28.02.2012

164 - La Libye, la Syrie...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 27 Fév 2012, à 22 heures 05.

 

fpetitdemange le 27/02/2012 à 22:06

 

La Libye, la Syrie...

 

     Les conteurs de nouvelles ne cessent d’égrener les dizaines, voire les centaines, puis les milliers de morts prétendument dus à Bachar el-Assad, en Syrie, comme ils ont fait pour Mouammar Kadhafi, en Libye. Comme si les assassins étaient forcément le Guide révolutionnaire et le président élu et les victimes ceux qui attaquent leur pays avec l’aide de l’étranger
     Les médias portent une grande responsabilité dans les guerres des chefs occidentaux et pro-occidentaux tournées contre les populations civiles. Leurs correspondants dépêchés sur les lieux des combats pénètrent, souvent clandestinement, dans ces pays, puis s’installent, non pas toujours dans des habitations neutres, mais dans les locaux des rebelles, comme en Syrie ! C’est dire qu’à partir de cette connivence avec les dits rebelles, ils ne peuvent être impartiaux et indépendants. Étant, dans leur grande majorité, à la solde du système capitaliste impérialiste, bon nombre de journalistes sédentaires ne peuvent afficher leur étonnement de voir tomber des collègues sous les bombes ou sous les balles : “Qui sème le vent récolte la tempête”.
     N’y a-t-il pas, en Syrie comme en Libye, des morts du côté des agresseurs et du côté des agressés ? En Libye, les chefs d’État belliqueux ont voulu, avec leurs bombes, imposer leurs bases militaires, pour tenir en respect la population restée fidèle au Guide révolutionnaire et à sa démocratie directe, et leurs multinationales pour piller les ressources libyennes. Ainsi, ces “grands donneurs de leçons démocratiques” n’hésitent pas à semer le désordre dans ces pays, en faisant fi de l’armée et de la police régulières, soutenues par la majeure partie des populations libyenne et syrienne, qui ne font que défendre leur pays contre les agressions venues de l’extérieur, de l’étranger. L’agression armée de la Syrie est financée, notamment, par les exilé(e)s syrien(ne)s aisé(e)s, et même très aisé(e)s, qui n’hésitent pas à se vanter, dans des interviews radiophoniques, de leur fortune mise au service de la déstabilisation de leur pays natal. Bachar el-Assad a été élu président, un président qui, s’il ne convient pas aux chefs d’État occidentaux et pro-occidentaux et aux exilé(e)s syrien(ne)s, convient à la population qui l’a élu et qui vit dans le pays.
     Quant aux journalistes français, pourtant si corporatistes d’ordinaire, ils ne disent, ni n’écrivent un seul mot, par exemple, sur cette journaliste libyenne de la Jamahiriya, Hala Misrati, détenue depuis août 2011 par les rebelles, dans des conditions déplorables, et contrainte à faire des déclarations contre sa volonté et contre ses convictions politiques : ces faux révolutionnaires ne sont que des criminels qui, au viol physique, joignent le viol psychologique. Hala Misrati est en danger de mort. Mais comme c’est une journaliste de la Jamahiriya, fidèle à son pays, attachée à sa démocratie directe, elle est renvoyée dans les oubliettes médiatiques.

 

30.11.2011

147 - Selon la Convention de Genève...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 28 Nov 2011, à 22 heures 51.

 

fpetitdemange le 28/11/2011 à 22:56

 

Selon la Convention de Genève...

     Le fils du Guide révolutionnaire défunt, s’il est blessé ainsi qu’il est écrit, est véritablement en danger : de telles blessures nécessitent des précautions particulières. Après avoir assassiné son père et avoir manifesté leur satisfaction obscène suite au lynchage perpétré par leurs valets, les chefs d’États occidentaux et pro-occidentaux, vont-ils le laisser mourir ?
     Une chose est sûre : selon la Convention de Genève, les prisonniers de guerre doivent être bien traités.
     « Article 13 : Les prisonniers de guerre doivent être traités en tout temps avec humanité. Tout acte ou omission illicite de la part de la Puissance détentrice entraînant la mort ou mettant gravement en danger la santé d'un prisonnier de guerre en son pouvoir est interdit et sera considéré comme une grave infraction à la présente Convention. En particulier, aucun prisonnier de guerre ne pourra être soumis à une mutilation physique ou à une expérience médicale ou scientifique de quelque nature qu'elle soit qui ne serait pas justifiée par le traitement médical du prisonnier intéressé et qui ne serait pas dans son intérêt. / Les prisonniers de guerre doivent de même être protégés en tout temps, notamment contre tout acte de violence ou d'intimidation, contre les insultes et la curiosité publique. / Les mesures de représailles à leur égard sont
interdites. »
     Vivants, Mouammar Kadhafi, son fils, Moâtassem, et combien d’autres hommes et femmes n’auraient jamais dû être martyrisé(e)s ; morts, leurs corps n’auraient jamais dû être outragés.
     « Article 15 : La Puissance détentrice des prisonniers de guerre sera tenue de pourvoir gratuitement à leur entretien et de leur accorder gratuitement les soins médicaux que nécessite leur état de santé. »
     Il faut espérer que Seïf al-Islam recevra les soins qu’exigent ses blessures. La Croix Rouge ne peut tout de même pas se contenter de regarder, de laisser passer et de se taire…
     « Article 16 : Compte tenu des dispositions de la présente Convention relatives au grade ainsi qu'au sexe, et sous réserve de tout traitement privilégié qui serait accordé aux prisonniers de guerre en raison de leur état de santé, de leur âge ou de leurs aptitudes professionnelles, les prisonniers doivent tous être traités de la même manière par la Puissance détentrice, sans aucune distinction de caractère défavorable, de race, de nationalité, de religion, d'opinions politiques ou autre, fondée sur des critères analogues. »
     Le Guide avait 69 ans, il était blessé ; il a été martyrisé avant d’être achevé. Son fils, Moâtassem, a partagé son sort. Durant huit mois, des Libyens et des Libyennes ont été tué(e)s, massacré(e)s sous les bombes ou martyrisé(e)s par les troupes du CNT, de l’Europe, des États-Unis et du Qatar, dont des hommes et des femmes qui ont payé, de leur sang une fois encore, la couleur de leur peau. [...Les commanditaires de tous ces crimes et leurs valets tortionnaires devront répondre de tous ces manquements aux règles les plus élémentaires de l’humanité.]

08.11.2011

136 - La Libye, sous le joug de la dictature capitaliste impérialiste...

Ce commentaire a été envoyé au Point.fr, le Lu 7 Nov 2011, à 21 heures 13. Le modérateur a fait preuve d'une belle célérité et je l'en remercie.

 

fpetitdemange le 07/11/2011 à 21:15

 

La Libye, sous le joug de la dictature capitaliste impérialiste...

 

     Les chefs d’États occidentaux et pro-occidentaux ont fait assassiner, par leurs valets du CNT, Mouammar Kadhafi : il s’agit d’un assassinat politique doublé d’un crime crapuleux… Que dirait-on si des pays africains se coalisaient pour assassiner N. Sarkozy ? D. Cameron ? B. Obama ? H. Clinton, etc. ? En Libye, le peuple va bientôt découvrir la « démocratie » que ces chefs belliqueux et Polichinelle ont bricolée pour mieux le tromper et le museler. Il n’est qu’à penser à la façon dont sont traité(e)s les opposant(e)s politiques dans les pays prétendument démocratiques
     La Libye est riche d’une histoire millénaire et d’une culture tout aussi importante. Avant cette guerre politico-économique, elle était riche, développée, et non endettée. Pendant 42 ans, la rente pétrolière a été redistribuée dans toute la population et non captée par une minorité : eau et électricité gratuites, carburant à 8 centimes, beaux appartements (pas des cages à lapins comme dans certains quartiers des villes occidentales), dans de magnifiques immeubles (pas dans des tours ou des “barres” comme il en existe encore en France où le taux de suicide reste élevé), grandes villas, grosses voitures, etc. Et puis, surtout, la possibilité de se soigner, de se cultiver… Qu’en est-il, en France, du coût des énergies et des denrées de première nécessité ? Qu’en est-il du droit aux soins et à l’instruction ? Qu’est devenue la culture, en France, en quelque quarante années ? La France aurait pu être un beau pays
     Le peuple libyen n’avait pas absolument besoin des banques européennes et états-uniennes pour développer son pays : il l’a prouvé. Pour le punir, les bombes des États occidentaux endettés ont écrasé, sept mois durant, nuit et jour, la Libye : immeubles effondrés, maisons détruites ou pillées, voitures calcinées, coupures d’eau et d’électricité, famines produites par des pénuries alimentaires, pénuries de carburant provoquées, etc. Et puis, surtout, il y a les morts qui jonchent le sol ou qui ont été enterrés trop hâtivement sous les bombes : ces morts, ce sont un père, une sœur, des parents, des voisins, etc. Et si les États africains se coalisaient pour bombarder les palais et autres villas et tuer les enfants de ceux et celles qui ont fait la guerre à la partie du peuple libyen dont l’unique tort était d’être fidèle au Guide révolutionnaire ?
     Quant aux soi-disant rebelles… Leur contre-révolution est celle d’enfants trop gâtés manipulés par des arrivistes revenus d’exil : elle laisse dans la majeure partie de la population libyenne un goût de sang. Appuyés par la CIA et la FIDH, ces prêts à tout ont lancé une guerre civile sans se rendre compte que, Mouammar Kadhafi mort, ils allaient se retrouver dans la dépendance de chefs politiques et militaires pillards, dont ils sont loin de mesurer les effets. Contrairement à ce qu’ils croyaient, ils ne sont pas maîtres du jeu. On comprend que « les tirs de joie » « deviennent de plus en plus rares »….

 

23.10.2011

129 - Le Guide révolutionnaire n'est pas mort : un symbole ne meurt jamais

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ve 21 Oct 2011, à 20 heures 25.

 

fpetitdemange le 21/10/2011 à 20:33

 

Le Guide révolutionnaire n'est pas mort : un symbole ne meurt jamais

 

     Je ne hurlerai pas avec les loups. Et je ne suis pas sûre que tout le peuple libyen soit en liesse, étant donné tous les morts, dont beaucoup d’enfants écrasés sous les bombes “démocratiques”, morts dont il n’est jamais question et dont le nombre est soigneusement tu.
     L’homme, Mouammar Kadhafi, est, depuis des décennies, la victime d'agressions occidentales planifiées : 1986 (bombardement de son habitation, sa fille adoptive est tuée), 1999 (le MI6 paie Al-Qaïda pour assassiner le Guide), 2011 (morts de nombreux membres de sa famille et de sa tribu dans les bombardements qui visent les habitations des civils), etc. La population libyenne, fidèle à la Grande Jamahiriya populaire et socialiste, se fait massacrer dans le silence médiatique imposé par l’armée de la coalition occidentale. M. Kadhafi est mort en combattant : il restera dans l’histoire du peuple libyen et dans l’histoire des autres peuples du monde comme un homme qui a fait passer la Libye, du pays le plus pauvre de la planète, en 1969, au pays le plus riche du continent africain.
     Les chefs occidentaux et pro-occidentaux n’ont pas été capables d’en faire autant, en deux cent vingt-deux ans d’un pouvoir confisqué par une seule classe. En se coalisant pour dévaster le pays le plus riche de l’Afrique et en bombardant, sept mois durant, nuit et jour, la population civile libyenne, ils ont perdu leur honneur, leur dignité, leur humanité. Le peuple libyen poursuivra le combat contre l’envahisseur occidental et ses valets libyens, exilés ou pas mais traîtres à leur pays, pour sûr, et collaborateurs de l’étranger. M. Kadhafi a été assassiné par la lie de l’humanité comme Jean Moulin l’a été par les nazis : il est mort en révolutionnaire alors que ceux qui ont commandité cet assassinat mourront comme des réactionnaires honnis des peuples européens, africains, asiatiques, américains... 
     Ces jours-ci, à propos d’un fait divers terrible, au Kenya (une femme morte dans des conditions obscures), les ministres français ont multiplié les interventions : Juppé, Longuet, et les autres ont parlé de « barbarie », oubliant qu’en Libye, le président français à leur tête, ils donnent, depuis sept mois, des ordres, aux chefs militaires, qui ont pour conséquences la destruction complète d’un pays qui n’avait agressé aucun autre pays, et le massacre des populations civiles : hommes, femmes, enfants, dans le but de piller leurs richesses. La barbarie est française, britannique, étatsunienne, italienne, belge, danoise, norvégienne, qatarie, etc.
     L’Occident capitaliste impérialiste, qui s’appuie sur son organisation terroriste, l’Otan, ne survit que des guerres de rapines et suce le sang des populations qui travaillent et qui résistent à un système politico-économique qui enrichit toujours davantage la grande bourgeoisie internationale tandis qu’il appauvrit toujours plus la majorité des foyers
     Les chefs barbares de l’Occident sont déjà jugés !

 

24.08.2011

96 - Il y a six mois, la FIDH avait des sources... fiables venant de Libye

Commentaire envoyé (suite de l'interview et suite du N°95), le Je 18 at 2011, vers 15 heures 30. Envoyé pour un premier article concernant la Libye, puis pour un deuxième article concernant la Syrie, le même jour, vers 17 heures 50. Non paru les deux fois.

 

Il y a six mois, la FIDH avait des sources… fiables venant de Libye

 

     Le 23 février 2011, Mme Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH (Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme), répondait, sur Arte, à des questions concernant les événements en Libye. [Le premier commentaire - d’une série de trois - a été envoyé le 17 août pour LePoint.fr 17/08/2011, sous l’article “Libye : les rebelles optimistes, les jours de Kadhafi sont comptés, estime Washington”. Il n’est pas paru. Peut-être, ce deuxième commentaire, embarrassera-t-il moins le modérateur ?]

     « Alors, justement, quelles sont les dernières informations que vous avez pu recueillir en provenance de Libye ?

     -  Écoutez comme vous le savez, en Libye, c’est très très difficile d’avoir des informations mais, ce que nous savons, c’est que il y a une morgue, près de l’hôpital principal de Tripoli, qui est aménagée dans une école et qui contient 450 cadavres, qui contiendrait 450 cadavres. Bien évidemment, rien n’est vérifiable. Ce sont évidemment des sources fiables, sûres, mais est-ce que, c’est très très difficile de vérifier l’information, ce qu’il y a aussi c’est que il arrive des Tunisiens à la frontière de Tunisie (Mme Belhassen est Tunisienne) qu’on a pu interviewer cet après-midi et qui décrivent des spectacles absolument apocalyptiques. Et c’est cette situation qui aujourd’hui doit faire réagir la communauté internationale. » [23 février 2011, arte-journal-tv, Libye : le point de vue de la FIDH. Les “euh” ont été enlevés mais le style oral de Mme Belhassen a été conservé : l’important est plus le fond des réponses que la forme]

     Ici, la présidente de la FIDH se plaint : “très très difficile d’avoir des informations”. Heureusement, il y en a tout de même : “ce que nous savons, c’est que il y a une morgue”… Mme Belhassen est-elle sûre de cela ? Sans doute, puisque la morgue “contient 450 cadavres”. Mais, elle rectifie : “contiendrait 450 cadavres”. Ah bon ? Le présent de l’affirmation se traduit tout à coup en un conditionnel du doute… qui remet tout en question. Elle parle, elle parle, mais… “Bien évidemment, rien n’est vérifiable”. De suite, elle se reprend : “ce sont évidemment des sources fiables, sûres”… Sauf que “c’est très très difficile de vérifier l’information”. Elle continue quand même, puisque les sources sont… fiables. “il arrive des Tunisiens à la frontière de Tunisie qu’on a pu interviewer cet après-midi et qui décrivent des spectacles absolument apocalyptiques”. Mais, ces Tunisiens qui ont fui, ont-ils pu prendre le temps de se renseigner sur ce qui se passait réellement ? En général, quand on fuit… Peu importe. Mme Belhassen fait appel à la réaction de la “communauté internationale

     Un mois plus tard, la mission « Protecteur unifié » se mettait en place. Les cinq mois de bombardements des coalisés et de l’Otan, sur la population libyenne, ont fait combien de morts… Mme la présidente de la FIDH ?

     Toutes les informations des médias occidentaux seraient-elles aussi fiables, aussi sûres que celles de la FIDH ? Ajout pour le 2ème art. : (Idem en Syrie…)

 

16.08.2011

89 - Du rififi chez les rebelles...

Ce commentaire a été envoyé au Point.fr, le Ma 9 at 2011, à 23 heures 40. Il est paru à 23 heures 41. Le modérateur a cru bon de jouer, sans modération cette fois, avec la censure. Je me demande si les modérateurs du Point.fr n'ont pas reçu quelque consigne en ce qui concerne les commentaires à paraître sous les articles consacrés à la Libye. Comme à l'accoutumée, je réintègre les coupures, en violet, dans le texte, selon la rédaction originale.

fpetitdemange le 09/08/2011 à 23:41

 

Du rififi chez les rebelles...

     Depuis le début, il est manifeste que cet organisme, inventé par Polichinelle le désœuvré, était destiné à se démembrer. Composé d’exilés libyens propulsés par la CIA dans leur pays d’origine, de Libyens, petits et moyens bourgeois, désireux de se lancer dans l’affairisme, de quelques laïcs parlant de démocratie à la mode US, de religieux évoquant un État musulman, bref, composé de civils, de militaires, de religieux qui voient tout le parti personnel qu’ils pourraient tirer à s’octroyer un maroquin de ministre dans le nouvel État, ce conseil d’arrivistes est voué au chaos. Il serait temps qu’il se désagrège afin de ne pas faire plonger tout un pays et sa population dans un malheur sans nom.
     La phrase de M. El-Kish sonne lugubrement : « Certains ne reviendront sûrement pas. » L’assassinat du général Abdel Fatah Younès est le prélude de ce qui peut se passer, dans la suite des événements, si le comité fantoche survit à ses dissensions. Mais il faudra tout de même que toute la lumière soit faite sur ce crime : on attend l’exercice des compétences de l’ex-procureur [...
traître] Abdel Jalil...
     [...Les chefs occidentaux continuent, par l’intermédiaire de cette organisation criminelle qu’est l’Otan, à bombarder la population libyenne, à soutenir cette poignée de rebelles qui assassinent. Il serait temps que l’Otan arrête son carnage qui dure, dorénavant, depuis près de cinq mois. Plus personne n’est dupe - s’il y a eu des dupes - du fait que l’Otan s’en prend à la population libyenne et préfère encore l’exterminer jusqu’au dernier habitant plutôt que de renoncer à assassiner Mouammar Kadhafi et sa famille. Il serait temps que les chefs occidentaux arrêtent les frais ! Les populations occidentales s’appauvrissent et ils gaspillent l’argent des contribuables dans la destruction d’un pays et le carnage d’une population pour voler les hydrocarbures.
     Il y a bien longtemps que l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture) aurait dû intervenir, non pas seulement pour déplorer les dégâts matériels qui touchent les centres de la télévision libyenne et qui causent la mort de trois employés mais pour faire cesser ce carnage ordonné par des chefs politiques et militaires occidentaux qui se disent civilisés. Il n’y a pas que « les médias » qui ne devraient « jamais être pris pour cible par des actions militaires »…
     Combien y a-t-il de morts, depuis le début de la mission « Protecteur unifié » des coalisés et de l’Otan, en Libye ? L’Onu, la Ligue des droits de l’homme restent muettes : auraient-elles peur des résultats de leurs prises de position initiales ? Les chefs politiques et militaires de l’Otan restent muets : auraient-ils peur de leurs propres crimes ?]


29.07.2011

74 - Oui. Le compte à rebours est engagé en France...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 19 juillet 2011, vers 15 heures, non paru, d'où son titre en violet. Celui-ci est destiné à souligner l'absurdité de la phrase et l'impudence de Gérard Longuet : "Le compte à rebours est engagé en Libye".

Oui. Le compte à rebours est engagé en France…

     Tout s’est déclenché sur un mensonge rabâché par les médias occidentaux. Ceux-ci, cependant, paraissent avoir “zappé” sur le prologue de cette histoire. Suite à une proposition libyenne, le premier ministre grec, Georges Papandréou, avait offert, le 4 avril - donc dès le début des bombardements par les coalisés (France, Royaume-Uni, États-Unis) -, sa médiation entre les deux parties : chefs d’États belliqueux et Libye. Mais les chefs de l’Otan, A. F. Rasmussen en tête, N. Sarkozy et D. Cameron ont alors refusé tout dialogue. C’est pourquoi il n’est plus possible (si cela l’a été) de prendre au sérieux la moindre parole émanant du chef de l’État français ou de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense.
     Ces chefs d’États ne savent pas discuter ; ils ne connaissent que le rapport de force (pour eux, la force fait droit) : ils veulent réduire à néant le développement de la Libye, assassiner le Guide révolutionnaire en la personne de M. Kadhafi (C’est une véritable obsession chez eux. Qu’ont-ils à cacher ?). Et, surtout, ils veulent punir le peuple libyen d’avoir constitué une république populaire et socialiste. Les chefs d’États capitalistes n’aiment pas du tout lorsque les peuples
sont maîtres de leur destin politique et économique.
     Où l’argent des peuples français, britannique, états-unien, italien, etc., passe-t-il ? Les militaires reconnaissent 15.000 missions de vol et 6.000 bombardements sur un pays de quelque sept millions d’habitant(e)s, probablement réduits à trois ou quatre du fait de la fuite des populations hors de la Libye pour échapper aux bombardements, et, il faut le dire, du fait des morts. Certains militaires savent déjà que la partie est perdue, que quelques bombardements de plus n’auront pas raison de la population libyenne très opposée aux rebelles et aux chefs occidentaux. D’ailleurs, que feraient les rebelles s’ils avaient le pouvoir ? Le peuple libyen, lui, a prouvé, avec M. Kadhafi, qu’en 42 ans il a su faire évoluer son pays dans tous les domaines et apporter son appui au développement d’autres pays africains dans le continent.
     Il est difficile de ne pas voir ces chefs d’États français, anglais et états-unien comme des prédateurs au service de leurs ami(e)s des multinationales. Tout devait être fini le 14 juillet ; nous sommes le 19. Ces prédateurs vont devoir arrêter de faire des morts, respecter la période du ramadan, préparer l’exil de la bande armée de rebelles irresponsables et faire eux-mêmes leurs valises. En Libye, le travail de dialogue peut s’accomplir… Sans eux : ils ont donné toutes les preuves de leur incapacité à être des chefs d’États.

09.07.2011

55 - Message de « Protecteur unifié » à la population républicaine et socialiste libyenne

fpetitdemange le 23/06/2011 à 12:15. Ce commentaire a été envoyé au Point.fr ce 23 juin, à 12 heures passées ! Je remercie le modérateur pour sa célérité.

 

Message de « Protecteur unifié » à la population républicaine et socialiste libyenne

 

     M. Rasmussen, secrétaire général de l’Otan, dont le parti politique libéral trouve des appuis dans l’extrême droite danoise, ment effrontément. Plus personne, hormis les chefaillons va-t-en guerre, ne croit à la mission humanitaire de « Protecteur unifié » qui, depuis le début des bombardements, tourne au cauchemar pour la population libyenne. Celle-ci est, depuis trois mois, plus menacée par les rebelles et les occidentaux que par M. Kadhafi qui n’a jamais eu le moindre intérêt à faire tirer sur elle.
     Les civils, qui voient leurs proches parents, amis, voisins, etc., déchiquetés par les bombes occidentales, dans cette guerre d’agression menée contre eux, jour après jour, nuit après nuit, ne peuvent admettre aucun « regret ». M. Rasmussen n’a même pas la pudeur de se taire ! Ou les militaires de l’Otan sont de piètres militaires, puisqu’ils n’arrêtent pas de commettre des « erreurs » en tuant des civils… mais, lorsqu’il y a des morts, est-il possible de parler d’erreurs ? Ou les militaires de l’Otan ont mission de semer la terreur dans la population avec l’espoir que celle-ci se retournera contre le Guide révolutionnaire
     Que LePoint.fr me permette de citer, ici, un entretien, paru dans Le Figaro du 17/06/2011, donné par le général canadien, Bouchard (un collègue de Rasmussen à l’Otan), puisqu’il est le commandant de la sinistre opération « Protecteur unifié » en Libye depuis le 25 mars : « Chacune de nos cibles est une cible militaire ou une cible d’utilité militaire. Mais nous parlons d’un pays où l’adversaire a retiré partout l’uniforme pour se mêler aux civils. » La résistance d’une population contre l’occupant de son pays, ne se fait-elle pas avec des militaires… en civil ? Comment ! Il ne savait pas cela le général ? Quant aux morts… « À ce stade de l’opération, les chiffres ne veulent plus rien dire. » Si, si, pour les peuples du monde, ils veulent dire quelque chose, ces chiffres… Et pour ceux et celles qui ont vu des êtres aimés morts à leurs côtés, ces chiffres pleurent du sang. Quant aux nouveaux arrivés dans cette tuerie… « Les hélicoptères opèrent la nuit, subrepticement, et la seule chose que voit l’adversaire, c’est le missile qui lui tombe dessus sans prévenir. » Surtout lorsque les enfants meurent en plein sommeil dans leurs lits… « L’effet est unique, la peur casse ce qui reste de la volonté de combattre chez les partisans de Kadhafi. » Apparemment, la volonté du peuple libyen est solide. « C’est tellement efficace qu’on utilise aujourd’hui l’image des hélicoptères dans les tracts de propagande largués au-dessus de la Libye. » Tiens donc ! La population libyenne est, en réalité, tellement rebelle aux protecteurs occidentaux qu’il faut tenter d’agir sur son imaginaire en lui inculquant la traîtrise à son pays (voici à quoi servent aussi les hélicoptères). Et quelle propagande, les hélicoptères, envoient-ils sur la population libyenne ? « Regardez ce qui vous pend au nez, arrêtez les violences ! »