03.04.2012

168 - Les populations en danger

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 2 Av 2012, à 22 heures 20 : aucun décalage horaire entre Paris et la province. 

fpetitdemange le 02/04/2012 à 22:20

 

Les populations en danger

     Dans le cadre de l’Union Africaine, les pays de cet immense continent étaient en voie, durant ces deux dernières décennies, de s’affranchir de toute tutelle occidentale et pro-occidentale. L’acquisition de satellites de communication, la création du Fonds Monétaire Africain et de Banques africaines, le développement de l’agriculture afin d’obtenir l’indépendance alimentaire nécessaire pour ne plus subir les famines orchestrées par les spéculateurs sur les denrées de première nécessité (blé, riz), etc. : toutes ces mesures ont fini par effrayer les profiteurs et les nostalgiques de la colonisation.
      Il n’y a pas de hasard dans l’attaque militaire française de la Côte d’Ivoire présidée par Laurent Gbagbo, juste avant celle de la Libye : un chef d’État peut-il faire la guerre à un autre chef d’État pour un résultat d’élections présidentielles qui, tout compte fait, ne regardaient, en l’occurrence, que les Ivoirien(ne)s ? Depuis des décennies, le Guide révolutionnaire, Mouammar Kadhafi, n’était plus président de la république arabe libyenne ; le peuple détenait le pouvoir à travers la Jamahiriya (État des masses) et chacun(e) avait la possibilité de s’exprimer et d’agir : pour les chefs d’État occidentaux et pro-occidentaux, il fallait fomenter des troubles pour se donner, au nom des droits de l’homme, le prétexte de s’ingérer dans les affaires intérieures de la Libye, tuer le Guide révolutionnaire et écraser la démocratie directe à seule fin d’imposer… le chaos ! Pendant que les gangs s’entretuent sous les yeux du CNT fantoche, les multinationales pillent les hydrocarbures et installent leurs bases militaires pour empêcher la population restée fidèle au Guide de réorganiser le pays… En Syrie, le président Bachar el-Assad a été réélu avec des scores qui ne peuvent que rendre jaloux les présidents occidentaux, mais, pour ces derniers, qu’importe le vote populaire ! Il faut de nouveau fomenter des troubles et, toujours au nom des droits de l’homme, pousser le chef d’État syrien hors de sa fonction et renverser la république arabe syrienne trop favorable au peuple.
      En Tunisie, en Égypte, en Libye, en Syrie et ailleurs, il y a de fortes chances pour que les manifestants n’aient été que des pions agités par les membres d’Al-Qaïda (dont certains, ayant combattu, en Irak et en Afghanistan, les armées occidentales et ayant été arrêtés, sont passés du camp de torture de Guantanamo à la Libye, contre services à rendre : libérer des prisonniers de droit commun et se ranger soudainement du côté des ennemis états-unien, britannique, français) ; ces membres d’Al-Qaïda ont été réarmés par les firmes occidentales pour qu’ils puissent en découdre avec les forces légitimes de la Jamahiriya trop laïque à leur goût. En Syrie, le scénario se répète : qui donne, aux prétendus manifestants pacifiques, les armes qui assassinent la population civile syrienne et les officiers et sous-officiers du régime syrien légal et légitime qui la défendent ?

 

23.03.2012

167 - Cinq mois plus tard... Qu'advient-il de la population libyenne ?

Commentaire envoyé au Point.fr le Je 22 Ms 2012, à 23 heures 35. Je réintègre les deux mots censurés conformément au texte original.

fpetitdemange le 22/03/2012 à 23:36

 

Cinq mois plus tard... Qu'advient-il de la population libyenne ?

    Tandis que la signature des accords d’Évian entre l’Algérie et la France, a été - on ne peut plus brièvement - évoquée dans les médias français, sans doute parce que ces accords avaient mis fin, en 1962, à la colonisation, quel accords ont été signés entre le CNT et la France, et la Grande-Bretagne, et les États-Unis pour une réoccupation militaire de la Libye ?
      La guerre n’est pas terminée. Si les militaires au service des chefs d’État coalisés et de l’Otan n’écrasent plus, sous leurs bombes, hommes, femmes et enfants libyens, la guerre se poursuit sous une autre forme. (À propos, qu’avaient fait ces enfants à Mrs Obama, Sarkozy, Cameron, Berlusconi, à Mme Clinton, à Mrs Ban Ki-moon, Rasmussen, Bouchard, Moreno-Ocampo, à Mme Belhassen, à Polichinelle, et à d’autres [...
pareils monstres ?
])
      Cinq mois après que l’Otan ait cessé ses actes terroristes à grande échelle sur les quelque six millions d’habitant(e)s, la Libye est toujours la proie du CNT et des bandes armées qui avaient attaqué la police et l’armée régulières de la Jamahiriya en février 2011 et qui avaient été cautionnées par les chefs d’État occidentaux. Ce conseil de traîtres qui, à défaut de savoir gouverner, transforme le pays en une vaste poubelle à ciel ouvert, fait tirer à balles réelles sur les manifestant(e)s de Benghazi mécontent(e)s d’avoir été berné(e)s, et tue ! Quant aux bandes armées, elles sillonnent le pays pour répandre la terreur, se livrent, de nuit comme de jour, aux pillages, à la destruction des logements, multiplient les arrestations et les emprisonnements arbitraires, les viols, les tortures, les assassinats, grâce à la complicité silencieuse des chefs d’État français, britannique, états-unien, israélien, etc., et à celle des très croyants émirs  d’Arabie saoudite et du Qatar
,
sous l’œil des multinationales occidentales qui profitent de la perpétuation de cette guerre civile pour pomper le pétrole et réinstaller leurs bases militaires avec la perspective de s’emparer de l’énorme gâteau qu’est le continent africain. Par ailleurs, les chefs d’État français, britannique, états-unien font le silence sur ce que sont devenus les avoirs libyensAvoirs libyens : deux mots tabous.
      Dorénavant, la majeure partie de la population libyenne n’a plus aucun moyen de vivre : plus de logement, plus de nourriture, plus d’accès aux soins médicaux et aux hôpitaux…
      Les chefs d’État, les militaires, et leurs valets, ont laissé, dans ce beau pays développé qu’était la Libye, une situation catastrophique. Ces va-t-en guerre qui ont agressé un État souverain, ces terroristes qui n’ont pas hésité à attaquer une population civile qui n’avait commis aucun crime contre leurs pays, ces monstres qui ont fait massacrer des enfants jusque dans leur sommeil, ces commanditaires de l’assassinat et du lynchage du Guide révolutionnaire, devront rendre des comptes.
      Alors, la France… ou plutôt le chef d’État français, après tout cela, que peut-il exiger par rapport à M
r Abdallah al-Senoussi ?

 

28.02.2012

164 - La Libye, la Syrie...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 27 Fév 2012, à 22 heures 05.

 

fpetitdemange le 27/02/2012 à 22:06

 

La Libye, la Syrie...

 

     Les conteurs de nouvelles ne cessent d’égrener les dizaines, voire les centaines, puis les milliers de morts prétendument dus à Bachar el-Assad, en Syrie, comme ils ont fait pour Mouammar Kadhafi, en Libye. Comme si les assassins étaient forcément le Guide révolutionnaire et le président élu et les victimes ceux qui attaquent leur pays avec l’aide de l’étranger
     Les médias portent une grande responsabilité dans les guerres des chefs occidentaux et pro-occidentaux tournées contre les populations civiles. Leurs correspondants dépêchés sur les lieux des combats pénètrent, souvent clandestinement, dans ces pays, puis s’installent, non pas toujours dans des habitations neutres, mais dans les locaux des rebelles, comme en Syrie ! C’est dire qu’à partir de cette connivence avec les dits rebelles, ils ne peuvent être impartiaux et indépendants. Étant, dans leur grande majorité, à la solde du système capitaliste impérialiste, bon nombre de journalistes sédentaires ne peuvent afficher leur étonnement de voir tomber des collègues sous les bombes ou sous les balles : “Qui sème le vent récolte la tempête”.
     N’y a-t-il pas, en Syrie comme en Libye, des morts du côté des agresseurs et du côté des agressés ? En Libye, les chefs d’État belliqueux ont voulu, avec leurs bombes, imposer leurs bases militaires, pour tenir en respect la population restée fidèle au Guide révolutionnaire et à sa démocratie directe, et leurs multinationales pour piller les ressources libyennes. Ainsi, ces “grands donneurs de leçons démocratiques” n’hésitent pas à semer le désordre dans ces pays, en faisant fi de l’armée et de la police régulières, soutenues par la majeure partie des populations libyenne et syrienne, qui ne font que défendre leur pays contre les agressions venues de l’extérieur, de l’étranger. L’agression armée de la Syrie est financée, notamment, par les exilé(e)s syrien(ne)s aisé(e)s, et même très aisé(e)s, qui n’hésitent pas à se vanter, dans des interviews radiophoniques, de leur fortune mise au service de la déstabilisation de leur pays natal. Bachar el-Assad a été élu président, un président qui, s’il ne convient pas aux chefs d’État occidentaux et pro-occidentaux et aux exilé(e)s syrien(ne)s, convient à la population qui l’a élu et qui vit dans le pays.
     Quant aux journalistes français, pourtant si corporatistes d’ordinaire, ils ne disent, ni n’écrivent un seul mot, par exemple, sur cette journaliste libyenne de la Jamahiriya, Hala Misrati, détenue depuis août 2011 par les rebelles, dans des conditions déplorables, et contrainte à faire des déclarations contre sa volonté et contre ses convictions politiques : ces faux révolutionnaires ne sont que des criminels qui, au viol physique, joignent le viol psychologique. Hala Misrati est en danger de mort. Mais comme c’est une journaliste de la Jamahiriya, fidèle à son pays, attachée à sa démocratie directe, elle est renvoyée dans les oubliettes médiatiques.

 

12.02.2012

162 - « Allah, Mouammar, la Libye et c’est tout. »

Commentaire envoyé au Point.fr, le Sa 11 Fév 2012, à 22 heures 38. Un mot ayant été censuré, je le réintègre conformément au texte original : les crimes que commettent les chefs d'Etat, par personnes interposées, en donnant à celles-ci des ordres, restent des crimes qui doivent être punis. Les peuples devraient exiger, de leurs représentants dans les Assemblées nationales, la levée de toute immunité présidentielle, parlementaire, etc. Enfin, je rappelle que le "Polichinelle" en question est BHL.

 

fpetitdemange le 11/02/2012 à 22:40

 

«Allah, Mouammar, la Libye et c’est tout.»

     C’est le désir de la majeure partie de la population libyenne ; l’autre partie, qui s’est opposée au Guide révolutionnaire, cultive désormais le regret. Pourquoi ? Tout simplement, parce qu’elle voit son pays détruit, sa vie quotidienne incommensurablement plus difficile maintenant qu’au temps du Guide. Les traîtres à leur pays eux-mêmes le savent : déjà, les colonisateurs, qui s’installent comme des conquérants sur le sol libyen parce qu’ils ont courageusement largué des dizaines de milliers de tonnes de bombes, huit mois durant, sur quelque 6 millions d’habitant(e)s, ont commencé leur pillage
     La ville de Syrte, rasée par les bombardements de l’Otan (Mission « Protecteur unifié »), rappelle la ville basque de Guernica, rasée, au temps de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste, par les bombardements de la Luftwaffe (légion Condor) : dans l’un comme dans l’autre cas, il s’agissait de terroriser la population fidèle, l’une à la révolution de 1969, l’autre au Frente Popular (Front Populaire) du gouvernement républicain espagnol. Pour Franco, la prise de pouvoir n’était plus très loin : les “démocraties” s’empresseront de reconnaître le nouveau régime, et la France, de lui envoyer Pétain. Pour le CNT, force est de constater qu’il ne s’agit que d’un organisme bricolé par un Polichinelle, lequel Polichinelle, dorénavant, a beau se laver les mains, le sang des hommes, des femmes, des enfants libyens reste définitivement collé à sa peau.
     Certain(e)s ministres des Affaires étrangères européen(ne)s, ne déclaraient-ils (elles) pas, avant les bombardements de l’Otan, que le colonel Kadhafi avait perdu toute légitimité en décidant de bombarder son peuple ? Un an après, quelle légitimité peut avoir un CNT qui a appelé les étrangers à bombarder son pays et la population, qui, jour après jour, cautionne les viols, les tortures, les crimes de toutes sortes, commis par ses diverses factions sur la population résistante fidèle au Guide révolutionnaire et attachée à la démocratie directe, et qui, de surcroît, laisse les troupes étrangères prendre le contrôle militaire et donc aussi le contrôle politique du pays dans le but de protéger les multinationales et de leur garantir la prise des rênes de l’économie ?
     Le scénario qui avait été jeté à la poubelle par la Révolution blanche, en 1969, revient en vigueur avec la contre-révolution préparée, de longue date, par des générations de chefs d’État occidentaux. Une fois l’assassinat de Mouammar Kadhafi accompli en octobre 2011, les chefs d’État [...criminels] peuvent installer leurs bases militaires sur tous les points stratégiques et, par là-même, imposer leurs multinationales qui vont, sans vergogne, exploiter la main-d’œuvre libyenne appauvrie par la guerre, à moindre coût, et la contraindre à la complicité de vol de ses richesses et au remboursement des bombes avec lesquelles ils ont terrorisé, handicapé, tué ses enfants.

 

08.02.2012

161 - Qui devrait juger qui ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 6 Fév 2012, à 22 heures 58 ; non paru. D'où son titre en violet.

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Qui devrait juger qui ?

 

     Depuis qu’ils ont appelé les bombes de l’étranger, sur la Libye et sur sa population, qui ont fait plus de 100.000 morts, ces rebelles maltraitent, violent, torturent, assassinent les partisans de la Jamahiriya libyenne. Or, dès les débuts de l’année 2011, l’ONU, la FIDH, la CPI, A.I., les HWR, etc., qui n’ont cessé d’exercer des pressions sur les pays occidentaux jusqu’à ce qu’ils s’ingèrent dans les affaires intérieures de la Libye, savaient que les “manifestants” armés, les prétendus rebelles, ne respectaient pas les droits de l’homme. Mais, voilà, pour éliminer le Guide révolutionnaire, tout était permis et un voile de silence s’est abattu sur les crimes perpétrés par ces pantins qui ont bénéficié de l’appui politique, économique, militaire, idéologique, psychologique des États-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, du Danemark, de l’Italie, du Qatar, de la Turquie, d’Israël, etc. : tous les crimes évoqués ne pouvaient être alors commis que par des partisans de Mouammar Kadhafi. Celui-ci étant mort assassiné depuis quatre mois, ces organisations, vont-elles l’accuser encore de tous les crimes qui se commettent quotidiennement ?

     Les rebelles, ne devraient-ils pas être traduits devant des tribunaux pour attaque, à main armée, menée contre les forces régulières de la police et de l’armée libyennes ? N’ont-ils pas libéré des prisonniers de droit commun pour agresser la population civile fidèle à sa démocratie directe ? N’ont-ils pas commis des actes de guerre contre le pays ?

     Rejoignant la « défense composée d’une quinzaine d’avocats » [LePoint.fr, art. “La Libye commence à juger les partisans de Mouammar Kadhafi”, 5 fév. 2012], il est permis de se demander en quoi un tribunal militaire peut juger des civils qui n’ont fait que défendre leur pays contre des pantins manipulés par des chefs d’États étrangers. Par ailleurs, il n’y a toujours pas l’ombre d’une démocratie quelconque, promise par les chefs d’États agresseurs, dans ce pays. Jour après jour, des factions de rebelles s’entre-tuent dans les rues. Quand ils ne s’entre-tuent pas, ils recherchent les partisans de la Jamahiriya pour les massacrer.

     Qui va juger qui ? Les chefs d’États belliqueux qui intervenaient sous le prétexte de sauver des vies dans la population civile libyenne et qui, par leurs milliers de tonnes de bombes sur les villes et les villages, ont fait plus de morts et de blessés que n’en auraient fait les troupes régulières de la Jamahiriya et les rebelles, ne devraient-ils pas être jugés, quant à eux, devant un tribunal militaire ? Depuis que l’Otan a détruit la Libye, malgré les agressions quotidiennes qui se terminent par des carnages effectués contre elle, la population civile fidèle au Guide révolutionnaire résiste : elle ne veut toujours pas d’un régime politique et économique imposé par les bombes des chefs d’États étrangers qui croient pouvoir, comme au temps du roi fantoche, installer leurs bases militaires pour la mater et lui voler son pétrole.

 

27.01.2012

159 - Un pays qui « sombre dans le chaos » n'est pas un pays libre...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Je 26 Jvr 2012, à 18 heures 53.

 

fpetitdemange le 26/01/2012 à 18:54

 

Un pays qui « sombre dans le chaos » n’est pas un pays libre...

     Partout où il y a un modus vivendi (manière de vivre) ensemble entre des peuples aux ethnies, aux religions différentes, les chefs des États capitalistes ne peuvent s’empêcher, au prix de dizaines de milliers de bombes, de faire écraser ces peuples sous le généreux prétexte de leur apporter une prétendue liberté : les droits humains n’étant déjà pas respectés dans leurs pays, comment ces chefs des États capitalistes peuvent-ils vouloir les imposer à d’autres chefs d’État ?

     Mouammar Kadhafi, un dictateur ? Les plus terribles des dictateurs, dans le cours de l’histoire, n’ont jamais gêné les chefs des États capitalistes. En Amérique latine, les présidents élus, considérés comme trop proches des peuples, n’ont-ils pas été assassinés et remplacés par des dictateurs soutenus, qui plus est, par d’anciens SS exilés ? En Europe, le général Franco est mort, à 83 ans, dans son lit, inquiété en rien par les autres chefs d’État occidentaux de l’époque : d’ailleurs, une certaine justice espagnole n’a-t-elle pas décidé de faire l’impasse sur les tortures infligées aux républicains espagnols et à leurs familles ? (Il est vrai que Juan Carlos ayant été considéré par Franco comme son “dauphin”, il fallait vite refermer le chapitre du franquisme.) C’est ainsi que d’aucuns s’acharnent à faire oublier aux peuples les pages les plus rouges de leur sang dans l’histoire des pays.

     Mouammar Kadhafi était parvenu, par la création de l’État des masses, à maintenir une structure familiale et tribale qui permettait de transcender les haines séculaires entre les familles, entre les diverses tribus. Le développement du pays avait largement contribué à apporter un contexte favorable à ce maintien. Il a fallu que ces quelques chefs d’État, haineux et aux abois dans leurs pays respectifs, fassent rallumer, par leurs services secrets et en profitant d’attaques, par des bandes armées, de la police libyenne, les querelles endormies ; il a fallu un Polichinelle prétentieux, des ministres français des Affaires étrangères et de la Défense revanchards, pour semer la zizanie entre les Libyen(ne)s de la Jamahiriya, les Libyen(ne)s de la Cyrénaïque nostalgiques, jusqu’à reprendre son drapeau, d’une monarchie que la grande majorité n’a pas connue, et les Libyens exilés qui, comble de l’ingratitude, ont pu effectuer leurs études à l’étranger grâce à… la Jamahiriya qui les finançait.

     Mais, voilà, les anciens colonisateurs, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, avec la complicité de la Turquie, poussés de façon impérieuse par Israël, ont décidé d’écraser 42 années de travail du peuple libyen et le peuple libyen lui-même, fidèle au Guide révolutionnaire ; ils ont décidé, pour entraver le développement du continent africain, qui devait se poursuivre plus ou moins indépendamment de l’Europe et des États-Unis, de réinstaller les bases militaires qu’ils avaient dû retirer après la révolution de 1969 en Libye.

 

03.01.2012

155 - Le CNT fête la fin de l'indépendance de la Libye

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 28 Déc 2011, à 22 heures 30 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Le CNT fête la fin de l’indépendance de la Libye

 

     Ce titre serait plus conforme à l’histoire.

     Autrement dit, les Libyens et Libyennes, suite à l’ingérence de la France, de la Grande-Bretagne et des États-Unis dans les affaires intérieures de la Libye, suite aux bombardements de leur pays par les forces coalisées puis par l’Otan, suite à l’invasion de commandos européens, de troupes qataries et des forces spéciales françaises, britanniques, états-uniennes, font un bond de 42 ans en arrière pour ne pas dire de 60 ans

     Les renégats tel Mustapha Abdel Jalil, les destructeurs de leur pays natal tel l’exilé libyen Abdel Rahim al-Kib, n’ont rien inventé puisqu’ils récupèrent tout ce qui vient de l’époque précédant la révolution de 1969, jusqu’au drapeau du CNT qui n’est autre que le drapeau rouge-noir-vert, avec le croissant et l’étoile, de la monarchie sanussi du roi Idris 1er. Or, celui-ci n’a jamais été autre chose que le roi fantoche des occidentaux. De quels occidentaux ? Des Français, des Britanniques, des États-Uniens. Ce n’est pas un hasard si, le 17 mars puis, en catimini, le 24 ou 25 décembre 2011, le petit-neveu du roi fantoche, Muhammad al-Sanussi, a remis les pieds en Libye

     Le grand-oncle avait réussi ce tour de force, alors que l’indépendance, trouvée dans une boîte à surprise, le 24 décembre 1951, n’était qu’une fausse indépendance, d’aliéner son pays aux desiderata occidentaux, en laissant s’installer des bases militaires états-uniennes, britanniques, françaises sur le sol libyen. Or, en cette fin d’année 2011, qu’y a-t-il en Libye ? Des bases militaires françaises, états-uniennes en attendant les bases britanniques si elles n’y sont déjà.

     1951-1969 : monarchie du roi Idris 1er ; 1969-2011 : démocratie directe instaurée par Mouammar Kadhafi ; 2011 : fabrication d’un Comité National de Transition bricolé par un Polichinelle et reconnu par quelques chefs voyous, voleurs et criminels d’États occidentaux endettés, au bord de la faillite. Mais qui est ce Mustapha Abdel Jalil ? Président de la cour d’appel de Tripoli, il a confirmé à deux reprises la condamnation par pendaison de cinq infirmières bulgares et d’un médecin palestinien ; puis, ministre de la Justice grâce à Seïf Al-Islam, de 2007 à 2011, ce petit homme haineux et ingrat serait, sans la famille Kadhafi, dans l’anonymat le plus complet.

     Le Guide libyen, Mouammar Kadhafi, a été, sur ordre des chefs d’États occidentaux, lynché et sauvagement assassiné par leurs valets : il ne s’agit pas d’une simple mort mais d’un assassinat politico-économique doublé d’un crime crapuleux.

     Alors, que les médias ou experts en tous genres du monde arabe ne viennent pas induire les esprits en erreur en faisant passer des vessies pour des lanternes : une contre-révolution sanglante pour une révolution en douceur, une recolonisation pour une indépendance, une oligarchie bourgeoise pour une vraie démocratie. Il n’est même plus question de révisionnisme, à ce niveau-là, mais d’une falsification de l’histoire.

 

28.12.2011

154 - Les "révolutionnaires" se plaignent des caisses vides...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 14 Déc 2011, 22 heures 40. J'ai réintégré l'une des coupures dans le texte, selon l'original.

 

fpetitdemange le 14/12/2011 à 22:43

 

Les "révolutionnaires" se plaignent des caisses vides...

…pendant que les firmes étrangères pillent l’or noir.
     Il est vrai que, une fois le Guide révolutionnaire assassiné, le pouvoir politique et économique arraché à la Jamahiriya populaire et socialiste et transféré à quelques-uns de leurs valets libyens, exilés ou pas, il est beaucoup plus facile, pour les chefs d’États occidentaux et leurs ami(e)s des multinationales, de recoloniser le pays. Les jeunes libyens, qui ont cru que l’Occident était un Paradis sur terre, commencent à déchanter.
     Maintenant que leur pays est détruit, les habitant(e)s de Benghazi, qui ont contribué à la contre-révolution, vont découvrir le poids qu’ils ont dans la politique et l’économie de leur pays face à une poignée de rapaces occidentaux qui se sont octroyé, entre autres, les avoirs libyens. M. Juppé, ne fait-il pas le généreux, en ce moment, avec l’argent du peuple libyen en promettant de dégeler une certaine somme !

     Les opposants à Mouammar Kadhafi découvrent l’héritage que leur ont laissé les bombes de l’Otan tombées du ciel sur ordre de la cohorte de chefs d’États criminels qui ont voulu détruire ce pays pour s’emparer de ses hydrocarbures et pour tenter de faire exploser l’Union Africaine. Dorénavant, la belle ville de Syrte est pire qu’Oradour-sur-Glane en 1944 : les bombardiers ont systématiquement détruit les villas et les immeubles, les un(e)s après les autres ; ils ont saccagé les infrastructures ; ils ont défiguré le paysage : arbres calcinés, poteaux réduits à des blocs de béton jonchant les rues et les routes, etc. Enfin, crimes parmi les crimes, de nombreux enfants sont passés du berceau à la tombe

     Les factions rebelles, exilées et non exilées, s’entre-déchirent, s’entre-tuent pour un pouvoir qui leur échappe, aux unes et aux autres, pendant que les multinationales françaises, britanniques, américaines pillent le pétrole, le gaz et toutes les richesses que les bombes auront épargné(e)s. Déjà, des bases militaires américaines et françaises s’installent, comme au temps de la monarchie du roi fantoche, Idris 1er, pour recoloniser le pays et pour mater toute révolution possible de la population restée fidèle au Guide révolutionnaire, pour recoloniser le Sahara et les neuf autres pays sur lesquels il s’étend, sans oublier le territoire du Sahara occidental, où se trouvent pétrole, cuivre, manganèse, fer, phosphate, uranium, et puis pour surveiller le Sahel… La Libye est un carrefour stratégique pour atteindre le cœur de l’Afrique.

     Mouammar Kadhafi avait-il attaqué, avec l’armée libyenne, un pays occidental ? Avait-il donné l’ordre à des militaires de bombarder la population civile française, britannique, états-unienne, afin d’avoir la peau des dirigeants politiques, afin d’imposer, contre les populations, un système politico-économique et de piller leurs richesses ? [...].

02.11.2011

134 - Les puissances étrangères imposent leurs valets

Commentaire envoyé au Point.fr, le 1er novembre 2011, vers 22 heures 45.  

 

fpetitdemange le 01/11/2011 à 22:52

 

Les puissances étrangères imposent leurs valets

     Cette guerre en Libye, pour déposséder la Jamahiriya de la démocratie directe et la remplacer par un CNT composé d’individus étrangers ou au service de l’étranger, restera dans les mémoires. Elle est le point de basculement de la puissance de l’Occident à l’Orient.
     Les chefs d’États occidentaux et pro-occidentaux seront décrits, dans l’Histoire, comme de lâches pillards ayant inventé une guerre contre un pays politiquement souverain, économiquement moins endetté que les leurs, afin de s’emparer des richesses de quelque sept millions d’habitant(e)s. Mais le peuple libyen ne se laissera pas facilement recoloniser.
     Le CNT, imposé par la dictature des armes occidentales, ne pourra jamais gouverner dans ce pays, sauf par la terreur. D’ailleurs, certaines mesures annoncées, si elles sont appliquées, feront reculer le peuple libyen de 42 ans. La Jamahiriya, dans ce pays musulman qu’est la Libye, avait gardé l’esprit de la charia ; les nouveaux petits chefs intégristes veulent appliquer la charia à la lettre. La polygamie, que le peuple libyen avait abandonnée pour la monogamie - polygamie naguère encore tant décriée par les chefs d’États occidentaux -, va être remise en vigueur. Par ailleurs, d’autres mesures, annoncées comme des nouveautés, ne sont, en réalité, que des reprises du programme de la Jamahiriya : en Libye, pays musulman, les prêts contractés auprès des banques n’étaient assortis d’aucun intérêt et, donc, les Libyens pouvaient emprunter de l’argent sans avoir à payer le moindre supplément. M Abdel Jalil n’a vraiment rien inventé…
     L’équipe, mise à la tête du pays, ne sera jamais que le gouvernement de l’étranger. Abdel Rahim al-Kib, est né à Tripoli, certes. Il a enseigné à l’Université de Tripoli. Après quoi, il est parti aux États-Unis : le voici enseignant à l’Université de la Caroline du Nord. En 1985, il est professeur-adjoint, puis, en 1986, professeur de génie électrique à l’Université d’Alabama. Il enseigne ensuite à l’université américaine de Sharjah (E. A. U. ), enfin, à l’Institut du pétrole, toujours dans les Émirats Arabes Unis. Il a été consultant pour plusieurs entreprises dont la société Alabama Power et Services Southern Company. Ultralibéral, homme d’affaires, il devient directeur du conseil exécutif du CNT, c’est-à-dire premier ministre (par intérim) : tout juste l’homme qu’il fallait aux dirigeants des États-Unis et à leurs amies multinationales pour installer leurs bases militaires en Libye et soigner leurs intérêts économiques dans l’exploitation des puits de pétrole.
     Pendant le temps de ces manœuvres politico-économiques, que devient la population à laquelle les coalisés et l’Otan avaient promis les droits de l’homme, la liberté, la démocratie ? Certain(e)s Libyen(ne)s reviennent progressivement dans leurs villes et découvrent leurs maisons détruites ou pillées et, surtout, ils-elles voient les maisons, les jardins, les cours, les rues jonché(e)s de cadavres.

 

25.07.2011

72 - En Libye, le pouvoir est entre les mains du peuple

fpetitdemange le 18/07/2011 à 00:13

 

 

En Libye, le pouvoir est entre les mains du peuple

 

 

     Quel rôle a l'armée française dans cette guerre ? Est-ce son rôle de bombarder un État souverain, de détruire un pays et de massacrer sa population ?
     Comment un chef d’État peut-il attaquer, des mois durant, un État souverain pour soutenir une poignée d’opposants, pas tous libyens, manœuvrés par la CIA et aidés par des commandos européens au sol, à moins d’avoir l’esprit égaré ? La chose est sérieuse. Car il suffirait d’une poignée d’opposants en France, armés par l’AQMI et bien relayés par une propagande en leur faveur, pour que des armées étrangères viennent bombarder la France et Paris et Lyon et Marseille et Toulouse et Bordeaux et Nantes et Le Puy-en-Velay et Corcieux, etc.

     Peut-on donner, ici, quelques éléments historiques pour aller au-delà des clichés usés à l’extrême ?

     Après avoir été colonisée par l’empire ottoman puis par l’Italie, la Libye fut ensuite occupée par le Royaume-Uni, les États-Unis et la France qui y installèrent leurs bases militaires, sous le regard bienveillant de “leur” roi Idris 1er, lequel abandonnait ainsi le pays à une autre forme de colonisation. La révolution du 1er septembre 1969, effectuée sans violence par Mouammar Kadhafi et un groupe de compagnons d’études, devait mettre un terme à cette monarchie fantoche. C’est pourquoi, depuis 42 ans, M. Kadhafi est le symbole de l’indépendance, de la liberté retrouvée pour le peuple libyen.
     Depuis le début de cette année, ce sont les mêmes pays (la France, le Royaume-Uni, les États-Unis) qui attaquent la Libye. Il a même été question, un moment, de replacer un neveu du roi sur le trône… Ainsi, alors que les pays agresseurs reprochent à M. Kadhafi de rester trop longtemps « au pouvoir », ils étaient prêts à installer une monarchie ! Or, l’histoire politique apprend qu’une monarchie n’a rien d’une démocratie et qu’elle s’appuie sur une famille dynastique laquelle, en général, s’accroche au trône pour des générations. (Le roi Idris 1er n’a pas eu de chance ; il fait exception à la règle.)
     La propagande occidentale peut encore bien tromper qui veut être trompé, mais le peuple libyen, lui, est bien placé pour savoir qui est M. Kadhafi, et l’immense évolution que cette révolution a fait vivre et fera encore vivre à son pays et à tout le continent africain. La Libye est une démocratie non pas indirecte (comme dans les pays dits démocratiques tels que la France), mais une démocratie directe. En Libye, il n’y a pas de gouvernement, pas de députés, pas de représentants, au sens occidental de ces termes. Le peuple se dirige lui-même : il exerce le pouvoir lors des congrès populaires et au sein des comités populaires. C’est dire qu’il participe activement à la vie politique de son pays et prend les décisions qui concernent sa vie au quotidien. Il n’y a pas de gouvernants-gouvernés.
     C’est la raison pour laquelle Mouammar Kadhafi ne peut renoncer au pouvoir : pour y renoncer, encore faudrait-il le détenir !

 

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