28.02.2012

164 - La Libye, la Syrie...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 27 Fév 2012, à 22 heures 05.

 

fpetitdemange le 27/02/2012 à 22:06

 

La Libye, la Syrie...

 

     Les conteurs de nouvelles ne cessent d’égrener les dizaines, voire les centaines, puis les milliers de morts prétendument dus à Bachar el-Assad, en Syrie, comme ils ont fait pour Mouammar Kadhafi, en Libye. Comme si les assassins étaient forcément le Guide révolutionnaire et le président élu et les victimes ceux qui attaquent leur pays avec l’aide de l’étranger
     Les médias portent une grande responsabilité dans les guerres des chefs occidentaux et pro-occidentaux tournées contre les populations civiles. Leurs correspondants dépêchés sur les lieux des combats pénètrent, souvent clandestinement, dans ces pays, puis s’installent, non pas toujours dans des habitations neutres, mais dans les locaux des rebelles, comme en Syrie ! C’est dire qu’à partir de cette connivence avec les dits rebelles, ils ne peuvent être impartiaux et indépendants. Étant, dans leur grande majorité, à la solde du système capitaliste impérialiste, bon nombre de journalistes sédentaires ne peuvent afficher leur étonnement de voir tomber des collègues sous les bombes ou sous les balles : “Qui sème le vent récolte la tempête”.
     N’y a-t-il pas, en Syrie comme en Libye, des morts du côté des agresseurs et du côté des agressés ? En Libye, les chefs d’État belliqueux ont voulu, avec leurs bombes, imposer leurs bases militaires, pour tenir en respect la population restée fidèle au Guide révolutionnaire et à sa démocratie directe, et leurs multinationales pour piller les ressources libyennes. Ainsi, ces “grands donneurs de leçons démocratiques” n’hésitent pas à semer le désordre dans ces pays, en faisant fi de l’armée et de la police régulières, soutenues par la majeure partie des populations libyenne et syrienne, qui ne font que défendre leur pays contre les agressions venues de l’extérieur, de l’étranger. L’agression armée de la Syrie est financée, notamment, par les exilé(e)s syrien(ne)s aisé(e)s, et même très aisé(e)s, qui n’hésitent pas à se vanter, dans des interviews radiophoniques, de leur fortune mise au service de la déstabilisation de leur pays natal. Bachar el-Assad a été élu président, un président qui, s’il ne convient pas aux chefs d’État occidentaux et pro-occidentaux et aux exilé(e)s syrien(ne)s, convient à la population qui l’a élu et qui vit dans le pays.
     Quant aux journalistes français, pourtant si corporatistes d’ordinaire, ils ne disent, ni n’écrivent un seul mot, par exemple, sur cette journaliste libyenne de la Jamahiriya, Hala Misrati, détenue depuis août 2011 par les rebelles, dans des conditions déplorables, et contrainte à faire des déclarations contre sa volonté et contre ses convictions politiques : ces faux révolutionnaires ne sont que des criminels qui, au viol physique, joignent le viol psychologique. Hala Misrati est en danger de mort. Mais comme c’est une journaliste de la Jamahiriya, fidèle à son pays, attachée à sa démocratie directe, elle est renvoyée dans les oubliettes médiatiques.

 

01.12.2011

148 - La mort de Mouammar Kadhafi est tout à fait claire

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 29 Nov 2011, vers 22 heures 30. Ce commentaire est destiné à rattraper celui que j'aurais dû publier, le 6 novembre, si une absence ne m'en avait empêché.

 

fpetitdemange le 29/11/2011 à 22:36

 

La mort de Mouammar Kadhafi est tout à fait claire

 

     Le convoi, dans lequel il se trouvait, a été visé par les drones occidentaux. Des bandes armées, sur place, se sont précipitées vers les rescapés, se sont emparé du Guide qui était blessé et l’ont martyrisé jusqu’à éteindre son dernier souffle de vie. Il n’était qu’à bien écouter les déclarations des chefs d’États occidentaux et de leurs collaborateur(rice)s, après ces événements bafouant et les droits de l’homme et la cause de l’humanité, pour comprendre à quel point tous et toutes étaient aux anges. Les nouveaux “dirigeants”, traîtres à leur pays, ont commis trop de crimes sur la population civile pour être habilités à ordonner des enquêtes : ils ne peuvent être à la fois juges et parties.
     Ces criminels n’inspirent, d’ailleurs, aucune confiance au peuple libyen : pour lui prendre le pouvoir des mains, ils n’ont pas hésité à faire une contre-révolution particulièrement sanglante, en faisant appel à une coalition de chefs d’États étrangers et en recourant à l’Otan qui a la réputation d’être une organisation terroriste et destructrice. C’est bien pourquoi il est impossible d’accorder le moindre crédit aux paroles de Moustapha Bou Chagour, lorsque, à propos de Seïf al-Islam Kadhafi, il déclare : "Il est traité conformément aux critères internationaux et continue de l'être, et pas comme lui-même avait traité nos prisonniers". Toute la population de Zenten est loin d’être acquise à la contre-révolution qui vient de s’accomplir ; elle va donc veiller sur les agissements de ces agents de l’étranger.
     Quant aux amis de Moustapha Bou Chagour, qui se trouvaient naguère en prison, n’avaient-ils pas multiplié les révoltes et cherché, au fil des années, à assassiner Mouammar Kadhafi et à attenter à la légitimité de la Grande Jamahiriya ? Ces quelques groupes de petits et moyens bourgeois, jaloux du Guide révolutionnaire, détestaient la démocratie directe et aspiraient, de l’extérieur du pays pour certains, à une fausse démocratie que des sirènes étrangères leur faisaient miroiter comme le meilleur régime politique, leur en faisant voir les paillettes jusqu’à les aveugler mais oubliant, toutefois, de leur montrer les limites de l’expression politico-économique de la majorité des peuples occidentaux tandis qu’une oligarchie politico-économico-financière enlève à ceux-ci, petit à petit, tous les moyens de vivre. Les voici, donc, ces rebelles, haineux à l’égard du peuple libyen dont ils ont massacré et fait massacrer les enfants et dont ils ont hypothéqué l’avenir, en faisant détruire 42 années de son travail. Ces gens-là mériteraient davantage qu’on leur donne une pelle et une pioche plutôt que des maroquins, des postes de président, vice-président, ministres, etc.
     De même, le procureur Luis Moreno-Ocampo, qui n’a pas une réputation irréprochable, et qui a déjà, à maintes reprises, prononcé la culpabilité de Seïf al-Islam comme de toute la famille Kadhafi, d’ailleurs, est incapable d’impartialité.

 

29.09.2011

117 - Pour détruire le peuple libyen, ils auront tout essayé...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 27 sept 2011, à 16 heures 15

 

fpetitdemange le 27/09/2011 à 16:19

 

Pour détruire le peuple libyen, ils auront tout essayé...

     Voilà la vérité des combats que n’osent pas même relater les médias communs, tant elle est terrifiante.
     Un CNT reconnu par 34 pays sur 192. Des rebelles qui s’arrachent le pouvoir, qui réclament toujours de l’argent et qui ne produisent que des mensonges, des tortures, des meurtres. Le CNT n’est qu’un comité de criminels éclaboussé du sang de dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants libyens. Il est aux mains des chefs occidentaux et son gouvernement n’existe que dans les imaginations et les déclarations faites pour tromper le monde. Ce CNT est haï et combattu par la majeure partie du peuple libyen.
     L’Otan, avec l’appui de pilotes israéliens, continue à bombarder… Après six mois de bombardements, que lui reste-t-il donc à bombarder ? Les populations civiles. Ceci, il faut le dire et le redire ! Que de mort(e)s ! L’Otan est rouge du sang des Libyens et des Libyennes qu’elle tue dans leur pays, dans leurs hôpitaux, dans leurs écoles, dans leurs maisons ! Elle va faire la morale à qui, à quel pays, cette organisation terroriste, xénophobe, raciste, réactionnaire ? Elle qui ne vit que du sang des peuples, de la lutte des classes, protégeant, avec ses bombes, le capital concentré entre les mains de la grande bourgeoisie des multinationales qui exploite le travail de certains peuples et qui fait massacrer les autres peuples lorsqu’ils ne veulent pas de son régime capitaliste impérialiste.
     Ils auront tout essayé, ces chefs politiques et militaires, français, britanniques, états-uniens, italiens, belges, danois, canadiens, qataris…, ces secrétaires sud-coréen et danois d'organisations terroristes, ce procureur de l’injuste CPI, cette présidente d’une lâche FIDH, etc. L’Otan cherche à justifier les massacres de la population civile libyenne, victime de ses crimes commis en masse sous ses bombes, par de prétendus charniers… C’est l’argument classique de l’Otan : il y a toujours un ou des charniers à mettre sur le compte des régimes ennemis, d’autant plus ennemis qu’ils sont soucieux de leur population. L’Otan avait déjà fait, en prenant appui sur les médias, le coup des charniers dans les Balkans, en Côte d’Ivoire ; elle le fait partout où elle bombarde… Étrange, non ?
     C’est une manie chez ses responsables politiques et militaires de vouloir mettre sur le compte des autres leurs propres ignominies, leurs propres crimes : les commandos européens, les soldats qataris et jordaniens, les rebelles exilés et non exilés libyens massacrent, décapitent, violent les résistant (e) s à la colonisation de la Libye. S’il y a des charniers, voilà d’où ils viennent. Honte aux journalistes de la désinformation, qu’elle soit écrite, radiophonique, télévisuelle.
     La France est en train de transformer la Libye en un vaste cimetière qui deviendra un vestige de l’histoire de sa guerre de rapines, de ses crimes contre les hommes, les femmes et les enfants libyens et leurs frères africains, et de sa guerre d’épuration politico-économique pour des générations.