03.01.2012

155 - Le CNT fête la fin de l'indépendance de la Libye

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 28 Déc 2011, à 22 heures 30 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Le CNT fête la fin de l’indépendance de la Libye

 

     Ce titre serait plus conforme à l’histoire.

     Autrement dit, les Libyens et Libyennes, suite à l’ingérence de la France, de la Grande-Bretagne et des États-Unis dans les affaires intérieures de la Libye, suite aux bombardements de leur pays par les forces coalisées puis par l’Otan, suite à l’invasion de commandos européens, de troupes qataries et des forces spéciales françaises, britanniques, états-uniennes, font un bond de 42 ans en arrière pour ne pas dire de 60 ans

     Les renégats tel Mustapha Abdel Jalil, les destructeurs de leur pays natal tel l’exilé libyen Abdel Rahim al-Kib, n’ont rien inventé puisqu’ils récupèrent tout ce qui vient de l’époque précédant la révolution de 1969, jusqu’au drapeau du CNT qui n’est autre que le drapeau rouge-noir-vert, avec le croissant et l’étoile, de la monarchie sanussi du roi Idris 1er. Or, celui-ci n’a jamais été autre chose que le roi fantoche des occidentaux. De quels occidentaux ? Des Français, des Britanniques, des États-Uniens. Ce n’est pas un hasard si, le 17 mars puis, en catimini, le 24 ou 25 décembre 2011, le petit-neveu du roi fantoche, Muhammad al-Sanussi, a remis les pieds en Libye

     Le grand-oncle avait réussi ce tour de force, alors que l’indépendance, trouvée dans une boîte à surprise, le 24 décembre 1951, n’était qu’une fausse indépendance, d’aliéner son pays aux desiderata occidentaux, en laissant s’installer des bases militaires états-uniennes, britanniques, françaises sur le sol libyen. Or, en cette fin d’année 2011, qu’y a-t-il en Libye ? Des bases militaires françaises, états-uniennes en attendant les bases britanniques si elles n’y sont déjà.

     1951-1969 : monarchie du roi Idris 1er ; 1969-2011 : démocratie directe instaurée par Mouammar Kadhafi ; 2011 : fabrication d’un Comité National de Transition bricolé par un Polichinelle et reconnu par quelques chefs voyous, voleurs et criminels d’États occidentaux endettés, au bord de la faillite. Mais qui est ce Mustapha Abdel Jalil ? Président de la cour d’appel de Tripoli, il a confirmé à deux reprises la condamnation par pendaison de cinq infirmières bulgares et d’un médecin palestinien ; puis, ministre de la Justice grâce à Seïf Al-Islam, de 2007 à 2011, ce petit homme haineux et ingrat serait, sans la famille Kadhafi, dans l’anonymat le plus complet.

     Le Guide libyen, Mouammar Kadhafi, a été, sur ordre des chefs d’États occidentaux, lynché et sauvagement assassiné par leurs valets : il ne s’agit pas d’une simple mort mais d’un assassinat politico-économique doublé d’un crime crapuleux.

     Alors, que les médias ou experts en tous genres du monde arabe ne viennent pas induire les esprits en erreur en faisant passer des vessies pour des lanternes : une contre-révolution sanglante pour une révolution en douceur, une recolonisation pour une indépendance, une oligarchie bourgeoise pour une vraie démocratie. Il n’est même plus question de révisionnisme, à ce niveau-là, mais d’une falsification de l’histoire.

 

30.05.2011

29 - Une CPI très partiale... Avec un procureur général au pouvoir discrétionnaire.

fpetitdemange le 16/05/2011 à 22:48

 

Une CPI très partiale... Avec un procureur général au pouvoir discrétionnaire.

 

     La Cour Pénale Internationale, si elle paraît être internationale, dans ses membres, est fondamentalement occidentale dans ses décisions et ses jugements.
     Même si les procès peuvent se dérouler dans différents pays, il est permis de se poser des questions… Chargée de juger des génocides, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, elle n’a pas fait preuve, dans son court passé, de jugements équitables. Suite à une plainte contre George Bush, la loi belge du 16 juin 1993, s’étant révélée gênante, a été abrogée le 1er août 2003. 
     L’ONU, quant à elle, instaure des TPI (Tribunaux Pénaux Internationaux) temporaires. La CPI et ces tribunaux sont loin de faire l’unanimité parmi les pays membres. Le respect des procédures : enquête, recherche de preuves, arrestation des suspects, protection des témoins… est particulièrement mis en cause, d’autant que la politique occidentale pèse de tout son poids sur la justice dite internationale. Quant à l’indépendance des juges par rapport aux procureurs, elle est très aléatoire dans la mesure où les procureurs, souvent liés à l’affairisme, ont de nombreuses relations et sont loin d’être au-dessus de tout soupçon de collusion avec les “grandes puissances”. Et donc, la présomption d’innocence est d’autant moins respectée que le procureur général dispose d’un pouvoir discrétionnaire dès qu’il ouvre une enquête.
     Tandis que la Cour internationale de justice juge des États, la CPI juge des individus. Curieusement, le terrorisme n’a pas été retenu dans les prérogatives de la CPI… La Cour Pénale Internationale devrait être sévèrement transformée ou franchement dissoute. Car elle n’est, depuis sa création, qu’un instrument de plus entre les mains de ces “puissances occidentales” qui se “jugent” au-dessus de tout jugement.
     Le procureur argentin, Luis Moreno Ocampo qui, depuis le début, ne cesse de marteler, de façon obsessionnelle, son acharnement contre M. Kadhafi et sa famille, contre le gouvernement libyen et, au bout du compte, contre la population libyenne, paraît être, à l’instar de ses prédécesseurs, en service commandé. Est-ce la CIA qui lui fait ajouter à sa liste noire… le chef des renseignements libyens ? Qu’en est-il des bombardements de la coalition puis de l’Otan qui font des coupes sombres dans la population libyenne, qui tuent, depuis sept semaines, des civils, des religieux ? … Deux poids, deux mesures ?
     Non, M. Kadhafi n’est pas un être isolé. Une fois les mensonges, dictés aux médias par la CIA, déjoués et les vérités rétablies, toute personne, qui n’a pas renoncé à sa capacité à penser, est à même de comprendre que l’Otan agresse un État souverain, pour renverser son gouvernement politique et piller ses richesses économiques, et que l’État souverain défend sa population contre les bombes de l’Otan mais aussi contre l’invasion, l’occupation, la colonisation, le pillage par certains États occidentaux.