02.02.2012
160 - Tandis que le Qatar rachète la France, morceau par morceau...
Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 1er Fév 2012, à 21 heures 21.
fpetitdemange le 01/02/2012 à 21:22
Tandis que le Qatar rachète la France, morceau par morceau...
...le Qatar rejoint les colonisateurs français, britanniques, états-uniens pour s’emparer du commandement en Libye. Le Qatar et les États-Unis ont convenu avec le président fantoche du CNT, Moustapha Abdel Jalil, de nommer eux-mêmes les chefs des services de renseignement libyen. Salem Hassi, qui est « en charge de la sécurité dans l’organisation du Front du salut », devient président du renseignement libyen : il faut dire que Salem Hassi a la nationalité… américaine ; Mustafa Nouh, qui est « Membre du Comité suprême de sûreté, vice-président du Conseil militaire de Tripoli de Abdelhakim Belhadj », prend, quant à lui, la place de vice-président du renseignement libyen. [Éléments repris dans Algeria ISP, art. “Libye – Qatar nomme les présidents du renseignement libyen”, 28 janvier 2012] Les décideurs étrangers, qui en viennent à nommer les hommes qu’ils veulent aux fonctions essentielles de la Libye comme celle du renseignement, dénoncent les raisons pour lesquelles les chefs d’État de leurs pays ont livré cette guerre contre la Jamahiriya et montrent jusqu’à quel point ces chefs criminels usurpent les droits du peuple libyen. D’une démocratie directe, la Libye passe à une dictature étrangère.
Les villes de Brega et de Ras Lanuf (où il y a du pétrole), dans le golfe de Syrte, ont été déclarées propriétés de l’occident et sont placées sous contrôle français : aucun Libyen, qu’il soit fidèle à la Jamahiriya ou pro-CNT, ne peut y pénétrer. De quel droit ? Du droit que donnent les bombes et les assassinats politiques. Pendant que les factions rebelles s’entre-tuent avec des armes lourdes et emprisonnent, torturent, massacrent les civil(e)s fidèles à la pensée politique et économique du Guide révolutionnaire, les multinationales occidentales pompent le pétrole au maximum, l’exportent en Europe quasi gratuitement et, une fois le pétrole parvenu à destination, augmentent les prix à la pompe. Autrement dit, les Français(es) sans vergogne, qui pensaient que l’écrasement de la Jamahiriya et le massacre de la population civile libyenne allaient au moins leur permettre de rouler bon marché, se sont complètement leurrés.
Les chefs d’État occidentaux se disant démocrates ont, pour installer leurs multinationales amies et privatiser complètement l’économie libyenne, plongé la population de Libye dans l’horreur, la pauvreté, le chaos. Faudra-t-il que les Libyen(ne)s chassent les colonisateurs français, britannique, états-unien, comme en 1969 ? En 1969, les colonisateurs occidentaux n’étaient pas endettés comme aujourd’hui. Alors… tout est permis pour les Libyen(ne)s, fidèles à l’État des masses, qui voudront retrouver la liberté, la véritable démocratie et la prospérité.
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24.07.2011
71 - Qui fait la guerre sur le terrain, les rebelles ou les troupes occidentales ?
fpetitdemange le 17/07/2011 à 00:33
Qui fait la guerre sur le terrain, les rebelles ou les troupes occidentales ?
Il est étrange de ne voir, sur les photos fournies par les médias depuis le début de cette guerre, quasiment que des rebelles, bien lavés, bien coiffés, aux vêtements particulièrement propres ! Or, la guerre, ce n’est pas du spectacle : les soldats qui manient les armes, dans la poussière, la sueur et le sang des combats, ne peuvent rester en tenue aussi soignée.
Par ailleurs, toujours sur les photos, les rebelles, qui, s’ils ne sont pas bien campés sur des camions, restent bras croisés, ont l’air de poser ou de jouer un rôle : manifestement, ces rebelles ne sont pas dans l’action et il est difficile de penser qu’ils ont connu, un jour, le « déluge de feu ». C’est même étonnant que la publicité du fournisseur d’armes n’apparaisse pas sur la photo… “Mais, beaux militaires, que regardez-vous ? La parade du 14 juillet sur les Champs-Élysées “en live” sur écran géant ou les bombes qui tombent au loin sur la population civile de votre pays ? ”
Autre question… « Les armes lourdes ont été déployées sur la ligne de front. » D’où viennent ces armes lourdes ? Lors d’entretiens donnés à la presse, des militaires et des ministres ont assuré que la France n’avait fait parvenir aux rebelles, et aux civils pour qu’ils se défendent des forces régulières, que des armes légères… Or, un journal très sérieux, citant une source française irrécusable, devait rapporter, dans ses colonnes, que la France avait parachuté « en quantité importante » des « lance-roquettes, fusils d’assaut, mitrailleuses et surtout missiles antichars Milan » (Le Figaro, 28 juin.) Cette simple énumération des armes fournies (armes lourdes) contrariait les dires de ces militaires et ministres.
Il est vrai que certains militaires, tel l’ancien pilote de chasse, Jean-Vincent Brisset, sont quelque peu surpris de la tournure que prennent les événements (article « La France s’isole » Le Point.fr - publié le 8/07/2011 à 19 : 37 et modifié à 20 : 08.) : « Cette résolution [de l’ONU] ne prévoyait pas d’armer un camp contre un autre dans une guerre civile, à l’intérieur d’un pays dont on avait oublié qu’il n’avait pas vocation à rester uni. » Ce qui n’avait pas plus été prévu, c’est le soutien indéfectible qu’apporte une majeure partie de la population libyenne à M. Kadhafi.
À travers les lignes suivantes : « Et l’avancée vers Al-Assabaa - qui compte une grosse base militaire et où la population en majorité favorable au régime a été armée - s’est faite dans le désordre le plus total, alors que cette bataille doit être la plus dure depuis le début de l’insurrection », la preuve est donnée que les chefs occidentaux arment les rebelles contre la population libyenne restée fidèle à M. Kadhafi dont ces rebelles ont intérêt à dire qu’elle est armée.
Il est impossible, après quatre mois de guerre, de croire à cette fable que les rebelles défendent leurs « maisons » et leurs « enfants »… (Qui les a attaqués ?) Alors qu’ils ne rêvent que du pouvoir qu’ils attendent des mains des militaires occidentaux.
09:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photo(s), médias, guerre, rebelles, spectacle, soldats, armes, combats, tenue aussi soignée, poser, jouer un rôle, "déluge de feu", publicité, fournisseur d'armes, armes lourdes, ligne de front, militaires, ministres, france, civils, forces régulières, armes légères, résolution, armer un camp contre un autre, à l'intérieur d'un pays, soutien indéfectible, majeure partie de la population libyenne, m. kadhafi, l'avancée, population en majorité favorable au régime, le désordre, preuve, chefs occidentaux, population libyenne, fable, maisons, enfants, pouvoir
16.07.2011
62 - Livraisons d'armes aux rebelles: une décision indéfendable !
Ce commentaire, envoyé au Point.fr, le Me 6 juillet 2011, n'est pas paru. C'est pourquoi il est précédé, ici, d'un titre en violet.
Livraisons d’armes aux rebelles : une décision indéfendable !
Paris reconnaît la livraison, depuis plusieurs semaines, d’armes « légères ». En réalité, la livraison d’armes s’effectue depuis le début de la rébellion contre la population libyenne et M. Kadhafi. L’humanitaire et la guerre vont toujours de pair, la nourriture n’étant mise en avant que pour mieux dissimuler les armes aux yeux de l’“opinion publique” qui, en définitive, voit tout.
Le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major, n’hésite pas à affirmer ceci : « On a procédé à des largages d’aide humanitaire, des vivres, de l’eau et des fournitures médicales. Pendant les opérations, la situation des civils au sol s’est dégradée. Nous avons également largué des armes et des moyens pour leur permettre de se défendre, essentiellement des munitions. » (Le Figaro 29 juin.) Mais… les bombardements des coalisés puis de l’Otan, n’étaient-ils - ne sont-ils donc pas destinés à protéger les civils ? Les livraisons d’armes doivent permettre aux civils « de se défendre » ? Aux civils… N’est-ce pas plutôt aux rebelles qui attaquent militairement la population ? (Il s’agit d’une guerre civile, provoquée de l’extérieur de la Libye, doublée d’une guerre impérialiste.)
Ces chefs occidentaux n’arrivent pas à renoncer à la Libye et à son pétrole ; il leur faut du sang, du sang et encore du sang. En réalité, l’objectif n’est pas la défense de la population car elle n’est pas majoritairement en faveur des rebelles… mais une aide à l’attaque, par les rebelles, des forces armées et de la population restées fidèles à M. Kadhafi afin de mieux mener la chasse à l’homme dans Tripoli. « Si les rebelles parviennent jusqu’aux abords de Tripoli, la capitale ne manquera pas de se soulever contre Kadhafi », déclare un haut responsable français dont il serait intéressant de connaître le nom. (Le Figaro, 28 juin.) Autrement dit… L’état-major français, qui est très bien placé pour constater qu’après trois mois de bombardements massifs la population libyenne, notamment celle de Tripoli, ne s’est ni manifestée en faveur des rebelles ni révoltée contre M. Kadhafi, espère un bain de sang…
Et… quelles sortes d’armes ont été parachutées au mépris des résolutions de l’ONU ? Le porte-parole de l’état-major, estimant sans doute avoir affaire à des béotien(ne)s, prend une sorte de faux-fuyant : il s’agit d’« armes qui peuvent être maniées par des civils, de l’armement léger d’infanterie de type fusil ». (Le Figaro, 29 juin.) Ou ces armes sont effectivement légères et ne peuvent rivaliser avec les armes lourdes des forces régulières libyennes, en ce cas, cette aide revient à pousser les rebelles à se faire massacrer, ou…
Le Figaro, citant une source française irrécusable, rapporte que la France a parachuté « en quantité importante » des « lance-roquettes, fusils d’assaut, mitrailleuses et surtout missiles antichars Milan » (Le Figaro, 28 juin.) Or, ces armes ne sont pas des armes légères, mais des armes lourdes. Il va falloir donner un bon coup de balai à l’état-major…
10:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livraison, armes légères, population libyenne, m. kadhafi, humanitaire, guerre, l'"opinion publique", état-major, civils, munitions, bombardements, rebelles, guerre civile, guerre impérialiste, chefs occidentaux, libye, pétrole, forces armées, tripoli, bain de sang, béotien(ne)s, armes lourdes, forces régulières libyennes










