26.11.2011

145 - Serment de traîtres à leur patrie

Commentaire envoyé au Point.fr, le Je 24 Nov 2011, à 22 heures 30. 

 

fpetitdemange le 24/11/2011 à 22:33

 

Serment de traîtres à leur patrie

    Les ministres ont juré devant Moustapha Abdel Jalil, l’ex-président de la Cour d’appel de Tripoli au temps de Mouammar Kadhafi, devant le traître par qui est arrivée la dépendance politique et économique de la population libyenne vis-à-vis de l’étranger, par qui sont tombées, sur elle et ses enfants, les bombes des coalisés puis de l’Otan. Quelque huit mois après les débuts de la contre-révolution, quels sont donc les « objectifs » ? Quant à « préserver l’indépendance de la Libye, sa sécurité et l’unité de son territoire », la suite dira ce qu’il advient de tout cela.
     À cette manifestation officielle, consacrée à la constitution du nouveau gouvernement imposé avec des bombes, si « quelques ministres […] étaient absents », combien étaient-ils : deux, trois ? Déjà, le ministre de la Défense et celui du Pétrole ont boudé la cérémonie. Diantre ! Un ministre du Pétrole, rien que cela, au service des chefs d’États états-unien, britannique, français, qatari, etc., qui s’occupera de faire pomper le pétrole, par les salariés libyens des multinationales de ces pays, afin de rembourser les frais de guerre aux coalisés et à l’Otan...
     Malgré les absents, le premier ministre Abdel Rahim al-Kib, exilé libyen aux États-Unis, devenu valet de ces derniers, n’hésite pas à “se féliciter” : « C’est un moment très joyeux, tout le monde est excité. Nous avons eu une réunion très excitante, très productive. » [LePoint.fr. Art. “Libye : le nouveau gouvernement prête serment”] Ce soudain premier ministre se rend-il compte que la guerre a fait des ravages dans le pays ? Où était-il, lorsqu’il y a eu tous ces mort(e)s en Libye, sous les bombes de ses amis ?... De l’autre côté de l’Atlantique ou dans les Émirats ?
     Voici une nouvelle qui montre que les [...
criminels] de l’Otan et du CNT, qui ont fait la guerre au peuple libyen pour lui livrer un gouvernement “clefs en main”, ont oublié d’installer le consensus politique : « Selon Akhbar Elmokawama Libya, à Benghazi, après l'annonce du nouveau gouvernement du CNT, des manifestations dans la ville dénonçant la configuration du gouvernement. Les manifestants ont été dispersés par les rebelles avec des coups de feu. » [Algeria ISP, Libye - Des manifestations à Benghazi contre le nouveau gouvernement du CNT (23 novembre 2011)] Les “manifestant(e)s” de février, ou plutôt les bandes armées à peine représentées, la prétendue démocratie est déjà assortie de coups de feu contre les manifestant(e)s libyen(ne)s opposés à leur gouvernement.
     Le peuple libyen qui se trouve en deuil de quelque 70.000 mort(e)s, sur lesquels médias, hommes et femmes politiques font l’impasse totale, ne peut s’associer à la joie de ces aventuriers qui flairent les bonnes affaires à venir, sitôt que les dizaines de milliers de sorties des bombardiers des coalisés et de l’Otan et des drones français et israéliens auront été remboursées, c’est-à-dire quand le peuple libyen, aura, par son travail, remboursé les bombes qui se sont abattues sur lui.

 

29.09.2011

117 - Pour détruire le peuple libyen, ils auront tout essayé...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 27 sept 2011, à 16 heures 15

 

fpetitdemange le 27/09/2011 à 16:19

 

Pour détruire le peuple libyen, ils auront tout essayé...

     Voilà la vérité des combats que n’osent pas même relater les médias communs, tant elle est terrifiante.
     Un CNT reconnu par 34 pays sur 192. Des rebelles qui s’arrachent le pouvoir, qui réclament toujours de l’argent et qui ne produisent que des mensonges, des tortures, des meurtres. Le CNT n’est qu’un comité de criminels éclaboussé du sang de dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants libyens. Il est aux mains des chefs occidentaux et son gouvernement n’existe que dans les imaginations et les déclarations faites pour tromper le monde. Ce CNT est haï et combattu par la majeure partie du peuple libyen.
     L’Otan, avec l’appui de pilotes israéliens, continue à bombarder… Après six mois de bombardements, que lui reste-t-il donc à bombarder ? Les populations civiles. Ceci, il faut le dire et le redire ! Que de mort(e)s ! L’Otan est rouge du sang des Libyens et des Libyennes qu’elle tue dans leur pays, dans leurs hôpitaux, dans leurs écoles, dans leurs maisons ! Elle va faire la morale à qui, à quel pays, cette organisation terroriste, xénophobe, raciste, réactionnaire ? Elle qui ne vit que du sang des peuples, de la lutte des classes, protégeant, avec ses bombes, le capital concentré entre les mains de la grande bourgeoisie des multinationales qui exploite le travail de certains peuples et qui fait massacrer les autres peuples lorsqu’ils ne veulent pas de son régime capitaliste impérialiste.
     Ils auront tout essayé, ces chefs politiques et militaires, français, britanniques, états-uniens, italiens, belges, danois, canadiens, qataris…, ces secrétaires sud-coréen et danois d'organisations terroristes, ce procureur de l’injuste CPI, cette présidente d’une lâche FIDH, etc. L’Otan cherche à justifier les massacres de la population civile libyenne, victime de ses crimes commis en masse sous ses bombes, par de prétendus charniers… C’est l’argument classique de l’Otan : il y a toujours un ou des charniers à mettre sur le compte des régimes ennemis, d’autant plus ennemis qu’ils sont soucieux de leur population. L’Otan avait déjà fait, en prenant appui sur les médias, le coup des charniers dans les Balkans, en Côte d’Ivoire ; elle le fait partout où elle bombarde… Étrange, non ?
     C’est une manie chez ses responsables politiques et militaires de vouloir mettre sur le compte des autres leurs propres ignominies, leurs propres crimes : les commandos européens, les soldats qataris et jordaniens, les rebelles exilés et non exilés libyens massacrent, décapitent, violent les résistant (e) s à la colonisation de la Libye. S’il y a des charniers, voilà d’où ils viennent. Honte aux journalistes de la désinformation, qu’elle soit écrite, radiophonique, télévisuelle.
     La France est en train de transformer la Libye en un vaste cimetière qui deviendra un vestige de l’histoire de sa guerre de rapines, de ses crimes contre les hommes, les femmes et les enfants libyens et leurs frères africains, et de sa guerre d’épuration politico-économique pour des générations.

 

23.07.2011

68 - Le destin du peuple libyen n'appartient qu'à lui

Commentaire envoyé au Point.fr, le11 juillet 2011, à 23 h 15, non paru, d'où son titre en violet.

Le destin du peuple libyen n’appartient qu’à lui

 

 

     Puisque les chefs français, politiques et militaires, ont voulu absolument se mêler d’une guerre civile en Libye et la transformer en guerre impérialiste, il est tout à fait logique que "l’État" libyen passe par-dessus le comité de Polichinelle pour, éventuellement, régler le départ des commandos et autres troupes européennes du sol libyen. Que ces chefs français assument leur décision !

     D’ailleurs, la population libyenne aurait-elle créé le CNT ? Non, il n’y avait qu’un Polichinelle qui pouvait bricoler un tel théâtre de guignols. La société libyenne a sa propre organisation qui vaut bien celle des sociétés occidentales prétendument démocratiques. Par cette déclaration, « le fait pour les opposants d’être protégés leur permet de s’organiser », G. Longuet fournit la preuve que les coalisés puis l’Otan ont appuyé militairement des « opposants » à un État souverain et ont pris parti politiquement pour une bande de “rebelles” sous le prétexte fallacieux de protéger la population libyenne.

     Lors d’un entretien accordé au journal El Khabar, Saïf al-Islam Kadhafi rapporte ceci : « Notre émissaire auprès de (Nicolas) Sarkozy a indiqué que le président français a été très clair et lui a dit, “nous avons créé le conseil (des rebelles) et sans notre soutien, notre argent et nos armes, le conseil n’aurait jamais existé”. » Et puis : « La France a dit : “lorsque nous serons parvenus à un accord avec vous (Tripoli), nous obligerons le conseil à cesser le feu”. » Même si les chefs français démentent ces propos, pourquoi faudrait-il les croire ? Ils n’ont cessé de mentir aux populations en France.

     J’apprécie tout particulièrement, à sa vraie valeur, cette phrase du ministre de la Défense à propos des Libyens… « On s’arrête de bombarder dès que les Libyens parlent entre eux et que les militaires de tous bords rentrent dans leur caserne, et ils peuvent parler entre eux puisqu’on apporte la démonstration qu’il n’y a pas de solution de force. » Les peuples occidentaux, qui vivent dans des pays surendettés, au bord de la faillite, se seraient passé volontiers, comme le peuple libyen, de cette « démonstration » qui, tout de même, dure depuis quatre mois et fait… des milliers de morts grâce à l’opération « Protecteur unifié ».

     Les ministres, Longuet et Juppé, n’ont-ils pas eu, naguère, un parcours politique un peu trouble ? Et ils sont redevenus ministres ! Et ce sont eux qui veulent mettre à l’écart M. Kadhafi !…
    
Il va falloir des démissions dans cette présidence et ce gouvernement qui gaspillent l’argent public à des interventions criminelles n’ayant d’autre résultat que de massacrer une population et faire honte à une autre. Tous ces chefs occidentaux qui mentent effrontément aux peuples devraient être mis, non pas « dans une autre pièce de » leur « palais avec un autre titre », mais hors du palais et sans titre !

     L’Otan doit arrêter cette guerre, sans dicter la moindre exigence. C’est à la population libyenne de décider de ce qu’il lui convient de faire.