23.03.2012

167 - Cinq mois plus tard... Qu'advient-il de la population libyenne ?

Commentaire envoyé au Point.fr le Je 22 Ms 2012, à 23 heures 35. Je réintègre les deux mots censurés conformément au texte original.

fpetitdemange le 22/03/2012 à 23:36

 

Cinq mois plus tard... Qu'advient-il de la population libyenne ?

    Tandis que la signature des accords d’Évian entre l’Algérie et la France, a été - on ne peut plus brièvement - évoquée dans les médias français, sans doute parce que ces accords avaient mis fin, en 1962, à la colonisation, quel accords ont été signés entre le CNT et la France, et la Grande-Bretagne, et les États-Unis pour une réoccupation militaire de la Libye ?
      La guerre n’est pas terminée. Si les militaires au service des chefs d’État coalisés et de l’Otan n’écrasent plus, sous leurs bombes, hommes, femmes et enfants libyens, la guerre se poursuit sous une autre forme. (À propos, qu’avaient fait ces enfants à Mrs Obama, Sarkozy, Cameron, Berlusconi, à Mme Clinton, à Mrs Ban Ki-moon, Rasmussen, Bouchard, Moreno-Ocampo, à Mme Belhassen, à Polichinelle, et à d’autres [...
pareils monstres ?
])
      Cinq mois après que l’Otan ait cessé ses actes terroristes à grande échelle sur les quelque six millions d’habitant(e)s, la Libye est toujours la proie du CNT et des bandes armées qui avaient attaqué la police et l’armée régulières de la Jamahiriya en février 2011 et qui avaient été cautionnées par les chefs d’État occidentaux. Ce conseil de traîtres qui, à défaut de savoir gouverner, transforme le pays en une vaste poubelle à ciel ouvert, fait tirer à balles réelles sur les manifestant(e)s de Benghazi mécontent(e)s d’avoir été berné(e)s, et tue ! Quant aux bandes armées, elles sillonnent le pays pour répandre la terreur, se livrent, de nuit comme de jour, aux pillages, à la destruction des logements, multiplient les arrestations et les emprisonnements arbitraires, les viols, les tortures, les assassinats, grâce à la complicité silencieuse des chefs d’État français, britannique, états-unien, israélien, etc., et à celle des très croyants émirs  d’Arabie saoudite et du Qatar
,
sous l’œil des multinationales occidentales qui profitent de la perpétuation de cette guerre civile pour pomper le pétrole et réinstaller leurs bases militaires avec la perspective de s’emparer de l’énorme gâteau qu’est le continent africain. Par ailleurs, les chefs d’État français, britannique, états-unien font le silence sur ce que sont devenus les avoirs libyensAvoirs libyens : deux mots tabous.
      Dorénavant, la majeure partie de la population libyenne n’a plus aucun moyen de vivre : plus de logement, plus de nourriture, plus d’accès aux soins médicaux et aux hôpitaux…
      Les chefs d’État, les militaires, et leurs valets, ont laissé, dans ce beau pays développé qu’était la Libye, une situation catastrophique. Ces va-t-en guerre qui ont agressé un État souverain, ces terroristes qui n’ont pas hésité à attaquer une population civile qui n’avait commis aucun crime contre leurs pays, ces monstres qui ont fait massacrer des enfants jusque dans leur sommeil, ces commanditaires de l’assassinat et du lynchage du Guide révolutionnaire, devront rendre des comptes.
      Alors, la France… ou plutôt le chef d’État français, après tout cela, que peut-il exiger par rapport à M
r Abdallah al-Senoussi ?

 

06.12.2011

151 - Libye et Syrie, mêmes traîtres armés, mêmes appels à une protection des civils...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 5 déc 2011, à 23 heures 16; non paru. D'où son titre en violet.

 

Libye et Syrie, mêmes traîtres armés, mêmes appels à une protection des civils…

 

     …sur lesquels ils tirent avec leurs armes automatiques, sans jamais faire de blessés et de morts ! Ces opposants, des exilés vivant, pour la plupart, en Occident, qui ont effectué leurs études aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France ou, quelquefois, dans les Émirats Arabes Unis, n’ont aucunement contribué au développement de leur pays, mais contre celui-ci et la population, ils ont nourri haine et rancune, durant des décennies, jusqu’à revenir, guidés par leurs chefs occidentaux, sur leur sol natal, pour y déclencher une guerre civile.

     Dans leurs rangs se sont trouvés, en Libye, des européens, des états-uniens, des qataris, des afghans, etc., pour combattre la population civile autant que les troupes fidèles au Guide révolutionnaire. Nouveauté en Syrie : des Libyens constituent des troupes en Turquie pour aider les opposants syriens et leurs maîtres d’Occident à attaquer la population et le régime de Bachar el-Assad.

     Tous ces opposants libyens et syriens et leurs complices sont appuyés par ces organisations : ONU, FIDH, OTAN, CPI, ONG, etc., lesquelles, financées par les multinationales, sont, par voie de conséquence, au service de l’OTAN et des États capitalistes impérialistes.

     Ces organisations laissent détruire, sans le moindre problème de conscience, le travail des peuples qui ont développé leurs pays ; elles bafouent les valeurs intellectuelles de ces pays qui ne se soumettent pas, politiquement, économiquement, culturellement, au camp occidental, ou, plutôt, au camp états-unien et israélien ; elles veulent imposer à tous les pays du monde, par des élections, dont les campagnes électorales sont principalement financées par le complexe militaro-industriel, le système capitaliste impérialiste qui ne convient qu’à une minorité en Occident. Avec les chefs d’États français, états-unien, britannique, israélien, qatari, etc., elles sont impliquées dans les crimes de guerre et dans les crimes contre l’humanité perpétrés en Irak, en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye, en Syrie.

     C’est pourquoi la Ligue des Droits de l’Homme de l’ONU, la FIDH, les ONG font un silence assourdissant sur les pillages commis par les rebelles en Libye, sur les dizaines de milliers de Libyens et de Libyennes morts dans la guerre occidentale, sur les combattants et les civils, fidèles au Guide révolutionnaire, qui, faits prisonniers, sont placés dans des conditions terribles, frappés, torturés et assassinés, sur les jeunes filles et jeunes femmes violées, mutilées, assassinées par ces “braves” rebelles tant soutenus par Polichinelle. Après huit mois de bombardements des coalisés et de l’OTAN, effectués jour et nuit, sur la Libye, il n’est absolument pas question, dans les médias occidentaux, du nombre d’hommes, de femmes, d’enfants écrasés sous les bombes de l’OTAN.

     Les commanditaires et les exécutants des crimes, perpétrés sur la population libyenne, auraient-ils peur du sang qu’ils ont sur les mains ?

 

01.10.2011

118 - Les autres pays, membres de l'Otan et de l'Onu, ne peuvent-ils...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Je 29 sept 2011, à 21 heures 40. Je remercie le modérateur pour sa grande célérité.

 

 

fpetitdemange le 29/09/2011 à 21:42

 

Les autres pays, membres de l'Otan et de l'Onu, ne peuvent-ils...

 

     …imposer la paix ?
     La guerre civile qui, en février, a été provoquée de l’extérieur, était presque terminée, fin mars, lorsque les coalisés européens ont décidé de faire la guerre à la population civile fidèle au Guide révolutionnaire.
     Les coalisés ont, comme toujours, cédé le relais à l’Otan qui s’est mise à bombarder comme elle sait le faire, de très haut et sur tout ce qui bouge en bas. Ce qui est pitoyable, c’est le scénario répété de ville en ville, de village en village. L’Otan bombarde, avec ses avions et ses hélicoptères, la population civile et les équipes médicales qui viennent la secourir, les écoles, les universités, les garages, les voitures, tout ! Une fois que tout est détruit, si la population est partie ou si elle se cache, les rebelles entrent dans la ville ou le village, et massacre ce qu’il reste de la population fidèle à la démocratie directe, puis ils pillent les maisons, les voitures, les entrepôts, emportant jusqu’aux semences agricoles…
     Ils veulent le pouvoir, l’argent du peuple libyen (les avoirs). La “démocratie” à l’occidentale, la liberté, les droits de l’homme, dont il était tant question au début, n’étaient que des prétextes. Dorénavant, il s’agit pour eux d’imposer un gouvernement religieux, de restreindre les libertés, notamment celles des femmes, de violer, de massacrer, de décapiter. L’entrée triomphale dans Tripoli restera, dans les mémoires, comme le triomphe journalistique du mensonge.
     Comment peut-on parler de la chute du Guide révolutionnaire alors que la majeure partie de la population lui reste fidèle, alors que les chefs de tribus lui ont renouvelé leur confiance ? Comment peut-on parler de « dictateur » « déchu » ? Les politiques qui donnent les ordres et les militaires qui bombardent la population civile libyenne, que sont-ils ? Des démocrates ? Des propagateurs de la liberté ? De fervents défenseurs des droits de l’être humain ? 
     Ces rebelles, qui demandent sans cesse de nouveaux bombardements sur la population civile qui résiste à la dictature religieuse qu’ils veulent lui imposer, à la dictature économique qu’ils cherchent à établir en cédant les intérêts de leur pays aux multinationales étrangères protégées par les États-providence des fausses démocraties, devront être jugés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité mais aussi pour crimes de haute trahison. Ce qui est étonnant dans les propos du commandant du CNT, c’est cette phrase, à propos des combattants des forces régulières libyennes : « Ils ont tout perdu. » Qu’a-t-il gagné, ce comité de traîtres, à faire détruire la Libye et la population qui n’est pas d’accord avec ses crimes ?
     L’Otan doit cesser sa destruction systématique de la population civile. Dès le début, elle ment : il y a des forces occidentales et pro-occidentales sur le sol libyen mais, comme celles-ci se heurtent à la résistance des forces de M. Kadhafi et de la population, l’Otan ne veut pas avouer qu’elle est vaincue.

 

20.08.2011

91 - Le secrétaire général de l'Onu se réveille...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ve 12 août 2011. Le commentateur, ayant dû considérer que l'expression au singulier "jour et nuit", pour rendre compte des bombardements sur le peuple libyen, était nettement insuffisante, l'a mise au pluriel. Je lui laisse la responsabilité de la correction. À moins que ce ne soit la technique qui ait voulu apporter sa propre contribution à la lutte.

fpetitdemange
le 12/08/2011 à 10:39

 

Le secrétaire général de l'Onu se réveille...

 

     Alors que la guerre civile en Libye était en train de s’éteindre en mars, le président français, a - sur la suggestion d’un individu qui n’a pas le moindre mandat des Français(es), qui n’a pas la moindre fonction dans les rouages de l’État - déclenché cette guerre contre le peuple libyen.
     Après bientôt cinq mois de bombardements des coalisés, puis de l’Otan, ordonnés aux militaires par plusieurs chefs d’États occidentaux, avec l’aval de l’Onu, le secrétaire de celle-ci, Mr Ban Ki-moon, feint l’étonnement. Mais qui donc lui a dit que les bombes, qui allaient s’abattre sur la population libyenne, étaient en chocolat ?
     Mr Ban Ki-moon a plus que laissé faire : il a appuyé les coalisés, puis l’Otan, de toute la force de sa fonction. Il ne fera pas croire, aux peuples du monde qui ont suivi les événements, que les forces régulières libyennes ont causé, avec le peu de moyens armés dont elles disposent après que les interdictions et les bombardements occidentaux eussent fait leurs effets, plus de morts dans la population que les forces intactes des coalisés et de l’Otan. « Le secrétaire général est profondément préoccupé par les informations faisant état d’un nombre inacceptable de pertes civiles dans le conflit en Libye ». [LePoint.fr – art. Ban Ki-moon alarmé par la hausse des décès de civils en Libye – 12/08/2011 07:41] Mais ? Ce qui est inacceptable, Mr Ban Ki-moon, c’est que vous ayez laissé bafouer, par les coalisés puis par les pays va-t-en guerre de l’Otan, les signatures au bas des résolutions de l’ONU dont vous étiez le garant ! Ce qui est inacceptable, ce sont les bombardements massifs, jour
s et nuits
, sur la population libyenne au nom de la mission honteusement menée sous le titre tout aussi honteux de « Protecteur unifié ».
     Mr Ban Ki-moon fait preuve de beaucoup d’hypocrisie : il « appelle toutes les parties à faire preuve d’extrême prudence dans leurs actions, afin de réduire à l’avenir les pertes de vies civiles ». Mais ? Mr Ban Ki-moon, les bombes de l’Otan tombent sur la population et elles tuent, elles tuent ! Allez voir sur place et vous verrez les résultats de votre endormissement durant ces cinq mois…
     « La Chine, le Brésil, la Russie, l’Inde, l’Afrique du Sud », les responsables de ces pays cités ont effectivement élevé la voix contre le viol des résolutions de l’ONU, contre ces bombardements massifs meurtriers, nuit et jour, des chefs va-t-en guerre de l’Otan, mais ils n’ont pas été entendus. « L’OTAN assure que ses frappes s’inscrivent dans le cadre des résolutions de l’ONU adoptées cette année, qui autorisent les actions visant à protéger les populations civiles ». Juge et partie dans l’affaire, sûre de son « bon droit », le droit du plus fort, l’Otan reste sur ses positions : elle tue la population libyenne pour la protéger. Que faire ? Désintégrer l’Otan et donner un coup de balai à l’Onu afin d’y placer des responsables (du latin respondere : se porter garant). En attendant de créer une OPU (Organisation des Peuples Unis)…

 

06.08.2011

82 - Voilà les grands démocrates que soutiennent les chefs d'Etats occidentaux !

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ve 29 juillet 2011, vers 11 heures 10. Le modérateur a fait preuve d'une grande célérité, ce dont je le remercie.
 

fpetitdemange le 29/07/2011 à 11:21

 

Voilà les grands démocrates que soutiennent les chefs d'Etats occidentaux !

 

     Ces “rebelles” n’ont rien prouvé sur le plan militaire : s’ils n’étaient pas appuyés par les bombardements massifs, nuit et jour, des coalisés puis de l’Otan, sur la Libye et sa population, ils seraient vite rentrés chez eux. Mais ils sont devenus les otages des chefs occidentaux qui ont vu, in extremis - au moment où le coup d’État paraissait manqué, et où l’attaque contre le peuple libyen était sur le point de cesser - le parti qu’ils pouvaient tirer de semblables énergumènes : ainsi, l’Otan met en avant les “rebelles” pour masquer le fait qu’elle veut écraser complètement la Libye et le peuple libyen, politiquement et économiquement.
     Très vite, les médias occidentaux ont égrené les personnes politiques et militaires qui, ayant fait partie de l’entourage de M. Kadhafi, ralliaient la “rébellion”. Or, en ce moment, les “rebelles” (qui sont armés mais qui ne font pas vraiment la guerre), règlent leurs comptes et s’en prennent aux anciens de la Grande Jamahiriya populaire et socialiste qui ont cru bon de la déserter, en pleine guerre impérialiste occidentale, pour passer dans le camp des agresseurs et arracher le pouvoir au peuple libyen. Autrement dit, ils pratiquent la justice expéditive sur leurs propres chefs militaires (le général Abdel Fatah Younès, le colonel Mohamed Khamis et le commandant Nasser Mahour) avant, peut-être, de la pratiquer sur leurs propres chefs politiques (dont Moustapha Abdel Jalil). Voilà les rebelles démocrates” que soutiennent, à grands frais, les chefs politiques et militaires français, britannique, états-unien, danois… et que soutiennent encore l’Italie, l’Allemagne, la Norvège…
     Ces chefs va-t-en guerre espèrent, en vain, depuis des mois maintenant, un retournement du peuple libyen contre le Guide révolutionnaire et sa famille. Attendre l’impossible, leur donne-t-il le droit de continuer à bombarder la capitale (ce qu’ils font depuis le début de leur intervention, en mars) et de détruire le pays, d’assassiner des enfants de la famille de M. Kadhafi et d’autres familles à défaut de pouvoir atteindre certains adultes, de poursuivre l’extermination du peuple ? Les chefs occidentaux, en apportant leur appui à une bande armée criminelle, se rendent complices de ses meurtres sans procès.
     N’ont-ils rien d’autre à faire, ces chefs occidentaux, tandis que le chômage augmente, que la misère s’accroît, que la dette atteint des sommets himalayesques dans leurs pays ? Les contribuables de la France et le peuple libyen (à travers les avoirs que les chefs occidentaux lui volent pour donner à cette bande de religieux armés qui ne rêvent que d’un État religieux pur et dur), doivent-ils financer un coup d’État manqué suivi d’une guerre civile déclenchée par les exilés libyens contre la population de leur pays d’origine ? Doivent-ils financer une guerre devenue impérialiste, qui risque de s’enliser comme celle menée en Afghanistan, menée contre un peuple qui n’a agressé personne ?

 

30.07.2011

76 - Qu'attend l'Otan pour faire cesser cette guerre meurtrière et destructrice ?

Ce commentaire est paru très rapidement après son envoi. Je remercie le modérateur pour sa célérité, même s’il a cru bon de retirer un mot de mon texte. Étant donné qu’il ne s’agit pas d’une insulte, je réintègre ce mot selon le texte original. Le modérateur me fournit ainsi l’occasion de rappeler, ici, que Polichinelle est le surnom que je donne à BHL (Bernard-Henri Lévy).
 

fpetitdemange le 21/07/2011 à 23:32

 

Qu'attend l'Otan pour faire cesser cette guerre meurtrière et destructrice ?

 

     La guerre civile était près de cesser lorsque les chefs d’États français, britannique et états-unien l’ont relancée pour en faire une guerre de rapines au profit des multinationales amies. Pour cela, les coalisés puis l’Otan ont multiplié les tentatives de désintégration du pays sur les plans territorial, ethnique, politique, économique, social.
     Récapitulatif : débarquement de commandos européens sur le sol libyen ; occupation et contrôle des ports ; embargo sur les armes à destination de la Libye ; instauration d’une zone d’exclusion aérienne dans le ciel libyen ; destruction des avions libyens au sol et de sites militaires ou stratégiques, mais aussi destruction d’immeubles d’habitation et de maisons particulières ; création d’un comité croupion censé représenter la population (qui se représente bien elle-même et qui n’a besoin ni de lui, ni d’un [...
Polichinelle
] étranger pour organiser son quotidien) ; appels incitant les politiques à trahir le peuple et les militaires à déserter l’armée, en temps de guerre, alors que le pays est attaqué ; attaque du ministère de l’Intérieur et de Lutte contre la corruption, puis d’un relais de télécommunications ; bombardements de villages, de villes et de la capitale ; livraison d’armes aux “rebelles” ; abus de la confiance, faite par le peuple libyen à ces pays, qui se traduit dans le vol d’une partie des avoirs gelés, au bénéfice des “rebelles” armés ou des coalisés ; etc.
     Les chefs occidentaux va-t-en guerre ont pris parti pour une poignée d’opposants à la démocratie directe libyenne. Après quatre mois de bombardements, il est impossible de connaître la volonté qui anime cette bande armée, constituée majoritairement d’islamistes intégristes. Cependant, ce qui est sûr, c’est que la volonté de quelques-uns (uniquement des hommes) ne rejoint pas celle du peuple libyen (hommes et femmes) puisque celui-ci reste fidèle au Guide révolutionnaire.
     Dès après la révolution de 1969, M. Kadhafi a sensiblement fait passer la société libyenne, fondée sur le patriarcat, où la femme était sous la tutelle du père, devait « obéissance et soumission » à son mari et vivait séquestrée, à une société où filles et garçons effectuent des études, où hommes et femmes vivent côte à côte, partagent les tâches domestiques lorsque tous deux travaillent à l’extérieur, conduisent une automobile. Par ailleurs, hommes et femmes s’expriment dans les congrès populaires de base, les comités populaires, les syndicats et les associations professionnelles, et discutent de problèmes qui trouvent ensuite leur forme définitive lors du Congrès général du peuple, où se réunissent annuellement tous les groupes exécutifs des congrès et des comités populaires, et des unions syndicales ou professionnelles.
     Il est difficile d’imaginer que les “rebelles”, combattants armés contre la population, voudraient garder une société de libertésla femme et l’homme ont une prise directe sur leur vie.

 

23.07.2011

68 - Le destin du peuple libyen n'appartient qu'à lui

Commentaire envoyé au Point.fr, le11 juillet 2011, à 23 h 15, non paru, d'où son titre en violet.

Le destin du peuple libyen n’appartient qu’à lui

 

 

     Puisque les chefs français, politiques et militaires, ont voulu absolument se mêler d’une guerre civile en Libye et la transformer en guerre impérialiste, il est tout à fait logique que "l’État" libyen passe par-dessus le comité de Polichinelle pour, éventuellement, régler le départ des commandos et autres troupes européennes du sol libyen. Que ces chefs français assument leur décision !

     D’ailleurs, la population libyenne aurait-elle créé le CNT ? Non, il n’y avait qu’un Polichinelle qui pouvait bricoler un tel théâtre de guignols. La société libyenne a sa propre organisation qui vaut bien celle des sociétés occidentales prétendument démocratiques. Par cette déclaration, « le fait pour les opposants d’être protégés leur permet de s’organiser », G. Longuet fournit la preuve que les coalisés puis l’Otan ont appuyé militairement des « opposants » à un État souverain et ont pris parti politiquement pour une bande de “rebelles” sous le prétexte fallacieux de protéger la population libyenne.

     Lors d’un entretien accordé au journal El Khabar, Saïf al-Islam Kadhafi rapporte ceci : « Notre émissaire auprès de (Nicolas) Sarkozy a indiqué que le président français a été très clair et lui a dit, “nous avons créé le conseil (des rebelles) et sans notre soutien, notre argent et nos armes, le conseil n’aurait jamais existé”. » Et puis : « La France a dit : “lorsque nous serons parvenus à un accord avec vous (Tripoli), nous obligerons le conseil à cesser le feu”. » Même si les chefs français démentent ces propos, pourquoi faudrait-il les croire ? Ils n’ont cessé de mentir aux populations en France.

     J’apprécie tout particulièrement, à sa vraie valeur, cette phrase du ministre de la Défense à propos des Libyens… « On s’arrête de bombarder dès que les Libyens parlent entre eux et que les militaires de tous bords rentrent dans leur caserne, et ils peuvent parler entre eux puisqu’on apporte la démonstration qu’il n’y a pas de solution de force. » Les peuples occidentaux, qui vivent dans des pays surendettés, au bord de la faillite, se seraient passé volontiers, comme le peuple libyen, de cette « démonstration » qui, tout de même, dure depuis quatre mois et fait… des milliers de morts grâce à l’opération « Protecteur unifié ».

     Les ministres, Longuet et Juppé, n’ont-ils pas eu, naguère, un parcours politique un peu trouble ? Et ils sont redevenus ministres ! Et ce sont eux qui veulent mettre à l’écart M. Kadhafi !…
    
Il va falloir des démissions dans cette présidence et ce gouvernement qui gaspillent l’argent public à des interventions criminelles n’ayant d’autre résultat que de massacrer une population et faire honte à une autre. Tous ces chefs occidentaux qui mentent effrontément aux peuples devraient être mis, non pas « dans une autre pièce de » leur « palais avec un autre titre », mais hors du palais et sans titre !

     L’Otan doit arrêter cette guerre, sans dicter la moindre exigence. C’est à la population libyenne de décider de ce qu’il lui convient de faire.

 

17.07.2011

64 - Tels des vauriens, les chefs occidentaux et leurs amis des multinationales...

fpetitdemange le 07/07/2011 à 23:16

 

Tels des vauriens, les chefs occidentaux et leurs amis des multinationales...

 

     M. Kadhafi est chez lui, dans son pays, le peuple libyen, aussi ! De quel droit une poignée de chefs d’États étrangers peut-elle, par un baratin idéologique sans précédent autre que celui fait à propos des Balkans, par une pression psychologique qui s’apparente à une méthode criminelle, par les commandos au sol et par les bombes larguées nuit et jour sur la population libyenne, intoxiquer et asservir les populations du monde ? Bref, après que la Libye eût renoncé aux Armes de Destruction Massive, quelques pays capitalistes ont fait publier, par des médias serviles, de hideux mensonges sur M. Kadhafi, de faux slogans vantant leur soutien au peuple libyen, puis sont entrés en action avec toute la force de leurs armes destructrices du peuple et de la Libye
     M. Kadhafi, par son histoire et par celle de son pays, est le Guide révolutionnaire. Ces chefs occidentaux, qui ne sont pas à même de comprendre cela qui est trop fort pour eux, ne peuvent imposer au monde leur point de vue qui s’apparente à un révisionnisme historique. Derrière ces chefs, qui ne connaissent que la force et qui font la guerre pour imposer à l’Afrique un système politico-économique capitaliste, qui réduisent à néant 42 années de travail consacrées au développement de la Libye, il y a les multinationales occidentales, aux intérêts privés, tenues par les coquins des coquins, qui attendent avec leurs capitaux pour s’installer là où elles ne sont pas invitées, certaines pour établir des bases militaires en vue d’imposer une politique colonialiste sous de nouvelles formes.
     Oui, vraiment, cet acharnement contre le Guide révolutionnaire, sa famille et le peuple libyen ressemble à certaines méthodes du XXème siècle que les peuples étaient en droit d’espérer révolues.
     Quelle légitimité pour des rebelles venus de l’extérieur, sur commande de la CIA, fomenter une guerre civile dans leur ancien pays ? Quelle légitimité pour des rebelles, intégristes religieux, que les chefs d’États occidentaux arment contre l’État libyen et soutiennent contre la majorité de sa population ? Quelle légitimité pour des chefs d’États occidentaux et leurs acolytes de l’ONU, de l’OTAN, de la CPI, qui veulent absolument imposer, par la dictature des armes, à l’État des masses que constitue le peuple libyen, un chef d’État de leur choix, un gouvernement de leur choix, un régime politico-économique de leur choix ?
     S’il est permis, à des chefs occidentaux, de soutenir, par les armes, quelques rebelles pour les mettre au pouvoir, alors la Libye pourra bombarder la France et Paris, armer le FLNC, les autonomistes bretons ou alsaciens, ou les indépendantistes basques, etc. , etc. , pour les mettre au pouvoir.
     L’Union Africaine et la Ligue arabe ont vraiment intérêt à soutenir la république populaire et socialiste et le peuple libyen qui l’a construite, à protéger toute la famille Kadhafi, et à user, si nécessaire, de menaces contre les intérêts occidentaux afin de renvoyer ces militaires serviles dans leurs pays !

 

16.07.2011

62 - Livraisons d'armes aux rebelles: une décision indéfendable !

Ce commentaire, envoyé au Point.fr, le Me 6 juillet 2011, n'est pas paru. C'est pourquoi il est précédé, ici, d'un titre en violet.

 

Livraisons d’armes aux rebelles : une décision indéfendable !

 

   Paris reconnaît la livraison, depuis plusieurs semaines, d’armes « légères ». En réalité, la livraison d’armes s’effectue depuis le début de la rébellion contre la population libyenne et M. Kadhafi. L’humanitaire et la guerre vont toujours de pair, la nourriture n’étant mise en avant que pour mieux dissimuler les armes aux yeux de l’“opinion publique” qui, en définitive, voit tout.

     Le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major, n’hésite pas à affirmer ceci : « On a procédé à des largages d’aide humanitaire, des vivres, de l’eau et des fournitures médicales. Pendant les opérations, la situation des civils au sol s’est dégradée. Nous avons également largué des armes et des moyens pour leur permettre de se défendre, essentiellement des munitions. » (Le Figaro 29 juin.) Mais… les bombardements des coalisés puis de l’Otan, n’étaient-ils - ne sont-ils donc pas destinés à protéger les civils ? Les livraisons d’armes doivent permettre aux civils « de se défendre » ? Aux civils… N’est-ce pas plutôt aux rebelles qui attaquent militairement la population ? (Il s’agit d’une guerre civile, provoquée de l’extérieur de la Libye, doublée d’une guerre impérialiste.)

     Ces chefs occidentaux n’arrivent pas à renoncer à la Libye et à son pétrole ; il leur faut du sang, du sang et encore du sang. En réalité, l’objectif n’est pas la défense de la population car elle n’est pas majoritairement en faveur des rebelles… mais une aide à l’attaque, par les rebelles, des forces armées et de la population restées fidèles à M. Kadhafi afin de mieux mener la chasse à l’homme dans Tripoli. « Si les rebelles parviennent jusqu’aux abords de Tripoli, la capitale ne manquera pas de se soulever contre Kadhafi », déclare un haut responsable français dont il serait intéressant de connaître le nom. (Le Figaro, 28 juin.) Autrement dit… L’état-major français, qui est très bien placé pour constater qu’après trois mois de bombardements massifs la population libyenne, notamment celle de Tripoli, ne s’est ni manifestée en faveur des rebelles ni révoltée contre M. Kadhafi, espère un bain de sang

     Et… quelles sortes d’armes ont été parachutées au mépris des résolutions de l’ONU ? Le porte-parole de l’état-major, estimant sans doute avoir affaire à des béotien(ne)s, prend une sorte de faux-fuyant : il s’agit d’« armes qui peuvent être maniées par des civils, de l’armement léger d’infanterie de type fusil ». (Le Figaro, 29 juin.) Ou ces armes sont effectivement légères et ne peuvent rivaliser avec les armes lourdes des forces régulières libyennes, en ce cas, cette aide revient à pousser les rebelles à se faire massacrer, ou…

     Le Figaro, citant une source française irrécusable, rapporte que la France a parachuté « en quantité importante » des « lance-roquettes, fusils d’assaut, mitrailleuses et surtout missiles antichars Milan » (Le Figaro, 28 juin.) Or, ces armes ne sont pas des armes légères, mais des armes lourdes. Il va falloir donner un bon coup de balai à l’état-major

 

13.07.2011

60 - Les militaires européens et états-uniens doivent quitter la Libye !

fpetitdemange le 02/07/2011 à 08:34

 

Les militaires européens et états-uniens doivent quitter la Libye !

 

     Dès le début, les chefs d’État de l’Italie, de la Grande-Bretagne, des États-Unis, auraient dû dissuader le colérique français, qui avait des comptes personnels à régler avec M. Kadhafi, de faire la guerre et s’abstenir eux-mêmes d’y participer. Mais ces pays occidentaux n’ont jamais fait le deuil de leurs colonies
     Omar Al Mokhtar, le chef de la résistance à la colonisation italienne, était né en 1862 ; il avait été arrêté lors d’un guet-apens et condamné à la mort par pendaison en 1931, à l’âge de 69 ans. Mouammar Kadhafi, lui, est né en 1942 ; il a effectué une révolution sans effusion de sang en 1969 pour stopper la monarchie fantoche manœuvrée par le Royaume-Uni, les États-Unis et la France, et permettre à son pays de devenir véritablement indépendant et aux Libyen(ne)s de constituer une république populaire et socialiste ; il vient d’avoir 69 ans. Ce sont ces mêmes pays (Royaume-Uni, États-Unis, France) qui font la guerre, en cette année 2011, au peuple libyen.
     Faut-il voir, dans le bombardement d’un quartier résidentiel de Tripoli, le dimanche 19 juin 2011, à 0 heure du matin, qui a surpris des civils en plein sommeil dans leurs maisons, et qui a anéanti des familles entières, une volonté délibérée, de la part des anciens colonisateurs, d’assassiner le Guide révolutionnaire le jour de son anniversaire, à l’âge de son aîné, Omar Al Mokhtar, résistant à la colonisation, mort à 69 ans ? La nouvelle de ce bombardement diffusée à la radio, immanquablement liée à l’âge de M. Kadhafi, était donnée comme si ce bombardement était une sorte de “cadeau” que les chefs occidentaux avaient voulu faire au Guide révolutionnaire : la mort !
     Le ministère libyen de la Justice a manifesté, à Tripoli, l’intention de poursuivre l’Otan devant les tribunaux internationaux pour ses crimes de guerre et pour les tentatives d’élimination de M. Kadhafi. Il est vrai que, si ces crimes et ces tentatives de crime ne sont pas jugés, cela laisse le champ libre à tous ceux qui voudraient attenter à la vie d’un chef d’État, quel qu’il soit…
     Comment la CPI peut-elle émettre des mandats d’arrêt à l’encontre des hommes politiques libyens qui, avec le peu de moyens que la coalition et l’Otan leur a laissés, protègent la population des nombreuses exactions commises par le groupe de rebelles armés et dont il n’est pas question dans les médias.
     Le statut de Rome régissant le fonctionnement de la CPI n’a pas été ratifié par la Chine, la Russie, l’Inde, les États-Unis et la Libye… Quant à l’UA (Union Africaine), elle devrait être plus digne à l’égard de l’un des siens qui a tant fait pour le continent africain.
     Les chefs d’États belliqueux, les responsables de la CPI, de l’Otan, de l’Onu, et tous ceux qui ont manœuvré l’opinion publique, en lui mentant intentionnellement pour mener cette guerre contre un État souverain, devront répondre de leurs actes ? Ils portent l’entière responsabilité d’une guerre civile provoquée et transformée en guerre impérialiste.

 

07.06.2011

33 - Les "forces rebelles" armées, entraînées et instrumentalisées par la CIA pour détruire la Libye...

fpetitdemange le 21/05/2011 à 19:10

Les « forces rebeIles » armées, entraînées et instrumentalisées par la CIA pour détruire la Libye…

     Il ne fait plus de doute maintenant que la guerre civile a été programmée par la CIA, que certains de ses élèves, formés à l’usage des armes et entraînés au combat, ont débarqué sur le sol libyen. Après s’être infiltrés dans la population, ils ont manipulé une poignée de Libyens sur place (ciblés par les services de renseignement) et ont terrorisé les autres en leur tirant dessus et en les faisant fuir. La contestation a été instrumentalisée : ces rebelles de l’extérieur et de l’intérieur n’étaient pas et ne sont toujours pas des civils puisqu’ils étaient et qu’ils sont armés et, qui plus est, escortés sur le sol libyen par des commandos européens.
     Les médias, sous contrôle idéologique, ont, d’emblée, pris le parti des rebelles contre M. Kadhafi. Ces rebelles n’ont rien de révolutionnaires : ils sont organisés, armés, probablement drogués, et payés pour renverser M. Kadhafi et faire une contre-révolution. Voyant ces groupes s’en prendre violemment à la population civile, les forces régulières de Libye ont dû, à un certain moment, intervenir.
     Quel chef d’Etat laisserait se développer, dans son pays, une guerre civile provoquée par des groupes armés, dont il n’est pas possible, au début, de savoir précisément qui ils sont ni d’où ils viennent, et destinée, à travers les attaques de la population civile, à l’abattre lui-même physiquement ?
     Or, c’est précisément cette intervention des forces régulières (chargées, avant tout, de défendre - comme toutes les armées du monde - la population et le pays contre des attaques extérieures) qui est, depuis le début des événements en Libye, racontée, dans les médias et de façon à servir de prétexte aux bombardements occidentaux, comme si les forces régulières avaient tiré et continuaient à tirer sur une population pacifiste et donc sans armes : croire ceci est du domaine de la mauvaise foi. 
     M. Kadhafi, qui, depuis 42 ans, travaille, avec la population libyenne et des travailleurs venant d’autres pays, à faire de la Libye un pays développé et prospère, n’a jamais eu le moindre intérêt à faire tirer sur la population libyenne, à s’en faire une ennemie, et à attirer sur son pays les foudres des chefs d’États occidentaux. Par contre, ceux-ci avaient et ont intérêt à déstabiliser la Libye et à l’entraver dans son développement, d’autant qu’elle participe activement à la mise en place du FMA (Fonds Monétaire Africain) considéré, par les États occidentaux, comme un sérieux empêcheur de profiter encore et toujours des richesses de l’Afrique à moindre prix.
     Pour éviter des milliers de morts supposés, « des milliers de personnes auraient été tuées » (noter le conditionnel), la coalition et l’Otan, par leur opération “Protecteur unifié”, ont fait des milliers de morts effectifs !
     Le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, a raison lorsqu’il déclare… « Ce n’est pas Obama qui décide si Muammar Kadhafi quitte la Libye ou non. C’est au peuple libyen de décider de son futur ». La Libye est un Etat souverain.

 

03.06.2011

31 - La Libye doit rester un Etat souverain : elle est une et indivisible.

fpetitdemange le 19/05/2011 à 09:55

 

La Libye doit rester un Etat souverain : elle est une et indivisible.

 

     Les chefs d’États - France, Angleterre, États-Unis - ont commencé les bombardements sur la Libye dans un moment où les rebelles, armés, perdaient pied dans cette guerre qu’ils ont déclenchée contre la population civile.
     Si certains de ces rebelles, appuyés par la CIA et les commandos européens, n’en étaient plus au stade de l’initiation au maniement des armes, d’autres, n’étant manifestement pas des combattants entraînés pour une lutte armée, en étaient réduits à faire la prière dans le sable devant les caméras occidentales, et à jouer avec les micros afin d’apporter leur contribution à l’intoxication des esprits populaires occidentaux auxquels il fallait absolument faire admettre (milliers de cadavres à l’appui dus aux méchantes forces régulières de M. Kadhafi), le passage d’une guerre civile en train de s’éteindre à une guerre impérialiste.
     Quelle est la composition de ces troupes de rebelles ? Le directeur du CF2R (Centre français de Recherche sur le Renseignement) nous la fournit lui-même : « Avec 20 à 25 % de démocrates, un autre quart qui sont des islamistes, un quart de la monarchie senoussis, elle-même assez proche d’un islam radical, et le quatrième quart d’anciens (partisans) de Kadhafi, mouillés jusqu’à la moelle dans ses affaires. » Autrement dit, 50 % d’islamistes, 25 % de pro-Kadhafi ”retournés“ et 25 % de… démocrates. C’est quoi ces « démocrates » ? Des arrivistes ?
     Cinq « nations » ont envoyé des conseillers militaires au sol : l’Égypte, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie… Le premier État cité est loin d’avoir réglé ses problèmes intérieurs ; les quatre autres États sont au bord de la faillite mais, pour piller le pétrole, leurs chefs sont prêts à saigner aux quatre veines les populations.
     Encore quelques phrases : « Nous sommes dans une situation de blocage complet. De toute façon, l’opération aérienne va devoir s’arrêter faute d’adversaires. » Combien de milliers de morts dus aux bombes occidentales ? « Sur le terrain, on est à peu près arrivé à une ligne de partage qui correspond au partage géographique - à part Misrata (à l’est de Tripoli) qui est une épine dans le pied de Kadhafi. Mais quand on discute avec les gens de là-bas, personne ne veut de la partition. » Personne ! Les choses sont claires. « Du coup, on risque de voir une situation de fait se mettre en place. Est-ce qu’elle sera entérinée plus tard ? »
     Les rebelles ont déjà dit : ils ne veulent pas de la partition, ils veulent tout le pays. Mais quand on veut diriger un pays, encore faut-il savoir le défendre contre des agressions extérieures et non le livrer ! La population libyenne ne veut pas de la partition de son pays, pas plus que de l’assassinat de M. Kadhafi.

 

02.05.2011

15 - Ils prétendaient protéger la population libyenne, ils la bombardent dans les villes

fpetitdemange le 19/04/2011 à 18:44

 

Ils prétendaient protéger la population libyenne, ils la bombardent dans les villes

 

     Les chefs d’États occidentaux de la France, de la Grande-Bretagne et des États-Unis préfèrent un nombre de morts considérable dans la population au fait de renoncer à leurs pillages… Ils préfèrent armer les diables d’hier, les membres d’Al-Qaïda ou du Hezbollah aux côtés des putschistes, au fait de renoncer à leur entreprise de colonisation ?
     Des éléments d’information laissent à penser que cette guerre a été "préparée" de longue date…Les agents de la CIA (Agence de Renseignement américain) et du MI6 (Agence de Renseignement britannique), ont préparé la guerre civile sur le sol de la Libye, entre un groupe constitué de Libyens - descendants d’exilés, nostalgiques de la monarchie, mercenaires ou pas mais dans tous les cas manipulés -, et de rebelles - qui ne sont pas seulement des Libyens -, et la population libyenne fidèle à la république populaire et socialiste.
     Pour fomenter cette guerre civile, des agents étrangers du Renseignement se sont infiltrés dans la population. Ils sont répartis par petits groupes sur le terrain, établissent des relations avec les rebelles, choisissent les cibles en prévision des bombardements et guident les frappes de l’OTAN comme ils ont guidé les frappes de la coalition. Maintenant, il s’agirait d’ajouter encore des commandos combattants sur le sol de Libye, en plus de ceux qui s’y trouvent déjà, afin de hâter l’occupation du pays et de le coloniser, à moins que les chefs d’États occidentaux veuillent installer un roi fantoche, successeur du roi Idris 1er, sur le trône… comme au temps de l’« indépendance de la Libye » ?
     À entendre les va-t-en guerre politiques et certains idéologues, qui, d’être opposés à M. Kadhafi et au peuple, ont toujours la parole dans les médias, les Libyen (ne) s qui, en grande majorité, soutiennent M. Kadhafi, ne sont pas des Libyen (ne) s : il n’y aurait donc que les putschistes qui seraient des Libyens, et qui seraient en droit de décider, pour la Libye qui n’est pas forcément leur pays, ce que les agents du Renseignement leur soufflent aux oreilles ?...
     Dans cette guerre, il n’y aurait de “pauvres morts”, que dans le camp des rebelles, et ils ne seraient quasiment que le fait des exactions commises par les troupes régulières (celles de M. Kadhafi). Mais les troupes régulières de M. Kadhafi, qui défendent l’intégrité et l’indépendance de leur pays, doivent aussi avoir des morts, non ? De ceux-ci, les médias et les chefs politiques ou militaires n’en ont pas beaucoup parlé jusqu’ici… Quant aux morts dans la population libyenne, sous les bombes occidentales et du fait des putschistes, sans parler des effets à plus ou moins long terme de l’uranium appauvri, ils ne seraient les victimes ni des troupes des chefs d’États occidentaux va-t-en guerre, ni des putschistes, mais forcément des troupes régulières qui les défendent.
     Bref ! Pour tout savoir sur cette guerre, il suffit, à certains journalistes, de tendre les micros aux rebelles…

 

22.04.2011

10 - La Libye est un Etat souverain

fpetitdemange le 07/04/2011 à 14:44

 

La Libye est un Etat souverain

 

     Il est tout de même étonnant de n’avoir dans les médias que les avis des pays occidentaux va-t-en guerre. Les forces gouvernementales libyennes attaquées dans leur propre pays et privées de leur espace aérien, du fait de cette guerre civile, déclenchée par une poignée de rebelles manipulés par la CIA, et transformée en guerre impérialiste, sont bien obligées de passer par le réseau routier pour aller là où elles doivent se trouver. Une guerre n’arrête pas toutes les activités et la population, qui essaie de survivre, se déplace elle aussi avec les moyens qui lui restent. (Le coup des « boucliers humains », les militaires occidentaux et les médias nous le font à chaque guerre… et c’est toujours l’ennemi des Occidentaux qui utilise des civils comme boucliers !)
     Il est très évident que ces va-t-en guerre occidentaux se soucient comme d’une guigne de la population libyenne. Qu’ils arrêtent de détruire le pays et de tuer la population et celle-ci saura bien se réorganiser toute seule sans l’ONU et les soi-disant organismes humanitaires qui n’ont que très peu d’humanitaires mais beaucoup de mouchards au sol au service des forces de frappes occidentales. (Il en va ainsi sur toutes les zones de combats. )
     L’ONU qui, avec les pays en guerre contre M. Kadhafi, voulait éviter les milliers de morts inventés, en a, dorénavant, des milliers à son actif, et de réels ceux-ci ! Derrière chaque guerre de rapines, il y a la CIA, l’ONU et l’OTAN. Sans doute n’y a-t-il pas encore assez de morts dans la population, dans les troupes loyales de M. Kadhafi et parmi ces insurgés irresponsables… (Il faut dire que, pour les gouvernements va-t-en guerre, moins il trouve d’interlocuteurs à la fin des conflits, plus il leur est facile de faire ce qu’ils veulent dans le pays convoité.) 
     En Libye, il y a beaucoup à prendre… le pétrole facile à exploiter et à peu de frais parce que contenant très peu de soufre, le gaz, les phosphates, sans parler des richesses culturelles qu’il est possible de rafler au passage (comme en Irak, par exemple). 
     Barak Obama, entraîné dans cette sale histoire par Hillary Clinton, devrait faire cesser cette guerre de rapines. Serait-il tenu lui aussi ? Par la CIA ? Par les lobbies de l’armement ? Par les… ? Il est tout de même insensé de la part des chefs d’États occidentaux de demander à M. Kadhafi l’arrêt des violences alors qu’ils bombardent son pays avec des armes dont les têtes (ogives) sont fabriquées à l’uranium appauvri ! Au nom de quoi peuvent-ils se permettre de réclamer son départ ?
     La majeure partie de la population soutient M. Kadhafi parce qu’elle ne veut pas être colonisée par les gouvernements français, britannique et états-unien : ni directement, ni indirectement par l’intermédiaire de rebelles réduits à l’état de pantins dont les ficelles seraient tirées par les va-t-en guerre occidentaux.

 

14.04.2011

6 - À propos des "insurgés libyens contraints de se replier sur Bin Djaouad"

fpetitdemange le 29/03/2011 à 14:30

 

A propos des "insurgés libyens contraints de se replier sur Bin Djaouad"

 

     Une dizaine de jours après l’entrée en guerre des pays occidentaux - France, Grande-Bretagne, États-Unis - il est enfin question, non pas seulement des troupes loyales à M. Kadhafi, mais aussi d’habitants libyens luttant contre les rebelles. La guerre impérialiste ne s’est-elle pas greffée sur une guerre civile
     Aujourd’hui même, les pays occidentaux et pro-occidentaux se réunissent à Londres pour régler le sort de M. Kadhafi et de la Libye : les très démocratiques France et Grande-Bretagne, la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton (femme de Bill Clinton dont les peuples des Balkans conservent un triste souvenir), pour les États-Unis, la très démocratique Italie, le président de l’Union africaine, l’émir du très démocratique Qatar, les ministres des Affaires étrangères des très démocratiques Maroc, Émirats arabes unis, Jordanie et l’Irak, le très démocratique pays sous tutelle étasunienne. Cette réunion a lieu en présence de la très partiale ONU. Il est intéressant de remarquer que ces pays : la Chine, l’Inde, la Russie… n’ont pas été invités à cette réunion. Autrement dit, c’est bien une réunion entre belligérants c’est-à-dire entre prédateurs du peuple libyen qui se déroulera cet après-midi à Londres.    

     De quoi se mêlent ces Occidentaux qui, dans une réunion où de nombreux pays sont absents, doivent débattre de l’après Kadhafi et de qui conviendrait au peuple libyen ? N’est-ce pas au peuple libyen à prendre son destin en mains ? De quel droit certains pays dans le monde décideraient de l’homme qu’il faut mettre à la tête de l’État libyen ? De quel droit ces pays réunis appellent-ils le peuple libyen, partisan de M. Kadhafi, et les troupes loyales à « le quitter avant qu’il ne soit trop tard ». Est-ce une menace ? Si le peuple libyen était majoritaire derrière les rebelles, ceux-ci auraient gagné la partie depuis longtemps.

     Ce n’est pas avec des bombes, des morts dont les médias asservis taisent le nombre, des destructions du territoire que l’on permet à un peuple, libyen ou irakien ou autre, de choisir son propre destin. Cet après-midi, à Londres, tout va se décider sans le peuple libyen, avec une poignée de rebelles qui ne savent même pas où ils vont…