16.11.2011

140 - Après la mission "Protecteur unifié" en Libye, une autre en Syrie ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 14 Nov 2011, vers 21 heures 50 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Après la mission « Protecteur unifié » en Libye, une autre en Syrie ?

 

     Les dégâts humains et matériels en Libye sont tellement considérables que le président de la république et ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères n’en disent pas le moindre mot à la population française. Il faut dire que les effets de sept mois de bombardements sur la Libye et sur la population civile libyenne, qu’ils se vantaient de vouloir protéger contre le « sanguinaire » Mouammar Kadhafi, traduisent la sauvagerie de cette guerre qu’ils ont décidée, ordonnée, et faite de leurs bureaux avec la complicité de l’émir du Qatar, bien à l’abri lui aussi…

     L’envoi de missiles avec des ogives à l’uranium appauvri, l’utilisation du phosphore blanc contre les civil(e)s, hommes, femmes, enfants, ordonné(e) par Rasmussen, Bouchard et Cie, l'assassinat politique et crapuleux perpétré sur le Guide révolutionnaire libyen, programmé par les dirigeants français, britannique, états-unien, obligent à l’honnêteté de dire que celui qui a défendu sa population, contre des groupes d’islamistes manœuvrés par l’Occident, n’est pas un criminel, mais que, par contre, ceux qui ont donné les ordres d'attaquer militairement un pays souverain, de renverser une démocratie directe, de massacrer une population civile et de liquider l’homme qui les gênait, sont des antidémocrates, des criminels de guerre et des criminels qui agissent contre l’humanité.

     Alors quand Mr Juppé appelle de nouveau l’ONU à la rescousse afin de « “protéger davantage” les populations civiles en Syrie face à “l’entêtement sanguinaire du régime de Damas” », les événements qui ont eu lieu en Libye amènent chacun(e) de nous à trembler pour la population civile syrienne placée sous pareille protection… Car, comme la majeure partie de la population libyenne, la majeure partie de la population syrienne soutient le dirigeant Bachar Al-Assad. Si la guerre contre la Libye et les hostilités contre la Syrie ont éclaté en mars, elles ont été préparées bien avant 2011. Qui plus est, la Ligue arabe apporte, lors de ces deux événements, un soutien indéfectible à l’Occident impérialiste contre les populations civiles arabes.

     Il serait intéressant de connaître la différence que fait Mme la baronne Ashton entre la situation en Libye et celle en Syrie… La différence est peut-être dans le fait que Bachar Al-Assad est président d’une république populaire et socialiste et que Mouammar Kadhafi était le symbole d’une démocratie directe, populaire et socialiste, ou dans le fait que la Syrie a moins d’hydrocarbures mais plus d’armes que la Libye… Quant à la république française, elle ressemble davantage à une monarchie qu’à une démocratie : son président n’a-t-il pas encore des pouvoirs régaliens ? Les soi-disant démocrates occidentaux, que gênait le régime libyen, ont tendance à fréquenter beaucoup de rois et d’émirs… Le roi Abdallah de Jordanie, qui exhorte Bachar Al-Assad à démissionner, ne s’est-il pas accroché à son trône durant les échauffourées de ces derniers mois dans son pays ?

 

27.07.2011

73 - Les chefs de guerre veulent déposséder le peuple libyen de son pouvoir

Commentaire envoyé au Point.fr vers 15 heures ; le modérateur a fait preuve d’une grande célérité pour laquelle je le remercie.

fpetitdemange le 18/07/2011 à 15:12

Les chefs de guerre veulent déposséder le peuple libyen de son pouvoir

 

     B. Obama et D. Cameron ont compris un peu tard qu’une soi-disant démocratie ne s’implante pas dans un pays, sans l’avis du peuple, surtout si celui-ci vit déjà dans une démocratie - et directe celle-ci - pas indirecte comme les “démocraties” des pays capitalistes. Aux prises avec des problèmes intérieurs à leurs pays, l’un lié par une dette faramineuse et l’autre environné de personnes fortement soupçonnées de corruption, ils ont dû en rabattre par rapport à l’attaque ignominieuse de la Libye et de sa population. Il n’y a plus guère que N. Sarkozy, qui, lui, ferme les yeux devant les problèmes intérieurs de la France, et le secrétaire général de l’Otan, A. F. Rasmussen, ami de l’extrême droite danoise, pour vouloir, coûte que coûte, détruire la Libye, assassiner M. Kadhafi et confisquer le pouvoir du peuple libyen. Car, c’est bien de ceci qu’il s’agit.
     Cette guerre contre la Libye doit cesser : à vouloir mettre le peuple libyen à genoux, c’est la France qui va être à genoux. Les chefs d’États occidentaux, qui se sont impliqués dans cette guerre civile, ont, par leurmission au titre mensonger,
« Protecteur unifié », prolongé celle-là de quatre mois déjà. Savent-ils, ces criminels, le nombre de morts et de blessés et les destructions que font leurs décisions ? Qu’avait fait le peuple libyen à la France, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Danemark, etc. pour que les chefs de ces pays l’agressent aussi sauvagement ?
     Et ces gens-là, qui ont menti, qui tuent par militaires interposés, vont encore oser nous parler des droits de l’Homme ? Et ces gens-là voudraient être réélus ? Tous ces chefs, qui veulent la mort de M. Kadhafi, rampaient pour le recevoir dans leurs capitales et rampaient de nouveau pour être reçus dans sa tente afin de tenter de décrocher des contrats… Alors ? Qu’ils ne viennent pas faire les malins
Curieusement, la CPI s’est mise en veilleuse : à partir du moment où il a été sérieusement question de juger les criminels de guerre qui mettent la Libye à feu et à sang, qui se cachent derrière les bombes de l’Otan et qui n’hésitent pas à écraser une population de quelque sept millions d’habitant(e)s, Luis Moreno-Ocampo, qui a déjà eu des démêlés avec la justice genevoise, a dû ranger ses accusations de procureur dans un tiroir. Combien de Libyen(ne)s mort(e)s dans la guerre civile provoquée de l’extérieur de la Libye et transformée en guerre impérialiste ?
     Certains articles avaient affirmé, il y a plusieurs semaines déjà, que la Russie avait reconnu le CNT… Étrange… Ceci dit, elle a mille fois raison de ne pas appuyer un organisme croupion sorti du néant et qui devra rentrer dans le néant puisque la population libyenne a montré, durant ces quatre mois, qu’elle n’en voulait pas à la tête de son pays. C’est elle qui détient le pouvoir à travers ses comités populaires. C’est elle que les chefs belliqueux de l’Otan veulent déposséder de son pouvoir politique et économique. Voilà la vérité.

 

24.07.2011

70 - Une réunion "tupperware" a eu lieu ce vendredi, à Istanbul, en Turquie

Commentaire envoyé au Point.fr le 15 juillet, non paru, renvoyé le 16, non paru, d'où son titre en violet. 

Une réunion “tupperware” a eu lieu ce vendredi, à Istanbul, en Turquie

     Ce 15 juillet 2011, la Turquie a prêté l’un de ces salons non occupés d’Istanbul pour un genre de mascarade à mourir de rire ou de honte, selon son caractère : espère-t-elle y gagner son entrée dans l’Europe plus tôt que prévu ? Un « groupe de contact » s’est donc réuni autour d’une table basse, pour y discuter de ses divers produits à vendre à l’opinion publique internationale. Lors de cette réunion, où apparaissent Polichinelle et un certain Moreno-Ocampo, de la CPI (Cour Pénale Internationale), qui a dû régler ses problèmes avec la justice genevoise, les différents représentants de la firme Otan ont décidé de reconnaître l’organisme croupion. (Nous croyions qu’il était reconnu depuis longtemps… Donc il est reconnu à la puissance petit n.) D’où viennent ces délégués “tupperware” et pour représenter qui ?
     Ce « groupe de contact » est composé de la France, du Royaume-Uni et des États-Unis, ou plutôt de quelques individus prétendant représenter ces trois pays. Rien de nouveau sous le soleil : ce sont toujours les mêmes qui brassent du vent. Sauf que, à force de multiplier les communiqués évoquant la reconnaissance de l’organisme croupion qu’ils ont créé de toutes pièces, ces trois États, France, Royaume-Uni, États-Unis, s’humilient à l’excès et ridiculisent leurs pays. La Chine a eu raison de ne pas participer à cette pantomime contraire à toute éthique politique.
     Il n’appartient pas à quelques fats de la manigance, sur plus de deux cents pays que compte le monde, de décider de la politique intérieure de la Libye, de la composition du gouvernement, et de demander le départ de M. Kadhafi de son pays. Dans la république populaire et socialiste libyenne, prévaut une réelle démocratie, la démocratie directe : c’est le peuple qui gouverne. C’est ce qui, fondamentalement, dérange les soi-disant démocrates des pays occidentaux de type capitaliste impérialiste. Autrement dit, les chefs occidentaux, non seulement sont des criminels de guerre qui devront être jugés comme il se doit, mais ils attaquent le peuple libyen dans ses prérogatives politiques et économiques et veulent annihiler sa volonté souveraine.
     Ces chefs occidentaux, obsédés par l’idée d’assassiner le Guide révolutionnaire, ont perdu tout respect dû à leur fonction en se livrant à un véritable chantage sur le peuple libyen : ils devront respecter la religion musulmane. Préféreront-ils aller jusqu’au génocide de la population libyenne plutôt que de reconnaître qu’ils ont perdu la guerre contre la Libye comme ils ont perdu celle contre l’Afghanistan, etc. ?
     Les peuples occidentaux ne veulent pas payer à la place de chefs d’États jusqu’au-boutistes qu’ils désavouent.

14.05.2011

21 - L'OTAN ? Cette organisation est un fléau...

fpetitdemange le 02/05/2011 à 21:07

 

L'OTAN ? Cette organisation est un fléau...

 

     Il faut que l’OTAN arrête de mentir. Cette organisation est un véritable fléau dans la vie des peuples du monde.
     Combien coûte cette entreprise de destruction, pour ne pas dire d’extermination, des peuples qui n’ont pas l’heur de lui plaire ? Elle ne respecte rien, ni la vie, ni la mort. Ces chefs d’Etats occidentaux, criminels de guerre, ne vont tout de même pas nous faire pleurer sur leurs ambassades qui ont eu bobo ! 
     Les rebelles réactionnaires ne sont effectivement que des « bandes criminelles armées » par la CIA… Ils disent ce que la CIA leur dicte, veulent ce que la CIA veut : ce sont des esclaves de la CIA. Bientôt, ils n’auront plus que leurs yeux pour pleurer. Quand la guerre sera finie, l’OTAN leur dira : “Salut ! Maintenant, rentrez chez vous. On n’a plus besoin de vous.” S’il est vrai que le chef d’Al-Qaïda, leur chef ?, Oussama Ben Laden, a été… assassiné par la CIA, c’est cette agence elle-même qui l’avait formé et qui a formé ces rebelles.
     L’OTAN ne peut pas dire une chose et son contraire. Il n’y a pas d’erreur : l’OTAN avait annoncé une recrudescence des bombardements sur… les zones urbaines de la Libye, c’est-à-dire sur les lieux où est concentrée une grande partie des quelque sept millions d’habitant(e)s. Les frappes chirurgicales (les militaires intelligents le disent eux-mêmes) et les massacres par erreur (sauf si les bombes sont confiées à des militaires abrutis), cela n’existe pas.
     Au milieu de cet acharnement à vouloir tuer le Guide révolutionnaire et sa famille et à détruire le pays, il ne faut pas oublier le gel des avoirs, non de M. Kadhafi mais de la Libye, cet afflux de milliards de dollars que les chefs d’États occidentaux, aussi voleurs qu’assassins, voudraient bien accaparer pour arranger les affaires d’une petite poignée d’actionnaires.
     Ah ! Ces Libyens retranchés en France et ailleurs - mais sont-ils réellement des Libyens ? - qui réclament toujours plus de bombardements sur la population de leur pays… L’Irak a perdu un million d’enfants dans l’embargo qui lui a été imposé par les chefs d’Etats occidentaux. Veulent-ils un million de morts pour la Libye ? L’Irak n’est toujours pas une démocratie et n’est plus un État laïc mais religieux ; quant aux Irakien(ne)s, beaucoup seraient atteint(e)s de divers cancers, conséquences des bombardements à l’uranium appauvri.