08.11.2011

136 - La Libye, sous le joug de la dictature capitaliste impérialiste...

Ce commentaire a été envoyé au Point.fr, le Lu 7 Nov 2011, à 21 heures 13. Le modérateur a fait preuve d'une belle célérité et je l'en remercie.

 

fpetitdemange le 07/11/2011 à 21:15

 

La Libye, sous le joug de la dictature capitaliste impérialiste...

 

     Les chefs d’États occidentaux et pro-occidentaux ont fait assassiner, par leurs valets du CNT, Mouammar Kadhafi : il s’agit d’un assassinat politique doublé d’un crime crapuleux… Que dirait-on si des pays africains se coalisaient pour assassiner N. Sarkozy ? D. Cameron ? B. Obama ? H. Clinton, etc. ? En Libye, le peuple va bientôt découvrir la « démocratie » que ces chefs belliqueux et Polichinelle ont bricolée pour mieux le tromper et le museler. Il n’est qu’à penser à la façon dont sont traité(e)s les opposant(e)s politiques dans les pays prétendument démocratiques
     La Libye est riche d’une histoire millénaire et d’une culture tout aussi importante. Avant cette guerre politico-économique, elle était riche, développée, et non endettée. Pendant 42 ans, la rente pétrolière a été redistribuée dans toute la population et non captée par une minorité : eau et électricité gratuites, carburant à 8 centimes, beaux appartements (pas des cages à lapins comme dans certains quartiers des villes occidentales), dans de magnifiques immeubles (pas dans des tours ou des “barres” comme il en existe encore en France où le taux de suicide reste élevé), grandes villas, grosses voitures, etc. Et puis, surtout, la possibilité de se soigner, de se cultiver… Qu’en est-il, en France, du coût des énergies et des denrées de première nécessité ? Qu’en est-il du droit aux soins et à l’instruction ? Qu’est devenue la culture, en France, en quelque quarante années ? La France aurait pu être un beau pays
     Le peuple libyen n’avait pas absolument besoin des banques européennes et états-uniennes pour développer son pays : il l’a prouvé. Pour le punir, les bombes des États occidentaux endettés ont écrasé, sept mois durant, nuit et jour, la Libye : immeubles effondrés, maisons détruites ou pillées, voitures calcinées, coupures d’eau et d’électricité, famines produites par des pénuries alimentaires, pénuries de carburant provoquées, etc. Et puis, surtout, il y a les morts qui jonchent le sol ou qui ont été enterrés trop hâtivement sous les bombes : ces morts, ce sont un père, une sœur, des parents, des voisins, etc. Et si les États africains se coalisaient pour bombarder les palais et autres villas et tuer les enfants de ceux et celles qui ont fait la guerre à la partie du peuple libyen dont l’unique tort était d’être fidèle au Guide révolutionnaire ?
     Quant aux soi-disant rebelles… Leur contre-révolution est celle d’enfants trop gâtés manipulés par des arrivistes revenus d’exil : elle laisse dans la majeure partie de la population libyenne un goût de sang. Appuyés par la CIA et la FIDH, ces prêts à tout ont lancé une guerre civile sans se rendre compte que, Mouammar Kadhafi mort, ils allaient se retrouver dans la dépendance de chefs politiques et militaires pillards, dont ils sont loin de mesurer les effets. Contrairement à ce qu’ils croyaient, ils ne sont pas maîtres du jeu. On comprend que « les tirs de joie » « deviennent de plus en plus rares »….

 

01.10.2011

118 - Les autres pays, membres de l'Otan et de l'Onu, ne peuvent-ils...

Commentaire envoyé au Point.fr, le Je 29 sept 2011, à 21 heures 40. Je remercie le modérateur pour sa grande célérité.

 

 

fpetitdemange le 29/09/2011 à 21:42

 

Les autres pays, membres de l'Otan et de l'Onu, ne peuvent-ils...

 

     …imposer la paix ?
     La guerre civile qui, en février, a été provoquée de l’extérieur, était presque terminée, fin mars, lorsque les coalisés européens ont décidé de faire la guerre à la population civile fidèle au Guide révolutionnaire.
     Les coalisés ont, comme toujours, cédé le relais à l’Otan qui s’est mise à bombarder comme elle sait le faire, de très haut et sur tout ce qui bouge en bas. Ce qui est pitoyable, c’est le scénario répété de ville en ville, de village en village. L’Otan bombarde, avec ses avions et ses hélicoptères, la population civile et les équipes médicales qui viennent la secourir, les écoles, les universités, les garages, les voitures, tout ! Une fois que tout est détruit, si la population est partie ou si elle se cache, les rebelles entrent dans la ville ou le village, et massacre ce qu’il reste de la population fidèle à la démocratie directe, puis ils pillent les maisons, les voitures, les entrepôts, emportant jusqu’aux semences agricoles…
     Ils veulent le pouvoir, l’argent du peuple libyen (les avoirs). La “démocratie” à l’occidentale, la liberté, les droits de l’homme, dont il était tant question au début, n’étaient que des prétextes. Dorénavant, il s’agit pour eux d’imposer un gouvernement religieux, de restreindre les libertés, notamment celles des femmes, de violer, de massacrer, de décapiter. L’entrée triomphale dans Tripoli restera, dans les mémoires, comme le triomphe journalistique du mensonge.
     Comment peut-on parler de la chute du Guide révolutionnaire alors que la majeure partie de la population lui reste fidèle, alors que les chefs de tribus lui ont renouvelé leur confiance ? Comment peut-on parler de « dictateur » « déchu » ? Les politiques qui donnent les ordres et les militaires qui bombardent la population civile libyenne, que sont-ils ? Des démocrates ? Des propagateurs de la liberté ? De fervents défenseurs des droits de l’être humain ? 
     Ces rebelles, qui demandent sans cesse de nouveaux bombardements sur la population civile qui résiste à la dictature religieuse qu’ils veulent lui imposer, à la dictature économique qu’ils cherchent à établir en cédant les intérêts de leur pays aux multinationales étrangères protégées par les États-providence des fausses démocraties, devront être jugés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité mais aussi pour crimes de haute trahison. Ce qui est étonnant dans les propos du commandant du CNT, c’est cette phrase, à propos des combattants des forces régulières libyennes : « Ils ont tout perdu. » Qu’a-t-il gagné, ce comité de traîtres, à faire détruire la Libye et la population qui n’est pas d’accord avec ses crimes ?
     L’Otan doit cesser sa destruction systématique de la population civile. Dès le début, elle ment : il y a des forces occidentales et pro-occidentales sur le sol libyen mais, comme celles-ci se heurtent à la résistance des forces de M. Kadhafi et de la population, l’Otan ne veut pas avouer qu’elle est vaincue.