12.11.2011
138 - Des jouets pour l'AQMI qui pourra imposer sa loi de chaque côté de la Méditerranée...
fpetitdemange le 11/11/2011 à 21:16
Des jouets pour l'AQMI qui pourra imposer sa loi de chaque côté de la Méditerranée...
Les prétendus rebelles démocrates n’étaient utilisés que pour faire de belles images destinées à tromper sciemment les peuples occidentaux. Derrière ces combattants d’opérette se dissimulait une véritable supercherie. Les exilés libyens eux-mêmes, qui sont-ils ? Des opposants au Guide révolutionnaire, à la Jamahiriya, au peuple : des opposants à la démocratie directe. Ainsi, les nostalgiques de la monarchie religieuse ont pu récupérer le drapeau du roi Idris 1er. Des groupes islamistes, ceux qui ont appris à tuer dans les centres de formation de la CIA et autres agences terroristes et qui ont débarqué sur le sol libyen par Benghazi, sont entrés de suite en action en s’appuyant sur les combattants libyens qui étaient allés se battre en Irak et en Afghanistan contre les États-Unis et l’Otan et qui ne sont revenus que pour semer la zizanie dans leur propre pays en s’attaquant à la population civile libyenne.
La mission des uns et des autres ? Obtenir le renversement du régime et la mort du Guide révolutionnaire. D’ailleurs, l’un des islamistes les plus en vue, lors de ce conflit, avait annoncé que la religion ne s’accordait pas avec la démocratie mais, pour faire taire le Guide qui avait quelques vérités à révéler sur les agissements de certains de nos dirigeants très démocrates, ceux-ci n’y ont pas regardé de trop près… Ainsi, de nombreux exilés qui ont débarqué sur le sol libyen, pour certains d’entre eux, trente, quarante ans après l’avoir déserté, ont fait saccager, par une coalition de pays étrangers, leur pays natal, un pays qu’ils n’avaient contribué en rien à développer. Quant à l’AQMI, tant décriée naguère par les Grands Démocrates occidentaux, elle se trouve aujourd’hui renforcée par ceux-là mêmes qui promettaient, au peuple libyen qui avait une démocratie directe, une fausse démocratie à l’occidentale…
Voici la situation, qui va se présenter dorénavant aux peuples d’Afrique et d’Europe, telle que la décrit Maître Marcel Ceccaldi, avocat de la Jamahiriya arabe libyenne : « L’AQMI. C’est ce qu’ont d’ailleurs dit les autorités algériennes à Juppé, lorsqu’il s’est déplacé, en disant : “Mais attendez. Vous envoyez des armes aux rebelles, alors que nous avons en face de nous, dans le maquis, des armes qui ont été entreposées à Benghazi, d’une part, et celles que vous avez larguées. Mais est-ce que vous croyez que tous ces pays, Mali, Niger, vont pouvoir résister à cette poussée ? Alors, demain, le paradoxe, c’est qu’il faudra peut-être bombarder la Libye parce que la Libye sera tombée aux mains des islamistes. Ou il faudra peut-être intervenir, sur le plan militaire, au Niger ou au Mali voire même en Mauritanie et demain au Sénégal, parce que vous aurez un mouvement islamiste qui se sera implanté et qui aura les moyens militaires et les moyens financiers d’imposer sa loi à ces États et à ces populations”. » [Maître Marcel Ceccaldi, répondant, le 4 septembre 2011, aux questions de Roger Bongos pour afriqueredaction. Com].
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10.11.2011
137 - Le peuple libyen se passera volontiers du soutien de l'Otan qui l'a bombardé
Ce commentaire a été envoyé au Point.fr, le Me 9 Nov 2011, à 21 heures 55.
fpetitdemange le 09/11/2011 à 21:57
Le peuple libyen se passera volontiers du soutien de l'Otan qui l'a bombardé
La mission « Protecteur unifié » a montré à quel point l’Otan protège les populations civiles. Ses bombardements n’ont sans doute pas fait assez de désastres et de morts en Libye, l’organisation terroriste propose ses services au-delà…
Quant à son secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen, l’utilisation de missiles, à ogives fabriquées à l’uranium appauvri, et du phosphore blanc contre des civil(e)s, serait suffisante, pour le traduire devant la Cour Pénale Internationale pour crimes contre l’humanité. Mais toutes les organisations mises en place par les chefs occidentaux ne sanctionnent jamais que les chefs africains, serbes, arabes qui refusent de se soumettre à leurs diktats tandis qu’elles sont plus que laxistes par rapport aux chefs européens, états-uniens et pro-occidentaux, fussent-ils monarques, émirs ou dictateurs…
Dans tous les pays où l’Otan est intervenue, que ce soit dans les Balkans, en Afghanistan ou ailleurs, les peuples s’en souviennent. Les maladies incurables se sont répandues en Yougoslavie, au Kosovo, en Irak… Faut-il laisser cette organisation terroriste semer la mort ? Pour des raisons politiques, économiques et sanitaires, il vaudrait mieux désintégrer cette machine infernale qu’est l’Otan qui ne règne sur les peuples du monde que par la dictature de ses bombes.
Par ailleurs, il serait urgent de supprimer l'immunité parlementaire et celle présidentielle dans tous les cas où la responsabilité est engagée comme dans la guerre d’agression contre le peuple libyen. Les chefs d’États occidentaux, qui écrasent des pays pour en piller les richesses et qui massacrent des populations civiles, ne devraient-ils pas être interdits de toute possibilité d’être de nouveau candidats pour une élection, qu’elle soit à la présidence ou à la députation ? Sont-ils dignes de représenter leurs mandant(e)s à l’intérieur comme à l’extérieur du pays ? Un régime, appuyé sur des mensonges, n’est pas une démocratie. Les droits de l’homme, qui servent de prétexte à l’assassinat politique et au crime crapuleux commis sur un dirigeant, ne sont plus que des droits aux crimes. La liberté de tuer est un sauf-conduit pour tous les crimes de guerre. Les personnes politiques, qui acquiescent aux bombardements effectués sur une partie de la population d’un pays avec des armes interdites par la Convention de Genève, se font complices de crimes contre l’humanité.
La Yougoslavie, la Serbie, l’Irak, l’Afghanistan, la Libye… Et puis la Syrie ? … Et puis l’Iran ? … Et puis la Chine ? … Et puis tous les pays qui ne sont pas les États-Unis et Israël, peut-être ?... Au lieu de vouloir importer, par la guerre, une prétendue démocratie qui tourne en dictature religieuse, que les chefs d’États belliqueux demandent des comptes à cette grande bourgeoisie internationale qui s’enrichit en spéculant sur la dette publique des États et qui déteste les peuples qui la font vivre par leur travail, jusqu’à les renvoyer à la pauvreté, à la misère, au malheur.
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30.08.2011
102 - « Un peuple, dans un très grande totalité, heu… »
Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 24 at 2011, à 21 heures 45. Premier épisode non paru. D'où son titre en violet.
« Un peuple, dans un très grande totalité, heu… »
Après cinq mois de guerre, radio France Inter consacrait son émission “Le téléphone sonne” du lundi 22 août 2011, à la Libye, à un moment où M. Kadhafi était tombé, où ses deux fils étaient en prison, où Tripoli était prise, etc. Trois éminents professeurs étaient les invités pour répondre aux questions des auditeur(rice)s. [Les points de suspension entre crochets sont de moi.]
Le présentateur introduit le sujet du jour par ces mots : « Le crépuscule du dictateur est donc arrivé. […]. Et non seulement deux de ses fils ont été arrêtés mais Kadhafi lui-même est assiégé. […]. Car c’est un tyran […] un tyran… »
Bruno Callies de Salies, qui est professeur à l’École militaire de spécialisation de l’outre-mer et de l’étranger (ENSOME), raconte… « Et, au fil du temps, donc, eh bien, grâce aux moyens, je veux dire, qui ont été mis en place au sol, qui sont des officiers de liaison, qui sont également des cadres, donc, qui étaient là, je veux dire, pour faire du conseil logistique ou de commandement. Donc, ça, ça a évolué. Quelques points quand même, je veux dire, où des succès ont dû être obtenus mais on n’en entendra sans doute jamais parler, ou très tardivement, c’est les forces spéciales, je pense oui, donc, que le commando Hubert, par exemple, hein, donc, ou les bérets verts, donc, britanniques qui sont intervenus, c’est très clair, si vous voulez, maintenant sur quelle mission réellement, écoutez, on ne le sait pas. Mais il est bien évident que, je pense, que pour des affaires très pointues, très sensibles, très difficiles à mettre en œuvre, à réaliser, bon, c’est ces gens-là donc qui ont fait ». Voilà, nous sommes prévenu(e)s… Les médias, les politiques, les experts, etc., vont bientôt mettre une chape de plomb sur tous les moyens utilisés pour détruire la Libye.
Pierre Vermeren, qui est professeur d’histoire, à l’université Paris I, spécialiste des sociétés maghrébines, a la parole : « Heu, d’abord, il ne faut pas bouder sa sa joie heu à la chute d’un dictateur, heu, heu, presque caricatural (Rires de plusieurs personnes), heu, et au très mauvais sens du terme, puisqu’il a il a à son actif des des morts très nombreux. Il faut rappeler aussi la guerre du Tchad, parmi d’autres. […] ; on voit là que, quand un peuple entier, et d’ailleurs la fiction du soutien à Kadhafi s’écroule, hein, comme un château de cartes, quand on voit qu’un peuple, dans un très grande totalité, heu, est contre le dictateur et que, en plus, il a le soutien de la communauté internationale, un soutien d’ailleurs actif, pas seulement moral, heu, on voit que, on entre vraiment dans une autre période et que il est très difficile, dans ces conditions, de résister. »
Il est très difficile, en effet, de résister quand, cinq mois durant, les bombes tombent sur un pays, sur une population de quelque sept millions d’habitant(e)s qui, d’ailleurs, reste dans sa « grande totalité », fidèle à M. Kadhafi… Sinon, la guerre n’aurait pas eu lieu…
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