19.05.2012

172 - Le temps des bilans est venu

Commentaire envoyé au Point.fr, le Sa 18 Mai 2012, à 22 heures 22. Décalage horaire de quatre minutes entre Paris et la province... J'ai réintégré les coupures dans le texte, en conformité avec la version originale.

fpetitdemange le 18/05/2012 à 22:18

Le temps des bilans est venu

La FIDH, serait-elle une agence de la CIA ? Par ses succursales implantées un peu partout dans le monde, elle fait pression sur les États et sur les médias, pour déstabiliser les régimes qui résistent à la toute-puissance des multinationales, en se rangeant du côté d’une minorité de mécontent(e)s, agité(e)s par les agents de la CIA, contre la majorité des populations. Elle a fait bombarder les Balkans, l’Irak, l’Afghanistan, les pays du nord de l’Afrique dont la Libye et, maintenant, elle s’attaque à la Syrie, à chaque fois soutenant les opposants avec le succès que l’on sait… Des pays détruits, des populations décimées, des terres contaminées par les armes utilisées en violation du droit international ; à la place de dirigeants laïcs, des individus appartenant à différents groupes politico-militaro-religieux qui s’entre-tuent sous le regard intéressé des émirs d’Arabie saoudite et du Qatar et du Premier ministre israélien.
Après la Ligue libyenne des droits de l’homme, dont le secrétaire général réside, depuis 34 ans, en Suisse, c’est au tour de l’Observatoire syrien, dont le directeur est, depuis 12 ans, installé en Angleterre, de répandre des nouvelles, non vérifiées, et de pousser à l’intervention armée. Or, il est permis de poser cette question : Qui finance le comité national syrien ? L’une des réponses se trouve peut-être dans le coffre, renfermant deux sacs noirs remplis de billets près de passer illégalement la frontière, d’une voiture interceptée par le service des Douanes : « Il s'agit de sommes en billets saoudiens, qataris, émiratis et jordaniens en plus de sommes en euro », a précisé l’organe d’information de ce service. [Cité par Algeria ISP, art. “Syrie - Confiscation de sommes d’argent dans une voiture publique aux frontières syro-libanaises”, 18 mai 2012. ]
Outre la FIDH, l’OTAN, la CPI, etc. , les chefs politiques et militaires agresseurs ne peuvent se dégager de leurs décisions et des massacres que celles-ci ont provoqués dans les populations pour implanter les multinationales amies en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye, en Syrie… En Libye, les membres du CNT [...-croupion] et du gouvernement fantoche, qu’ils ont imposés par les bombes, devront eux aussi répondre des délits et des crimes qui se sont commis et qui se commettent encore, chaque jour, sous leur responsabilité, contre la population résistante restée fidèle à la Jamahiriya et au Guide révolutionnaire.
En France, l’individu Nicolas Sarkozy ne pourra bénéficier éternellement de l’immunité présidentielle. Il a dorénavant quitté sa fonction, licencié par la majeure partie de l’électorat, mais il ne peut se soustraire à ses devoirs. En tant qu’ancien président de la république, il a des comptes à rendre sur l’exercice de ces cinq années de mandat. Va-t-il déserter longtemps son lieu de vacances favori du Cap… Nègre pour la résidence du roi du Maroc ? Tente-t-il d’obtenir la protection de celui-ci [...contre la justice française] ?

03.12.2011

149 - Mme Aïcha Kadhafi appelle à la résistance...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ve 2 Déc 2011, à 23 heures 05. Ayant appris la nouvelle de sa publication, ce 3 décembre, à 20 heures 15, je reprends le texte publié qui, comme celui au titre violet, est conforme au texte d'origine.

 fpetitdemange le 02/12/2011 à 23:07

Mme Aïcha Kadhafi appelle à la résistance...

     …en digne fille du combattant révolutionnaire. La population libyenne, qui a vu trop de morts autour d’elle, n’acceptera jamais le gouvernement fantoche, composé d’exilés parvenus, de traîtres à la Jamahiriya populaire et socialiste, voire de repris de justice, sortis de prison, grâce à l’intervention de Seïf al-Islam, contre leur promesse de ne pas semer la zizanie en Libye. Or, ce sont ces marginaux, bafouant leur parole, que les chefs d’États occidentaux ont appuyés de toute la force de leurs bombardiers, de leurs drones et de leurs commandos au sol, que les pays arabes, indignes de la Ligue autrefois créée pour d’autres raisons que celle d’écraser le pays le plus riche d’Afrique, ont soutenu avec leurs finances, et que le Qatar a plus qu’aidés avec ses troupes de mercenaires cédés par l’émir aux chefs belliqueux. Contrairement à leurs vœux et malgré leurs tracts de propagande, ces chefs d’Etats n’ont pu obtenir que la majeure partie de la population trahisse le Guide révolutionnaire.
     Dorénavant, grâce à l’ONU de Ban Ki-moon, grâce à la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme) de Souhayr Belhassen, présidente tunisienne (qui déplorait, en février, quelque 450 cadavres mis forcément sur le compte du "sanguinaire" Mouammar Kadhafi), mais qui fait le silence sur la facture que doit payer aujourd’hui le peuple libyen (à savoir, les frais des bombes qui lui sont tombées sur la tête, la reconstruction du pays, et les dizaines de milliers de morts dans ses familles), grâce à la CPI du procureur Luis Moreno-Ocampo, le représentant des firmes pétrolières (Shell, BP, Total) et du Petroleum Institute d’Abou Dhabi, Abdurrahim el-Keib, a pu être ainsi “parachuté” en Libye. Bref, son curriculum vitae indique que ce Premier ministre de Libye est un pur produit des États-Unis, par ailleurs très lié à la Corée du Sud de Ban Ki-moon et à la “très démocratique” Arabie Saoudite
     La FIDH, qui a joué un rôle important en appelant "la communauté internationale" à intervenir en Libye, répète son rôle pour la Syrie. Cette organisation, suppôt de la politique et de l’économie capitalistes, paraît plus attachée au complexe militaro-industriel qu’à l’humanité : laissera-t-elle Seïf al-Islam mourir, faute de soins, simplement parce qu’il s’appelle Kadhafi ? Ce qui se passe en Libye et autour de la famille de Mouammar Kadhafi s’apparente véritablement à l’extermination d’une partie du peuple et d’une famille dont les membres sont gênants pour les chefs d’États occidentaux belliqueux, d’autant plus belliqueux qu’ils sont aux abois, d’autant plus belliqueux qu’ils envoient les autres à la guerre se faire tuer à leur place.
     Il est impossible de ne pas penser à la chanson “Le Déserteur”, écrite par Boris Vian, que celui-ci a publiée le 7 mai 1954, soit le jour même de la défaite des Français à Diên Biên Phὐ (Indochine), interprétée par lui-même et par certains autres artistes de talent…