30.11.2011
147 - Selon la Convention de Genève...
Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 28 Nov 2011, à 22 heures 51.
fpetitdemange le 28/11/2011 à 22:56
Selon la Convention de Genève...
Le fils du Guide révolutionnaire défunt, s’il est blessé ainsi qu’il est écrit, est véritablement en danger : de telles blessures nécessitent des précautions particulières. Après avoir assassiné son père et avoir manifesté leur satisfaction obscène suite au lynchage perpétré par leurs valets, les chefs d’États occidentaux et pro-occidentaux, vont-ils le laisser mourir ?
Une chose est sûre : selon la Convention de Genève, les prisonniers de guerre doivent être bien traités.
« Article 13 : Les prisonniers de guerre doivent être traités en tout temps avec humanité. Tout acte ou omission illicite de la part de la Puissance détentrice entraînant la mort ou mettant gravement en danger la santé d'un prisonnier de guerre en son pouvoir est interdit et sera considéré comme une grave infraction à la présente Convention. En particulier, aucun prisonnier de guerre ne pourra être soumis à une mutilation physique ou à une expérience médicale ou scientifique de quelque nature qu'elle soit qui ne serait pas justifiée par le traitement médical du prisonnier intéressé et qui ne serait pas dans son intérêt. / Les prisonniers de guerre doivent de même être protégés en tout temps, notamment contre tout acte de violence ou d'intimidation, contre les insultes et la curiosité publique. / Les mesures de représailles à leur égard sont interdites. »
Vivants, Mouammar Kadhafi, son fils, Moâtassem, et combien d’autres hommes et femmes n’auraient jamais dû être martyrisé(e)s ; morts, leurs corps n’auraient jamais dû être outragés.
« Article 15 : La Puissance détentrice des prisonniers de guerre sera tenue de pourvoir gratuitement à leur entretien et de leur accorder gratuitement les soins médicaux que nécessite leur état de santé. »
Il faut espérer que Seïf al-Islam recevra les soins qu’exigent ses blessures. La Croix Rouge ne peut tout de même pas se contenter de regarder, de laisser passer et de se taire…
« Article 16 : Compte tenu des dispositions de la présente Convention relatives au grade ainsi qu'au sexe, et sous réserve de tout traitement privilégié qui serait accordé aux prisonniers de guerre en raison de leur état de santé, de leur âge ou de leurs aptitudes professionnelles, les prisonniers doivent tous être traités de la même manière par la Puissance détentrice, sans aucune distinction de caractère défavorable, de race, de nationalité, de religion, d'opinions politiques ou autre, fondée sur des critères analogues. »
Le Guide avait 69 ans, il était blessé ; il a été martyrisé avant d’être achevé. Son fils, Moâtassem, a partagé son sort. Durant huit mois, des Libyens et des Libyennes ont été tué(e)s, massacré(e)s sous les bombes ou martyrisé(e)s par les troupes du CNT, de l’Europe, des États-Unis et du Qatar, dont des hommes et des femmes qui ont payé, de leur sang une fois encore, la couleur de leur peau. [...Les commanditaires de tous ces crimes et leurs valets tortionnaires devront répondre de tous ces manquements aux règles les plus élémentaires de l’humanité.]
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25.10.2011
130 - Sept mois de guerre pour quel résultat ?
Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 24 Oct 2011, à 23 heures 10 ; non paru. D'où son titre en violet.
Sept mois de guerre pour quel résultat ?
Les soi-disant rebelles, mercenaires de l’étranger, n’ont pas gagné la guerre. L’Otan terroriste, non plus. Les forces occidentales et pro-occidentales totalitaires, non plus. Quelle honte d’entendre parler des traîtres à leur pays d’une « victoire » sur leur pays ! Quelle honte de les entendre parler de « victoire », alors que, sans l’agression, par les coalisés, de la population libyenne, ils étaient battus à plate couture. Des assoiffés de pouvoir et des pillards de maisons libyennes ont rencontré des assoiffés de pétrole, des pillards de richesses du peuple libyen et des convoiteurs et voleurs des avoirs libyens.
Alors qu’ils ont interdit au peuple de Libye toute possibilité de se défendre par la voie aérienne, ces chefs d’États criminels et leurs valets ont détruit les infrastructures du pays. Ils ont attaqué des ministères et les médias libyens dont la télévision. Le peuple, n’ayant que des armes terrestres pour se défendre contre des bombes et des missiles, a été lâchement bombardé dans ses maisons, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.
Les chefs d’États, criminels de guerre, entre deux négations qui n’étaient que des affirmations, ont visé, avec leurs bombes, les maisons d’habitation des dignitaires politiques et religieux, et de la population civile. Il ne faut pas oublier les huit imams tués par les bombes, les membres de la famille Kadhafi tués eux aussi par les bombes, les dizaines de milliers de Libyens et de Libyennes massacré(e)s par les bombes salvatrices des chefs politiques et militaires occidentaux.
Le 19 octobre, à Ban Walid, un groupe de “rebelles”, venu de Misrata, s’est introduit dans la maison de Mr Ali Ahwal, le coordinateur des 2150 tribus libyennes et chef tribal « Warfla » : ces valets de l’Otan ont tué cet homme de 80 ans, qui n’était pas armé et qui ne détenait aucune arme chez lui ; ils ont tiré sur lui à bout portant, vidant leur chargeur de 12 balles dans sa poitrine ; après ce meurtre, ils ont enlevé sa famille. Cet homme, qui était l’un des principaux acteurs sociaux populaires en Libye, avait été désigné par les tribus comme médiateur pour, en ouvrant le dialogue avec les soi-disant rebelles et les gouvernements régionaux et arabes, tenter de trouver une solution pacifique au conflit. En vain. Dans les mêmes moments, Mouammar Kadhafi et son fils Moatassem, étaient arrêtés (par des commandos européens, états-uniens, par des agents de la CIA ?), torturés et mis à mort.
Toute cette guerre pour aboutir à quoi ? À ce que les prétendus “rebelles”, qui ont multiplié les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, soient hissés au pouvoir par les chefs d’États des “grandes démocraties” pour établir un régime religieux qui fera reculer le pays de plusieurs décennies en arrière, jusqu’à l’époque d'avant la révolution de 1969… Autrement dit, c’est une dictature religieuse qui remplace une démocratie directe laïque : le peuple libyen doit déjà regretter le Guide révolutionnaire.
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