22.02.2012

163 - La contre-révolution de 2011 mène la Libye à la ruine

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 21 Fév 2012, à 15 heures 23. Merci au modérateur pour sa grande célérité.

 

fpetitdemange le 21/02/2012 à 15:24

 

La contre-révolution de 2011 mène la Libye à la ruine…

     Par quels pays, cette guerre a-t-elle été fomentée ?
     La guerre a été menée par les États-Unis, par la France, par la Grande-Bretagne, par le Qatar, etc., commanditée par Israël. Un groupe d’exilés qui n’ont contribué en rien à développer leur pays mais qui sont, depuis longtemps, à la solde des services secrets états-uniens, britanniques, français, ont été, en 2011, utilisés pour détruire leur pays natal.
     La FIDH, Amnesty International et autres organisations “bienfaitrices”, sont toujours les premières à réclamer, à cor et à cri, l'intervention “humanitaire” qui - elles le savent - se révèle toujours désastreuse pour la population civile. Pendant huit mois, tandis que les ex-gentils-rebelles s’offraient aux objectifs photographiques dans les studios d’Al-Jazeera, les troupes spéciales occidentales et les mercenaires, fournis par le très démocratique émir du Qatar, emprisonnaient, torturaient, massacraient les troupes régulières - et pas que les troupes - de la Jamahiriya sur le terrain (les Libyens et les Libyennes de couleur en savent quelque chose…) et les avions des pays coalisés puis de l’Otan bombardaient, à haute altitude, la population civile libyenne.
     Que disaient les organisations, dites humanitaires, relayées par les médias ? Elles mettaient tous les emprisonnements arbitraires, toutes les tortures, tous les crimes de guerre sur le compte de Kadhafi. Quatre mois après l’assassinat du Guide, elles font semblant de découvrir que les ex-gentils-rebelles, et leur CNT bricolé par un étranger à la Libye, sont dépassés par des milices qui torturent, violent, massacrent. Mais ils ne sont pas que “dépassés”, d’ailleurs, ils sont complices. Alors qu’elles ne viennent pas jouer, tout à coup, les vierges effarouchées !
     Les milices menacent quels espoirs et de qui, en Libye ?
     Une majorité, de Libyens et de Libyennes qui n’avaient rien demandé, reste fidèle à la Jamahiriya. Alors, qui voulait absolument imposer un changement par la force ? Sinon les chefs d’État agresseurs, prétendument démocratiques, qui sont actuellement occupés à se servir dans les puits de pétrole libyens en échange des bombes qu’ils ont donné l’ordre de bazarder - c’est-à-dire de vendre par les voies les plus rapides possible - sur des hommes, des femmes et des enfants… Y a-t-il une comptabilité des barils de pétrole qui partent de Libye ? Si oui, par qui est-elle tenue ? Par les multinationales occidentales ? Alors, les remboursements des frais de guerre par les hydrocarbures risquent de durer longtemps.
     L’immunité présidentielle et l’immunité parlementaire, je le répète, ici, devront être supprimées car elles rendent toutes personnes qui en bénéficient, irresponsables : pas un mot sur les mort(e)s, sur les handicapé(e)s à vie, sur les blessé(e)s, sur les traumatisé(e)s. Quant à Bachar el-Assad, en Syrie, il tue - comme Kadhafi, n’est-ce pas ? - tandis que, face à lui, il y a de gentils rebelles avec un CNS bricolé par des étrangers à la Syrie.

 

23.11.2011

143 - Qui sont les criminels dans cette histoire?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Di 20 Nov 2011, à 22 heures 25. Je suis désolée ; hier, 22 novembre, j'ai couru derrière le temps et j'ai oublié cet article en chemin.

 

fpetitdemange le 20/11/2011 à 22:26

 

Qui sont les criminels dans cette histoire ?

     Comme son père et ses frères, Seïf Al-Islam a protégé la population libyenne, du mieux qu’il a pu, contre les exilés de retour et les rebelles de Benghazi, qui, armés, l’ont attaquée, dès la mi-février, et l’attaquent encore. Les Kadhafi n’ont pas réprimé la population mais tenté de calmer la bande armée qui s’en prenait à elle.
     En prenant fait et cause pour cette bande armée, dont certains membres font partie de l’Aqmi, les chefs d’États français, anglais, états-unien, qatari, israélien, se sont, non seulement ingérés dans les affaires intérieures de la Jamahiriya, mais ils ont utilisé des traîtres qui n’ont pas hésité à appeler les bombes sur leur pays et sur la population, mais ils ont engendré des monstres qui torturent, qui massacrent, mais ils ont bombardé, durant sept mois, une population de quelque cinq millions d’habitant(e)s. Cette population vit, désormais, dans les ruines grâce aux bombardiers de l’Otan et aux drones français et israéliens, et dans l’absence d’êtres chers disparus dans des conditions atroces. Cela ne pourra être pardonné par les Libyen(ne)s, mais non plus par les Africain(e)s, aux chefs d’États agresseurs et à leur Polichinelle. Que ce dernier et ces chefs, criminels, ne viennent plus nous parler de démocratie, de culture, de liberté, de justice, d’humanité ! Qu’ils ne viennent plus dénoncer l’application de la charia en Iran ou ailleurs !
     Il faut espérer que le CNT, imposé par des bombes à la population libyenne, et toute sa bande de renégats, qui ont cumulé, durant huit mois, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, soutenus par les forces occidentales et pro-occidentales, ne se comporteront pas avec Seïf Al-Islam comme ils se sont comportés avec son père et l’un de ses frères. Mais que penser d’une justice administrée par un CNT dont le président, Moustafa Abdel Jalil, était naguère - c’est-à-dire en un temps où le « dictateur » Mouammar Kadhafi n’était pas l’homme à abattre - le président de la Cour d’appel de Tripoli qui avait condamné à la mort par pendaison, puis confirmé par deux fois la sentence, deux infirmières bulgares et un médecin palestinien, entre 1999 et 2007 ? Mahmoud Jibril, qui avait quitté la Libye en 1975, et qui a fait ses études au Caire puis à Pittsbugh, était revenu des États-Unis, après des décennies d’absence : n’était-il pas à la tête du développement économique national, de 2007 à fin 2010, c’est-à-dire au temps du « dictateur » Mouammar Kadhafi ? La plupart de ceux qui se plaignent du régime, au temps du Guide révolutionnaire, n’ont-ils pas contribué à faire de ce régime ce qu’il était ?
     Quant au procureur général de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, qui a servi les dictateurs argentins, il n’est pas mieux placé que les gens du CNT, naguère encore au service du « dictateur » Mouammar Kadhafi, pour juger le fils de celui-ci. Il n’y a rien à attendre de tous ces gens qui ont bafoué les droits de l’être humain, les droits nationaux et le droit international.

 

25.10.2011

130 - Sept mois de guerre pour quel résultat ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 24 Oct 2011, à 23 heures 10 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Sept mois de guerre pour quel résultat ?

 

     Les soi-disant rebelles, mercenaires de l’étranger, n’ont pas gagné la guerre. L’Otan terroriste, non plus. Les forces occidentales et pro-occidentales totalitaires, non plus. Quelle honte d’entendre parler des traîtres à leur pays d’une « victoire » sur leur pays ! Quelle honte de les entendre parler de « victoire », alors que, sans l’agression, par les coalisés, de la population libyenne, ils étaient battus à plate couture. Des assoiffés de pouvoir et des pillards de maisons libyennes ont rencontré des assoiffés de pétrole, des pillards de richesses du peuple libyen et des convoiteurs et voleurs des avoirs libyens.

     Alors qu’ils ont interdit au peuple de Libye toute possibilité de se défendre par la voie aérienne, ces chefs d’États criminels et leurs valets ont détruit les infrastructures du pays. Ils ont attaqué des ministères et les médias libyens dont la télévision. Le peuple, n’ayant que des armes terrestres pour se défendre contre des bombes et des missiles, a été lâchement bombardé dans ses maisons, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.

     Les chefs d’États, criminels de guerre, entre deux négations qui n’étaient que des affirmations, ont visé, avec leurs bombes, les maisons d’habitation des dignitaires politiques et religieux, et de la population civile. Il ne faut pas oublier les huit imams tués par les bombes, les membres de la famille Kadhafi tués eux aussi par les bombes, les dizaines de milliers de Libyens et de Libyennes massacré(e)s par les bombes salvatrices des chefs politiques et militaires occidentaux.

Le 19 octobre, à Ban Walid, un groupe de “rebelles”, venu de Misrata, s’est introduit dans la maison de Mr Ali Ahwal, le coordinateur des 2150 tribus libyennes et chef tribal « Warfla » : ces valets de l’Otan ont tué cet homme de 80 ans, qui n’était pas armé et qui ne détenait aucune arme chez lui ; ils ont tiré sur lui à bout portant, vidant leur chargeur de 12 balles dans sa poitrine ; après ce meurtre, ils ont enlevé sa famille. Cet homme, qui était l’un des principaux acteurs sociaux populaires en Libye, avait été désigné par les tribus comme médiateur pour, en ouvrant le dialogue avec les soi-disant rebelles et les gouvernements régionaux et arabes, tenter de trouver une solution pacifique au conflit. En vain. Dans les mêmes moments, Mouammar Kadhafi et son fils Moatassem, étaient arrêtés (par des commandos européens, états-uniens, par des agents de la CIA ?), torturés et mis à mort.

     Toute cette guerre pour aboutir à quoi ? À ce que les prétendus “rebelles”, qui ont multiplié les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, soient hissés au pouvoir par les chefs d’États des “grandes démocraties” pour établir un régime religieux qui fera reculer le pays de plusieurs décennies en arrière, jusqu’à l’époque d'avant la révolution de 1969… Autrement dit, c’est une dictature religieuse qui remplace une démocratie directe laïque : le peuple libyen doit déjà regretter le Guide révolutionnaire.

 

26.08.2011

97 - Le peuple libyen paie la facture "Protecteur unifié" avec son sang

Commentaire envoyé au Point. fr, le Ve 19 at 2011, vers 11 heures; non paru. D'où son titre en violet.

 

Le peuple libyen paie la facture « Protecteur unifié » avec son sang

 

     Le 23 février 2011, Mme Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH (Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme), répondait, sur Arte, à des questions concernant les événements en Libye. [Début du commentaire dans LePoint.fr 17/08/2011, art. “Libye : les rebelles optimistes, les jours de Kadhafi sont comptés, estime Washington” ; ajouter l’autre article pour milieu du commentaire]

     « SB, vous êtes toujours avec nous, en tant que Tunisienne, en tant que militante des droits de l’homme. Comment vous expliquez cette frilosité de l’Europe ?

     - Écoutez, ce n’est pas très surprenant, avec Kadhafi, ils ont…, l’Europe a été toujours complice, presque, surtout quand on évoque le cas Berlusconi mais sans parler aussi du président Sarkozy. En fait, l’Europe a donné de la crédibilité à Kadhafi pour le faire entrer dans le cercle des amis des Européens. Évidemment,l’intérêt, c’était qu’il contienne les migrants vers le sud de la Méditerranée surtout et évidemment l’intérêt, aussi, économique d’acheter de l’armement et des avions, et aussi surtout de… des…, de la…, des…, des, des… des appareils, enfin, pour la défense, de quoi se défendre. La Libye a pour cela un véritable arsenal. Donc les intérêts économiques et les intérêts financiers des Européens ont toujours prévalu par rapport à Kadhafi. Et, aujourd’hui, je crois que c’est le peuple libyen qui paie la facture. Et le fait que l’Europe soit divisée n’est pas du tout surprenant et c’est simplement un constat, un triste constat. Evidemment les États n’ont que des intérêts, mais il est temps aujourd’hui devant les cadavres qui s’accumulent que l’Europe, vraiment, se reprenne. » [23 février 2011, arte-journal-tv, Libye : le point de vue de la FIDH. Les “euh” ont été enlevés mais le style oral de Mme Belhassen a été conservé : l’important est plus le fond des réponses que la forme]

     Grâce à la réaction de la communauté internationale, appelée de tous ses vœux par la présidente de la FIDH, les cadavres s’accumulent effectivement dans les décombres des maisons libyennes… De plus, les bombardements massifs des coalisés et de l’Otan, durant cinq mois, nuit et jour, sur une population de quelque six millions d’habitant(e)s, ne sont-ce pas de véritables tortures physiques et morales ? Il faudra que Mme la présidente de la FIDH en parle à M. Moreno-Ocampo de la CPI afin de faire passer devant les tribunaux les chefs occidentaux va-t-en guerre pour leurs crimes de guerre et leurs crimes contre l’humanité. Car, vraiment, Mme la présidente de la FIDH n’est pas beaucoup intervenue pour la protection de la population contre les bombes européennes et états-uniennes

     Par ailleurs, Mme Belhassen, pourrait-elle expliquer le soutien que la majeure partie de la population libyenne apporte au Guide révolutionnaire ? A-t-elle entendu le cri de ce pompier libyen devant des bateaux en flammes : « La révolution du 1er septembre de Kadhafi est une révolution populaire. Je ne crois qu’en Dieu, Kadhafi et la Libye ». Combien sont-ils à penser comme lui ? Cinq millions huit cent mille sur six millions ?