06.03.2012

165 - La mort des uns rapporte des dividendes aux autres...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 5 Ms 2012, à 21 heures 45... Aucun décalage horaire avec Paris.

 

 

fpetitdemange le 05/03/2012 à 21:45

 

La mort des uns rapporte des dividendes aux autres...

 

     Un chef d’État français et ses ministres, qui spolient le peuple libyen en lui faisant rembourser, cyniquement, par du pétrole les bombes qui ont tué ses enfants, veulent vendre des armes au CNT. Pour que leurs collabos libyens de New York, de Paris, de Londres, de Riyad et de Doha, et autres traîtres, disposent du nécessaire afin de s’entre-tuer et de massacrer les résistant(e)s resté(e)s fidèles au Guide révolutionnaire, pendant que les multinationales poursuivront sans répit le pompage des hydrocarbures ?
     La guerre a été effectivement tournée contre la personne de Mouammar Kadhafi mais aussi contre le peuple libyen qui détenait le pouvoir à travers les structures mises en place dès après la révolution de 1969, laquelle révolution avait renversé la monarchie et son système de corruption et d’inégalités répugnantes. Cette guerre de 2011 a été menée pour imposer, au peuple libyen, une équipe dirigeante entièrement dépendante des chefs d’État agresseurs, et pour lui imposer le système capitaliste, ses firmes à capitaux privés et ses inégalités de classes qui vont avec.
     La Libye qui est, par sa situation géographique, un trait d’union entre le Maghreb et le Machreq, entre le sud de la France et le cœur de l’Afrique, n’est pas plus que la Côte d’Ivoire, la Tunisie, l’Égypte, le Soudan, le Rwanda, le Pakistan et sa capitale Karachi, etc., « un territoire exposé ». Ce sont les rapaces occidentaux qui l’ont exposée à leurs bombes pour la détruire et la piller. Au temps de Mouammar Kadhafi, le trafic des êtres humains, des armes, des alcools et de la drogue, la contrainte religieuse exercée sur les femmes ou l’utilisation des femmes en vue de la prostitution étaient prohibé(e)s. La guerre de 2011 n’a fait que réintroduire, en Libye, ce que la Jamahiriya avait rejeté de ses murs.
     « De l’avis de plusieurs experts des ventes d’armes à ce pays, que nous avons pu consulter, certains Libyens aujourd’hui au pouvoir brûlent d’établir avec les industriels étrangers les liens de corruption qui prévalaient avant la chute de Kadhafi. » [Cf. L’article ci-dessus : “En Libye, Gérard Longuet tente de tirer les dividendes de la guerre”, Le Point. Fr du 1er mars 2012.] Abjecte l’invocation de “ces liens de corruption” qui auraient prévalu au temps de Kadhafi pour justifier ceux à venir.
     Enfin, il serait intéressant de connaître le rédacteur ou la rédactrice de cette phrase si instructive qui s’avère comme le résultat d’une « analyse proche des services de renseignements français : “la question qui se pose aujourd’hui est de savoir si la répartition des richesses libyennes, relativement homogène du temps de Kadhafi, se poursuivra sous les mêmes formes. Ou bien si nous assisterons à l’émergence d’une kleptocratie aussi gloutonne que celles qui sévissent en Afrique de l’Ouest, qui se gavent en laissant leurs populations dans la misère”. » Cf. Outre l’Afrique de l’Ouest, la Grèce, l’Espagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, la France, etc.

 

28.11.2011

146 - Un militaire qui appelle l'étranger à bombarder son pays !

Commentaire envoyé au Point.fr,le Di 27 Nov 2011, vers 21 heures 47.

 

fpetitdemange le 27/11/2011 à 21:51

 

Un militaire qui appelle l'étranger à bombarder son pays !

     Quel déshonneur ! Il n’est pas sûr qu’aux États-Unis, un tel appel ne vaudrait pas à ce militaire… la peine de mort ! Mais, la Syrie, est-elle vraiment son pays ? Qui est ce colonel Riad al-Asaad ? Est-ce encore un exilé syrien, revenu à proximité du sol natal pour y faire semer la terreur, tandis que lui et sa famille vivent à l’abri dans le pays voisin ? L’armée dissidente, dont il prétend être le chef, et qu’il dit être de « 20.000 hommes », est-elle composée d’exilés syriens et d’une grande majorité de mercenaires qataris ? Cette armée “syrienne” libre est basée en Turquie… Mais quel rôle joue la Turquie ?
     Après avoir hébergé, à Istanbul, des réunions de dissidents libyens, la Turquie héberge dorénavant ce colonel félon à Antakya, à 20 km de la frontière syrienne ? De quelle officine, cette armée “syrienne” est-elle sortie ? Mais qu’est-ce que cette « Armée syrienne libre », sinon une armée parallèle à l’armée régulière de l’État syrien. Son chef, Riad al-Asaad, n’hésite pas à réclamer, de l’étranger, des frappes aériennes sur la Syrie qui n’auront d’autre but que d’empêcher toute protection de la population civile contre les attaques de son armée : « Nous souhaitons une protection internationale avec la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne et d’une zone tampon et aussi des frappes contre certaines cibles stratégiques que le régime considère comme cruciales, pour triompher dans un délai relativement court ». [Liberté : Art. “Divergences entre l’Armée syrienne libre et le Conseil national syrien” du 27/11/2011]
     Cet appel des frappes du colonel traître sur « certaines cibles stratégiques », chacun(e) sait maintenant ce qu’il en a été en Libye ? La cible, c’est la population syrienne fidèle à Bachar el-Assad et à la république socialiste syrienne comme, en Libye, la cible fut le peuple libyen fidèle à Mouammar Kadhafi et à la Grande Jamahiriya arabe populaire et socialiste… Si les Russes, les Chinois, les Brésiliens, etc., ne sont pas vigilants, les coalisés puis l’Otan bombarderont la Syrie comme ils ont bombardé la Libye.
     Ce type de chef qu’incarne Riad al-Assad rappelle le sinistre Franco, militaire dissident, qui n’avait pas hésité à faire appel à l’étranger (l’Allemagne de Hitler et l’Italie de Mussolini) pour faire bombarder son pays, l’Espagne. Le peuple espagnol n’a pas oublié ce Caudillo qui a fait, quarante années durant, des coupes sombres dans les familles : combien d’opposants politiques emprisonnés à vie, torturés, condamnés à mort ? Les chefs d’État qui se sont succédés aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France n’ont jamais été gênés par le dictateur Franco : celui-ci est mort tranquillement dans son lit.

 

15.07.2011

61 - Les chefs occidentaux, vont-ils imposer au peuple libyen leur gouvernement ?

fpetitdemange le 05/07/2011 à 00:25

 

Les chefs occidentaux, vont-ils imposer au peuple libyen leur gouvernement ?

 

     Le CNT, jusqu’ici autoproclamé gouvernement de transition, reconnu par les pays ex-colonisateurs de la Libye (Turquie, Italie, Grande-Bretagne, États-Unis, France) et par ceux dont l’histoire ne brille pas par la démocratie de leurs chefs (Allemagne, Espagne, Croatie, etc.), n’est pas reconnu par la majorité du peuple libyen. Les oustachis croates n’avaient-ils pas pris, en un certain temps, le parti d’Hitler ?
Ne représentant pas l’ensemble du pays mais leurs fiefs traditionnellement religieux (une partie de la Cyrénaïque et Misrata), les rebelles ne détiennent aucune légitimité. S’il
s la détenaien
t, ils seraient installés depuis longtemps dans les fauteuils de ministres… Or, le peuple libyen, non seulement il ne reconnaît pas leur organisme croupion mais il le combat ; non seulement il ne reconnaît pas les rebelles mais une partie du peuple fuit leurs tortures. Les chefs d’États occidentaux oseront-ils imposer, au peuple libyen, un gouvernement illégitime, composé d’une poignée d’usurpateurs du pouvoir qui, pour certains, ont naguère servi M. Kadhafi ?
     Par ailleurs, le CNT l’a déjà dit : pas d’État laïc, pas d’État démocratique, celui-ci et celui-là ne convenant pas à leurs principes religieux. Alors, inutile que les valets des multinationales, Sarkozy - Juppé, Clinton - Obama, Cameron, Rasmussen, Moreno-Ocampo, Ban Ki-moon, et tous ceux qui font du suivisme, mentent : les droits de l’homme ne sont pas des mots magiques aptes à faire oublier les milliers de morts que tous ces chefs inconséquents ont faits par leur guerre injuste et contraire à toute éthique politique ; inutile de faire accroire, par la diffusion de leurs communiqués dans les médias occidentaux, que la Libye va devenir un pays plus laïc, plus démocratique, grâce à leur guerre destructrice des progrès de développement accomplis par le peuple durant 42 années de travail, guerre impérialiste commandée par les investisseurs et autres actionnaires soucieux de sauvegarder leurs marges de profits “en ces temps si difficiles pour eux” ; inutile de tenter d’obliger à penser que les Libyen(ne)s accepteront un État religieux intégriste, du type djihadiste ou salafiste ou l’installation de groupes religieux intégristes étrangers, sur leur sol…
     La distribution d’armes aux rebelles, par ces chefs occidentaux et pro-occidentaux prêts à tous les crimes, présage une augmentation des violences dans la population qu’ils prétendaient protéger. Ces chefs devront être jugés et punis pour ces crimes.
     La Russie aura intérêt à ne pas se laisser enfermer dans des discussions interminables avec des chefs occidentaux qui n’usent que d’arguties, qui sont d’une mauvaise foi répugnante et qui ne connaissent que la violence et la contrainte de leurs armes jusqu’au moment où… ces procédés pourraient bien se retourner contre eux.