23.11.2011

143 - Qui sont les criminels dans cette histoire?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Di 20 Nov 2011, à 22 heures 25. Je suis désolée ; hier, 22 novembre, j'ai couru derrière le temps et j'ai oublié cet article en chemin.

 

fpetitdemange le 20/11/2011 à 22:26

 

Qui sont les criminels dans cette histoire ?

     Comme son père et ses frères, Seïf Al-Islam a protégé la population libyenne, du mieux qu’il a pu, contre les exilés de retour et les rebelles de Benghazi, qui, armés, l’ont attaquée, dès la mi-février, et l’attaquent encore. Les Kadhafi n’ont pas réprimé la population mais tenté de calmer la bande armée qui s’en prenait à elle.
     En prenant fait et cause pour cette bande armée, dont certains membres font partie de l’Aqmi, les chefs d’États français, anglais, états-unien, qatari, israélien, se sont, non seulement ingérés dans les affaires intérieures de la Jamahiriya, mais ils ont utilisé des traîtres qui n’ont pas hésité à appeler les bombes sur leur pays et sur la population, mais ils ont engendré des monstres qui torturent, qui massacrent, mais ils ont bombardé, durant sept mois, une population de quelque cinq millions d’habitant(e)s. Cette population vit, désormais, dans les ruines grâce aux bombardiers de l’Otan et aux drones français et israéliens, et dans l’absence d’êtres chers disparus dans des conditions atroces. Cela ne pourra être pardonné par les Libyen(ne)s, mais non plus par les Africain(e)s, aux chefs d’États agresseurs et à leur Polichinelle. Que ce dernier et ces chefs, criminels, ne viennent plus nous parler de démocratie, de culture, de liberté, de justice, d’humanité ! Qu’ils ne viennent plus dénoncer l’application de la charia en Iran ou ailleurs !
     Il faut espérer que le CNT, imposé par des bombes à la population libyenne, et toute sa bande de renégats, qui ont cumulé, durant huit mois, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, soutenus par les forces occidentales et pro-occidentales, ne se comporteront pas avec Seïf Al-Islam comme ils se sont comportés avec son père et l’un de ses frères. Mais que penser d’une justice administrée par un CNT dont le président, Moustafa Abdel Jalil, était naguère - c’est-à-dire en un temps où le « dictateur » Mouammar Kadhafi n’était pas l’homme à abattre - le président de la Cour d’appel de Tripoli qui avait condamné à la mort par pendaison, puis confirmé par deux fois la sentence, deux infirmières bulgares et un médecin palestinien, entre 1999 et 2007 ? Mahmoud Jibril, qui avait quitté la Libye en 1975, et qui a fait ses études au Caire puis à Pittsbugh, était revenu des États-Unis, après des décennies d’absence : n’était-il pas à la tête du développement économique national, de 2007 à fin 2010, c’est-à-dire au temps du « dictateur » Mouammar Kadhafi ? La plupart de ceux qui se plaignent du régime, au temps du Guide révolutionnaire, n’ont-ils pas contribué à faire de ce régime ce qu’il était ?
     Quant au procureur général de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, qui a servi les dictateurs argentins, il n’est pas mieux placé que les gens du CNT, naguère encore au service du « dictateur » Mouammar Kadhafi, pour juger le fils de celui-ci. Il n’y a rien à attendre de tous ces gens qui ont bafoué les droits de l’être humain, les droits nationaux et le droit international.

 

27.09.2011

116 - Ces avoirs du peuple libyen, que de têtes ils font tourner...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 26 sept 2011, à 11 heures 10 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Ces avoirs du peuple libyen, que de têtes ils font tourner…

 

     Comment peut-on rapporter de telles billevesées ? « Or, d’après un câble diplomatique de l’ambassade américaine à Tripoli révélé par Wikileaks, il semblerait que cette richesse ait profité à l’ensemble de la famille Kadhafi. » [LePoint.fr : art. “Combien possède la Libye ?”, 25/08/2011] L’ambassade américaine étant, ici, juge et partie, ces propos ne sont pas dignes de foi ; de plus, l’utilisation du conditionnel « il semblerait », révèle qu’elle ne sait rien et qu’elle ne fait que supposer pour nuire, une fois de plus, à la famille Kadhafi.

     Après cela, « Daniel Lebègue, président pour la France de l’ONG Transparency international », déclare ceci : « Contrairement à la Tunisie ou à l’Égypte, il n’existe pas en Libye de séparation des pouvoirs, qui demeurent tous sous la tutelle de Kadhafi ». Là aussi, la France étant juge et partie, ces propos sont dénués de la moindre objectivité ; en outre, cette explication, qui n’en est pas une, est suivie de cette phrase… « Selon ce dernier, ce sont donc près de 190 milliards de dollars qui se sont potentiellement retrouvés entre les mains du Guide et de sa famille. » [Idem.] Avec un « Selon » indiquant qu’il s’agit d’un avis tout à fait personnel, et un « potentiellement », qui n’indique que la possibilité conditionnelle d’une action, D. Lebègue tente de faire passer ses croyances pour des vérités.

     Quant à l’Union Européenne, si elle protège les avoirs libyens des pro-Kadhafi, c’est-à-dire de la majeure partie du peuple libyen, comme les coalisés et l’Otan protègent la population civile libyenne, il y a tout à redouter. Qu’a-t-elle dit et fait contre le massacre de 60.000 Libyens et Libyennes par l’Otan ? Il est certain qu’elle ne rechignerait pas à s’emparer d’une partie de ces avoirs qui appartiennent au peuple libyen ! Même Alain Juppé, qui devra répondre des crimes commis contre la population civile, finit par parler d’« avoirs libyens » et non d’« avoirs de Kadhafi ». C’est dire…

Avant et durant ces six mois de guerre, les avoirs libyens ont tourné et continuent à faire tourner la tête des chefs aux abois des prétendues démocraties. Ces derniers feignent d’oublier que le peuple libyen, par la démocratie directe exercée à travers les comités et les congrès populaires, a beaucoup plus le contrôle sur la gestion des fonds libyens que les peuples des fausses démocraties qui n’ont, eux, aucun contrôle concret possible sur la gestion des fonds de leurs pays. D’où les malversations de toutes sortes qui apparaissent, de façon récurrente, dans ces pays dits démocratiques. Et les voleurs d’accuser de vol le Guide révolutionnaire.

     Enfin… « Sur les 193 pays que comptent les Nations unies, seuls 34 d’entre eux ont pour l’instant reconnu le CNT. » [Idem.] C’est dire qu’il y a 34 pays, prêts à s’approprier les avoirs libyens, qui accordent une légitimité à une bande armée criminelle, très intéressée par l’argent et facile à manœuvrer. Mais cette bande armée est honnie par la majorité du peuple libyen.

30.07.2011

76 - Qu'attend l'Otan pour faire cesser cette guerre meurtrière et destructrice ?

Ce commentaire est paru très rapidement après son envoi. Je remercie le modérateur pour sa célérité, même s’il a cru bon de retirer un mot de mon texte. Étant donné qu’il ne s’agit pas d’une insulte, je réintègre ce mot selon le texte original. Le modérateur me fournit ainsi l’occasion de rappeler, ici, que Polichinelle est le surnom que je donne à BHL (Bernard-Henri Lévy).
 

fpetitdemange le 21/07/2011 à 23:32

 

Qu'attend l'Otan pour faire cesser cette guerre meurtrière et destructrice ?

 

     La guerre civile était près de cesser lorsque les chefs d’États français, britannique et états-unien l’ont relancée pour en faire une guerre de rapines au profit des multinationales amies. Pour cela, les coalisés puis l’Otan ont multiplié les tentatives de désintégration du pays sur les plans territorial, ethnique, politique, économique, social.
     Récapitulatif : débarquement de commandos européens sur le sol libyen ; occupation et contrôle des ports ; embargo sur les armes à destination de la Libye ; instauration d’une zone d’exclusion aérienne dans le ciel libyen ; destruction des avions libyens au sol et de sites militaires ou stratégiques, mais aussi destruction d’immeubles d’habitation et de maisons particulières ; création d’un comité croupion censé représenter la population (qui se représente bien elle-même et qui n’a besoin ni de lui, ni d’un [...
Polichinelle
] étranger pour organiser son quotidien) ; appels incitant les politiques à trahir le peuple et les militaires à déserter l’armée, en temps de guerre, alors que le pays est attaqué ; attaque du ministère de l’Intérieur et de Lutte contre la corruption, puis d’un relais de télécommunications ; bombardements de villages, de villes et de la capitale ; livraison d’armes aux “rebelles” ; abus de la confiance, faite par le peuple libyen à ces pays, qui se traduit dans le vol d’une partie des avoirs gelés, au bénéfice des “rebelles” armés ou des coalisés ; etc.
     Les chefs occidentaux va-t-en guerre ont pris parti pour une poignée d’opposants à la démocratie directe libyenne. Après quatre mois de bombardements, il est impossible de connaître la volonté qui anime cette bande armée, constituée majoritairement d’islamistes intégristes. Cependant, ce qui est sûr, c’est que la volonté de quelques-uns (uniquement des hommes) ne rejoint pas celle du peuple libyen (hommes et femmes) puisque celui-ci reste fidèle au Guide révolutionnaire.
     Dès après la révolution de 1969, M. Kadhafi a sensiblement fait passer la société libyenne, fondée sur le patriarcat, où la femme était sous la tutelle du père, devait « obéissance et soumission » à son mari et vivait séquestrée, à une société où filles et garçons effectuent des études, où hommes et femmes vivent côte à côte, partagent les tâches domestiques lorsque tous deux travaillent à l’extérieur, conduisent une automobile. Par ailleurs, hommes et femmes s’expriment dans les congrès populaires de base, les comités populaires, les syndicats et les associations professionnelles, et discutent de problèmes qui trouvent ensuite leur forme définitive lors du Congrès général du peuple, où se réunissent annuellement tous les groupes exécutifs des congrès et des comités populaires, et des unions syndicales ou professionnelles.
     Il est difficile d’imaginer que les “rebelles”, combattants armés contre la population, voudraient garder une société de libertésla femme et l’homme ont une prise directe sur leur vie.