16.12.2011

152 - Les fous sont ailleurs. Cherchons bien...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 7 Déc 2011, à 23 heures 14 ; non publié. D'où son titre en violet.

 

Les fous sont ailleurs. Cherchons bien…

 

     La CIA est une gigantesque pieuvre qui tente de broyer, dans ses tentacules, tous les pays, qui ont un régime populaire et socialiste, et leurs peuples qui résistent à la dictature politico-économico-militaire des États-Unis et d’Israël. Elle ne cesse de former au terrorisme les exilés opposés aux régimes légitimes qui ne lui conviennent pas : c’est elle qui a formé les Frères musulmans et les combattants d’Al-Qaïda. Les États-Unis constituent une fédération d’États terroristes où les Droits de l’Homme ont toujours été bafoués !

     En février, tous les médias criaient haro sur Mouammar Kadhafi qui, selon la rumeur, « massacrait » sa population. Le Guide libyen mort, les médias crient haro, dorénavant, sur Bachar el-Assad qui, lui aussi, selon la rumeur, « massacre » sa population. Comment certaines personnes, en France et ailleurs, ont-elles pu croire et peuvent-elles croire encore à pareilles inepties ? Mouammar Kadhafi, apprenant ce qui se disait sur son compte, avait répliqué d’une voix très calme : “Même Hitler ne l’a pas fait !” Question de bon sens : Mouammar Kadhafi, aurait-il tenu huit mois s’il avait massacré le peuple ? Idem, pour Bachar el-Assad
    
Par contre, si Mouammar Kadhafi n’a pas fait tirer sur la population libyenne et n’a fait que la défendre contre des exilés revenus sur le sol natal pour faire un bien mauvais coup, avec l’aide de l’étranger, afin de s’emparer du pouvoir, et si Bachar el-Assad ne fait pas davantage tirer sur la population syrienne et ne fait que la défendre, qui a visé Mouammar Kadhafi et l’a livré au lynchage d’un groupe de monstres armés ? Qui a bombardé la population civile libyenne ? Qui voudrait bombarder la population civile syrienne ? Il y a des chefs d’États manipulateurs de l’opinion publique qui n’ont cessé d’inverser les rôles : en réalité, ce sont eux les criminels. Mouammar Kadhafi, mort, les cohortes de menteurs voudraient reporter leurs crimes sur le fils encore vivant, Seïf al-Islam, afin d’achever l’assassinat politique et crapuleux commis sur le père en le prolongeant sur le fils.

     Il est vrai que les chefs d’États agresseurs ont fait la guerre en Libye, derrière leurs bureaux, en donnant des ordres criminels aux militaires qui, avec leur arsenal le plus sophistiqué, ont fait un nombre de morts considérable parmi la population civile libyenne censée devoir être protégée ? Mais, chut ! Ceci est tabou

     En Syrie comme en Libye, il s’agit d’une agression extérieure sauvage et préméditée, depuis déjà longtemps, tant les régimes populaires et socialistes dérangent les chefs états-uniens et européens et leurs ami(e)s des multinationales, tant les richesses du sol et du sous-sol de la Libye et de la Syrie les rendent jaloux, et tant les avoirs de la Jamahiriya libyenne, déposés dans les banques occidentales, les font devenir fous, eux qui ne récoltent que ce qu’ils ont semé : la dette et les services de la dette, à force de cadeaux aux ami(e)s, jusqu’à plonger leurs pays dans le chaos.

 

10.11.2011

137 - Le peuple libyen se passera volontiers du soutien de l'Otan qui l'a bombardé

Ce commentaire a été envoyé au Point.fr, le Me 9 Nov 2011, à 21 heures 55.

 

fpetitdemange le 09/11/2011 à 21:57

 

Le peuple libyen se passera volontiers du soutien de l'Otan qui l'a bombardé

     La mission « Protecteur unifié » a montré à quel point l’Otan protège les populations civiles. Ses bombardements n’ont sans doute pas fait assez de désastres et de morts en Libye, l’organisation terroriste propose ses services au-delà…
     Quant à son secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen, l’utilisation de missiles, à ogives fabriquées à l’uranium appauvri, et du phosphore blanc contre des civil(e)s, serait suffisante, pour le traduire devant la Cour Pénale Internationale pour crimes contre l’humanité. Mais toutes les organisations mises en place par les chefs occidentaux ne sanctionnent jamais que les chefs africains, serbes, arabes qui refusent de se soumettre à leurs diktats tandis qu’elles sont plus que laxistes par rapport aux chefs européens, états-uniens et pro-occidentaux, fussent-ils monarques, émirs ou dictateurs…
     Dans tous les pays où l’Otan est intervenue, que ce soit dans les Balkans, en Afghanistan ou ailleurs, les peuples s’en souviennent. Les maladies incurables se sont répandues en Yougoslavie, au Kosovo, en Irak… Faut-il laisser cette organisation terroriste semer la mort ? Pour des raisons politiques, économiques et sanitaires, il vaudrait mieux désintégrer cette machine infernale qu’est l’Otan qui ne règne sur les peuples du monde que par la dictature de ses bombes.
     Par ailleurs, il serait urgent de supprimer l'immunité parlementaire et celle présidentielle dans tous les cas où la responsabilité est engagée comme dans la guerre d’agression contre le peuple libyen. Les chefs d’États occidentaux, qui écrasent des pays pour en piller les richesses et qui massacrent des populations civiles, ne devraient-ils pas être interdits de toute possibilité d’être de nouveau candidats pour une élection, qu’elle soit à la présidence ou à la députation ? Sont-ils dignes de représenter leurs mandant(e)s à l’intérieur comme à l’extérieur du pays ? Un régime, appuyé sur des mensonges, n’est pas une démocratie. Les droits de l’homme, qui servent de prétexte à l’assassinat politique et au crime crapuleux commis sur un dirigeant, ne sont plus que des droits aux crimes. La liberté de tuer est un sauf-conduit pour tous les crimes de guerre. Les personnes politiques, qui acquiescent aux bombardements effectués sur une partie de la population d’un pays avec des armes interdites par la Convention de Genève, se font complices de crimes contre l’humanité.
     La Yougoslavie, la Serbie, l’Irak, l’Afghanistan, la Libye… Et puis la Syrie ? … Et puis l’Iran ? … Et puis la Chine ? … Et puis tous les pays qui ne sont pas les États-Unis et Israël, peut-être ?... Au lieu de vouloir importer, par la guerre, une prétendue démocratie qui tourne en dictature religieuse, que les chefs d’États belliqueux demandent des comptes à cette grande bourgeoisie internationale qui s’enrichit en spéculant sur la dette publique des États et qui déteste les peuples qui la font vivre par leur travail, jusqu’à les renvoyer à la pauvreté, à la misère, au malheur.

 

17.10.2011

126 - L'Histoire jugera...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Sa 15 Oct 2011, à 22 heures ; non paru. D'où son titre en violet.

L’Histoire jugera…

Alors que l’Otan - dont le secrétaire général, A. F. Rasmussen est un libéral extrême droitier jusqu’au-boutiste (plutôt l’extermination du peuple libyen que l’aveu d’un échec politico-économico-militaire) - poursuit ses bombardements criminels, une flopée d’hommes d’affaires débarque sur un sol imbibé de pétrole pour se partager les dépouilles du peuple libyen ?
Malgré sept mois de bombardements massifs, jour et nuit, d’envois de tracts pour la faire plier, d’une campagne médiatique occidentale faite de mensonges et de calomnies, malgré sept mois d’occupation de son pays par des commandos étrangers se livrant à une véritable chasse aux pro-Kadhafi, la population résiste aux côtés des forces régulières libyennes, protège son Guide révolutionnaire et chasse de ses villes et de ses villages les combattants de l’étranger.
Les prétendus révolutionnaires ne sont jamais qu’un ramassis d’exilés ou pas, manipulés par les services secrets occidentaux, opposés à la démocratie directe, bref, un ramassis de contre-révolutionnaires (pro-monarchistes nostalgiques d’un régime que la plupart d’entre eux n’ont pas connu, religieux intégristes de différentes branches armées, trafiquants d’armes et de drogue, preneurs d’otages à échanger contre des espèces sonnantes et trébuchantes…) que, depuis huit mois, les médias pro-Otan veulent absolument imposer politiquement à la population. Ce ramassis de réactionnaires, baptisé pompeusement CNT par un Polichinelle très contesté dans son parcours de philosophe autoproclamé et de cinéaste à la manque, n’a reçu, ne reçoit et ne recevra jamais aucune légitimité du peuple libyen.
Alors, l’Otan et ses sbires, les chefaillons politico-militaires occidentaux et pro-occidentaux, vont-ils imposer à la population civile libyenne, par la dictature de leurs bombes, en massacrant encore plus d’hommes, de femmes et d’enfants, une oligarchie bourgeoise occidentale de plus en plus détestée et remise en cause par les peuples occidentaux eux-mêmes ?
La population libyenne vaincra et jettera hors de son pays tous ces renégats made in CIA, ces occidentaux criminels, ces affairistes de la corruption, ces multinationales de la rapine, et permettra aux peuples africains, ses frères, de l’aider à reconstruire son pays comme ils l’ont aidée à le construire et à le développer.
L’Union Africaine se relèvera de cette parenthèse dans son expansion. La Libye, son peuple courageux, ses combattants héroïques, son Guide révolutionnaire qui, lui, n’a pas usurpé son grade de colonel, son titre et sa valeur symbolique, reprendront et poursuivront le travail entrepris depuis 42 ans.
L’Histoire, écrite avec le sang des peuples, reconnaîtra la valeur du peuple libyen, et vouera, à l’exécration des peuples du monde, les chefs politiques et militaires qui, en 2011, auront assassiné des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants pour voler les richesses de la Libye et de ses quelque sept millions d’habitant(e)s...

09.10.2011

122 - L'OTAN et son valet, le CNT, ne sont que de mauvais perdants

Commentaire envoyé au Point.fr, le Sa 8 Oct 2011, à 20 heures 43; non paru. D'où son titre en violet. 

L’OTAN et son valet, le CNT, ne sont que de mauvais perdants

     Cette guerre contre le peuple libyen montre de quoi sont capables la CIA, l’ONU, l’OTAN, la CPI, la FIDH qui tire une partie de son financement des ministères des Affaires étrangères dont celui de la France, des Pays Bas, de la Norvège (trois pays engagés contre la Libye), de la NED (The National Endowment for Democracy) qui est une fondation privée, dont le but est d’imposer la “démocratie” partout dans le monde, et qui tire, quant à elle, une grande partie de ses fonds du Département d’État des États-Unis, avec approbation du Congrès américain… Il n’est donc pas étonnant que les Ligues des droits de l’homme réclament, à cor et à cri, des interventions en Serbie, en Libye, en Syrie
     Cette guerre contre le peuple libyen révèle aux peuples occidentaux à quel point ils vivent dans de fausses démocraties et jusqu’où la source de leurs informations est altérée. Que le Point.fr me permette cette citation : « Derrière le musellement de l’information par l’état-major des coalition se cache la démission des médias occidentaux qui ont pris la décision de ne pas rendre compte de la réalité du conflit. De simples témoins d’un conflit, les médias sont passés au statut d’acteurs à part entière en imposant à l’opinion publique une grille de lecture des événements construite à partir des méthodes bien connues de censure et de désinformation. » [Lettre de Maître Ceccaldi à INTERPOL, Monsieur Ronald K. Noble, secrétaire général à Lyon, 7 octobre 2011] « Censure et désinformation », deux mots qui ne qualifient pas une presse démocratique…
     Pourquoi ne pas le dire, l’écrire, le montrer ? Dès que l’Otan cesse ses bombardements sur les villes et les villages, ceux-ci et celles-là sont repris(es), les un(e)s après les autres, par les forces régulières libyennes avec l’aide de la population qui rejette le CNT. L’Otan, va-t-il continuer encore longtemps à exercer sa dictature sur le peuple libyen ? Le drapeau vert flotte de plus en plus sur les villes.
    
Garder son Guide révolutionnaire et son organisation tribale, conserver la constitution et les institutions de son pays, préférer la démocratie directe à une fausse démocratie, arborer le drapeau vert de la révolution, qui a porté son pays à l’indépendance et au développement, plutôt que le drapeau du CNT qui est rouge du sang de plus de 70.000 morts (hommes, femmes, enfants), ne sont-ce pas les droits élémentaires d’un peuple, dignes d’être respectés ?
     Un peuple frère, le peuple syrien, doit, au peuple libyen, le mardi 4 octobre 2011 : en effet, ce jour-là, la Russie et la Chine, ayant pris, durant ces quelque sept mois de guerre en Libye, la mesure de la confiance à accorder au respect des résolutions de l’ONU par les chefs occidentaux, ont opposé leur veto à une ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie qui annonçait déjà une destruction du pays et un massacre du peuple syrien sous les bombes de l'Otan, massacre qui se fait en Libye dans l’indifférence totale de la FIDH, par exemple…

06.09.2011

107 - Du trucage des images au matraquage des mots

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 30 at 2011, vers 22 heures 50 ; non paru.

 

 

Du trucage des images au matraquage des mots

 

 

     Les médias, et notamment les chaînes de télévision, France 24, BBC, CNN, Al-Jazeera, utilisent le nec plus ultra de la télécommunication par satellite pour balancer leurs mensonges, leurs images truquées, leur idéologie impérialiste sur les « masses », afin de les plonger dans un imaginaire destructeur.

     Les rebelles ressemblent, depuis le début, à des combattants d’opérette posant - devant les photographes trop heureux de ne prendre aucun risque - dans les paysages paisibles du Qatar qui remplacent avantageusement les paysages libyens dévastés par les bombes. En Libye, sous les bombes de l’Otan et au milieu des combats au sol, les photographes et les journalistes sont sans doute moins nombreux…

     Quant aux réels combattants européens, états-uniens et qataris sur le sol libyen, ils pourront toujours échanger leurs adresses, à la fin des massacres de la population civile libyenne, avec les membres d’Al-Qaïda

     Tandis que les peuples sont la proie d’une honteuse désinformation, les élites autoproclamées brassent leurs affaires : les troupeaux d’actionnaires jouissent des dix millions de personnes qu’ils ont réussi à faire dégringoler, en France, en dessous du seuil de pauvreté, sans qu’elles puissent bouger le petit doigt, c’est-à-dire dans des conditions de vie qui les placent en dessous des chiens bien nourris aux rayons des hypermarchés de nos pays dits démocratiques, où les peuples ont perdu toute souveraineté et où les libertés sont rognées.

     Pour éviter la faillite en Occident ou plutôt pour assurer de meilleurs dividendes aux actionnaires des multinationales, une poignée de chefs politiques et militaires ont décidé de fondre sur la Libye : cette guerre se mène contre le peuple, contre la démocratie directe, contre l’État des masses, contre la Grande Jamahiriya populaire et socialiste, contre le Guide révolutionnaire qui est parvenu, en 42 ans, à faire d’un des pays les plus pauvres de la planète le pays le plus riche du continent africain et à assurer un niveau de vie plus que décent à la population.

     Les termes de « dictature », « despote », « État totalitaire » n’ont été utilisés que pour justifier la guerre de rapines qui se préparait contre la Libye, contre la famille Kadhafi et contre la population libyenne que la mission « Protecteur unifié » se vantait de défendre en la bombardant et en l’affamant… Jean-Yves Moisseron, économiste à l’Institut de recherche pour le développement et spécialiste du monde arabe, qui ne passe pas pour être un gauchiste, disait, lors d’une émission radiophonique, à propos des termes répétés à satiété contre la Libye et M. Kadhafi : « Je crois qu’il faut faire attention y compris quand on parle de dictature ou d’État totalitaire pour la Libye. ».

     Effectivement, mais le matraquage de ces termes utilisés contre M. Kadhafi, « dictateur », « despote », et destinés à s’enfoncer dans les têtes molles, permet de faire la « chasse à l’homme », afin de le « capturer »…  Quel vocabulaire digne d’une démocratie !

 

01.09.2011

103 - Dictature ! Dictature ! Heu...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 24 at 2011, à 22 heures 15. Deuxième épisode. Paru !

fpetitdemange le 24/08/2011 à 22:21

 

Dictature ! Dictature ! Heu...

 

     Après cinq mois de guerre, radio France Inter consacrait son émission “Le téléphone sonne” du lundi 22 août 2011, à la Libye, à un moment où M. Kadhafi était tombé, où ses deux fils étaient en prison, où Tripoli était prise, etc. Il y avait une certaine gaieté dans la voix des participants. Trois éminents professeurs étaient les invités pour répondre aux questions des auditeur(rice)s. [Les points de suspension entre crochets sont de moi.]
     L’animateur, revivifié par toutes ces nouvelles…
     « On passe d’une dictature ! Hein, ça s’appelle une dictature ! À quoi, est-ce qu’on peut passer, d’une dictature à une démocratie, ou est-ce qu’on passe entre les deux, par une démocratie plus dure, genre, genre démocrature. Ou est-ce qu’on peut passer directement de l’un à l’autre ?
     Jean-Yves Moisseron, qui est économiste à l’Institut de recherche pour le développement et spécialiste du monde arabe, intervient :
     « Je crois qu’il faut faire attention y compris quand on parle de dictature ou d’État totalitaire pour la Libye […]. [Animateur, interloqué : - Ah bon ? Tiens donc ! Un des invités : - Ça a beaucoup évolué ces dernières années, hein. Animateur, se reprenant : - Tiens donc ! Non, mais, c’est intéressant. Allez-y, allez-y.] Pourquoi ? Parce que on imagine que, Kadhafi, c’est une espèce de despote. [Animateur : - Oui ! Oui ! Je confirme !] qui gouvernerait exclusivement par la contrainte. [Animateur : - Oui, je confirme !] Bon, alors, y a ça, mais il y a aussi la redistribution de la rente pétrolière. Y a aussi la capacité à gérer des conflits, à organiser des équilibres entre des tribus, entre des régions, à jouer de de de forces pour les stabiliser. Et ça, ça nous rappelle quand même l’histoire tribale et les sociétés segmentaires qui sont organisées par des tribus. […]. Donc toute la question est la question de la constitution de l’unité de la Libye, c’est une question fondamentale. Elle, elle s’est réalisée, d’une part, dans la première partie du siècle, contre l’opposant italien ; elle s’est réalisée ensuite autour des confréries soufis, la Senoussia qui était une espèce d’instance transcendante qui était capable d’être au-delà, au-dessus des tribus et des et des forces politiques ; et elle s’est réalisée, dans une troisième période, par la Jamahiriya, c’est-à-dire l’espèce de système de gouvernance qui est beaucoup plus compliqué qu’une simple dictature, qu’avait mis en place, heu, Kadhafi et qui, effectivement, s’est érodée, s’est effondrée. Alors, toute la question maintenant, c’est de savoir comment, dans cette société fragmentée, éclatée, qui va vivre des conflits, heu, d’opposition politique, comment trouver une instance transcendante à ces partis pour pouvoir organiser l’unité. Dans notre modèle, c’est l’État républicain démocratique [Rires]. Mais il faut le mettre en place, il faut l’inventer, on dit. [Rires]. »
     La riche Jamahiriya était, au contraire, en plein développement ; les chefs occidentaux, jaloux, cherchent à la disloquer.

 

27.08.2011

99 - Que reste-t-il à détruire en Libye, sinon la population fidèle à M. Kadhafi...

fpetitdemange le 21/08/2011 à 21:03

 

Que reste-t-il à détruire en Libye, sinon la population fidèle à M. Kadhafi...

 

     Pourquoi les médias français veulent-ils absolument nous vendre ce chef politique et religieux des soi-disant rebelles libyens, Moustapha Abdel Jalil, l’ex-président de la cour d’appel de Tripoli, qui s’était si bien comporté avec les infirmières bulgares et le médecin palestinien en les condamnant, par deux fois, à la pendaison ? N’est-ce pas le Guide révolutionnaire qui était intervenu pour les libérer ? À l’égard de M. Abdel Jalil, le renversement, vers la fin 2010, des positions de Human Rights Watch et d’Amnesty international frise l’amnésie… Préparait-on déjà la guerre ? Le révisionnisme historique va bon train. Bientôt M. Abdel Jalil, religieux musulman intégriste, coresponsable de milliers de morts, sera… canonisé par le très Saint Père Benoît XVI !
     Pourtant, M. Abdel Jalil est un traître à son pays. Après avoir appelé les bombardements des coalisés et de l’Otan sur les villes et les villages, sur la capitale Tripoli, qui ont fait partout des carnages, ce traître feint, six mois plus tard, de « protéger la vie » de la population. Après le gel et le vol des avoirs libyens pour son comité de croupions fabriqué par Polichinelle, après les destructions de sites militaires, médiatiques, archéologiques, de bâtiments administratifs, de ministères, d’habitations dont des fermes agricoles, le voici qui se soucie de protéger « les biens de la population ». Tandis qu’il collabore avec l’Otan pour maintenir l’embargo destiné à affamer la population tripolitaine (hommes, femmes, enfants), à seule fin d’obtenir son soulèvement et le renversement de M. Kadhafi, ce religieux veut montrer sa belle âme… Hélas pour lui, son âme est vile.
     À cause notamment de l’intransigeance de ce traître, la population libyenne continue à recevoir les bombes des “démocrates” occidentaux qui ne connaissent que la force pour imposer leur business. Tandis que M. Abdel Jalil tire des plans sur la comète et se voit déjà le sujet d’un roi, certes, mais avec un maroquin, les troupes qui combattent, au sol, contre les forces régulières libyennes, sont les commandos européens, des exilés libyens, vivant à l’étranger - aux États-Unis, en Arabie Saoudite, en Irlande -, membres d’Al-Qaïda et mercenaires à la solde de la CIA et autres services secrets étrangers, revenus dans leur pays pour le détruire et massacrer la population fidèle au Guide.
     Mais comment ces “rebelles révolutionnaires”, penseraient-ils faire pour imposer la monarchie ou un État islamiste, ou les deux à la fois, à la population libyenne en majorité fidèle à M. Kadhafi ? Le peuple libyen a une conscience politique certainement plus affûtée que celle du peuple français : de la même façon qu’il est impossible de lui faire prendre l’État des masses pour une dictature, il sera difficile de lui faire prendre un roi ou un dictateur religieux intégriste pour un Guide révolutionnaire

 

20.08.2011

92 - Il veut aller jusqu'au bout du massacre mais la France ne veut pas!

Ce commentaire a été envoyé au Point.fr, le Sa 13 at 2011, mais il n'a pas paru. D'où son titre en violet. 

 

Il veut aller jusqu’au bout du massacre mais la France ne veut pas !

 

     Plus personne ne croit à la mission « Protecteur unifié » qu’il faudrait appeler « Destructeur unifié ».

     Alors… Que ces chefs va-t-en guerre ne viennent pas nous raconter, pour la énième fois, qu’ils ont empêché des morts. Les bombardements des coalisés et de l’Otan ont ranimé une rébellion en train de s’éteindre et ont fait des milliers de morts ; les chefs et leurs mauvais conseilleurs devront être jugés et punis.

     Le peuple libyen n’a que faire d’un président fantoche, dont le pays se trouve au bord de la faillite, et de ses faux sentiments. Le peuple libyen est libre : il n’a pas besoin d’un chef d’État étranger pour, au nom d’un ersatz de liberté, lui imposer un État islamique et lui voler ses hydrocarbures. Le peuple libyen n’a pas à payer, avec son travail et son sang, les incuries financières des chefs d’Etats occidentaux et de leurs amies, les multinationales, dont les banques.

     C’est une obsession chez Mr Sarkozy à vouloir chasser Mouammar Kadhafi d’un pouvoir qu’il n’a pas. Le pouvoir est entre les mains du peuple. Que certains épouvantails cessent de chercher à nous faire peur en agitant le mot “dictature” ; ce sont eux qui, en réalité, ont peur. Qu’ils aillent jusqu’au bout de leur raisonnement : ce qu’ils craignent, en Libye, c’est l’État des masses, le gouvernement du peuple par le peuple ; ils craignent que l’exemple libyen de développement politico-économique ne déteigne sur des pays dits démocratiques. Ces épouvantails ont peur d’une véritable souveraineté du peuple ; ils lui préfèrent la dictature de la bourgeoisie, de ses multinationales et de ses actionnaires, sur les peuples européens et états-uniens, sinon du monde.

     “Les rivières de sang ont coulé grâce à nous”, voilà ce que le président français aurait dû dire, s’il était honnête. Mr Sarkozy doit se faire une raison : il a perdu la guerre qui, par sa décision personnelle, est cause de milliers de mort(e)s, de disparu(e)s, d'handicapé(e)s à vie, de blessé(e)s, de déplacé(e)s, sans dire les mort(e)s, suite à l’utilisation de bombes à ogives fabriquées à l’uranium appauvri ; la plupart de ces malheurs humains sont soigneusement tus par les médias, l’ONU, la Ligue des droits de l’homme, les ONG, les écologistes… Cette visite à des militaires qui rentrent de guerre a, bien sûr, un but précis : le chef des armées et le ministre de la Défense se doivent de chapitrer, tout en les flattant, les militaires afin que rien ne transparaisse dans la population de ce qui s’est passé en Libye ; idem, pour d’autres guerres, telle celle en Côte d’Ivoire. Il y a des choses horribles, faites en son nom, que la population française ne doit surtout pas savoir…

     La Libye ne dira pas merci à ce président. Qu’il en soit sûr ! La France, non plus ! Ou plutôt, elles le remercieront à leur façon. L’une est exsangue. L’autre est au bord de l’abîme. Et il ne faudra pas compter sur la reconstruction de la Libye pour faire repartir l’économie de notre pays.

 

 

06.08.2011

81 - Projet de la mise en place d'une dictature en Libye

Commentaire envoyé le Me 27 juillet 2011, non paru, d'où son titre en violet.


Projet de la mise en place d’une dictature en Libye

     Qu’est-ce qu’un parti mis en place par des “Libyens” exilés venus des États-Unis dans les bagages de la CIA ? Un parti de la CIA. Qu’est-ce qu’un parti mis en place avec l’appui de pays extérieurs qui font la guerre au peuple libyen pour renverser l’État des masses, c’est-à-dire la démocratie directe ? Un parti de la colonisation. Qu’est-ce qu’un parti mis en place contre le peuple libyen ? Un parti antidémocratique. Qu’est-ce qu’un parti unique dans un pays ? Une dictature.
    
“Le parti de la Nouvelle Libye” pourrait bien s’avérer être le parti des anciens colonisateurs, de la vieille monarchie fantoche, des exilés revanchards, des parvenus… Avec un co-fondateur, Ramadan Ben Amer, qui vit aux Émirats arabes unis, dans un pays “très démocratique”, - n’est-ce pas Mrs Obama, Cameron, Sarkozy, Rasmussen, Frattini, etc. ?, n’est-ce pas Polichinelle ? -,avec un autre co-fondateur, Rajad Mabrouk, qui vit au Texas, et qui, tous deux, débarquent en Libye, le parti a toutes les chances de n’être surtout pas démocratique, surtout pas laïc, surtout pas indépendant.
    
En admettant que ces chiffres ne soient pas inventés, que représentent 2.000 personnes face à quelque sept millions d’habitant(e)s ? Un parti, soutenu par 20.000 personnes expatriées « vivant aux États-Unis, au Canada ou en Allemagne », n’est pas un parti libyen mais le parti de l’étranger.
    
Ces soi-disant Libyens, qui avaient quitté la Libye, au temps de son développement sous l’impulsion de M. Kadhafi, ne réapparaissent que pour anéantir 42 années de travail du peuple libyen. Ils avaient quitté leur pays d’origine ? Eh bien ! Qu’ils repartent dans leurs pays d’adoption. Les Libyen(ne)s savent, maintenant, qui les a fait bombarder, nuit et jour, durant plus de quatre mois.
     Ces “rebelles” de la dernière heure paraissent réciter un programme qui leur a été dicté. Ils n’ont pas d’argent mais ils ont déjà, tout prêt, « un dépliant en papier glacé » “made in USA”. Que croient-ils que la Libye soit devenue sans eux ? Une démocratie, et directe, celle-ci !
    
Que veulent faire ces revenants ? Remplacer la Grande Jamahiriya (État des masses) arabe libyenne populaire et socialiste, appuyée sur une démocratie directe, par une démocratie indirecte, c’est-à-dire par un semblant de démocratie ? Et pourquoi donc les tribus ne devraient-elles pas participer à la vie politique ? Parce qu’elles appuient majoritairement M. Kadhafi ? Ce qu’ils veulent faire, en réalité, ces revenants l’avouent eux-mêmes : ils veulent établir « un État musulman séculier, où la relation à Dieu serait considérée comme une affaire personnelle »… Mais, au nom de Dieu, que n’ont-ils pas fait déjà ?
    
Tous les pays du monde pourraient encore bien reconnaître le CNT (pour l’instant, il n’est reconnu que par les États qui ont fait la guerre à la Libye), le CNT n’aurait aucune légitimité. Idem, pour un parti. C’est le peuple libyen, seul, qui peut accorder sa légitimité lors de ses congrès populaires.

15.06.2011

37 - Il va falloir changer de système politico-économique...

Ce texte est paru dans Le Point.fr avec un titre répété qui ne l’était pas dans l’original. Que le modérateur qui a placé ce double titre en soit remercié...

 fpetitdemange le 28/05/2011 à 10:33

 Il va falloir changer de système politico-économique...

 

      Il va falloir changer de système politico-économique... 
    Tandis que la grande bourgeoisie européenne, états-unienne, internationale renfloue ses caisses, accumule du capital à ne plus savoir qu’en faire et, finalement, le place dans les fournitures militaires ou le risque dans les opérations bancaires les plus frauduleuses, les peuples occidentaux voient leur vie se dégrader. 
     Il n’appartient à aucun chef d’État étranger de dicter au peuple libyen le système politico-économique qu’il doit adopter pour son pays et le nom de son chef d’État : le peuple libyen vit dans une république populaire et socialiste ; il n’a jamais désavoué M. Kadhafi ; il n’a rien demandé à ces trois chefs arrogants, usurpateurs de ses droits. Ce n’est ni à la CIA, ni à l’Otan, ni à ces trois chefs d’État qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas, ni au lobby israélien de décider. 
     En régime capitaliste impérialiste, il n’y a pas d’autre loi que celle du plus fort ; or, le plus fort est celui qui possède les armes les plus destructrices et qui n’hésite pas à les utiliser contre ceux qui ont placé l’argent de leur pays dans la création d’écoles, d’universités, d’hôpitaux, de dispensaires fixes et ambulants, de logements, etc. 
    Ainsi, les chefs d’État, dits civilisés, dits développés, dits respectueux de la liberté et des droits de l’homme, dits démocrates, qui détiennent les armes les plus sophistiquées, peuvent encore lâchement anéantir, en peu de semaines, 42 ans de travail et d’efforts d’une population occupée à développer son pays, et peuvent encore réduire celle-ci à la dépendance totale : invasion terrestre, viol de l’espace aérien, destruction des cibles civiles et militaires, massacre de la population. Mais le vent tourne
     Il va falloir que l’Union Africaine protège, sans complexes, M. Kadhafi, sa famille et le peuple libyen contre ces rapaces occidentaux qui, sous le prétexte de protéger la population civile, la massacre en toute impunité et dévaste son pays. Car, après la Libye et le colonel Kadhafi, il y aura encore des pays africains et encore des chefs d’États ou de tribus qui déplairont aux va-t-en guerre occidentaux. 
     La CPI devra faire preuve d’impartialité et ne pas juger seulement les chefs politiques et militaires des Balkans et de l’Afrique ! Elle devra juger, en toute indépendance, les chefs d’États occidentaux comme Clinton, Bush, et ceux qui ont fait ami-ami avec M. Kadhafi, avant de se retourner contre lui et de le qualifier de « dictateur » pour se donner le droit d’attaquer son pays. 
    Quant à l’expression « Finir le travail »… autrefois, des expressions semblables ont abouti à de véritables hécatombes humaines : « nettoyer les tranchées », « exterminer les homosexuel(le)s, les tziganes, les communistes », etc. Toutes ces expressions fleurent la dictature de la grande bourgeoisie capitaliste et impérialiste occidentale qui perd pied dans l’océan magouilleux de ses finances.