13.03.2012

166 - Les chefs d'Etat criminels en mouraient d'envie...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 12 Ms 2012, à 23 heures. Aucun décalage horaire... Je réintègre, en prune, les trois mots censurés... conformément au texte original qui les incluait : je rappelle que Polichinelle = BHL = le pseudo-philosophe.

fpetitdemange le 12/03/2012 à 23:00

 

 

Les chefs d'Etat criminels en mouraient d'envie...

     La grande bourgeoisie occidentale et pro-occidentale, qui se trouve sur la défensive quant à son régime capitaliste impérialiste, s’en prend à tous les peuples du monde qui parviennent à acquérir un niveau de vie satisfaisant. Nul doute que les chefs d’État occidentaux et leurs amis des multinationales, qui tirent les ficelles, en Libye, dans le dos des chefs de tribus et des miliciens, au mépris de la population, cherchent à installer leur pion au pouvoir, un parent qui sera tout aussi fantoche que le roi fantoche Idris 1er. Où est la démocratie dans toutes ces manœuvres politico-économico-militaires ? Nulle part, bien sûr.
      Maintenant, le traître Moustapha Abdel Jalil et ses amis du CNT, qui étaient accueillis partout en Occident comme des VIP, voient la manne pétrolière leur échapper des mains pour se retrouver dans celles des actionnaires des multinationales occidentales et le pétrole couler à flots et quitter la Libye, par navires entiers, pour aller notamment vers la France de leurs amis, le président [...
et son polichinelle]…
      Quant à Rahim al-Kib, le Libyen de New York, le voici qui pleure pour ne pas « retourner 50 ans en arrière ». Ce n’est pas de 50 années en arrière que lui et ses amis occidentaux et pro-occidentaux ont fait reculer la Libye, en un an de guerre, mais de plus de 60 années. La principale richesse du pays étant, jour après jour, volée aux Libyen(ne)s, la population de la Cyrénaïque comme la population de la Tripolitaine ou du Fezzan, se retrouvera à sombrer dans la misère. Il est faux de dire que la Cyrénaïque a été marginalisée : elle a même été la première région à bénéficier de l’eau de source apportée par la Grande Rivière Artificielle, donc avant même la région de Syrte !
      Depuis l’assassinat politique et le crime crapuleux commis sur la personne de Mouammar Kadhafi et commandité par les chefs d’État occidentaux et pro-occidentaux, la population libyenne ne cesse de compter ses morts, de constater les changements matériels intervenus dans sa vie quotidienne. Que le malheur de la population libyenne retombe sur les frères musulmans et sur les chefs d’État criminels qui ont utilisé, contre une population de sept millions d’habitant(e)s, des dizaines de milliers de bombes, contre une population arabe, des drones israéliens, contre une population africaine, des mercenaires venus du Qatar.
      Les bandes armées et leurs chefs assoiffés de pouvoir commencent à comprendre que les amis de 2011 se transforment, en 2012, en ennemis, que la démocratie directe et populaire, qu’ils ont bafouée, va être remplacée par une démocratie bourgeoise, sinon par une monarchie bourgeoise, au profit des multinationales étrangères.
      Il y a eu des citoyen(ne)s français(es) pour se prononcer contre la guerre en Iraq, en Afghanistan, dans les Balkans, en Libye et contre la guerre, en Syrie et ailleurs, mais leurs paroles sont couvertes par le brouhaha médiatique : c’est ça la liberté d’expression…

 

02.02.2012

160 - Tandis que le Qatar rachète la France, morceau par morceau...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 1er Fév 2012, à 21 heures 21. 

 

fpetitdemange le 01/02/2012 à 21:22

 

Tandis que le Qatar rachète la France, morceau par morceau...

     ...le Qatar rejoint les colonisateurs français, britanniques, états-uniens pour s’emparer du commandement en Libye. Le Qatar et les États-Unis ont convenu avec le président fantoche du CNT, Moustapha Abdel Jalil, de nommer eux-mêmes les chefs des services de renseignement libyen. Salem Hassi, qui est « en charge de la sécurité dans l’organisation du Front du salut », devient président du renseignement libyen : il faut dire que Salem Hassi a la nationalité… américaine ; Mustafa Nouh, qui est « Membre du Comité suprême de sûreté, vice-président du Conseil militaire de Tripoli de Abdelhakim Belhadj », prend, quant à lui, la place de vice-président du renseignement libyen. [Éléments repris dans Algeria ISP, art. “Libye – Qatar nomme les présidents du renseignement libyen”, 28 janvier 2012] Les décideurs étrangers, qui en viennent à nommer les hommes qu’ils veulent aux fonctions essentielles de la Libye comme celle du renseignement, dénoncent les raisons pour lesquelles les chefs d’État de leurs pays ont livré cette guerre contre la Jamahiriya et montrent jusqu’à quel point ces chefs criminels usurpent les droits du peuple libyen. D’une démocratie directe, la Libye passe à une dictature étrangère.
     Les villes de Brega et de Ras Lanuf (où il y a du pétrole), dans le golfe de Syrte, ont été déclarées propriétés de l’occident et sont placées sous contrôle français : aucun Libyen, qu’il soit fidèle à la Jamahiriya ou pro-CNT, ne peut y pénétrer. De quel droit ? Du droit que donnent les bombes et les assassinats politiques. Pendant que les factions rebelles s’entre-tuent avec des armes lourdes et emprisonnent, torturent, massacrent les civil(e)s fidèles à la pensée politique et économique du Guide révolutionnaire, les multinationales occidentales pompent le pétrole au maximum, l’exportent en Europe quasi gratuitement et, une fois le pétrole parvenu à destination, augmentent les prix à la pompe. Autrement dit, les Français(es) sans vergogne, qui pensaient que l’écrasement de la Jamahiriya et le massacre de la population civile libyenne allaient au moins leur permettre de rouler bon marché, se sont complètement leurrés.

     Les chefs d’État occidentaux se disant démocrates ont, pour installer leurs multinationales amies et privatiser complètement l’économie libyenne, plongé la population de Libye dans l’horreur, la pauvreté, le chaos. Faudra-t-il que les Libyen(ne)s chassent les colonisateurs français, britannique, états-unien, comme en 1969 ? En 1969, les colonisateurs occidentaux n’étaient pas endettés comme aujourd’hui. Alors… tout est permis pour les Libyen(ne)s, fidèles à l’État des masses, qui voudront retrouver la liberté, la véritable démocratie et la prospérité.

27.01.2012

159 - Un pays qui « sombre dans le chaos » n'est pas un pays libre...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Je 26 Jvr 2012, à 18 heures 53.

 

fpetitdemange le 26/01/2012 à 18:54

 

Un pays qui « sombre dans le chaos » n’est pas un pays libre...

     Partout où il y a un modus vivendi (manière de vivre) ensemble entre des peuples aux ethnies, aux religions différentes, les chefs des États capitalistes ne peuvent s’empêcher, au prix de dizaines de milliers de bombes, de faire écraser ces peuples sous le généreux prétexte de leur apporter une prétendue liberté : les droits humains n’étant déjà pas respectés dans leurs pays, comment ces chefs des États capitalistes peuvent-ils vouloir les imposer à d’autres chefs d’État ?

     Mouammar Kadhafi, un dictateur ? Les plus terribles des dictateurs, dans le cours de l’histoire, n’ont jamais gêné les chefs des États capitalistes. En Amérique latine, les présidents élus, considérés comme trop proches des peuples, n’ont-ils pas été assassinés et remplacés par des dictateurs soutenus, qui plus est, par d’anciens SS exilés ? En Europe, le général Franco est mort, à 83 ans, dans son lit, inquiété en rien par les autres chefs d’État occidentaux de l’époque : d’ailleurs, une certaine justice espagnole n’a-t-elle pas décidé de faire l’impasse sur les tortures infligées aux républicains espagnols et à leurs familles ? (Il est vrai que Juan Carlos ayant été considéré par Franco comme son “dauphin”, il fallait vite refermer le chapitre du franquisme.) C’est ainsi que d’aucuns s’acharnent à faire oublier aux peuples les pages les plus rouges de leur sang dans l’histoire des pays.

     Mouammar Kadhafi était parvenu, par la création de l’État des masses, à maintenir une structure familiale et tribale qui permettait de transcender les haines séculaires entre les familles, entre les diverses tribus. Le développement du pays avait largement contribué à apporter un contexte favorable à ce maintien. Il a fallu que ces quelques chefs d’État, haineux et aux abois dans leurs pays respectifs, fassent rallumer, par leurs services secrets et en profitant d’attaques, par des bandes armées, de la police libyenne, les querelles endormies ; il a fallu un Polichinelle prétentieux, des ministres français des Affaires étrangères et de la Défense revanchards, pour semer la zizanie entre les Libyen(ne)s de la Jamahiriya, les Libyen(ne)s de la Cyrénaïque nostalgiques, jusqu’à reprendre son drapeau, d’une monarchie que la grande majorité n’a pas connue, et les Libyens exilés qui, comble de l’ingratitude, ont pu effectuer leurs études à l’étranger grâce à… la Jamahiriya qui les finançait.

     Mais, voilà, les anciens colonisateurs, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, avec la complicité de la Turquie, poussés de façon impérieuse par Israël, ont décidé d’écraser 42 années de travail du peuple libyen et le peuple libyen lui-même, fidèle au Guide révolutionnaire ; ils ont décidé, pour entraver le développement du continent africain, qui devait se poursuivre plus ou moins indépendamment de l’Europe et des États-Unis, de réinstaller les bases militaires qu’ils avaient dû retirer après la révolution de 1969 en Libye.

 

15.01.2012

157 - Zéro mort en Libye ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le 12 Jvr 2012, à 23 heures 09. Je remercie le modérateur pour sa célérité à le publier. Bien que non censuré, le texte a été privé, lors de la copie, de certains (e) que je rétablis ici.

 

 

fpetitdemange le 12/01/2012 à 23:10

 

Zéro mort en Libye ?

     C’est ce que disent les chefs d’État criminels occidentaux qui ont fait bombarder la Libye et sa population en recommandant bien aux militaires de se tenir à haute altitude… Ce qui fait qu’ils peuvent afficher partout, avec arrogance, qu’il y a eu « zéro mort en Libye »… du côté des agresseurs, bien évidemment. Cependant, qu’en est-il du côté des agressé(e)s ? Les chefs d’État criminels ont, dorénavant, complètement oublié que, sur leurs ordres, des militaires ont effectué plus de 10.000 missions d’attaque sur la Libye et que les avions de leur coalition puis de leur organisation terroriste, l’Otan, ont largué 40.000 à 50.000 bombes sur la population, en vue d’effrayer la majeure partie des civil(e)s resté(e)s fidèles au Guide révolutionnaire.
     L’Otan n’a pas hésité à utiliser des bombes, aux ogives fabriquées à l’uranium appauvri c’est-à-dire avec des déchets nucléaires ainsi recyclés. (En 1930, sous la direction du fasciste italien, Italo Balbo, les pilotes d’avions n’avaient-ils pas utilisé, sur la Libye, l’hypérite qui décima des tribus entières non armées ?) [Éléments repris de l’article “Des bombes à l’uranium appauvri pleuvent sur la population libyenne” de Falco Accame, paru dans “Il manifesto”, le mercredi 23 mars 2011]
     Selon des sources autres que celles véhiculant l’idéologie impérialiste, la réalité apparaît dans toute son horreur. Le journaliste libyen de la Jamahiriya, Mustapha Kader Bouh, a donné un compte rendu des événements. Les bombardements ordonnés par les chefs d’État français, états-unien, britannique, italien, israélien, qatari, etc., et effectués durant huit mois, nuit et jour, sur la Libye, auraient produit, sur quelque six millions d’habitant(e)s que ce pays comptait avant la mission « Protecteur unifié » destinée à les protéger, les résultats suivants :
     160.000 morts libyens (Libyen(ne)s de la Jamahiriya et Libyens rebelles) ; 60.000 morts parmi les combattants de l’armée libyenne ; 60.000 prisonnier(e)s ; 40.000 handicapé(e)s ; 1,8 million de personnes déplacées. Des familles libyennes entièrement décimées. Voilà qui ramène la mort d’un ancien officier français, parti en Libye pour quelle aventure ?, à sa juste mesure.
     Un pays en ruines : des infrastructures détruites (routes, bâtiments publics tels que hôpitaux, écoles, universités) ; des villages et des villes rasé(e)s (Syrte est devenue une ville fantôme où il est difficile de trouver âme qui vive) ; des richesses, des trésors, des merveilles du patrimoine libyen brisé(e)s, d’autres volé(e)s, pillé(e)s qui iront agrandir les collections privées de quelques milliardaires étrangers receleurs. La principale ressource de la population libyenne, le pétrole, pillée par les firmes occidentales, les bâtiments détruits reconstruits par le BTP français (voilà pourquoi les militaires devaient tout détruire, c’est-à-dire ne rien laisser aux Libyen(ne)s) : les multinationales amies des chefs d’Etat criminels attendaient au portillon.

 

09.01.2012

156 - La démocratie mise en place par les bombes de l'Otan

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ve 6 Jvr 2012, à 22 heures 30 ; non paru. D'où son titre en violet. 

 

 

La démocratie mise en place par les bombes de l’Otan

 

     En 2011, lors des attaques, par les bandes armées, des édifices publics et des autorités du pays, Mouammar Kadhafi avait proposé d’utiliser la voie diplomatique en vue d’un règlement rapide de ces conflits venus d’ailleurs ; cette voie avait été refusée par les chefs d’Etats occidentaux et pro-occidentaux : nul doute que ces derniers voulaient absolument s’ingérer dans les affaires intérieures de la Libye pour anéantir la Jamahiriya (l’« État des masses »), punir la majeure partie de la population libyenne fidèle au Guide révolutionnaire et assassiner celui-ci pour fairemain bassesur les ressources du pays. Toute solution pacifique a donc été éliminée et la guerre, imposée.

     La subversion des rebelles et l’attaque armée de la coalition puis de l’Otan contre les défenses militaires et civiles de la Libye, contre ses infrastructures notamment contre ses moyens de communication, se sont alors transformées en une guerre contre la majeure partie de la population civile. Les chefs d’États belliqueux n’ont pu imposer cette guerre qu’en recourant à des méthodes anti-démocratiques : la désinformation médiatique, le mensonge érigé en vérité, l’idéologie anti-Kadhafi, le terrorisme politique et économique, intellectuel et militaire…

     Les soi-disant rebelles de 2011 ont fait apparaître une différence essentielle avec les révolutionnaires de 1969 : la révolution de 1969, menée par le colonel Kadhafi, s’était effectuée sans effusion de sang, sans bombardement de la population pour la réduire à merci mais, au contraire, avec l’assentiment de celle-ci, lasse de la corruption en vigueur sous la monarchie du roi Idris 1er, sans destruction du pays. Ces rebelles de 2011, titillés par les exilés libyens venus dans les valises de la CIA, du MI6, etc., ne sont que des jouets manipulés par les services occidentaux, que de faux combattants ayant fait appel à l’étranger pour s’emparer d’un pouvoir qui les dépasse.

     Les Libyen(ne)s, qui ont œuvré pour la fin de la Jamahiriya arabe populaire et socialiste et pour la mort de Mouammar Kadhafi, n’ont fait que remettre leur pays dans les mains des exilés revenus au pays natal comme valets des multinationales occidentales (déjà, les Benghazien(ne)s peuvent voir l’or noir leur filer sous le nez, par barils entiers) : ils ne vont récupérer des Occidentaux qu’une poignée de cacahuètes et des barils de mépris.

     Maintenant, pourquoi les renégats veulent-ils écarter les Libyen(ne)s, proches de Mouammar Kadhafi, des élections ? Parce que la majeure partie de la population libyenne, étant restée fidèle au Guide révolutionnaire et le faisant savoir tous les jours, les candidat(e)s qu’elle désignerait auraient toutes les chances de gagner contre les candidats des “rebelles” criminels qui ont appelé les bombes de l’étranger pour détruire la Libye, son armée, sa police, son organisation politico-économique, son dirigeant et la détruire elle-même.

 

23.11.2011

143 - Qui sont les criminels dans cette histoire?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Di 20 Nov 2011, à 22 heures 25. Je suis désolée ; hier, 22 novembre, j'ai couru derrière le temps et j'ai oublié cet article en chemin.

 

fpetitdemange le 20/11/2011 à 22:26

 

Qui sont les criminels dans cette histoire ?

     Comme son père et ses frères, Seïf Al-Islam a protégé la population libyenne, du mieux qu’il a pu, contre les exilés de retour et les rebelles de Benghazi, qui, armés, l’ont attaquée, dès la mi-février, et l’attaquent encore. Les Kadhafi n’ont pas réprimé la population mais tenté de calmer la bande armée qui s’en prenait à elle.
     En prenant fait et cause pour cette bande armée, dont certains membres font partie de l’Aqmi, les chefs d’États français, anglais, états-unien, qatari, israélien, se sont, non seulement ingérés dans les affaires intérieures de la Jamahiriya, mais ils ont utilisé des traîtres qui n’ont pas hésité à appeler les bombes sur leur pays et sur la population, mais ils ont engendré des monstres qui torturent, qui massacrent, mais ils ont bombardé, durant sept mois, une population de quelque cinq millions d’habitant(e)s. Cette population vit, désormais, dans les ruines grâce aux bombardiers de l’Otan et aux drones français et israéliens, et dans l’absence d’êtres chers disparus dans des conditions atroces. Cela ne pourra être pardonné par les Libyen(ne)s, mais non plus par les Africain(e)s, aux chefs d’États agresseurs et à leur Polichinelle. Que ce dernier et ces chefs, criminels, ne viennent plus nous parler de démocratie, de culture, de liberté, de justice, d’humanité ! Qu’ils ne viennent plus dénoncer l’application de la charia en Iran ou ailleurs !
     Il faut espérer que le CNT, imposé par des bombes à la population libyenne, et toute sa bande de renégats, qui ont cumulé, durant huit mois, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, soutenus par les forces occidentales et pro-occidentales, ne se comporteront pas avec Seïf Al-Islam comme ils se sont comportés avec son père et l’un de ses frères. Mais que penser d’une justice administrée par un CNT dont le président, Moustafa Abdel Jalil, était naguère - c’est-à-dire en un temps où le « dictateur » Mouammar Kadhafi n’était pas l’homme à abattre - le président de la Cour d’appel de Tripoli qui avait condamné à la mort par pendaison, puis confirmé par deux fois la sentence, deux infirmières bulgares et un médecin palestinien, entre 1999 et 2007 ? Mahmoud Jibril, qui avait quitté la Libye en 1975, et qui a fait ses études au Caire puis à Pittsbugh, était revenu des États-Unis, après des décennies d’absence : n’était-il pas à la tête du développement économique national, de 2007 à fin 2010, c’est-à-dire au temps du « dictateur » Mouammar Kadhafi ? La plupart de ceux qui se plaignent du régime, au temps du Guide révolutionnaire, n’ont-ils pas contribué à faire de ce régime ce qu’il était ?
     Quant au procureur général de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, qui a servi les dictateurs argentins, il n’est pas mieux placé que les gens du CNT, naguère encore au service du « dictateur » Mouammar Kadhafi, pour juger le fils de celui-ci. Il n’y a rien à attendre de tous ces gens qui ont bafoué les droits de l’être humain, les droits nationaux et le droit international.

 

02.11.2011

134 - Les puissances étrangères imposent leurs valets

Commentaire envoyé au Point.fr, le 1er novembre 2011, vers 22 heures 45.  

 

fpetitdemange le 01/11/2011 à 22:52

 

Les puissances étrangères imposent leurs valets

     Cette guerre en Libye, pour déposséder la Jamahiriya de la démocratie directe et la remplacer par un CNT composé d’individus étrangers ou au service de l’étranger, restera dans les mémoires. Elle est le point de basculement de la puissance de l’Occident à l’Orient.
     Les chefs d’États occidentaux et pro-occidentaux seront décrits, dans l’Histoire, comme de lâches pillards ayant inventé une guerre contre un pays politiquement souverain, économiquement moins endetté que les leurs, afin de s’emparer des richesses de quelque sept millions d’habitant(e)s. Mais le peuple libyen ne se laissera pas facilement recoloniser.
     Le CNT, imposé par la dictature des armes occidentales, ne pourra jamais gouverner dans ce pays, sauf par la terreur. D’ailleurs, certaines mesures annoncées, si elles sont appliquées, feront reculer le peuple libyen de 42 ans. La Jamahiriya, dans ce pays musulman qu’est la Libye, avait gardé l’esprit de la charia ; les nouveaux petits chefs intégristes veulent appliquer la charia à la lettre. La polygamie, que le peuple libyen avait abandonnée pour la monogamie - polygamie naguère encore tant décriée par les chefs d’États occidentaux -, va être remise en vigueur. Par ailleurs, d’autres mesures, annoncées comme des nouveautés, ne sont, en réalité, que des reprises du programme de la Jamahiriya : en Libye, pays musulman, les prêts contractés auprès des banques n’étaient assortis d’aucun intérêt et, donc, les Libyens pouvaient emprunter de l’argent sans avoir à payer le moindre supplément. M Abdel Jalil n’a vraiment rien inventé…
     L’équipe, mise à la tête du pays, ne sera jamais que le gouvernement de l’étranger. Abdel Rahim al-Kib, est né à Tripoli, certes. Il a enseigné à l’Université de Tripoli. Après quoi, il est parti aux États-Unis : le voici enseignant à l’Université de la Caroline du Nord. En 1985, il est professeur-adjoint, puis, en 1986, professeur de génie électrique à l’Université d’Alabama. Il enseigne ensuite à l’université américaine de Sharjah (E. A. U. ), enfin, à l’Institut du pétrole, toujours dans les Émirats Arabes Unis. Il a été consultant pour plusieurs entreprises dont la société Alabama Power et Services Southern Company. Ultralibéral, homme d’affaires, il devient directeur du conseil exécutif du CNT, c’est-à-dire premier ministre (par intérim) : tout juste l’homme qu’il fallait aux dirigeants des États-Unis et à leurs amies multinationales pour installer leurs bases militaires en Libye et soigner leurs intérêts économiques dans l’exploitation des puits de pétrole.
     Pendant le temps de ces manœuvres politico-économiques, que devient la population à laquelle les coalisés et l’Otan avaient promis les droits de l’homme, la liberté, la démocratie ? Certain(e)s Libyen(ne)s reviennent progressivement dans leurs villes et découvrent leurs maisons détruites ou pillées et, surtout, ils-elles voient les maisons, les jardins, les cours, les rues jonché(e)s de cadavres.

 

23.09.2011

114 - Quel drapeau ? Quel gouvernement ? À la suite de quels événements ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 21 sept 2011, à 21 heures 28 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

 

Quel drapeau ? Quel gouvernement ? À la suite de quels événements ?

 

     Le drapeau, trempé dans le sang des enfants libyens, hissé aux Nations Unies… Pour imposer au peuple libyen un gouvernement qui n’existe pas. Prenant modèle sur Hitler, Sarkozy, Cameron, Obama ont attaqué la Libye sans déclaration de guerre. Cet inconséquent président français y va de son petit chantage sur les Libyens : « Quand vous arrêterez » les combats, « Kadhafi sera jugé. » N’a-t-il pas encore compris, après sept mois de guerre impérialiste, que le droit fondamental du peuple libyen est encore celui de se défendre contre les bombardements de l’Otan, contre les commandos européens au sol, contre les troupes d’Al-Qaïda, contre la bande de ”rebelles“ ; bref, contre des étrangers et des religieux qui le tuent sauvagement, et que la majorité des Libyen(ne)s soutient le Guide révolutionnaire ?

     Comment Ban Ki-Moon peut-il saborder l’ONU en reconnaissant et en donnant une place à un régime qui n’a reçu aucune légitimité de la population libyenne ? La Libye est composée de tribus qui ne veulent absolument pas des chefs d’États occidentaux et de leurs sous-fifres, libyens ou pas, qui détruisent leur pays. Comment la population libyenne pourrait-elle accorder sa confiance à des traîtres à leur pays tel Mustapha Abdel Jalil et Cie qui la massacrent ? Obama croit-il une seconde à l’assurance que donne Mustapha Abdel Jalil, le bourreau des infirmières bulgares et du médecin palestinien, de « procès équitable ». N’est-ce pas lui qui devrait être traduit devant la CPI, avec tous les massacreurs du peuple libyen, c’est-à-dire avec tous ceux qui ont participé, par leurs ordres donnés, à cette guerre qui était censée protéger la population civile ? Tandis qu’aux États-Unis, la peine de mort subsiste dans certains États, le président Obama, peut-il parler de liberté, de justice ? Ne comprend-il pas que le peuple libyen vit, depuis 1977, dans une démocratie qui vaut bien celle des grandes puissances occidentales corrompues ? Nicolas Sarkozy (encore lui), qui a inauguré son mandat de président en affirmant qu’à l’égard de l’Algérie il n’y aurait pas, de la part de la France, de « repentance », mendie dorénavant le pardon de la population libyenne : « Ayez le courage de pardonner. » Quel courage a-t-il, lui ? Quel manque d’intelligence ! Mais aussi quelle impudence !

     La Libye n’est pas un pays isolé : « Il faut savoir que la Libye est aujourd’hui membre de l’Union africaine. Il n’y a plus place, désormais, pour le nationalisme et les revendications ethniques. » [Mouammar Kadhafi, “Dans le concert des nations”, Libres propos et entretiens avec Edmond Jouve, P.107] L’Union africaine ne reconnaîtra pas le CNT, tant que les partis politiques, y compris les loyalistes, ne seront pas présents en son sein et tant que le peuple ne reconnaîtra pas ces partis. Or, il serait bien étonnant que la population libyenne reconnaisse les partis ennemis de la démocratie directe qui l’ont fait bombarder et ont fait massacrer ses enfants par des étrangers

18.09.2011

111 - Les colonisateurs en herbe satisfaits de leurs crimes

Commentaire envoyé au Point.fr, le Sa 17 sept 2011, vers 14 heures 15 ; non paru. D'où son titre en violet. 

 

 

Les colonisateurs en herbe satisfaits de leurs crimes

     Pourquoi, Mr Sarkozy, s’est-il entouré de tant de policiers pour se rendre en Libye… « libérée » ? « Des centaines de Libyen(ne)s », seulement ? Pour accueillir leurs sauveurs, N. Sarkozy et D. Cameron… Combien a-t-on payé ces femmes et ces enfants, en majorité sur la photo, pour faire de la figuration, le jour dit, au moment “m”, alors que les unes ont sans doute autre chose à faire et les autres, aussi, même si les écoles ont été détruites par l’Otan ? L’opération « Protecteur unifié » ne met pas en liesse la majorité des familles libyennes dont nombre d’entre elles se trouvent endeuillées à cause de ces chefs d’États étrangers qui, par ailleurs, continuent à faire tomber les bombes sur leurs têtes.
    
La population libyenne n’est pas un amas d’abruti(e)s. La démocratie directe, en Libye, était bien réelle, et pas un vain mot comme dans nos pays occidentaux, où la démocratie (tout court) n’existe que dans notre imaginaire téléguidé par la propagande bourgeoise, car le terme « démocratie », dans son étymologie, produirait une autre réalité. Le peuple libyen est plus cultivé que bien des Français et Françaises, que l’autoproclamée élite française, et que ces chefs d’États occidentaux dont les réparties ne feraient rougir de honte que ceux et celles qui les entendent, tant « la caque sent toujours le hareng » même si celui-ci est costumé…
    
Mais pourquoi N. Sarkozy s’acharne-t-il sur M. Kadhafi ? Aurait-il quelque chose à se reprocher ? Pourquoi veut-il sa mort ? Le Guide révolutionnaire vivant est-il une menace pour lui ? M. Kadhafi sait-il des choses qui, si elles venaient à sortir, en toute transparence, s’avéreraient gênantes pour le président français ?
    
Les médias sont aux ordres du Qatar et de l’Otan : ceci est un fait désormais reconnu par les médias eux-mêmes. Mais D. Cameron, lui, vend carrément la mèche. Rien n’est définitif : « Il y a encore des parties de la Libye sous le contrôle de Kadhafi. » « Des parties » ! Pas quelques poches de résistance… De plus, M. Kadhafi, bien qu’il reste introuvable, demeure présent dans l’esprit de la population libyenne qui, en grande majorité, le soutient. Si elle ne le soutenait pas ? Mais il serait mort depuis longtemps ! Si elle le soutient ? C’est qu’il n’a pas fait que des erreurs et qu’il n’a pas dit que des mensonges depuis la réelle indépendance de la Libye en 1969. Il semblerait même que les erreurs et les mensonges ne fussent pas forcément et uniquement du côté africain de la Méditerranée
    
Ces chefs d’États européens manigancent tout dans le dos de la population, en répandant son sang, et ils osent encore annoncer qu’elle choisira son régime politique. Mais de qui se moquent-ils ?
    
Un peuple de quelque sept-huit millions d’habitant(e)s, qui vit la guerre et qui voit ses proches déchiquetés (époux, épouses, enfants, etc.) par les bombes occidentales, depuis six mois, ne dira pas merci à la France. Le peuple français, a-t-il dit merci aux Allemands, en 1940. Alors ?

14.09.2011

109 - Le peuple libyen martyr se fait exterminer dans une indifférence quasi mondiale...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 13 sept 2011, à 14 heures 25 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Le peuple libyen martyr se fait exterminer dans une indifférence quasi mondiale…

 

     Dans son discours annonçant, début mai, la mort d’Oussama Ben Laden, leader d’Al-Qaïda, Barak Obama évoquait les répercussions, au quotidien, de l’attentat du 11 septembre 2001, en ces termes : « Et nous savons que les pires images sont celles qui sont invisibles aux yeux du monde. La chaise vide à table. Les enfants contraints de grandir sans mère ou sans père. Les parents qui ne sentiront plus jamais l’étreinte de leurs enfants. Près de trois mille citoyens nous ont été arrachés, laissant un trou béant en nos cœurs. »

     Ces scènes d’intérieur décrites ci-dessus par B. Obama attireraient notre pitié pour les États-Unis, si la CIA ne formait pas des membres d’Al-Qaïda, si elle n’entraînait pas ses succursales européennes du renseignement à fomenter des guerres dans le monde, et si, comble de l’outrecuidance, à ce moment où il disait cela, il ne s’était pas soumis à la volonté d’Hillary Clinton et de ce qu’il y a derrière elle, pour mener la guerre contre la population libyenne, avec le feu vert d’une ONU complice et d’une CPI injuste, toutes deux impliquées jusqu’au dernier bureaucrate dans cette guerre sans merci de la grande bourgeoisie rentière, contre la Libye, en particulier, et contre les peuples du monde, en général. Et tout l’humanitaire, qui vient, avec la larme à l’œil, se greffer sur ces sales guerres politico-économico-idéologiques, ne trompe que ceux et celles qui veulent vraiment être trompé(e)s.

Ce qui s’est passé, une fois, aux États-Unis, pour « près de trois mille citoyens », se passe, décennie après décennie, pour des millions de citoyen(ne)s attaqué(e)s sur leur propre territoire, à cause d’une volonté diabolique des États-Unis et d’Israël de dominer le monde. Pour un 11 septembre 2001, combien d’autres dates, d’autres mois, d’autres années sont marquées d’une pierre noire dans la vie des peuples ?

     La vie des Libyen(ne)s ne vaudrait-elle pas la vie des États-Unien(ne)s ? La vie des Palestinien(ne)s ne vaudrait-elle pas la vie des colons israéliens ? La moindre “compassion” pour les victimes du 11 septembre et celles des camps de concentration où ne sont pas mort(e)s que des juif(ve)s risque de s’amenuiser. Certains de ceux-ci, de mes ami(e)s, ne sont pas d’accord avec ce que font les dirigeants états-uniens et israéliens et disent que les uns et les autres ont nui à la cause de leur peuple plus qu’ils n’ont œuvré en leur faveur.
    
L’Otan est une organisation sourde, aveugle, muette : elle ne connaît que la force de son arsenal militaire. Elle est dans l’inhumanité et elle déshumanise le monde. Parce qu’elle est incontrôlable, il faut la désintégrer. Les dirigeants états-uniens et israéliens, auprès desquels jappent les roquets européens, en usant de la terreur des armes et de la dictature des principes, rejoignent les Hitler, Mussolini, Franco, Pinochet, etc. Faudra-t-il créer une OPU (Organisation des Peuples Unis) pour désarmer les dirigeants du monde, en commençant par les plus belliqueux ?

 

07.08.2011

83 - L'Organisation Terroriste de l'Atlantique Nord s'attaque à la liberté d'expression

Ce commentaire a été envoyé eu Point.fr le Sa 30 juillet 2011, vers 24 heures 10, non paru ; il a été renvoyé le Di 31 juillet 2011, à 20 heures 45, toujours non paru. Les journalistes français, d'ordinaire si corporatistes, n'ont pas cru bon de bouger lors des bombardements du centre de la télévision libyenne qui ont tué 3 personnes et qui en ont blessé 15 autres.


L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord s’attaque à la liberté d’expression

     Des frappes, encore des frappes, toujours des frappes. Il faut que ces chefs occidentaux soient aux abois pour penser qu’en bombardant la télévision libyenne, ils vont pouvoir réduire au silence le Guide révolutionnaire. N’ayant pu l’assassiner, ils voudraient le faire taire. Quelles révélations craignent-ils ? La parole du Guide révolutionnaire restera dans l’histoire de la Libye, de l’Afrique et du monde. Les chefs occidentaux dégringolent sur une pente dangereuse : ne sont-ce pas les nazis qui brûlaient, saccageaient tout ce qui était lié à la culture et à l’information ?
     L’expression est un droit de l’être humain : en vertu de quel diktat M. Kadhafi n’aurait pas droit à la parole, comme tout être humain ; en vertu de quel diktat M. Kadhafi n’aurait pas droit à la parole, dans son pays ; en vertu de quel diktat M. Kadhafi n’aurait pas le droit de s’adresser au peuple libyen, comme toute personne susceptible de donner une information, pour le protéger ? Car, c’est M. Kadhafi qui contribue à protéger le peuple libyen contre l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord et sa bande de “rebelles” armés, et non l’inverse.
    
N’est-ce pas cette Organisation terroriste qui opprime les populations en déversant sur le monde une propagande dictatoriale pour les tenir dans la dépendance ? N’est-ce pas elle qui a bombardé, avec des armes à l’uranium appauvri, les peuples yougoslave, serbe, kosovar, irakien, afghan et le peuple libyen ? L’acharnement, que les chefs belliqueux mettent dans leurs mensonges, dans leurs bombardements, dans leurs crimes, tourne à la folie obsessionnelle.
     Après avoir tenu le continent africain dans la dépendance, pendant des siècles, il est difficile, dorénavant, pour les chefs occidentaux de renoncer à leur domination. Ce sont, notamment, les satellites africains que les chefs politiques et militaires européens et états-uniens et que leurs amis des multinationales n’ont pas “avalés”. Il est humiliant, pour eux, alors que leurs pays se trouvent au bord de la faillite, de baver devant les centaines de millions d’euros, qui leur échappent annuellement, et que, naguère, devait payer l’Afrique pour l’utilisation des satellites européens et états-uniens ; il est intolérable, pour les multinationales des télécommunications, de voir arriver la concurrence africaine
    
Alors, l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord bombarde la Libye, détruit tout ce qu’elle peut détruire, tue par milliers des militaires, des religieux, des civils… Dans sa rage sanguinaire, elle vise des cibles civiles ! Elle tue des Libyen(ne)s dans leurs maisons, sur leurs lieux de travail, dans les lieux de culte, partout.
    
Que font l’ONU et son Conseil de sécurité ? Rien. Que dit la Ligue des droits de l’Homme ? Rien. Devant l’Otan, toutes ces organisations “s’écrasent”.
    
Quant aux vrai(e)s intellectuel(le)s, il y a bien longtemps qu’ils-elles n’ont plus de place dans les médias.

06.08.2011

81 - Projet de la mise en place d'une dictature en Libye

Commentaire envoyé le Me 27 juillet 2011, non paru, d'où son titre en violet.


Projet de la mise en place d’une dictature en Libye

     Qu’est-ce qu’un parti mis en place par des “Libyens” exilés venus des États-Unis dans les bagages de la CIA ? Un parti de la CIA. Qu’est-ce qu’un parti mis en place avec l’appui de pays extérieurs qui font la guerre au peuple libyen pour renverser l’État des masses, c’est-à-dire la démocratie directe ? Un parti de la colonisation. Qu’est-ce qu’un parti mis en place contre le peuple libyen ? Un parti antidémocratique. Qu’est-ce qu’un parti unique dans un pays ? Une dictature.
    
“Le parti de la Nouvelle Libye” pourrait bien s’avérer être le parti des anciens colonisateurs, de la vieille monarchie fantoche, des exilés revanchards, des parvenus… Avec un co-fondateur, Ramadan Ben Amer, qui vit aux Émirats arabes unis, dans un pays “très démocratique”, - n’est-ce pas Mrs Obama, Cameron, Sarkozy, Rasmussen, Frattini, etc. ?, n’est-ce pas Polichinelle ? -,avec un autre co-fondateur, Rajad Mabrouk, qui vit au Texas, et qui, tous deux, débarquent en Libye, le parti a toutes les chances de n’être surtout pas démocratique, surtout pas laïc, surtout pas indépendant.
    
En admettant que ces chiffres ne soient pas inventés, que représentent 2.000 personnes face à quelque sept millions d’habitant(e)s ? Un parti, soutenu par 20.000 personnes expatriées « vivant aux États-Unis, au Canada ou en Allemagne », n’est pas un parti libyen mais le parti de l’étranger.
    
Ces soi-disant Libyens, qui avaient quitté la Libye, au temps de son développement sous l’impulsion de M. Kadhafi, ne réapparaissent que pour anéantir 42 années de travail du peuple libyen. Ils avaient quitté leur pays d’origine ? Eh bien ! Qu’ils repartent dans leurs pays d’adoption. Les Libyen(ne)s savent, maintenant, qui les a fait bombarder, nuit et jour, durant plus de quatre mois.
     Ces “rebelles” de la dernière heure paraissent réciter un programme qui leur a été dicté. Ils n’ont pas d’argent mais ils ont déjà, tout prêt, « un dépliant en papier glacé » “made in USA”. Que croient-ils que la Libye soit devenue sans eux ? Une démocratie, et directe, celle-ci !
    
Que veulent faire ces revenants ? Remplacer la Grande Jamahiriya (État des masses) arabe libyenne populaire et socialiste, appuyée sur une démocratie directe, par une démocratie indirecte, c’est-à-dire par un semblant de démocratie ? Et pourquoi donc les tribus ne devraient-elles pas participer à la vie politique ? Parce qu’elles appuient majoritairement M. Kadhafi ? Ce qu’ils veulent faire, en réalité, ces revenants l’avouent eux-mêmes : ils veulent établir « un État musulman séculier, où la relation à Dieu serait considérée comme une affaire personnelle »… Mais, au nom de Dieu, que n’ont-ils pas fait déjà ?
    
Tous les pays du monde pourraient encore bien reconnaître le CNT (pour l’instant, il n’est reconnu que par les États qui ont fait la guerre à la Libye), le CNT n’aurait aucune légitimité. Idem, pour un parti. C’est le peuple libyen, seul, qui peut accorder sa légitimité lors de ses congrès populaires.

27.07.2011

73 - Les chefs de guerre veulent déposséder le peuple libyen de son pouvoir

Commentaire envoyé au Point.fr vers 15 heures ; le modérateur a fait preuve d’une grande célérité pour laquelle je le remercie.

fpetitdemange le 18/07/2011 à 15:12

Les chefs de guerre veulent déposséder le peuple libyen de son pouvoir

 

     B. Obama et D. Cameron ont compris un peu tard qu’une soi-disant démocratie ne s’implante pas dans un pays, sans l’avis du peuple, surtout si celui-ci vit déjà dans une démocratie - et directe celle-ci - pas indirecte comme les “démocraties” des pays capitalistes. Aux prises avec des problèmes intérieurs à leurs pays, l’un lié par une dette faramineuse et l’autre environné de personnes fortement soupçonnées de corruption, ils ont dû en rabattre par rapport à l’attaque ignominieuse de la Libye et de sa population. Il n’y a plus guère que N. Sarkozy, qui, lui, ferme les yeux devant les problèmes intérieurs de la France, et le secrétaire général de l’Otan, A. F. Rasmussen, ami de l’extrême droite danoise, pour vouloir, coûte que coûte, détruire la Libye, assassiner M. Kadhafi et confisquer le pouvoir du peuple libyen. Car, c’est bien de ceci qu’il s’agit.
     Cette guerre contre la Libye doit cesser : à vouloir mettre le peuple libyen à genoux, c’est la France qui va être à genoux. Les chefs d’États occidentaux, qui se sont impliqués dans cette guerre civile, ont, par leurmission au titre mensonger,
« Protecteur unifié », prolongé celle-là de quatre mois déjà. Savent-ils, ces criminels, le nombre de morts et de blessés et les destructions que font leurs décisions ? Qu’avait fait le peuple libyen à la France, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Danemark, etc. pour que les chefs de ces pays l’agressent aussi sauvagement ?
     Et ces gens-là, qui ont menti, qui tuent par militaires interposés, vont encore oser nous parler des droits de l’Homme ? Et ces gens-là voudraient être réélus ? Tous ces chefs, qui veulent la mort de M. Kadhafi, rampaient pour le recevoir dans leurs capitales et rampaient de nouveau pour être reçus dans sa tente afin de tenter de décrocher des contrats… Alors ? Qu’ils ne viennent pas faire les malins
Curieusement, la CPI s’est mise en veilleuse : à partir du moment où il a été sérieusement question de juger les criminels de guerre qui mettent la Libye à feu et à sang, qui se cachent derrière les bombes de l’Otan et qui n’hésitent pas à écraser une population de quelque sept millions d’habitant(e)s, Luis Moreno-Ocampo, qui a déjà eu des démêlés avec la justice genevoise, a dû ranger ses accusations de procureur dans un tiroir. Combien de Libyen(ne)s mort(e)s dans la guerre civile provoquée de l’extérieur de la Libye et transformée en guerre impérialiste ?
     Certains articles avaient affirmé, il y a plusieurs semaines déjà, que la Russie avait reconnu le CNT… Étrange… Ceci dit, elle a mille fois raison de ne pas appuyer un organisme croupion sorti du néant et qui devra rentrer dans le néant puisque la population libyenne a montré, durant ces quatre mois, qu’elle n’en voulait pas à la tête de son pays. C’est elle qui détient le pouvoir à travers ses comités populaires. C’est elle que les chefs belliqueux de l’Otan veulent déposséder de son pouvoir politique et économique. Voilà la vérité.

 

21.07.2011

67 - Un départ des coalisés, oui ! Et sans condition

Ce commentaire fut publié très rapidement après son envoi : le modérateur n’a pas modéré son rythme.

 fpetitdemange le 11/07/2011 à 16:40

 Un départ des coalisés, oui ! Et sans condition

 

     Les chefs d’États belliqueux ont perdu leur âme en Libye : contre la population libyenne et contre M. Kadhafi qu’ils ont tenté en vain d’assassiner. Ce ne sont pas aux perdants d’une guerre, qu’ils ont lancée inconsidérément, de dicter leurs conditions à une population qui est chez elle. Les ministres de la Défense (G. Longuet) et des Affaires étrangères (A. Juppé), pas plus que les autres chefs va-t-en guerre, n’ont de « négociations » à imposer aux Libyen(ne)s qui sont dans leur pays, et qu’ils ont indignement attaqué(e)s et massacré(e)s jusque dans leur lit. Un dialogue entre les “rebelles” armés et les armées régulières libyennes ? Oui, si la population libyenne le veut, sans l’ingérence de l’Otan qui a suffisamment montré tout ce dont elle était capable. Mais que représentent ces “rebelles” face à la population ?
     Comment ! Il a fallu, au ministre de la Défense, quatre mois de bombardements sur la population militaire et civile libyenne, de nuit comme de jour, dans les villages comme dans les villes comme dans la capitale, pour comprendre que la guerre, que lui et ses petits copains, Bling Bling, Polichinelle and C°, ont fomentée, doit s’achever par un dialogue entre Libyens ? Mais, les “rebelles”, sont-ils tous des Libyens ? En admettant que des chefs étrangers eussent été appelés à la rescousse, n’était-ce pas le dialogue qu’ils devaient encourager et non l’usage des armes ?
     M. Longuet devrait préciser combien de personnes en Libye, dans cette autre « partie de son peuple », demandent le départ de M. Kadhafi. Étant donné que les “rebelles” armés par les forces occidentales, depuis le début, et aidés par toute la panoplie militaire de l’Otan, n’ont pu atteindre Tripoli, il va sans dire qu’une très grande majorité de la population se trouve aux côtés de M. Kadhafi parce que celui-ci œuvre, avec elle, depuis 42 ans, pour le développement de la Libye mais aussi pour celui de tout le continent africain.
     La poignée de “rebelles” ne voulait que le pouvoir et des armes : on leur a bricolé un comité de croupions, on leur a donné de l’argent sur les avoirs gelés appartenant à la population libyenne, on leur a mis dans les mains des armes légères et lourdes dont ils ne savent pas vraiment se servir mais que les copains de l’AQMI se feront un plaisir d’utiliser facilement, sans parler du débarquement de commandos étrangers, présents sur le sol libyen avant les bombardements, et des envois de renforts (instructeurs, formateurs…) parachutés avec les armes pour instruire ces “rebelles“. “On a tout fait pour eux”.
     Mais ce n’est pas l’horloge qui détermine le « règlement » d’une guerre, ce sont les armes, la valeur des combattants(e)s et, surtout, la volonté d’un peuple. Malgré la détention d’armes moins sophistiquées que celles de l’Otan, l’armée régulière libyenne est en passe de gagner la guerre. C’est tout. Et Longuet, Juppé, Bling Bling, Polichinelle and C° ne savent plus comment tortiller leurs phrases pour ne pas avouer qu’ils l’ont perdue.

 

15.07.2011

61 - Les chefs occidentaux, vont-ils imposer au peuple libyen leur gouvernement ?

fpetitdemange le 05/07/2011 à 00:25

 

Les chefs occidentaux, vont-ils imposer au peuple libyen leur gouvernement ?

 

     Le CNT, jusqu’ici autoproclamé gouvernement de transition, reconnu par les pays ex-colonisateurs de la Libye (Turquie, Italie, Grande-Bretagne, États-Unis, France) et par ceux dont l’histoire ne brille pas par la démocratie de leurs chefs (Allemagne, Espagne, Croatie, etc.), n’est pas reconnu par la majorité du peuple libyen. Les oustachis croates n’avaient-ils pas pris, en un certain temps, le parti d’Hitler ?
Ne représentant pas l’ensemble du pays mais leurs fiefs traditionnellement religieux (une partie de la Cyrénaïque et Misrata), les rebelles ne détiennent aucune légitimité. S’il
s la détenaien
t, ils seraient installés depuis longtemps dans les fauteuils de ministres… Or, le peuple libyen, non seulement il ne reconnaît pas leur organisme croupion mais il le combat ; non seulement il ne reconnaît pas les rebelles mais une partie du peuple fuit leurs tortures. Les chefs d’États occidentaux oseront-ils imposer, au peuple libyen, un gouvernement illégitime, composé d’une poignée d’usurpateurs du pouvoir qui, pour certains, ont naguère servi M. Kadhafi ?
     Par ailleurs, le CNT l’a déjà dit : pas d’État laïc, pas d’État démocratique, celui-ci et celui-là ne convenant pas à leurs principes religieux. Alors, inutile que les valets des multinationales, Sarkozy - Juppé, Clinton - Obama, Cameron, Rasmussen, Moreno-Ocampo, Ban Ki-moon, et tous ceux qui font du suivisme, mentent : les droits de l’homme ne sont pas des mots magiques aptes à faire oublier les milliers de morts que tous ces chefs inconséquents ont faits par leur guerre injuste et contraire à toute éthique politique ; inutile de faire accroire, par la diffusion de leurs communiqués dans les médias occidentaux, que la Libye va devenir un pays plus laïc, plus démocratique, grâce à leur guerre destructrice des progrès de développement accomplis par le peuple durant 42 années de travail, guerre impérialiste commandée par les investisseurs et autres actionnaires soucieux de sauvegarder leurs marges de profits “en ces temps si difficiles pour eux” ; inutile de tenter d’obliger à penser que les Libyen(ne)s accepteront un État religieux intégriste, du type djihadiste ou salafiste ou l’installation de groupes religieux intégristes étrangers, sur leur sol…
     La distribution d’armes aux rebelles, par ces chefs occidentaux et pro-occidentaux prêts à tous les crimes, présage une augmentation des violences dans la population qu’ils prétendaient protéger. Ces chefs devront être jugés et punis pour ces crimes.
     La Russie aura intérêt à ne pas se laisser enfermer dans des discussions interminables avec des chefs occidentaux qui n’usent que d’arguties, qui sont d’une mauvaise foi répugnante et qui ne connaissent que la violence et la contrainte de leurs armes jusqu’au moment où… ces procédés pourraient bien se retourner contre eux.

 

08.05.2011

18 - Les droits de l'homme... pour dépouiller les peuples ?

Les textes de 1 à 17 ont paru, sous la forme de commentaires à des articles, dans LePoint.fr, aux dates indiquées. Ceux qui n'ont pu paraître portent un titre de couleur violette. Certains textes, refusés par des modérateurs, ont été acceptés par leurs collègues ; que ceux-ci soient ici remerciés.

fpetitdemange le 28/04/2011 ; commentaire envoyé ce 28 avril au Point.fr, non paru (l'article sous lequel aurait pu se trouver ce commentaire, avec la citation reprise ci-dessous, a d'ailleurs disparu).

Les droits de l'homme... pour dépouiller les peuples ?

     Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, Coréen du sud, veut absolument montrer, dans toutes les occasions, qu’il est pro-occidental, pro-capitaliste, pro-impérialiste. Mais il s’est complètement discrédité à la face du monde. Le rôle d’un secrétaire général de l’ONU n’est pas de prendre parti pour l’un ou l’autre camp mais d’être sur la réserve.

     Étrange, cette « équipe d’experts de la commission d’enquête indépendante de l’ONU sur les allégations d’atteintes aux droits de l’Homme en Libye » qui se déplace en pleine guerre alors que l’ONU n’a envoyé aucune commission d’enquête au moment de la guerre civile, lorsque les médias alignaient, jour après jour, les chiffres des morts dus à M. Kadhafi ? Vont-ils réussir, ces « experts », à faire le départ des morts dus auxbombes occidentales et des morts dus aux forces régulières ?

     La Libye ne faisait-elle pas partie de l’ONU au même titre que ces “pays amis” qui l’attaquent, qui bombardent sa capitale pour assassiner le Guide révolutionnaire, M. Kadhafi (chef de l’État de facto) ? Il faudra que ces “pays amis” amplifient leurs bombardements davantage encore pour avoir aussi la peau du secrétaire général du Congrès général du peuple (chef de l’État de jure), pour avoir celle du secrétaire du Comité général du peuple (chef du gouvernement) et puis, finalement, celle de tous les Libyen(ne)s qui ne sont pas pro-capitalistes, pro-impérialistes.

     Que veulent faire les chefs occidentaux va-t-en guerre ? Remplacer la Constitution de 1977, avec sa “Déclaration sur l’avènement du Pouvoir du Peuple”, par une Constitution bourgeoise ? Remplacer la « démocratie populaire directe », avec ses « comités populaires locaux ou régionaux » qui envoient des délégués au Congrès général du peuple, par une démocratie bourgeoise qui méprise le peuple dès qu’il a voté, partout où elle est installée ?

     Jusqu’à présent, le CNT n’est reconnu que par les chefs d’États occidentaux va-t-en guerre. Ce CNT, composé d’un ramassis de contre-révolutionnaires que les médias nous font passer pour des révolutionnaires, n’a pas reçu la moindre légitimité du peuple libyen. Si celui-ci l’avait voulu, il aurait eu le temps d’accueillir les rebelles exilés venus des États-Unis, à bras ouverts, et aurait aidé ceux qui s’agitent en Cyrénaïque depuis les années 1990 et qui ont tenté d’assassiner le Guide révolutionnaire en 1996. Mais les uns sont le parti de l’étranger, les autres, qui déclarent que « tout compromis avec les opposants laïcs est impossible », sont des islamistes non modérés. La population libyenne, fidèle au Guide révolutionnaire, voudra-t-elle porter au pouvoir cette horde de rebelles embrigadés par les Occidentaux et qui la font écraser sous les bombes ?

     Les peuples occidentaux n’en ont-ils pas marre de l’OTAN, de ses guerres coûteuses, idéologiques et militaires, faites, sous le couvert des droits de l’homme, pour dépouiller les peuples africains,asiatiques, latino-américains, des richesses qu’ils détiennent ?