié que, sur leurs ordres, des militaires ont effectué plus de 10.000 missions d’attaque sur la Libye et que les avions de leur coalition puis de leur organisation terroriste, l’Otan, ont largué 40.000 à 50.000 bombes sur la population, en vue d’effrayer la majeure partie des civil(e)s resté(e)s fidèles au Guide révolutionnaire.
     L’Otan n’a pas hésité à utiliser des bombes, aux ogives fabriquées à l’uranium appauvri c’est-à-dire avec des déchets nucléaires ainsi recyclés. (En 1930, sous la direction du fasciste italien, Italo Balbo, les pilotes d’avions n’avaient-ils pas utilisé, sur la Libye, l’hypérite qui décima des tribus entières non armées ?) [Éléments repris de l’article “Des bombes à l’uranium appauvri pleuvent sur la population libyenne” de Falco Accame, paru dans “Il manifesto”, le mercredi 23 mars 2011]
     Selon des sources autres que celles véhiculant l’idéologie impérialiste, la réalité apparaît dans toute son horreur. Le journaliste libyen de la Jamahiriya, Mustapha Kader Bouh, a donné un compte rendu des événements. Les bombardements ordonnés par les chefs d’État français, états-unien, britannique, italien, israélien, qatari, etc., et effectués durant huit mois, nuit et jour, sur la Libye, auraient produit, sur quelque six millions d’habitant(e)s que ce pays comptait avant la mission « Protecteur unifié » destinée à les protéger, les résultats suivants :
     160.000 morts libyens (Libyen(ne)s de la Jamahiriya et Libyens rebelles) ; 60.000 morts parmi les combattants de l’armée libyenne ; 60.000 prisonnier(e)s ; 40.000 handicapé(e)s ; 1,8 million de personnes déplacées. Des familles libyennes entièrement décimées. Voilà qui ramène la mort d’un ancien officier français, parti en Libye pour quelle aventure ?, à sa juste mesure.
     Un pays en ruines : des infrastructures détruites (routes, bâtiments publics tels que hôpitaux, écoles, universités) ; des villages et des villes rasé(e)s (Syrte est devenue une ville fantôme où il est difficile de trouver âme qui vive) ; des richesses, des trésors, des merveilles du patrimoine libyen brisé(e)s, d’autres volé(e)s, pillé(e)s qui iront agrandir les collections privées de quelques milliardaires étrangers receleurs. La principale ressource de la population libyenne, le pétrole, pillée par les firmes occidentales, les bâtiments détruits reconstruits par le BTP français (voilà pourquoi les militaires devaient tout détruire, c’est-à-dire ne rien laisser aux Libyen(ne)s) : les multinationales amies des chefs d’Etat criminels attendaient au portillon.

 

09.01.2012

156 - La démocratie mise en place par les bombes de l'Otan

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ve 6 Jvr 2012, à 22 heures 30 ; non paru. D'où son titre en violet. 

 

 

La démocratie mise en place par les bombes de l’Otan

 

     En 2011, lors des attaques, par les bandes armées, des édifices publics et des autorités du pays, Mouammar Kadhafi avait proposé d’utiliser la voie diplomatique en vue d’un règlement rapide de ces conflits venus d’ailleurs ; cette voie avait été refusée par les chefs d’Etats occidentaux et pro-occidentaux : nul doute que ces derniers voulaient absolument s’ingérer dans les affaires intérieures de la Libye pour anéantir la Jamahiriya (l’« État des masses »), punir la majeure partie de la population libyenne fidèle au Guide révolutionnaire et assassiner celui-ci pour fairemain bassesur les ressources du pays. Toute solution pacifique a donc été éliminée et la guerre, imposée.

     La subversion des rebelles et l’attaque armée de la coalition puis de l’Otan contre les défenses militaires et civiles de la Libye, contre ses infrastructures notamment contre ses moyens de communication, se sont alors transformées en une guerre contre la majeure partie de la population civile. Les chefs d’États belliqueux n’ont pu imposer cette guerre qu’en recourant à des méthodes anti-démocratiques : la désinformation médiatique, le mensonge érigé en vérité, l’idéologie anti-Kadhafi, le terrorisme politique et économique, intellectuel et militaire…

     Les soi-disant rebelles de 2011 ont fait apparaître une différence essentielle avec les révolutionnaires de 1969 : la révolution de 1969, menée par le colonel Kadhafi, s’était effectuée sans effusion de sang, sans bombardement de la population pour la réduire à merci mais, au contraire, avec l’assentiment de celle-ci, lasse de la corruption en vigueur sous la monarchie du roi Idris 1er, sans destruction du pays. Ces rebelles de 2011, titillés par les exilés libyens venus dans les valises de la CIA, du MI6, etc., ne sont que des jouets manipulés par les services occidentaux, que de faux combattants ayant fait appel à l’étranger pour s’emparer d’un pouvoir qui les dépasse.

     Les Libyen(ne)s, qui ont œuvré pour la fin de la Jamahiriya arabe populaire et socialiste et pour la mort de Mouammar Kadhafi, n’ont fait que remettre leur pays dans les mains des exilés revenus au pays natal comme valets des multinationales occidentales (déjà, les Benghazien(ne)s peuvent voir l’or noir leur filer sous le nez, par barils entiers) : ils ne vont récupérer des Occidentaux qu’une poignée de cacahuètes et des barils de mépris.

     Maintenant, pourquoi les renégats veulent-ils écarter les Libyen(ne)s, proches de Mouammar Kadhafi, des élections ? Parce que la majeure partie de la population libyenne, étant restée fidèle au Guide révolutionnaire et le faisant savoir tous les jours, les candidat(e)s qu’elle désignerait auraient toutes les chances de gagner contre les candidats des “rebelles” criminels qui ont appelé les bombes de l’étranger pour détruire la Libye, son armée, sa police, son organisation politico-économique, son dirigeant et la détruire elle-même.

 

28.12.2011

154 - Les "révolutionnaires" se plaignent des caisses vides...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 14 Déc 2011, 22 heures 40. J'ai réintégré l'une des coupures dans le texte, selon l'original.

 

fpetitdemange le 14/12/2011 à 22:43

 

Les "révolutionnaires" se plaignent des caisses vides...

…pendant que les firmes étrangères pillent l’or noir.
     Il est vrai que, une fois le Guide révolutionnaire assassiné, le pouvoir politique et économique arraché à la Jamahiriya populaire et socialiste et transféré à quelques-uns de leurs valets libyens, exilés ou pas, il est beaucoup plus facile, pour les chefs d’États occidentaux et leurs ami(e)s des multinationales, de recoloniser le pays. Les jeunes libyens, qui ont cru que l’Occident était un Paradis sur terre, commencent à déchanter.
     Maintenant que leur pays est détruit, les habitant(e)s de Benghazi, qui ont contribué à la contre-révolution, vont découvrir le poids qu’ils ont dans la politique et l’économie de leur pays face à une poignée de rapaces occidentaux qui se sont octroyé, entre autres, les avoirs libyens. M. Juppé, ne fait-il pas le généreux, en ce moment, avec l’argent du peuple libyen en promettant de dégeler une certaine somme !

     Les opposants à Mouammar Kadhafi découvrent l’héritage que leur ont laissé les bombes de l’Otan tombées du ciel sur ordre de la cohorte de chefs d’États criminels qui ont voulu détruire ce pays pour s’emparer de ses hydrocarbures et pour tenter de faire exploser l’Union Africaine. Dorénavant, la belle ville de Syrte est pire qu’Oradour-sur-Glane en 1944 : les bombardiers ont systématiquement détruit les villas et les immeubles, les un(e)s après les autres ; ils ont saccagé les infrastructures ; ils ont défiguré le paysage : arbres calcinés, poteaux réduits à des blocs de béton jonchant les rues et les routes, etc. Enfin, crimes parmi les crimes, de nombreux enfants sont passés du berceau à la tombe

     Les factions rebelles, exilées et non exilées, s’entre-déchirent, s’entre-tuent pour un pouvoir qui leur échappe, aux unes et aux autres, pendant que les multinationales françaises, britanniques, américaines pillent le pétrole, le gaz et toutes les richesses que les bombes auront épargné(e)s. Déjà, des bases militaires américaines et françaises s’installent, comme au temps de la monarchie du roi fantoche, Idris 1er, pour recoloniser le pays et pour mater toute révolution possible de la population restée fidèle au Guide révolutionnaire, pour recoloniser le Sahara et les neuf autres pays sur lesquels il s’étend, sans oublier le territoire du Sahara occidental, où se trouvent pétrole, cuivre, manganèse, fer, phosphate, uranium, et puis pour surveiller le Sahel… La Libye est un carrefour stratégique pour atteindre le cœur de l’Afrique.

     Mouammar Kadhafi avait-il attaqué, avec l’armée libyenne, un pays occidental ? Avait-il donné l’ordre à des militaires de bombarder la population civile française, britannique, états-unienne, afin d’avoir la peau des dirigeants politiques, afin d’imposer, contre les populations, un système politico-économique et de piller leurs richesses ? [...].

16.12.2011

152 - Les fous sont ailleurs. Cherchons bien...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 7 Déc 2011, à 23 heures 14 ; non publié. D'où son titre en violet.

 

Les fous sont ailleurs. Cherchons bien…

 

     La CIA est une gigantesque pieuvre qui tente de broyer, dans ses tentacules, tous les pays, qui ont un régime populaire et socialiste, et leurs peuples qui résistent à la dictature politico-économico-militaire des États-Unis et d’Israël. Elle ne cesse de former au terrorisme les exilés opposés aux régimes légitimes qui ne lui conviennent pas : c’est elle qui a formé les Frères musulmans et les combattants d’Al-Qaïda. Les États-Unis constituent une fédération d’États terroristes où les Droits de l’Homme ont toujours été bafoués !

     En février, tous les médias criaient haro sur Mouammar Kadhafi qui, selon la rumeur, « massacrait » sa population. Le Guide libyen mort, les médias crient haro, dorénavant, sur Bachar el-Assad qui, lui aussi, selon la rumeur, « massacre » sa population. Comment certaines personnes, en France et ailleurs, ont-elles pu croire et peuvent-elles croire encore à pareilles inepties ? Mouammar Kadhafi, apprenant ce qui se disait sur son compte, avait répliqué d’une voix très calme : “Même Hitler ne l’a pas fait !” Question de bon sens : Mouammar Kadhafi, aurait-il tenu huit mois s’il avait massacré le peuple ? Idem, pour Bachar el-Assad
    
Par contre, si Mouammar Kadhafi n’a pas fait tirer sur la population libyenne et n’a fait que la défendre contre des exilés revenus sur le sol natal pour faire un bien mauvais coup, avec l’aide de l’étranger, afin de s’emparer du pouvoir, et si Bachar el-Assad ne fait pas davantage tirer sur la population syrienne et ne fait que la défendre, qui a visé Mouammar Kadhafi et l’a livré au lynchage d’un groupe de monstres armés ? Qui a bombardé la population civile libyenne ? Qui voudrait bombarder la population civile syrienne ? Il y a des chefs d’États manipulateurs de l’opinion publique qui n’ont cessé d’inverser les rôles : en réalité, ce sont eux les criminels. Mouammar Kadhafi, mort, les cohortes de menteurs voudraient reporter leurs crimes sur le fils encore vivant, Seïf al-Islam, afin d’achever l’assassinat politique et crapuleux commis sur le père en le prolongeant sur le fils.

     Il est vrai que les chefs d’États agresseurs ont fait la guerre en Libye, derrière leurs bureaux, en donnant des ordres criminels aux militaires qui, avec leur arsenal le plus sophistiqué, ont fait un nombre de morts considérable parmi la population civile libyenne censée devoir être protégée ? Mais, chut ! Ceci est tabou

     En Syrie comme en Libye, il s’agit d’une agression extérieure sauvage et préméditée, depuis déjà longtemps, tant les régimes populaires et socialistes dérangent les chefs états-uniens et européens et leurs ami(e)s des multinationales, tant les richesses du sol et du sous-sol de la Libye et de la Syrie les rendent jaloux, et tant les avoirs de la Jamahiriya libyenne, déposés dans les banques occidentales, les font devenir fous, eux qui ne récoltent que ce qu’ils ont semé : la dette et les services de la dette, à force de cadeaux aux ami(e)s, jusqu’à plonger leurs pays dans le chaos.

 

06.12.2011

151 - Libye et Syrie, mêmes traîtres armés, mêmes appels à une protection des civils...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 5 déc 2011, à 23 heures 16; non paru. D'où son titre en violet.

 

Libye et Syrie, mêmes traîtres armés, mêmes appels à une protection des civils…

 

     …sur lesquels ils tirent avec leurs armes automatiques, sans jamais faire de blessés et de morts ! Ces opposants, des exilés vivant, pour la plupart, en Occident, qui ont effectué leurs études aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France ou, quelquefois, dans les Émirats Arabes Unis, n’ont aucunement contribué au développement de leur pays, mais contre celui-ci et la population, ils ont nourri haine et rancune, durant des décennies, jusqu’à revenir, guidés par leurs chefs occidentaux, sur leur sol natal, pour y déclencher une guerre civile.

     Dans leurs rangs se sont trouvés, en Libye, des européens, des états-uniens, des qataris, des afghans, etc., pour combattre la population civile autant que les troupes fidèles au Guide révolutionnaire. Nouveauté en Syrie : des Libyens constituent des troupes en Turquie pour aider les opposants syriens et leurs maîtres d’Occident à attaquer la population et le régime de Bachar el-Assad.

     Tous ces opposants libyens et syriens et leurs complices sont appuyés par ces organisations : ONU, FIDH, OTAN, CPI, ONG, etc., lesquelles, financées par les multinationales, sont, par voie de conséquence, au service de l’OTAN et des États capitalistes impérialistes.

     Ces organisations laissent détruire, sans le moindre problème de conscience, le travail des peuples qui ont développé leurs pays ; elles bafouent les valeurs intellectuelles de ces pays qui ne se soumettent pas, politiquement, économiquement, culturellement, au camp occidental, ou, plutôt, au camp états-unien et israélien ; elles veulent imposer à tous les pays du monde, par des élections, dont les campagnes électorales sont principalement financées par le complexe militaro-industriel, le système capitaliste impérialiste qui ne convient qu’à une minorité en Occident. Avec les chefs d’États français, états-unien, britannique, israélien, qatari, etc., elles sont impliquées dans les crimes de guerre et dans les crimes contre l’humanité perpétrés en Irak, en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye, en Syrie.

     C’est pourquoi la Ligue des Droits de l’Homme de l’ONU, la FIDH, les ONG font un silence assourdissant sur les pillages commis par les rebelles en Libye, sur les dizaines de milliers de Libyens et de Libyennes morts dans la guerre occidentale, sur les combattants et les civils, fidèles au Guide révolutionnaire, qui, faits prisonniers, sont placés dans des conditions terribles, frappés, torturés et assassinés, sur les jeunes filles et jeunes femmes violées, mutilées, assassinées par ces “braves” rebelles tant soutenus par Polichinelle. Après huit mois de bombardements des coalisés et de l’OTAN, effectués jour et nuit, sur la Libye, il n’est absolument pas question, dans les médias occidentaux, du nombre d’hommes, de femmes, d’enfants écrasés sous les bombes de l’OTAN.

     Les commanditaires et les exécutants des crimes, perpétrés sur la population libyenne, auraient-ils peur du sang qu’ils ont sur les mains ?

 

04.12.2011

150 - Les mêmes organisations pour les mêmes crimes contre la population civile...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Sa 3 ou plutôt le Di 4 Déc 2011, à 24 heures 49.  

 

fpetitdemange le 04/12/2011 à 00:50

 

Les mêmes organisations pour les mêmes crimes contre la population civile...

     Les mêmes organisations (ONU, FIDH, CPI), qui ont appelé la « communauté » « internationale » comprenant… trois pays : les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, à protéger la population libyenne, en la massacrant avec des bombes, appellent hypocritement la même « communauté internationale » à la… protection de la population syrienne.
     Or, comme la Libye, la Syrie se trouve attaquée de l’extérieur par des exilés qui sont accueillis, à bras ouverts, en Turquie et sur le sol de laquelle ils préparent, avec l’aide de criminels libyens, une offensive contre le régime de Bachar el-Assad et la partie de la population fidèle à la république socialiste. Bachar el-Assad, comme Mouammar Kadhafi, est accusé de « crimes contre l’humanité ». Mais N. Sarkozy, mais D. Cameron, mais B. Obama-H. Clinton ? N’ont-ils pas commis de crimes contre l’humanité avec leurs dizaines de milliers de bombes ? A noter que toutes ces organisations sont juges et parties !
     Comme pour la Libye, les médias égrènent les morts en Syrie comme s’ils étaient le fait exclusif du pouvoir légitime qui, par ailleurs, se trouve dans l’obligation de répondre aux attaques armées par une défense armée. Mais la FIDH, qui voit les chiffres en grand pour pousser à l’intervention armée contre la Syrie et sa population, reste toujours aveugle et muette devant le nombre considérable de morts en Libye. À croire que les bombes de l’Otan et les armes des soi-disant rebelles n’ont pas tué ! À croire qu’en Libye, il n’y a pas eu d’hommes, de femmes, d’enfants massacrés sous les bombes des prétendues démocraties occidentales. Quels intérêts a donc la Ligue des Droits de l’Homme dans ces guerres civiles qu’elle fait semblant de regretter mais que, dans les faits, elle appelle de tous ses vœux, à cor et à cri.
     Les droits de l’homme ? La FIDH, s’est-elle souciée de savoir s’ils étaient respectés dans nos pays prétendument démocratiques ? Qu’en est-il des droits de l’homme en France, pour les immigré(e)s africains, par exemple, pour les Roms, autre exemple et, même, pour ces Français(e)s qui, sans travail ou travaillant, n’ont pas même un toit, pas même de quoi se nourrir ?
Alors, la Libye, alors, la Syrie, alors, alors, alors…
     Par ailleurs, comment se présente une démocratie imposée avec des bombes lâchées sur une population qui n’avait rien demandé aux pays étrangers ? Pour répondre à cette question, il faut voir la Libye dévastée, les morts jonchant le sol et la composition du nouveau gouvernement
     Quand on sait comment ces N. Sarkozy, B. Obama-H. Clinton, D. Cameron, verrouillent l’expression populaire en interdisant ou en matant policièrement les manifestations d’opposant(e)s dans leurs pays, il y a de quoi craindre pour l’avenir

 

23.11.2011

143 - Qui sont les criminels dans cette histoire?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Di 20 Nov 2011, à 22 heures 25. Je suis désolée ; hier, 22 novembre, j'ai couru derrière le temps et j'ai oublié cet article en chemin.

 

fpetitdemange le 20/11/2011 à 22:26

 

Qui sont les criminels dans cette histoire ?

     Comme son père et ses frères, Seïf Al-Islam a protégé la population libyenne, du mieux qu’il a pu, contre les exilés de retour et les rebelles de Benghazi, qui, armés, l’ont attaquée, dès la mi-février, et l’attaquent encore. Les Kadhafi n’ont pas réprimé la population mais tenté de calmer la bande armée qui s’en prenait à elle.
     En prenant fait et cause pour cette bande armée, dont certains membres font partie de l’Aqmi, les chefs d’États français, anglais, états-unien, qatari, israélien, se sont, non seulement ingérés dans les affaires intérieures de la Jamahiriya, mais ils ont utilisé des traîtres qui n’ont pas hésité à appeler les bombes sur leur pays et sur la population, mais ils ont engendré des monstres qui torturent, qui massacrent, mais ils ont bombardé, durant sept mois, une population de quelque cinq millions d’habitant(e)s. Cette population vit, désormais, dans les ruines grâce aux bombardiers de l’Otan et aux drones français et israéliens, et dans l’absence d’êtres chers disparus dans des conditions atroces. Cela ne pourra être pardonné par les Libyen(ne)s, mais non plus par les Africain(e)s, aux chefs d’États agresseurs et à leur Polichinelle. Que ce dernier et ces chefs, criminels, ne viennent plus nous parler de démocratie, de culture, de liberté, de justice, d’humanité ! Qu’ils ne viennent plus dénoncer l’application de la charia en Iran ou ailleurs !
     Il faut espérer que le CNT, imposé par des bombes à la population libyenne, et toute sa bande de renégats, qui ont cumulé, durant huit mois, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, soutenus par les forces occidentales et pro-occidentales, ne se comporteront pas avec Seïf Al-Islam comme ils se sont comportés avec son père et l’un de ses frères. Mais que penser d’une justice administrée par un CNT dont le président, Moustafa Abdel Jalil, était naguère - c’est-à-dire en un temps où le « dictateur » Mouammar Kadhafi n’était pas l’homme à abattre - le président de la Cour d’appel de Tripoli qui avait condamné à la mort par pendaison, puis confirmé par deux fois la sentence, deux infirmières bulgares et un médecin palestinien, entre 1999 et 2007 ? Mahmoud Jibril, qui avait quitté la Libye en 1975, et qui a fait ses études au Caire puis à Pittsbugh, était revenu des États-Unis, après des décennies d’absence : n’était-il pas à la tête du développement économique national, de 2007 à fin 2010, c’est-à-dire au temps du « dictateur » Mouammar Kadhafi ? La plupart de ceux qui se plaignent du régime, au temps du Guide révolutionnaire, n’ont-ils pas contribué à faire de ce régime ce qu’il était ?
     Quant au procureur général de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, qui a servi les dictateurs argentins, il n’est pas mieux placé que les gens du CNT, naguère encore au service du « dictateur » Mouammar Kadhafi, pour juger le fils de celui-ci. Il n’y a rien à attendre de tous ces gens qui ont bafoué les droits de l’être humain, les droits nationaux et le droit international.

 

12.11.2011

138 - Des jouets pour l'AQMI qui pourra imposer sa loi de chaque côté de la Méditerranée...

fpetitdemange le 11/11/2011 à 21:16

 

Des jouets pour l'AQMI qui pourra imposer sa loi de chaque côté de la Méditerranée...

     Les prétendus rebelles démocrates n’étaient utilisés que pour faire de belles images destinées à tromper sciemment les peuples occidentaux. Derrière ces combattants d’opérette se dissimulait une véritable supercherie. Les exilés libyens eux-mêmes, qui sont-ils ? Des opposants au Guide révolutionnaire, à la Jamahiriya, au peuple : des opposants à la démocratie directe. Ainsi, les nostalgiques de la monarchie religieuse ont pu récupérer le drapeau du roi Idris 1er. Des groupes islamistes, ceux qui ont appris à tuer dans les centres de formation de la CIA et autres agences terroristes et qui ont débarqué sur le sol libyen par Benghazi, sont entrés de suite en action en s’appuyant sur les combattants libyens qui étaient allés se battre en Irak et en Afghanistan contre les États-Unis et l’Otan et qui ne sont revenus que pour semer la zizanie dans leur propre pays en s’attaquant à la population civile libyenne.

     La mission des uns et des autres ? Obtenir le renversement du régime et la mort du Guide révolutionnaire. D’ailleurs, l’un des islamistes les plus en vue, lors de ce conflit, avait annoncé que la religion ne s’accordait pas avec la démocratie mais, pour faire taire le Guide qui avait quelques vérités à révéler sur les agissements de certains de nos dirigeants très démocrates, ceux-ci n’y ont pas regardé de trop près… Ainsi, de nombreux exilés qui ont débarqué sur le sol libyen, pour certains d’entre eux, trente, quarante ans après l’avoir déserté, ont fait saccager, par une coalition de pays étrangers, leur pays natal, un pays qu’ils n’avaient contribué en rien à développer. Quant à l’AQMI, tant décriée naguère par les Grands Démocrates occidentaux, elle se trouve aujourd’hui renforcée par ceux-là mêmes qui promettaient, au peuple libyen qui avait une démocratie directe, une fausse démocratie à l’occidentale…
     Voici la situation, qui va se présenter dorénavant aux peuples d’Afrique et d’Europe, telle que la décrit Maître Marcel Ceccaldi, avocat de la Jamahiriya arabe libyenne : « L’AQMI. C’est ce qu’ont d’ailleurs dit les autorités algériennes à Juppé, lorsqu’il s’est déplacé, en disant : “Mais attendez. Vous envoyez des armes aux rebelles, alors que nous avons en face de nous, dans le maquis, des armes qui ont été entreposées à Benghazi, d’une part, et celles que vous avez larguées. Mais est-ce que vous croyez que tous ces pays, Mali, Niger, vont pouvoir résister à cette poussée ? Alors, demain, le paradoxe, c’est qu’il faudra peut-être bombarder la Libye parce que la Libye sera tombée aux mains des islamistes. Ou il faudra peut-être intervenir, sur le plan militaire, au Niger ou au Mali voire même en Mauritanie et demain au Sénégal, parce que vous aurez un mouvement islamiste qui se sera implanté et qui aura les moyens militaires et les moyens financiers d’imposer sa loi à ces États et à ces populations”. » [Maître Marcel Ceccaldi, répondant, le 4 septembre 2011, aux questions de Roger Bongos pour afriqueredaction. Com].

 

10.11.2011

137 - Le peuple libyen se passera volontiers du soutien de l'Otan qui l'a bombardé

Ce commentaire a été envoyé au Point.fr, le Me 9 Nov 2011, à 21 heures 55.

 

fpetitdemange le 09/11/2011 à 21:57

 

Le peuple libyen se passera volontiers du soutien de l'Otan qui l'a bombardé

     La mission « Protecteur unifié » a montré à quel point l’Otan protège les populations civiles. Ses bombardements n’ont sans doute pas fait assez de désastres et de morts en Libye, l’organisation terroriste propose ses services au-delà…
     Quant à son secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen, l’utilisation de missiles, à ogives fabriquées à l’uranium appauvri, et du phosphore blanc contre des civil(e)s, serait suffisante, pour le traduire devant la Cour Pénale Internationale pour crimes contre l’humanité. Mais toutes les organisations mises en place par les chefs occidentaux ne sanctionnent jamais que les chefs africains, serbes, arabes qui refusent de se soumettre à leurs diktats tandis qu’elles sont plus que laxistes par rapport aux chefs européens, états-uniens et pro-occidentaux, fussent-ils monarques, émirs ou dictateurs…
     Dans tous les pays où l’Otan est intervenue, que ce soit dans les Balkans, en Afghanistan ou ailleurs, les peuples s’en souviennent. Les maladies incurables se sont répandues en Yougoslavie, au Kosovo, en Irak… Faut-il laisser cette organisation terroriste semer la mort ? Pour des raisons politiques, économiques et sanitaires, il vaudrait mieux désintégrer cette machine infernale qu’est l’Otan qui ne règne sur les peuples du monde que par la dictature de ses bombes.
     Par ailleurs, il serait urgent de supprimer l'immunité parlementaire et celle présidentielle dans tous les cas où la responsabilité est engagée comme dans la guerre d’agression contre le peuple libyen. Les chefs d’États occidentaux, qui écrasent des pays pour en piller les richesses et qui massacrent des populations civiles, ne devraient-ils pas être interdits de toute possibilité d’être de nouveau candidats pour une élection, qu’elle soit à la présidence ou à la députation ? Sont-ils dignes de représenter leurs mandant(e)s à l’intérieur comme à l’extérieur du pays ? Un régime, appuyé sur des mensonges, n’est pas une démocratie. Les droits de l’homme, qui servent de prétexte à l’assassinat politique et au crime crapuleux commis sur un dirigeant, ne sont plus que des droits aux crimes. La liberté de tuer est un sauf-conduit pour tous les crimes de guerre. Les personnes politiques, qui acquiescent aux bombardements effectués sur une partie de la population d’un pays avec des armes interdites par la Convention de Genève, se font complices de crimes contre l’humanité.
     La Yougoslavie, la Serbie, l’Irak, l’Afghanistan, la Libye… Et puis la Syrie ? … Et puis l’Iran ? … Et puis la Chine ? … Et puis tous les pays qui ne sont pas les États-Unis et Israël, peut-être ?... Au lieu de vouloir importer, par la guerre, une prétendue démocratie qui tourne en dictature religieuse, que les chefs d’États belliqueux demandent des comptes à cette grande bourgeoisie internationale qui s’enrichit en spéculant sur la dette publique des États et qui déteste les peuples qui la font vivre par leur travail, jusqu’à les renvoyer à la pauvreté, à la misère, au malheur.

 

08.11.2011

136 - La Libye, sous le joug de la dictature capitaliste impérialiste...

Ce commentaire a été envoyé au Point.fr, le Lu 7 Nov 2011, à 21 heures 13. Le modérateur a fait preuve d'une belle célérité et je l'en remercie.

 

fpetitdemange le 07/11/2011 à 21:15

 

La Libye, sous le joug de la dictature capitaliste impérialiste...

 

     Les chefs d’États occidentaux et pro-occidentaux ont fait assassiner, par leurs valets du CNT, Mouammar Kadhafi : il s’agit d’un assassinat politique doublé d’un crime crapuleux… Que dirait-on si des pays africains se coalisaient pour assassiner N. Sarkozy ? D. Cameron ? B. Obama ? H. Clinton, etc. ? En Libye, le peuple va bientôt découvrir la « démocratie » que ces chefs belliqueux et Polichinelle ont bricolée pour mieux le tromper et le museler. Il n’est qu’à penser à la façon dont sont traité(e)s les opposant(e)s politiques dans les pays prétendument démocratiques
     La Libye est riche d’une histoire millénaire et d’une culture tout aussi importante. Avant cette guerre politico-économique, elle était riche, développée, et non endettée. Pendant 42 ans, la rente pétrolière a été redistribuée dans toute la population et non captée par une minorité : eau et électricité gratuites, carburant à 8 centimes, beaux appartements (pas des cages à lapins comme dans certains quartiers des villes occidentales), dans de magnifiques immeubles (pas dans des tours ou des “barres” comme il en existe encore en France où le taux de suicide reste élevé), grandes villas, grosses voitures, etc. Et puis, surtout, la possibilité de se soigner, de se cultiver… Qu’en est-il, en France, du coût des énergies et des denrées de première nécessité ? Qu’en est-il du droit aux soins et à l’instruction ? Qu’est devenue la culture, en France, en quelque quarante années ? La France aurait pu être un beau pays
     Le peuple libyen n’avait pas absolument besoin des banques européennes et états-uniennes pour développer son pays : il l’a prouvé. Pour le punir, les bombes des États occidentaux endettés ont écrasé, sept mois durant, nuit et jour, la Libye : immeubles effondrés, maisons détruites ou pillées, voitures calcinées, coupures d’eau et d’électricité, famines produites par des pénuries alimentaires, pénuries de carburant provoquées, etc. Et puis, surtout, il y a les morts qui jonchent le sol ou qui ont été enterrés trop hâtivement sous les bombes : ces morts, ce sont un père, une sœur, des parents, des voisins, etc. Et si les États africains se coalisaient pour bombarder les palais et autres villas et tuer les enfants de ceux et celles qui ont fait la guerre à la partie du peuple libyen dont l’unique tort était d’être fidèle au Guide révolutionnaire ?
     Quant aux soi-disant rebelles… Leur contre-révolution est celle d’enfants trop gâtés manipulés par des arrivistes revenus d’exil : elle laisse dans la majeure partie de la population libyenne un goût de sang. Appuyés par la CIA et la FIDH, ces prêts à tout ont lancé une guerre civile sans se rendre compte que, Mouammar Kadhafi mort, ils allaient se retrouver dans la dépendance de chefs politiques et militaires pillards, dont ils sont loin de mesurer les effets. Contrairement à ce qu’ils croyaient, ils ne sont pas maîtres du jeu. On comprend que « les tirs de joie » « deviennent de plus en plus rares »….

 

25.09.2011

115 - Bombarder plus pour tuer plus

Commentaire envoyé au Point.fr, le Je 22 sept 2011, à 22 heures 27 ; non paru. D'où son titre en violet.  

 

 

Bombarder plus pour tuer plus

 

    Le sang libyen a beaucoup coulé mais, selon les soi-disant protecteurs, il doit couler plus. Après six mois d’une guerre totale, contre une population qui comptait quelque sept-huit millions d’habitant(e)s, guerre vendue aux peuples du monde entier sous l’étiquette « Protecteur unifié » et qui a fait 60.000 mort(e)s et plus encore de blessé(e)s, N. Sarkozy, D. Cameron, B. Obama considèrent que ce n’est pas suffisant pour établir leur domination sur la Libye, via un comité de traîtres flagorné par Polichinelle : ils prolongent ce massacre de trois mois, pour tuer plus d’hommes, plus de femmes, plus d’enfants encore. Qui sont les dictateurs dans ce monde ?

     Le courage de ces hommes est… Remarquable. Après avoir ôté au pays tous les moyens de défendre sa population, ils estiment que les carnages systématiques, perpétrés dans les villages, les villes et la capitale avec leurs milliers de bombes, ne sont pas assez radicaux : il reste encore de “mauvais Libyen(ne)s”. Il leur faut donc prolonger, de trois mois, cette guerre coûteuse en vies humaines, en blessé(e)s, en déporté(e)s, en malheurs de toutes sortes.

     L’une des questions qui se pose est celle-ci : comment, ces trois tristes individus, peuvent-ils encore prétendre à la moindre candidature présidentielle pour représenter leur pays ou rester à leur fonction, quelle qu’elle soit ? Ils devraient être tous les trois en prison : ce sont des menteurs, des criminels, des monstres. Le capitalisme impérialiste et ses déboires actuels, qui pèsent surtout sur les peuples, engendrent ce type de monstres assoiffés de sang, de richesses, de pouvoir !

     « Après la prise du pouvoir par Mouammar Kadhafi en 1969, l’instauration d’un nouveau système politique marque la Libye des années 1970. Cette première phase permet d’asseoir et de concrétiser sur le plan intérieur les idées révolutionnaires. Elle trouve son aboutissement en 1977 avec l’établissement de la Jamahiriyya dont le fondement premier est de donner le pouvoir au peuple libyen. » [Béatrice Chevallier-Bellet “La nouvelle Libye”, ouvrage collectif, page 51] Même le slogan « une nouvelle Libye », destiné à imposer au peuple libyen le “nouveau” pouvoir anti-démocratique a été volé aux auteur(e)s de ce livre…

     Ces trois criminels font massacrer le peuple libyen parce que le peuple libyen exerce le pouvoir par la démocratie directe, prend ainsi son destin en mains et décide de sa vie. Il va falloir que les règles politiques et économiques des pays dits démocratiques changent pour faire de ces pays de vraies démocraties : gouvernement des peuples par les peuples. Il n’est pas supportable que des monstres puissent décider de bombarder un pays, de renverser un régime et de faire une véritable chasse à l’homme contre la volonté d’une majeure partie de la population, de détruire le travail de plusieurs décennies accompli par le peuple libyen pour faire de son pays, jusqu’à cette guerre inqualifiable tant elle est immonde, un pays développé. Et non endetté.

17.09.2011

110 - Les assassins sur les lieux de leurs crimes...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Je 16 sept 2011, vers 16 heures 30 ; non paru. D'où son titre en violet.

Les assassins sur les lieux de leurs crimes…

 

     Que penser de chefs d’États occidentaux qui viennent mettre le pied sur le sol libyen qu’ils ont, par leurs ordres, imbibé du sang de la population : hommes, femmes, enfants, au nom de la mission « Protecteur unifié » destinée à protéger les civil(e)s ? Il y a, dans cette « visite », quelque chose de répugnant.

     Que penser de ces chefs d’États qui, alors que la guerre n’est pas terminée, viennent à la curée, dans un pays que leurs ordres militaires ont fait réduire en ruines, avec l’espoir d’y envoyer bientôt leurs amis des multinationales reconstruire sans l’avis de la principale intéressée : la population libyenne. Quelle indignité !

     Que penser de ces chefs d’États occidentaux qui soutiennent les rébellions fomentées par leurs services secrets, dans d’autres pays comme la Libye, la Syrie, et qui, lorsqu’ils se trouvent face à de jeunes manifestants, tel D. Cameron dans son propre pays, les mettent en prison (Cf. LePoint.fr article du 9 août 2011 : “Cameron promet de rétablir l’ordre en Grande-Bretagne”) ?

Mais que faire de ces chefs d’États, véritable trio français-britannique-états-unien de vauriens, qui font répandre la terreur, par les bombes de l’Otan, sur une population de quelque huit millions d’habitant(e)s et qui détruisent, depuis six mois, des décennies de travail fourni par la population qu’ils prétendaient protéger pour lui voler ses richesses tandis qu’eux-mêmes ne savent pas préserver les richesses publiques de leurs pays qu’ils bradent, de façon illégale, à leurs ami(e)s (personnes et entreprises privées) ?

     Que dire de ces chefs d’États occidentaux qui, par leurs ordres, font tuer hommes, femmes, enfants, par dizaines de milliers, bafouant le droit international ? 

     Que penser de ces chefs d’États, soi-disant démocrates, qui viennent cautionner, entériner une république islamique que le comité croupion d’un Polichinelle désœuvré veut imposer, par la force armée de chefs d’États étrangers, à la population libyenne, à la place d’une démocratie directe à laquelle elle participait activement ? 

     Que penser de ce chef d’État français qui vient sur un sol étranger avec sa propre police ? Cet acte, qui est une véritable provocation, est contraire à toute politique étrangère et sent déjà la dictature du colonisateur.

     Pourquoi, la population libyenne a-t-elle résisté et résiste-t-elle encore jusqu’à la mort ? Parce qu’elle ne connaît que trop les personnages qui prétendent diriger le pays et que les chefs d’États occidentaux mettent en selle, en attendant de les désarçonner pour fondre une nouvelle fois sur le pays.

     Le voyage de N. Sarkozy, à Tripoli, me fait penser à ce voyage que fit Hitler venu parader à Paris pour jouir du spectacle de la capitale occupée par ses troupes et jouir tout autant du spectacle de la France, mise à genoux par ses nazis et ses collaborateurs français… Mais la domination hitlérienne sur le monde s’est très mal terminée pour lui.

 

03.09.2011

105 - Les villages de pêcheurs, des sites stratégiques ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Di 28 at 2011, vers 21 heures 50; non paru. D'où son titre en violet.

 

 

Les villages de pêcheurs, des sites stratégiques ?

 

     Tandis que l’économie occidentale est en crise, trois chefs d’États, N. Sarkozy, D. Cameron, B. Obama poussé par H. Clinton, ont décidé d’attaquer le pays le plus riche de l’Afrique et de multiplier les bombardements sur la population libyenne et sur tous les centres vitaux du pays, dont les centres d’alimentation afin de raréfier les denrées de première nécessité et d’obtenir la hausse de leurs prix, à seule fin d’affamer la population libyenne qui ne veut pas se soumettre aux desiderata des colonisateurs. Chargé de défendre l’État libyen, Maître Ceccaldi évoque la mission « Protecteur unifié », censée protéger la population libyenne, en des termes précis que chacun(e) peut comprendre :

     « Vous aviez des bombardements de villages de pêcheurs. Alors ce n’est pas un objectif stratégique, un village de pêcheurs, mais si vous détruisez les barques des pêcheurs, les pêcheurs ne pourront plus pêcher, s’ils ne peuvent plus pêcher, ils ne pourront pas vivre du produit de leur pêche et ils ne pourront pas vendre leur produit de leur pêche. Et puis vous avez eu les bombardements, mais, sur les populations civiles elles-mêmes. Si vous voulez, quand vous prenez le bombardement de Majer. Vous avez eu la semaine dernière 85 morts. » [Entretiens du 24 août 2011, avec Maître Ceccaldi ; Gri-Gri international, Jeudi 25 août 2011 ; retranscrits par moi-même]

     Les ordres que les chefs civils et militaires, occidentaux et pro-occidentaux, qui, lâchement, se réfugient derrière le mot Otan, ont donné à leurs subordonnés, ont été de bombarder les villes et les villages comme celui de Majer :

     « Quand vous prenez ce bombardement, il est très révélateur : le premier bombardement a lieu à 23 heures 05 ; le deuxième bombardement a lieu à 23 heures 15. Si effectivement, c’était un objectif militaire, le but était atteint. Premier bombardement, deuxième bombardement. Le troisième bombardement va intervenir à 2 heures 30 du matin. Qui pourrait être sur place à 2 heures 30 du matin, trois heures après le second bombardement, si ce n’est les sauveteurs, si ce n’est les proches qui venaient rechercher les membres de leurs familles qui se trouvaient dans les décombres, si ce n’est les blessés. Eh bien, vous avez 85 morts, femmes et enfants. C’est à dessein que l’Otan a accompli ces actions. C’est des actions de terroris [Maître Ceccaldi a beau être avocat, il en a la gorge serrée] de terrorisme menées contre la population afin que la population cesse de soutenir le régime ». [Idem] Sur les 85 civil(e)s morts, 20 hommes, 32 femmes, 33 enfants.

     Étrange façon de protéger la population libyenne et de lui apporter la démocratie… Mais, sous quel régime vit la France, pour que le chef d’État participe à des décisions qui ont, pour résultats, de pareils massacres dans un pays africain dont le peuple est souverain ? À Syrte, comme à Majer, comme à Tripoli, il y a des civil(e)s

 

30.08.2011

102 - « Un peuple, dans un très grande totalité, heu… »

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 24 at 2011, à 21 heures 45. Premier épisode non paru. D'où son titre en violet.

 

« Un peuple, dans un très grande totalité, heu… »

 

     Après cinq mois de guerre, radio France Inter consacrait son émission “Le téléphone sonne” du lundi 22 août 2011, à la Libye, à un moment où M. Kadhafi était tombé, où ses deux fils étaient en prison, où Tripoli était prise, etc. Trois éminents professeurs étaient les invités pour répondre aux questions des auditeur(rice)s. [Les points de suspension entre crochets sont de moi.]

     Le présentateur introduit le sujet du jour par ces mots : « Le crépuscule du dictateur est donc arrivé. […]. Et non seulement deux de ses fils ont été arrêtés mais Kadhafi lui-même est assiégé. […]. Car c’est un tyran […] un tyran… »

     Bruno Callies de Salies, qui est professeur à l’École militaire de spécialisation de l’outre-mer et de l’étranger (ENSOME), raconte… « Et, au fil du temps, donc, eh bien, grâce aux moyens, je veux dire, qui ont été mis en place au sol, qui sont des officiers de liaison, qui sont également des cadres, donc, qui étaient là, je veux dire, pour faire du conseil logistique ou de commandement. Donc, ça, ça a évolué. Quelques points quand même, je veux dire, où des succès ont dû être obtenus mais on n’en entendra sans doute jamais parler, ou très tardivement, c’est les forces spéciales, je pense oui, donc, que le commando Hubert, par exemple, hein, donc, ou les bérets verts, donc, britanniques qui sont intervenus, c’est très clair, si vous voulez, maintenant sur quelle mission réellement, écoutez, on ne le sait pas. Mais il est bien évident que, je pense, que pour des affaires très pointues, très sensibles, très difficiles à mettre en œuvre, à réaliser, bon, c’est ces gens-là donc qui ont fait ». Voilà, nous sommes prévenu(e)s… Les médias, les politiques, les experts, etc., vont bientôt mettre une chape de plomb sur tous les moyens utilisés pour détruire la Libye.

     Pierre Vermeren, qui est professeur d’histoire, à l’université Paris I, spécialiste des sociétés maghrébines, a la parole : « Heu, d’abord, il ne faut pas bouder sa sa joie heu à la chute d’un dictateur, heu, heu, presque caricatural (Rires de plusieurs personnes), heu, et au très mauvais sens du terme, puisqu’il a il a à son actif des des morts très nombreux. Il faut rappeler aussi la guerre du Tchad, parmi d’autres. […] ; on voit là que, quand un peuple entier, et d’ailleurs la fiction du soutien à Kadhafi s’écroule, hein, comme un château de cartes, quand on voit qu’un peuple, dans un très grande totalité, heu, est contre le dictateur et que, en plus, il a le soutien de la communauté internationale, un soutien d’ailleurs actif, pas seulement moral, heu, on voit que, on entre vraiment dans une autre période et que il est très difficile, dans ces conditions, de résister. »

     Il est très difficile, en effet, de résister quand, cinq mois durant, les bombes tombent sur un pays, sur une population de quelque sept millions d’habitant(e)s qui, d’ailleurs, reste dans sa « grande totalité », fidèle à M. Kadhafi… Sinon, la guerre n’aurait pas eu lieu…

 

06.08.2011

81 - Projet de la mise en place d'une dictature en Libye

Commentaire envoyé le Me 27 juillet 2011, non paru, d'où son titre en violet.


Projet de la mise en place d’une dictature en Libye

     Qu’est-ce qu’un parti mis en place par des “Libyens” exilés venus des États-Unis dans les bagages de la CIA ? Un parti de la CIA. Qu’est-ce qu’un parti mis en place avec l’appui de pays extérieurs qui font la guerre au peuple libyen pour renverser l’État des masses, c’est-à-dire la démocratie directe ? Un parti de la colonisation. Qu’est-ce qu’un parti mis en place contre le peuple libyen ? Un parti antidémocratique. Qu’est-ce qu’un parti unique dans un pays ? Une dictature.
    
“Le parti de la Nouvelle Libye” pourrait bien s’avérer être le parti des anciens colonisateurs, de la vieille monarchie fantoche, des exilés revanchards, des parvenus… Avec un co-fondateur, Ramadan Ben Amer, qui vit aux Émirats arabes unis, dans un pays “très démocratique”, - n’est-ce pas Mrs Obama, Cameron, Sarkozy, Rasmussen, Frattini, etc. ?, n’est-ce pas Polichinelle ? -,avec un autre co-fondateur, Rajad Mabrouk, qui vit au Texas, et qui, tous deux, débarquent en Libye, le parti a toutes les chances de n’être surtout pas démocratique, surtout pas laïc, surtout pas indépendant.
    
En admettant que ces chiffres ne soient pas inventés, que représentent 2.000 personnes face à quelque sept millions d’habitant(e)s ? Un parti, soutenu par 20.000 personnes expatriées « vivant aux États-Unis, au Canada ou en Allemagne », n’est pas un parti libyen mais le parti de l’étranger.
    
Ces soi-disant Libyens, qui avaient quitté la Libye, au temps de son développement sous l’impulsion de M. Kadhafi, ne réapparaissent que pour anéantir 42 années de travail du peuple libyen. Ils avaient quitté leur pays d’origine ? Eh bien ! Qu’ils repartent dans leurs pays d’adoption. Les Libyen(ne)s savent, maintenant, qui les a fait bombarder, nuit et jour, durant plus de quatre mois.
     Ces “rebelles” de la dernière heure paraissent réciter un programme qui leur a été dicté. Ils n’ont pas d’argent mais ils ont déjà, tout prêt, « un dépliant en papier glacé » “made in USA”. Que croient-ils que la Libye soit devenue sans eux ? Une démocratie, et directe, celle-ci !
    
Que veulent faire ces revenants ? Remplacer la Grande Jamahiriya (État des masses) arabe libyenne populaire et socialiste, appuyée sur une démocratie directe, par une démocratie indirecte, c’est-à-dire par un semblant de démocratie ? Et pourquoi donc les tribus ne devraient-elles pas participer à la vie politique ? Parce qu’elles appuient majoritairement M. Kadhafi ? Ce qu’ils veulent faire, en réalité, ces revenants l’avouent eux-mêmes : ils veulent établir « un État musulman séculier, où la relation à Dieu serait considérée comme une affaire personnelle »… Mais, au nom de Dieu, que n’ont-ils pas fait déjà ?
    
Tous les pays du monde pourraient encore bien reconnaître le CNT (pour l’instant, il n’est reconnu que par les États qui ont fait la guerre à la Libye), le CNT n’aurait aucune légitimité. Idem, pour un parti. C’est le peuple libyen, seul, qui peut accorder sa légitimité lors de ses congrès populaires.

25.07.2011

72 - En Libye, le pouvoir est entre les mains du peuple

fpetitdemange le 18/07/2011 à 00:13

 

 

En Libye, le pouvoir est entre les mains du peuple

 

 

     Quel rôle a l'armée française dans cette guerre ? Est-ce son rôle de bombarder un État souverain, de détruire un pays et de massacrer sa population ?
     Comment un chef d’État peut-il attaquer, des mois durant, un État souverain pour soutenir une poignée d’opposants, pas tous libyens, manœuvrés par la CIA et aidés par des commandos européens au sol, à moins d’avoir l’esprit égaré ? La chose est sérieuse. Car il suffirait d’une poignée d’opposants en France, armés par l’AQMI et bien relayés par une propagande en leur faveur, pour que des armées étrangères viennent bombarder la France et Paris et Lyon et Marseille et Toulouse et Bordeaux et Nantes et Le Puy-en-Velay et Corcieux, etc.

     Peut-on donner, ici, quelques éléments historiques pour aller au-delà des clichés usés à l’extrême ?

     Après avoir été colonisée par l’empire ottoman puis par l’Italie, la Libye fut ensuite occupée par le Royaume-Uni, les États-Unis et la France qui y installèrent leurs bases militaires, sous le regard bienveillant de “leur” roi Idris 1er, lequel abandonnait ainsi le pays à une autre forme de colonisation. La révolution du 1er septembre 1969, effectuée sans violence par Mouammar Kadhafi et un groupe de compagnons d’études, devait mettre un terme à cette monarchie fantoche. C’est pourquoi, depuis 42 ans, M. Kadhafi est le symbole de l’indépendance, de la liberté retrouvée pour le peuple libyen.
     Depuis le début de cette année, ce sont les mêmes pays (la France, le Royaume-Uni, les États-Unis) qui attaquent la Libye. Il a même été question, un moment, de replacer un neveu du roi sur le trône… Ainsi, alors que les pays agresseurs reprochent à M. Kadhafi de rester trop longtemps « au pouvoir », ils étaient prêts à installer une monarchie ! Or, l’histoire politique apprend qu’une monarchie n’a rien d’une démocratie et qu’elle s’appuie sur une famille dynastique laquelle, en général, s’accroche au trône pour des générations. (Le roi Idris 1er n’a pas eu de chance ; il fait exception à la règle.)
     La propagande occidentale peut encore bien tromper qui veut être trompé, mais le peuple libyen, lui, est bien placé pour savoir qui est M. Kadhafi, et l’immense évolution que cette révolution a fait vivre et fera encore vivre à son pays et à tout le continent africain. La Libye est une démocratie non pas indirecte (comme dans les pays dits démocratiques tels que la France), mais une démocratie directe. En Libye, il n’y a pas de gouvernement, pas de députés, pas de représentants, au sens occidental de ces termes. Le peuple se dirige lui-même : il exerce le pouvoir lors des congrès populaires et au sein des comités populaires. C’est dire qu’il participe activement à la vie politique de son pays et prend les décisions qui concernent sa vie au quotidien. Il n’y a pas de gouvernants-gouvernés.
     C’est la raison pour laquelle Mouammar Kadhafi ne peut renoncer au pouvoir : pour y renoncer, encore faudrait-il le détenir !