01.12.2011

148 - La mort de Mouammar Kadhafi est tout à fait claire

Commentaire envoyé au Point.fr, le Ma 29 Nov 2011, vers 22 heures 30. Ce commentaire est destiné à rattraper celui que j'aurais dû publier, le 6 novembre, si une absence ne m'en avait empêché.

 

fpetitdemange le 29/11/2011 à 22:36

 

La mort de Mouammar Kadhafi est tout à fait claire

 

     Le convoi, dans lequel il se trouvait, a été visé par les drones occidentaux. Des bandes armées, sur place, se sont précipitées vers les rescapés, se sont emparé du Guide qui était blessé et l’ont martyrisé jusqu’à éteindre son dernier souffle de vie. Il n’était qu’à bien écouter les déclarations des chefs d’États occidentaux et de leurs collaborateur(rice)s, après ces événements bafouant et les droits de l’homme et la cause de l’humanité, pour comprendre à quel point tous et toutes étaient aux anges. Les nouveaux “dirigeants”, traîtres à leur pays, ont commis trop de crimes sur la population civile pour être habilités à ordonner des enquêtes : ils ne peuvent être à la fois juges et parties.
     Ces criminels n’inspirent, d’ailleurs, aucune confiance au peuple libyen : pour lui prendre le pouvoir des mains, ils n’ont pas hésité à faire une contre-révolution particulièrement sanglante, en faisant appel à une coalition de chefs d’États étrangers et en recourant à l’Otan qui a la réputation d’être une organisation terroriste et destructrice. C’est bien pourquoi il est impossible d’accorder le moindre crédit aux paroles de Moustapha Bou Chagour, lorsque, à propos de Seïf al-Islam Kadhafi, il déclare : "Il est traité conformément aux critères internationaux et continue de l'être, et pas comme lui-même avait traité nos prisonniers". Toute la population de Zenten est loin d’être acquise à la contre-révolution qui vient de s’accomplir ; elle va donc veiller sur les agissements de ces agents de l’étranger.
     Quant aux amis de Moustapha Bou Chagour, qui se trouvaient naguère en prison, n’avaient-ils pas multiplié les révoltes et cherché, au fil des années, à assassiner Mouammar Kadhafi et à attenter à la légitimité de la Grande Jamahiriya ? Ces quelques groupes de petits et moyens bourgeois, jaloux du Guide révolutionnaire, détestaient la démocratie directe et aspiraient, de l’extérieur du pays pour certains, à une fausse démocratie que des sirènes étrangères leur faisaient miroiter comme le meilleur régime politique, leur en faisant voir les paillettes jusqu’à les aveugler mais oubliant, toutefois, de leur montrer les limites de l’expression politico-économique de la majorité des peuples occidentaux tandis qu’une oligarchie politico-économico-financière enlève à ceux-ci, petit à petit, tous les moyens de vivre. Les voici, donc, ces rebelles, haineux à l’égard du peuple libyen dont ils ont massacré et fait massacrer les enfants et dont ils ont hypothéqué l’avenir, en faisant détruire 42 années de son travail. Ces gens-là mériteraient davantage qu’on leur donne une pelle et une pioche plutôt que des maroquins, des postes de président, vice-président, ministres, etc.
     De même, le procureur Luis Moreno-Ocampo, qui n’a pas une réputation irréprochable, et qui a déjà, à maintes reprises, prononcé la culpabilité de Seïf al-Islam comme de toute la famille Kadhafi, d’ailleurs, est incapable d’impartialité.

 

26.11.2011

145 - Serment de traîtres à leur patrie

Commentaire envoyé au Point.fr, le Je 24 Nov 2011, à 22 heures 30. 

 

fpetitdemange le 24/11/2011 à 22:33

 

Serment de traîtres à leur patrie

    Les ministres ont juré devant Moustapha Abdel Jalil, l’ex-président de la Cour d’appel de Tripoli au temps de Mouammar Kadhafi, devant le traître par qui est arrivée la dépendance politique et économique de la population libyenne vis-à-vis de l’étranger, par qui sont tombées, sur elle et ses enfants, les bombes des coalisés puis de l’Otan. Quelque huit mois après les débuts de la contre-révolution, quels sont donc les « objectifs » ? Quant à « préserver l’indépendance de la Libye, sa sécurité et l’unité de son territoire », la suite dira ce qu’il advient de tout cela.
     À cette manifestation officielle, consacrée à la constitution du nouveau gouvernement imposé avec des bombes, si « quelques ministres […] étaient absents », combien étaient-ils : deux, trois ? Déjà, le ministre de la Défense et celui du Pétrole ont boudé la cérémonie. Diantre ! Un ministre du Pétrole, rien que cela, au service des chefs d’États états-unien, britannique, français, qatari, etc., qui s’occupera de faire pomper le pétrole, par les salariés libyens des multinationales de ces pays, afin de rembourser les frais de guerre aux coalisés et à l’Otan...
     Malgré les absents, le premier ministre Abdel Rahim al-Kib, exilé libyen aux États-Unis, devenu valet de ces derniers, n’hésite pas à “se féliciter” : « C’est un moment très joyeux, tout le monde est excité. Nous avons eu une réunion très excitante, très productive. » [LePoint.fr. Art. “Libye : le nouveau gouvernement prête serment”] Ce soudain premier ministre se rend-il compte que la guerre a fait des ravages dans le pays ? Où était-il, lorsqu’il y a eu tous ces mort(e)s en Libye, sous les bombes de ses amis ?... De l’autre côté de l’Atlantique ou dans les Émirats ?
     Voici une nouvelle qui montre que les [...
criminels] de l’Otan et du CNT, qui ont fait la guerre au peuple libyen pour lui livrer un gouvernement “clefs en main”, ont oublié d’installer le consensus politique : « Selon Akhbar Elmokawama Libya, à Benghazi, après l'annonce du nouveau gouvernement du CNT, des manifestations dans la ville dénonçant la configuration du gouvernement. Les manifestants ont été dispersés par les rebelles avec des coups de feu. » [Algeria ISP, Libye - Des manifestations à Benghazi contre le nouveau gouvernement du CNT (23 novembre 2011)] Les “manifestant(e)s” de février, ou plutôt les bandes armées à peine représentées, la prétendue démocratie est déjà assortie de coups de feu contre les manifestant(e)s libyen(ne)s opposés à leur gouvernement.
     Le peuple libyen qui se trouve en deuil de quelque 70.000 mort(e)s, sur lesquels médias, hommes et femmes politiques font l’impasse totale, ne peut s’associer à la joie de ces aventuriers qui flairent les bonnes affaires à venir, sitôt que les dizaines de milliers de sorties des bombardiers des coalisés et de l’Otan et des drones français et israéliens auront été remboursées, c’est-à-dire quand le peuple libyen, aura, par son travail, remboursé les bombes qui se sont abattues sur lui.

 

27.10.2011

131 - Un peuple, peut-il adorer son dictateur...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Me 26 Oct 2011, à 23 heures 30 ; non paru. D'où son titre en violet.

 

 

Un peuple, peut-il adorer son dictateur…

 

     ...Au point d’aller se recueillir sur sa tombe ?

     Mouammar Kadhafi est mort, torturé, exécuté : il fait encore peur au CNT ! Le rite musulman n’exige-t-il pas qu’un être humain soit enseveli, le jour de sa mort, au coucher du soleil ? Déjà, les intégristes religieux ont trahi le rite et fait l’inverse : ils ont attendu quatre jours avant d’enterrer le corps du Guide, celui de son fils et les corps de leurs amis, dans la nuit ou à l’aube, en cachette de la famille, de sa tribu et du peuple libyen. Ces énergumènes ont beaucoup de choses à se reprocher : il s’agit, pour eux, de dissimuler, aux yeux du monde entier, le degré d’ignominie vers lequel la haine de l'être humain les a fait descendre.

     Alors, le CNT, a-t-il définitivement effacé les traces de tortures sur le corps de Mouammar Kadhafi, en le faisant incinérer ? Ce qui serait un sacrilège, selon le Coran. Mais Mouammar Kadhafi fait toujours peur au CNT !

     Le peuple libyen, resté fidèle au Guide révolutionnaire, fait peur, lui aussi, au CNT. Celui-ci demande alors à l’Otan de rester en Libye : serait-il honni par le peuple libyen ? Quelle légitimité a-t-il ? Aucune. C’est après avoir fait massacrer des dizaines de milliers de Libyens, de Libyennes et d’autres Africain(e)s résidant sur le sol de Libye qu’il prend conscience, tout à coup, qu’il a usurpé, avec l’aide de l’étranger, un pays complètement détruit par sa faute, et que le peuple libyen ne va pas lui faire des cadeaux de bienvenue !

     La demande du CNT à l’Otan, dit Mustapha Abdel Jalil, vise à « assurer la protection des frontières, pour empêcher l’afflux d’armes des pays voisins. » Le voici qui a peur des pays voisins ! Sa demande vise aussi à « protéger les Libyens des vestiges du régime de Kadhafi » qui auraient trouvé asile dans ces pays. Le CNT a peur du peuple libyen exilé, resté vivant et fidèle au Guide !

     Mustapha Abdel Jalil, n’aurait-il pas peur, enfin, de l’ex-procureur du tribunal de Tripoli, du traître au peuple libyen et du président du CNT, c’est-à-dire de lui-même ? Ces renégats, Mustapha Abdel Jalil en tête, n’auraient-ils pas peur du sang qu’ils ont sur les mains ?

     Ce chef des renégats, va-t-il demander à l’organisation terroriste, l’Otan, de bombarder la mémoire du peuple libyen qui vivait dans le pays le plus riche du continent africain et qui vit maintenant, grâce à des criminels comme lui, dans un pays en ruines, jonché de cadavres, de cadavres qui taraudent sa conscience religieuse ?

     Quant à cette mainmise d’une coalition, dirigée par le Qatar et composée de 13 pays dont la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis, sur la Libye, sur « l’entraînement des forces armées, la collecte des armes et l’intégration des rebelles au sein des institutions militaires », elle montre qu’il ne s’agissait pas d’une révolte populaire mais d’un coup d’État fomenté par les chefs politiques et militaires de tous ces pays qui dévoilent, huit mois plus tard, leur crime contre la souveraineté du peuple libyen.