16.12.2011

152 - Les fous sont ailleurs. Cherchons bien...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 7 Déc 2011, à 23 heures 14 ; non publié. D'où son titre en violet.

 

Les fous sont ailleurs. Cherchons bien…

 

     La CIA est une gigantesque pieuvre qui tente de broyer, dans ses tentacules, tous les pays, qui ont un régime populaire et socialiste, et leurs peuples qui résistent à la dictature politico-économico-militaire des États-Unis et d’Israël. Elle ne cesse de former au terrorisme les exilés opposés aux régimes légitimes qui ne lui conviennent pas : c’est elle qui a formé les Frères musulmans et les combattants d’Al-Qaïda. Les États-Unis constituent une fédération d’États terroristes où les Droits de l’Homme ont toujours été bafoués !

     En février, tous les médias criaient haro sur Mouammar Kadhafi qui, selon la rumeur, « massacrait » sa population. Le Guide libyen mort, les médias crient haro, dorénavant, sur Bachar el-Assad qui, lui aussi, selon la rumeur, « massacre » sa population. Comment certaines personnes, en France et ailleurs, ont-elles pu croire et peuvent-elles croire encore à pareilles inepties ? Mouammar Kadhafi, apprenant ce qui se disait sur son compte, avait répliqué d’une voix très calme : “Même Hitler ne l’a pas fait !” Question de bon sens : Mouammar Kadhafi, aurait-il tenu huit mois s’il avait massacré le peuple ? Idem, pour Bachar el-Assad
    
Par contre, si Mouammar Kadhafi n’a pas fait tirer sur la population libyenne et n’a fait que la défendre contre des exilés revenus sur le sol natal pour faire un bien mauvais coup, avec l’aide de l’étranger, afin de s’emparer du pouvoir, et si Bachar el-Assad ne fait pas davantage tirer sur la population syrienne et ne fait que la défendre, qui a visé Mouammar Kadhafi et l’a livré au lynchage d’un groupe de monstres armés ? Qui a bombardé la population civile libyenne ? Qui voudrait bombarder la population civile syrienne ? Il y a des chefs d’États manipulateurs de l’opinion publique qui n’ont cessé d’inverser les rôles : en réalité, ce sont eux les criminels. Mouammar Kadhafi, mort, les cohortes de menteurs voudraient reporter leurs crimes sur le fils encore vivant, Seïf al-Islam, afin d’achever l’assassinat politique et crapuleux commis sur le père en le prolongeant sur le fils.

     Il est vrai que les chefs d’États agresseurs ont fait la guerre en Libye, derrière leurs bureaux, en donnant des ordres criminels aux militaires qui, avec leur arsenal le plus sophistiqué, ont fait un nombre de morts considérable parmi la population civile libyenne censée devoir être protégée ? Mais, chut ! Ceci est tabou

     En Syrie comme en Libye, il s’agit d’une agression extérieure sauvage et préméditée, depuis déjà longtemps, tant les régimes populaires et socialistes dérangent les chefs états-uniens et européens et leurs ami(e)s des multinationales, tant les richesses du sol et du sous-sol de la Libye et de la Syrie les rendent jaloux, et tant les avoirs de la Jamahiriya libyenne, déposés dans les banques occidentales, les font devenir fous, eux qui ne récoltent que ce qu’ils ont semé : la dette et les services de la dette, à force de cadeaux aux ami(e)s, jusqu’à plonger leurs pays dans le chaos.

 

16.11.2011

140 - Après la mission "Protecteur unifié" en Libye, une autre en Syrie ?

Commentaire envoyé au Point.fr, le Lu 14 Nov 2011, vers 21 heures 50 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

Après la mission « Protecteur unifié » en Libye, une autre en Syrie ?

 

     Les dégâts humains et matériels en Libye sont tellement considérables que le président de la république et ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères n’en disent pas le moindre mot à la population française. Il faut dire que les effets de sept mois de bombardements sur la Libye et sur la population civile libyenne, qu’ils se vantaient de vouloir protéger contre le « sanguinaire » Mouammar Kadhafi, traduisent la sauvagerie de cette guerre qu’ils ont décidée, ordonnée, et faite de leurs bureaux avec la complicité de l’émir du Qatar, bien à l’abri lui aussi…

     L’envoi de missiles avec des ogives à l’uranium appauvri, l’utilisation du phosphore blanc contre les civil(e)s, hommes, femmes, enfants, ordonné(e) par Rasmussen, Bouchard et Cie, l'assassinat politique et crapuleux perpétré sur le Guide révolutionnaire libyen, programmé par les dirigeants français, britannique, états-unien, obligent à l’honnêteté de dire que celui qui a défendu sa population, contre des groupes d’islamistes manœuvrés par l’Occident, n’est pas un criminel, mais que, par contre, ceux qui ont donné les ordres d'attaquer militairement un pays souverain, de renverser une démocratie directe, de massacrer une population civile et de liquider l’homme qui les gênait, sont des antidémocrates, des criminels de guerre et des criminels qui agissent contre l’humanité.

     Alors quand Mr Juppé appelle de nouveau l’ONU à la rescousse afin de « “protéger davantage” les populations civiles en Syrie face à “l’entêtement sanguinaire du régime de Damas” », les événements qui ont eu lieu en Libye amènent chacun(e) de nous à trembler pour la population civile syrienne placée sous pareille protection… Car, comme la majeure partie de la population libyenne, la majeure partie de la population syrienne soutient le dirigeant Bachar Al-Assad. Si la guerre contre la Libye et les hostilités contre la Syrie ont éclaté en mars, elles ont été préparées bien avant 2011. Qui plus est, la Ligue arabe apporte, lors de ces deux événements, un soutien indéfectible à l’Occident impérialiste contre les populations civiles arabes.

     Il serait intéressant de connaître la différence que fait Mme la baronne Ashton entre la situation en Libye et celle en Syrie… La différence est peut-être dans le fait que Bachar Al-Assad est président d’une république populaire et socialiste et que Mouammar Kadhafi était le symbole d’une démocratie directe, populaire et socialiste, ou dans le fait que la Syrie a moins d’hydrocarbures mais plus d’armes que la Libye… Quant à la république française, elle ressemble davantage à une monarchie qu’à une démocratie : son président n’a-t-il pas encore des pouvoirs régaliens ? Les soi-disant démocrates occidentaux, que gênait le régime libyen, ont tendance à fréquenter beaucoup de rois et d’émirs… Le roi Abdallah de Jordanie, qui exhorte Bachar Al-Assad à démissionner, ne s’est-il pas accroché à son trône durant les échauffourées de ces derniers mois dans son pays ?